Recherche : #1999

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  •  - Par Anonyme

    Ce documentaire est tellement bien sur les enjeux politiques d'un net libre et ouvert, la nécessité d'une pédagogie, l'importance de l'hacktivisme, quel qu'il soit. Il m'a rappelé tant de choses, surtout la façon dont internet est apparu dans ma vie, avec le sentiment déjà présent que, bordel, cela allait radicalement changer des choses chez moi. Ce qui fut évidemment le cas, dans des proportions à peine imaginables. C'était fascinant.

    A l'époque, toute fin des années 90, j'étais simplement jeune et plein d'ennui, ni populaire ni paria, mais avec une envie inassouvie d'autre chose. Un jour, mon père a décidé, après maints efforts de ma part, de prendre un abonnement à internet. Le lendemain, je mettais ma première page html en ligne.
    Il a ensuite fallu bidouiller, apprendre, comprendre le fonctionnement, envoyer des mails, contacter des inconnu(e)s, découvrir avec curiosité un tas de trucs. Ce n'était pas grand-chose, ça n'était même pas être "geek" à ce modeste niveau, c'était simplement le cheminement nécessaire pour parvenir à publier.
    C'était il y a quatorze ans, ce qui est tôt et tard à la fois dans l'histoire d'internet. Mais tout ça fut fondateur, pour moi en tout cas. Je sais pas, vous.
    Dans ce docu, il y a une grande partie de l'excitation initiale : "on agit sans demander la permission", la bidouillabilité, la capacité de construire quelque chose par soi-même, surtout l'impression d'avoir une étendue mouvante et incroyablement riche. Et aussi quelque chose de vivant à défendre, qui ne supportait pas d'être cornaqué de trop près, au risque de perdre sa formidable raison d'être et de crever. Crever d'ennui et de peur.

    Internet est une chose trop importante pour être laissé à ceux qui le prenne au sérieux.

    Dans cette contre-histoire, le discours sur la compréhension du code, de ce que ça représente, est aussi très éclairant pour ceux qui n'en saisissent pas tout.
    "Les gens doivent comprendre comment la technologie fonctionne et non voir celle-ci comme une mystérieuse boîte noire." - J. Jarvis. Oh oui, oui, oui !
    Bref, la contre-histoire d'internet rappelle très fort Antoine Lefébure, qui disait à propos des radios libres :
    "On en a marre des monopoles, avec des spécialistes qui font tout à notre place. On veut s'emparer de la radio, de la musique, de la ville. C'est pourquoi on commence à bricoler. On passe de citoyens désarmés à pirates armés."

  •  - Par Anonyme

    En 1999 c'est une petite association française brestoise (INFINI), clone de FDN, qui avait le serveur Quake le plus populaire d'Europe.

  •  - Par Anonyme

    Ete 99, un ami me montre ce qu'il vient de découvrir sur le net: le premier metacrawler.
    Un truc de malade qui compile tous les résultats de tous les moteurs de recherche ! Google venait de rentrer dans ma vie...
    Adieu les recherches croisées sur Lycos, yahoo et consorts.
    A moi les découvertes de folies, la culture à portée de clic, ma curiosité va enfin trouver un moyen de se nourrir à moindre coût!

    S'en est suivi une grosse panique le jour où un inconnu m'envoie une carte virtuelle, simplement parce qu'il avait "googlelisé" (le terme n'existait pas encore) son propre nom de famille (pas commun du tout) et m'avait trouvée, moi qui porte le même...
    Je découvrais la face potentiellement flippante du net et j'imaginais alors les dérives.

    Aujourd'hui, on est en plein dedans...

    Et demain?

  •  - Par Anonyme

    1999, le prof de techno demande à notre classe de 3ièmeB combien de personnes ont Internet chez à la maison. Seulement une, son père travaillait à France Télécom. Son Internet était en 56K, mieux que le 28 à priori que je n'ai jamais connu. J'ai même tenté de contacter, après perte de vue, cette personne en créant une adresse feu-Caramail :), sans succès ! Les réseaux sociaux étaient différents.
    Puis Internet s'est répandu début 2000 dans notre petit village pour passer à l'ADSL vers 2005.

  •  - Par Anonyme

    Bonjour,
    je m'appelle Yannick, j'ai 27 ans de Asnières sur seine 92600.
    je suis d'origine centrafricaine et je suis arrivé en France à l'age de 12 ans pour avoir un meilleure avenir "selon mes parents". j'ai été élevé par ma grande sœur.
    Donc j'ai vécu en France depuis l'age de 12 ans sans mes parents et cela était un vrais déchirement car avant internet, pour communiquer avec mes parents, je dois acheter une carte téléphonique qui coutait une fortune pour une durée de communication qui ne dépassait pas minutes.
    pour leur envoyer un courrier (souvent une lettre), je devais me rendre à l'aéroport de paris CDG le jour des vols à destination de la république centrafricaine et demander à une personne qui allait prendre l'avion de bien vouloir prendre mon courrier et pour le donner à mes parents. si on ne connait pas la réponse qui est sur le départ, souvent la réponse est "NON" ce qui est compréhensible.
    ce qui fait qu'il était difficile d'échanger avec la famille resté au pays.

    puis arrive internet :) :)
    quand internet est arrivé, les choses ce sont un peut améliorés car je pouvais envoyer de l'argent à mes parents par virement et avoir de leurs nouvelles au début par mail, puis sur facebook via mes frères qui sont resté au pays. oui vous l’auriez compris, pour avoir des nouvelles de mes parents, je dois passer par mes frères qui savent utiliser internet car mes parents ne savent pas encore utiliser un ordinateur.
    donc pour communiquer avec ma mère, je dois l'appeler de mon portable (abonnement free) ce qui m'engendre des hors forfait de dingue. donc je suis toujours dans la même galère à l'ère de l'internet.

    Tout comme l'économie, il existe des inégalités selon les régions du monde. l'internet à changer la manière dont les personnes peuvent échanger, communiquer dans les pays développés mais c'est une autre histoire dans les pays en vois de développement.

  •  - Par Anonyme

    Avant,
    on devait noter les horaires de début et de fin de connexion pour ne pas dépasser le forfait "2 heures d'internet par mois". On devait patienter avant d'être bien connecté, en écoutant ce fameux bruit (comme quand on appelle sur un fax !). On ne savait pas trop pourquoi on "surfait", alors on cherchait des choses à chercher, par contre on cherchait toujours les adresses dans le minitel. On se créait une adresse e-mail, mais on ne savait pas encore trop à quoi elle allait nous servir, ni à qui donner cette adresse. On s'envoyait encore des lettres en choisissant un joli timbre à la Poste. On écrivait des phrases entières dans les moteurs de recherche et on cherchait longtemps l'arobase sur le clavier, on ne comprenait pas qu'il ne fallait pas écrire "dot" mais un point, et pas "troisdoublevé" mais "www"...

    Aujourd'hui,
    on a internet illimité sans fil, c'est absolument rapide et silencieux. On a trois adresses e-mails : une pour la famille et les amis, une pour le travail et une qui ne sert plus à rien. On n'imprime presque plus parce que c'est écolo, même si ça fait mal aux yeux de lire sur l'écran, et qu'on a toujours peur que notre disque dur nous lâche avec tous nos précieux fichiers. On écrit de moins en moins de lettres manuscrites, et quand on doit en poster une, on imprime directement le timbre chez soi : la magie d'internet.

  •  - Par Anonyme

    En 1999, dans les universités de province, pour faire des recherches de maîtrise dans les bibliothèques de section et dans les bibliothèques universitaires : pas d'ordinateur connecté à internet, mais encore des fichiers papier !!! Quel temps gagné depuis!

    La recherche est devenue internationale depuis avec les possibilité de lire et télécharger des appels à communication, des actes de colloques, des articles...Auparavant, il fallait attendre 2 à 3 ans dans le meilleur des cas...quand la bibliothèque était abonnée à la revue! Et il fallait réserver si le document était emprunté. Quel progrès pour la pensée!

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle lorsque je me suis connectée à Internet pour la première fois. Il me semble que j'avais 13 ans. Mes parents devaient avoir un forfait 10h qui, lorsque je m'y connectais depuis un modem qui faisait des bruits étranges, coupait la ligne téléphonique. D'où les « Sev ! Déconnecte-toi !! Faut que je passe un coup de fil !! » de mes parents.
    C'était du 56K... et je vois aujourd'hui tout le chemin parcouru. Je vois aujourd'hui ces progrès que nous avons fait depuis, je ressens toute la puissance de ce média, ayant depuis choisi le métier d'intégratice web, alors que je percevais déjà jadis toutes les potentialités du web.
    Mais si nous retournions dans le vif du sujet, celui qui nous intéresse, cette époque où je n'avais pas Internet.
    Je vais choisir plutôt un petit peu avant, l'année où je n'avais pas le web, mais où j'en avais lu quelque chose dans un Science et Vie Junior à l'âge de 11 ou 12 ans.
    Il y avait alors un article avec de jeunes ados à peine plus âgés que moi qui disaient : « moi, j'ai Internet ». Je me demandais bien ce que c'était que ce truc qui passait semblait-il par les fils du téléphone, et il me semble bien que je me posais tellement de questions dessus que je n'en ai pas dormi une nuit ou deux ensuite.
    Enfin quoiqu'il en soit, à l'époque, il n'y avait ni Deezer, ni Youtube, ni eMule. Les clips, je les suivais le matin avant d'aller au collège sur M6. Et dès qu'il y avait ce tube qui me prenait aux tripes qu'il me fallait à tout prix, je taxais tout naturellement les CD à mes copines, que j'enregistrais sur K7 audio et que je me passais dans mon cher Walkman ensuite. Jusqu'à 1h30 de musique recto-verso, avec une bande qui s'emmêlait les pinceaux parfois, faisant d'abominables bloup-bloup dans mon casque audio, aaaaah !!! Inutile de dire que j'apprécie désormais pouvoir écouter, à tout moment, un morceau depuis Youtube, avec l'image en prime, dès que j'en ai envie !
    Tiens c'est comme les devoirs à la maison ! Avant, j'allais au CDI, à la bibliothèque du coin, je faisais une recherche dans BCDI et hop, c'était parti la recherche dans des rayons à chercher le passage exact dans des bouquins de 500 pages ! Quand j'y pense, maintenant je tape ça sur Google et Wikipédia et je peux en sortir une thèse !
    Quand je voulais parler à une copine qui avait déménagé à 30 kilomètres (trop loin pour m'y rendre seule à vélo, donc), « j'empruntais » la ligne téléphonique familiale même pas illimitée pendant 2h le mercredi et filais des sueurs froides à mes parents quand ils voyaient la facture ! Maintenant, un coup de Skype, ou bien de téléphonie illimitée et pas d'engueulades ! Vive le progrès !
    Quant aux réseaux sociaux, quelle merveille ! Lorsque j'étais au primaire, j'ai habité en Allemagne. Puis, j'ai déménagé en France, et perdu de vue mes amis, avec qui j'avais entretenu une correspondance épistolaire qui peu à peu s'est essoufflée, jusqu'à devenir finalement inexistante, la faute au coût du timbre et à la flemme d'écrire à la main sans doute... Et en 2008, ô miracle, 15 ans après, j'ai retrouvé tous ces amis qui m'étaient chers, en 5 minutes, grâce à Facebook !
    Qu'Internet prendrait autant de place dans ma vie, que j'y apporterais ma pierre grâce à mon métier, je l'ai d'instinct toujours su. Pour le reste...
    Je pense qu'Internet a révolutionné notre façon d'interagir avec son prochain, dans la vie professionnelle comme dans celle de tous les jours. Je pense également qu'elle génère cette chance pour tout un chacun d'accéder au savoir, ce qui n'était pas forcément possible auparavant. Avec ses aspects positifs comme négatifs : on peut partager de nouvelles découvertes avec le monde scientifique ou s'approprier l'information à la vitesse de l'éclair, comme trouver très aisément la recette d'une petite bombe maison pour anéantir son prochain...
    Mais le progrès a toujours été ambivalent. Chaque découverte, et je pense notamment aux travaux d'Einstein, apportent leurs lots d'actes positifs comme négatifs.
    C'est sûr que lorsque je regarde les enfants d'aujourd'hui, déjà accros aux jeux en ligne, je repense avec une immense nostalgie à l'époque où moi et mes petits camarades passions notre temps dehors à faire du vélo et à construire des cabanes dans les bois, nous amusant de rien. Alors que d'un autre côté, je n'avais pas conscience, comme eux, de l'existence du monde dans sa globalité, car les distances composaient d'immenses frontières qui me paraissaient infranchissables. Et chaque petit jour qui passe aujourd'hui efface ces frontières...
    Ce que je redoute cependant est la rapidité de circulation de l'information, qui grâce à ce médium, est devenue exponentielle. Là où la rumeur villageoise pouvait mettre plusieurs semaines, là, en l'espace de quelques minutes, la force d'Internet peut vous détruire, vous et votre réputation, laissant une trace indélébile. Les exemples ne manquent malheureusement pas...
    La où la mémoire humaine avait ses failles et la capacité de vous oublier, Internet garde une trace de vous, pour la postérité. C'est une mauvaise chose bien sûr, mais si nous en jouions ?
    Mon arrière-grand-père nous a laissés ses chansons, ses pensées dans des carnets que mon père a eu la chance de retrouver. C'est avec une grande surprise et une immense joie que nous avons pu découvrir, imaginer, un jour, l'histoire de quelques instants à Noël, cette personne extraordinaire qu'il était que que nous n'avions jamais connu.
    Et aujourd'hui, grâce à Internet ? Nous avons l'occasion inespérée de transmettre ce à quoi nous ressemblions, notre façon de parler, nos valeurs, notre culture, notre savoir à notre descendance. A nous de ne pas la gâcher, et à nous de l'exploiter le plus dignement possible.

  •  - Par Anonyme

    J'étais seul au bureau et j'avais bricolé sur une ligne numeris un accès internet. Mon ordinateur plantait tout le temps. Quand la fenêtre s'animait, j'allais en douce lire Pierre Lazuly sur Menteur.com. Je trouvais ça formidable. Un type sous pseudo nous donnait son avis sur le monde. Je regardais par la fenêtre de mon bureau les bidasses au garde à vous dans la cour de la caserne. J'avais envie moi aussi de donner mon opinion sur mes états d'âme. Vous m'avez bien lu.
    Je découvrais le web indépendant, rezo.net, uzine.net....
    Tout plantait en permanence. J'ai fait des trous à la perceuse pour rapprocher le modem de mon bureau, la fibre optique étant hors de prix. C'était lent, c'était cher. J'avais l'impression d'être un pionnier. Je m'ennuyais dans la vie réelle, et un autre monde s'offrait à moi. J'allais avoir des tas de lecteurs et un quart d'heure de gloire dans Télérama. Jardin secret. De l'intérieur, je n'étais pas peu fier. Dans le réel : rien de nouveau. Un jour, j'ai fermé mon site. Plusieurs années après l'ouverture, les promesses que je m'étais faites n'existaient pas plus que celles de la bulle au même moment : "plop" et plus rien.
    C'est là que j'ai compris une chose : quelques-uns de mes étudiants sont venus me voir, assez timidement, pour me dire de ne pas fermer, de ne pas la fermer, parce qu'ils avaient fait le lien entre mes cours et mon site. Tout se rapprochait, la boucle était bouclée. Il fallait la boucler. Depuis, il y a des outils gigantesques pour faire la même chose sans perceuse, sans ligne numérique. La mise en scène de soi, les amis virtuels. Pour ma part, c'est la solitude, le reflux...

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle de mon 1er ordinateur connecté à Internet, je l'ai eu en 1999 me semble-t-il. On payait un forfait global Internet + ordi (l'entreprise a fait faillite par la suite sans jamais rien nous réclamer). Tout était ultra lent (Ceux qui n'ont pas connu cette époque ne peuvent imaginer !!!) et mes premiers tchats étaient pittoresques. Pas de fenêtres pop-up pour un apparté, mais il fallait se retrouver sur une salle, le principe étant d'y être simultanément et ça je vous assure, c'était compliqué!!! On discutait vraiment pour échanger, se dire qu'on pouvait parler avec quelqu"un à l'autre bout du monde c'était fantastique.
    Je me rappelle aussi avoir passé des heures dans des bibliothèques pour rendre devoirs et dissertations, se déplacer et respecter les contraintes horaires. Y passer des samedis après-midi entiers... Dans mon premier emploi, Internet est arrivé tardivement, je passais des heures avec mon ami le fax surtout quand on recevait un document de plusieurs pages et qu'il y avait un bourrage papier... Pour des recherches de fournisseurs, il fallait se rapprocher des Chambres de commerces et attendre la documentation par courrier. Nous avions plusieurs "bottins". Aujourd'hui on a oublié où on peut chercher des informations, Google étant devenu notre référence. L'avantage c'est que lorsque je revenais de congés, je n'avais pas 300 mails à lire. On se téléphonait beaucoup plus.
    Je suis heureuse d'avoir vécu mon adolescence sans tous ces médias, les photos restaient dans le cercle familial, amical et à aucun moment on ne craignait une diffusion de notre image, notre vie. Les relations étaient plus sincères car elles n'étaient pas démultipliées. L'infidélité et la trahison étaient plus difficiles à réaliser car il fallait aborder les gens en vrai.
    J'admets tout de même, qu'en tant qu'adolescent qui se respecte, que j'essayais régulièrement de regarder le film porno de canal le samedi soir avec l'image crypté et ce son si mémorable "ksskskksssss kssss" alors qu'aujourd'hui toutes ces images nous sont jetées à la figure par des pop up et publicités diverses. Je ne regrette rien de cette époque et suis heureuse de l'avoir vécue, par contre je plains les jeunes d'aujourd'hui.

  •  - Par Anonyme

    Autrefois, avant 1999 - une date de film d'anticipation - j'avais face à moi des étudiants standardisés. Quelques années auparavant, j'étais comme eux. Du papier, des stylos, des notes à prendre. Le support de cours sur un transparent était un luxe relativement inutile. Les tableaux suffisaient bien.
    Mes étudiants prenaient des notes et, parfois (je ne suis pas optimiste), lisaient des livres. Plus de cent pages était un exploit. Mais, jusqu'à cette limite, un étudiant standard pouvait lire.

    Aujourd'hui, la plupart de mes étudiants ont assez de puissance de calcul pour faire péter la planète plusieurs fois. Bien heureusement, ils s'en servent uniquement pour communiquer. En permanence face à moi, l'oeil brille d'un nouveau message sur Facebook™, d'un SMS, d'un Tweet™. La plupart de mes étudiants ne m'écoutent plus. Ils sont ailleurs. Ils ne sont plus là, mais pas non plus vraiment bien loin. C'est la connexion permanente. Lire vingt pages pour eux est un calvaire. Si le résultat des partiels est mauvais - et il l'est de plus en plus, croyez-moi - ils viennent négocier la note. Il paraît que c'est leur génération qui veut ça. Là où j'enseigne, on m'a proposé d'utiliser un Ipad™ pour être en avance sur eux. En fait, on m'a dit que j'étais assez ringard à croire encore au livre, à la lecture, à cette "forme de travail" à l'époque où les étudiants peuvent downloader les contenus complets de la bibliothèque du Sénat à Washington DC.

    Je les regarde et j'en souffre. J'ai face à moi des dizaines d'analphabètes repus, obèses de 0 et de 1, d'une grande superficialité. Que l'on ne compte plus sur eux, croyez-moi.

    Mais le pire dans l'histoire, c'est que tout est de ma faute. J'y ai cru aussi. En 1999 - une belle date de science-fiction - j'ai commencé à leur expliquer internet, son potentiel, son avenir. J'ai même commencé à publier mes élucubrations sur le net, en croyant plus au partage qu'au quart d'heure de gloire...

    Vous m'avez compris, n'est-ce pas ?

  •  - Par Anonyme

    Une vieille interface, et c'est la machine à remonter le temps !

  •  - Par Anonyme

    Moi je me souviens de mon premier modem 56k . Il fallait attendre ce bio interminable puis compter les minutes car a l'époque nous avions droit a 10 heures par mois. Les pages mettaient 10 min a s'afficher et je me souviens avoir crié après ma mère car si elle décrochait le téléphone la connexion coupait . Une vraie torture ! Puis nous avons la connexion 512 puis 1g et nous avions l'impression d'être les rois du monde et des pionniers . J'étais la seule a avoir autant et mes amis me demandait de leur trouver des infos .. C'était avant l'illimité, les réseaux de limitaient a MySpace et le chat de wanadoo. Je suis effarée de voir comment c'est devenu un indispensable , comme le micro ondes ou le tactile.. Je suis connectée a mon smart phone tous les jours je regarde les infos les horaires de cinés .. Avant il fallait appeler des numéros payants. Je suis bien contente d'avoir mûrie avec ! Quelle sera la prochaine révolution d'Internet ?

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens que je travaillais au CNET (désormais France Telecom R&D) et que j'avais fait partie des premiers "testeurs" de l'ADSL à la maison. Comme mon surf était évidemment "suivi" pour les besoins de l'expérimentation et même si les données étaient a priori anonymisées, les, disons, deux premiers jours, je n'ai pas osé aller sur des sites de fesse. Et puis j'ai craqué. Et là, même s'il s'agissait de vidéos de 45 secondes en format timbre-poste, là j'ai pas mal fait "wow".
    (Et au final personne ne m'a lancé de regards désapprobateurs parmi mes collègues du CNET... :-)

  •  - Par Anonyme

    Napster la belle époque de la connexion "illimité" chez AOL en 56k. Et faire tourner toute la nuit un pc pour avoir un album.

  • Libérez les régulateurs - Une contre-histoire des internets - ARTE

    www.youtube.com
    En 1999, le CSA décide de réguler l'Internet, et d'organiser le 1er sommet mondial des régulateurs de l'Internet... Arno*, qui avait lancé http://www.bugbrother.com/www.article11.net/, se souvient comment 10 pingouins parvinrent alors à... "réguler les régulateurs". Rendez-vous sur http://lesinternets.arte.tv

    En 1999, le CSA décide d'organiser le 1er sommet mondial des régulateurs de l'Internet... Arno*, qui avait lancé Article 11 (http://www.bugbrother.com/www.article11.net), se souvient comment 10 pingouins parvinrent alors à... "réguler les régulateurs".

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle au début :

    Pas besoin de moteur de recherche. Il suffisait de taper le nom commercial suivie du fameux ".com". Afin d'avancer plus facilement dans mon jeu vidéo Zelda 64, je décide de consulter le site www.zelda.com... Le vrai site était www.zelda64.com. Ce fût ma première expérience pornographique sur Internet.

  •  - Par Anonyme

    L'Internet est un repère d'inconnus dangereux. Avec toute mon inconscience d'adolescente, dès que j'ai eu une connexion à Internet, je suis allée voir des sites faits par des inconnus sur mes artistes préférés.

    Je suis tombée ainsi sur un certain Klaus, qui consacrait une page perso à Barbara. Déjà un Allemand, j'aurais dû me méfier, sans doutes un nazi. Il affirmait être gay, mais rétrospectivement, je pense que c'était un piège pour endormir ma méfiance et mieux m'attirer dans sa ville de Hambourg.

    Il faisait style "je suis sympa", en me parlant des chansons de Barbara qui l'aidait dans sa vie, assombrie par une maladie assez lourde, mais je n'ai jamais eu la preuve.

    Le seul truc sûr, c'est que Klaus avait bien un site qui rendait hommage à "la dame en noir", alors que le papier long comme un cours de philo que j'avais pondu pour le canard du lycée n'est jamais paru. Vous pouvez toujours visiter le site de Klaus et lui écrire, il sera ravi.

  • MSN 1999-2013 : via TUXBOARD

  •  - Par Anonyme

    Un monde sans trolls, vous vous souvenez encore?.....

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Je me rappel de mon premier mp3 téléchargé sur napster, c'était "baby one more time" de britney spears.

    A cette époque on utilisait des modems 56Kb/s et télécharger une chanson prenait presque le temps qu'il faut pour télécharger un film HD de nos jours

  •  - Par Anonyme

    Star Wars Episode 1 The Phantom Menace Trailer #1

    www.youtube.com
    http://sw-destiny.net Star Wars Episode 1 The Phantom Menace Trailer #1

    mai 1999, sorti en salle au USA de Star Wars épisode I, la menace fantôme. Enorme tapage télévisuel, c'était LE film de l'année, on était fébrile en France car il ne sortais que 6 mois plus tard chez nous. Un soir devant le 20h sur tf1, Claire Chazal si je me souviens bien commence la présentation d'un reportage sur le film mais plus précisément sur le téléchargement illégal. C'était le début de la terreur chez les gros producteurs américains. Elle nous annonçait que des copies du film circulaient déjà sur internet et pour le télécharger il fallait 3 JOURS, en y repensant maintenant c'est hallucinant. Je n'est découvert internet que l'année d'après pendant un voyage au USA justement, mais cette info est restée gravé dans ma mémoire ça doit être mon 1er souvenir "des internets" j'avais 15ans.

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens de cette époque avec nostalgie, où il fallait attendre plusieurs minutes avant que la connexion RTC accroche, la douce mélodie métallique du modem 56K puis cette icône qui passe au vert, "connecté". Un léger pic d'adrénaline les premières fois : vite, il ne faut pas traîner, les minutes sont comptées !

  •  - Par Anonyme  via rue89

    "TUTUTU-TUTUTU.TUUUUUUUUUUUUU.TUUUUUUUUU. Connexion établie !" Et ça, ça n'a pas de prix :-)

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