Voir toutes les contributions
  •  - Par Anonyme

    Je fais partie de ces internautes geeks qui font du téléchargement illégal éthique... Je sais qu'on n'est pas très nombreux, car beaucoup de gens pensent qu'Internet, c'est uniquement la gratuité. Moi, je pense que c'est l'échange... Il y a des gens qui prennent sur le temps libre pour rédiger des sous-titres pour des programmes étrangers, et certains le font uniquement afin de pouvoir faire partager leur passion. Ils m'impressionnent !

    Ma conviction, depuis le tout début de mes activités de "pirates", c'est que le téléchargement va forcer les créateurs de produits culturels à faire mieux car les gens n'achèteront que ce qui est de qualité. Si un film, un album ou une série que j'ai téléchargé est réussi, je m'engage moralement à acheter le support physique -s'il est trouvable- à me rendre au cinéma ou même à re-regarder la série lors de sa diffusion en France. Je tiens toujours parole ! Par contre, si c'est mauvais, je n'ai aucun scrupule à jeter ça à la corbeille. Et à en parler en mal sur mon blog. Pas de pitié.

    Du coup, je soutiens pas mal d'artistes qui réalisent du contenu Creative Commons. C'est exactement ça que permet cette licence : d'abord on télécharge, on écoute ou on regarde, puis on récompense l'artiste à hauteur de la qualité de son travail. C'est moins frustrant que d'acheter un album 20€ pour 3 pauvres chansons qu'on a entendues à la radio, ce que je faisais quand j'étais plus jeune, avant le Net. Et puis, ça permet le dialogue ! Le livre ou la chanson a des défauts ? On en parle avec l'artiste, il s'améliore. Je crois -enfin, à l'heure actuelle, je devrais dire "j'espère"- qu'Internet ne va couper l'herbe sous le pied que des mauvais artistes, des machines à sous sans intérêt. Peut-être pas tout de suite, mais à terme.

    1

    Commentaires

    • Le 24 avril 2013
      - Par DariusPronowski

      J'ai à peu près le même comportement. En ce qui concerne la musique, j'achète les versions digitales quand l'artiste est vraiment peu connu. Lorsque j'apprécie un disque que j'ai téléchargé illégalement, à défaut de l'acheter, je me rends au premier concert proposer dans ma région de l'artiste en question. J'avoue que la plus part des petits labels s'en sortent. Il ne se font pas de fortunes comme les majors, mais ont de quoi continuer. Il n'y a que les majors à se plaindre particulièrement du téléchargement, une machine à fric n'en produisant plus devient obsolète, alors forcément ça fait mal.

    Chargement...