Recherche : #11 septembre

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  •  - Par Anonyme

    Rhâââââââââ ! le bip-bip du modem de location "Wanadoo" en 1998-1999...
    J'ai commencé à chatter sur des forums de graffiti, donc dans un autre gouffre internet que celui du hacking mais assez proche dans l'état d'esprit.
    Ekosystem.org et autres Aero.fr étaient nos T.A.Z ( Zone autonome temporaire ) à nous, jeunes writers encore mineurs et insouciants.
    Très vite, je me suis intéréssé à Napster puis KazaA avant de perdre les pédales avec eMule !
    Nous pouvions encore assez ouvertement télécharger de la musique et la revendre sur des CD gravés au camarades de classe pas encore connectés (à peine 1 million "d'internautes" à cette époque).
    Oui, nous avons bien bicravé des sons, puis des programmes, puis des films dans le passé. Il y avait un vrai marché dans les cours de collèges & lycées, la bonne époque !
    Puis les médias se sont emparés du phénomène et ont commencés à envoyer du "pédo-nazis" dans tous les sens, à tirer sur les nerds, les geeks, les pirates, les criminels virtuels...
    Puis ce fût au tour des politiciens complètement à la ramasse (oui, pire qu'aujourd'hui) installant le climat de peur que l'ont connait, utilisant donc le 11 septembre 2001 pour justifier leurs mesures répressives de dingues sur les internets.
    Je suis bien content d'avoir connu cette époque, post 911 ou personne ne songeaient vraiment à devenir cyber-activiste (sauf pour jouer, ou pour utiliser ses connaissances à des fins "personnelles") .
    Maintenant, c'est quand même rigolo de se retrouver à distribuer des modems aux rebelles pour leur assurer une connexion de base en cas de conflits, de retourner chatter sur IRC et de se replonger dans le code pour ne pas subir le pouvoir des tyrans de ce monde.

    Sayf. cc

  •  - Par Anonyme

    Les internets sont cela de génial qu'ils se sont répandus un peu partout dans le monde malgré son aspect acentralisé, tous les peuples connectés s'y rencontrent et s'y échangent leur culture alors que chaque pays tente de nationaliser "son" bout d'internet et d'y faire appliquer sa propre loi.

    Il en résulte des situations hautement cocasses, par exemple le svastika: exclusivement rattaché au nazisme en occident (et "signe tabou" interdit en France et Allemagne), il provoque l'étonnement des internautes à voir ce signe marquer l'emplacement de tous les temples bouddhistes au Japon sur Google Maps.

    Pour finir sur le côté "pédo" des internets, on se heurte là aussi à des différences culturelles et législatives majeures que les internets viennent bousculer: quand au Japon et aux États-Unis la représentation imagée de personnages à morphologie d'enfants humains n'est pas illégale (art "lolicon"), en France la jurisprudence que je surnomme "Kaze et les anges" (cf: lien) dispose que la distinction n'existe pas et que cela constitue un crime au même titre qu'un viol filmé sur un enfant "en chair et en os".

    Nous auront sans doute l'occasion de revenir sur le copyright que les internets bousculent aussi, mais la conclusion est la même: les internets sont mondiaux et sans frontières, le contrôle étatique comme aux siècles derniers est réduit à néant par la seule volonté d'échange et de communication des peuples. Tous pédonazis :)

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