Recherche : #2000

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  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Anonyme

    J'ai écrit il y a quelques temps un article décrivant la façon dont toute une génération (dont je fais partie) a grandi en faisant l'expérience des forums et des communautés en ligne, et de leurs modes de fonctionnement, et se reconnaît, du coup, dans les pratiques des Anonymous.
    Comme c'est proche du sujet de la collecte, je me permets (immodestement) de le partager.

  •  - Par Anonyme

    Mon frère m'a offert mon premier modem pour mes 40 ans, c'est pourquoi je suis capable de dater précisément mes premiers pas sur la toile. On avait un abonnement de 2h par semaine... je déconnectais après avoir chargé mes messages. Puis je lisais et je répondais, et je reconnectais pour envoyer mes messages, en n'oubliant pas de redéconnecter de suite après. Un des premiers mails que j'ai envoyés a été pour déclarer ma flamme à un homme que j'aimais en secret, qui est devenu mon mari. C'était un soir d'orage. Le moment où j'ai envoyé le mail, comme on se jette à l'eau du haut d'une falaise, le coeur cognant dedans plus fort que le tonnerre dehors restera à jamais gravé dans ma mémoire.

  • Hacks et caddies - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-05-01.

    Quand un système contraint l'utilisation de caddie, à quoi s'amusent les hackers ? À libérer les caddies ! Une histoire signée Philippe Langlois, fondateur du TmpLab (www.tmplab.org). Et pour voir le “Al Qaddie” (sic) à l'oeuvre, c'est par là : http://www.internetactu.net/2008/06/20/hackers-et-sans-complexe/

  • Internet m’évoque une grande partie de ma vie adolescente et post-adolescente. En l’an 2000, j'avais 14 ans. A cette époque fort reculée, les FAI tentaient de prendre leurs marques sur un marché naissant et des CD de connexion à Internet étaient distribués gratuitement un peu partout. Mes parents avaient fini par céder à la vague d’abonnement à Internet et souscrit à un forfait aussi restreint que commun en ce temps, offrant un temps de connexion de 5 heures par mois.

    Je me souviens très bien des conflits familiaux générés par Internet. Entre les bugs récurrents, les temps de chargement excessivement longs, le compte à rebours des 5 heures et le fait que mes frères entendaient profiter d’Internet, le forfait ne faisait pas long feu, au grand dam de mes parents. De plus, mes parents étaient très contrariés de ne pas pouvoir se servir du téléphone quand Internet était en marche...

    Parce qu'ils veillaient d'une main de fer à ma consommation et que je sentais à quel point 5 heures ne me suffiraient pas pour explorer cette étrange sphère recelant bien des mystères, je me sentais frustrée et sautais sur chaque occasion inestimable que m’offrait le CDI (Centre de documentation et d’information) de mon collège pour me connecter à Caramail et chatter.

    Les années passant, mes parents ont opté pour un forfait de 10 heures par mois, puis de 20 heures par mois. Pourtant, ma soif d’Internet était insatiable et mes habitudes s’étant tournées vers des sites communautaires chronophages et addictifs, je ne savais comment l’assouvir. J’ai fini par utiliser une partie de mon argent de poche pour me connecter dans des cybercafés.

    En 2005, j'avais 19 ans et des sites communautaires fabuleux s’offraient à moi. J’avais délaissé Caramail pour les sites plus en vogue comme Hotmail/MSN, Quoimagueule ou encore les communautés fermées Parano.be et Projet-Ivy à caractère Role Play. Fraîchement intégrée à la communauté ivyenne grâce à un parrainage, j’avais alors dédié une Ôde à Ivy (que j’ai d'ailleurs conservée) pour manifester ma gratitude et mon entière dévotion au Culte de l'Unique. N’était pas Ivyen qui voulait !

  • J'ai rencontré ma première petite amie ainsi que l'un de mes meilleurs amis et plein d'autres sur internet, en 2000-2001, j'avais 15-16 ans. Nous étions tous sur IRC, il y avait des centaines et des milliers de personnes connectés sur une multitude de canaux de discutions dans différents réseaux et avoir un pseudo (nickname) était la norme.

    IRC existe toujours, bien sûr, mais avec l'apparition de MSN et ensuite Facebook j'ai vu tout un univers se vider de son peuple. Un univers entièrement constitué de textes et de liens url, sans photo ni "profil", mais néanmoins un univers riche et passionnant, avec ses propres mœurs et codes sociaux.
    ASV ? (age/sexe/ville) que l'on venait parfois me demander en privé, à cela je répondais 15/h/Bruxelles ou 36/f/Anvers selon la personne et mes envies. A force des rencontres j'ai très vite compris que le cliché du "geek boutonneux à lunettes en cul de bouteille" était complétement faux et injustifié. Il y avait (et il y a toujours) de tout sur internet, comme dans le "réel" ou devrais-je dire "l'autre réel" ;c)

    Paradoxalement avec Facebook, qui nous donne d'avance un certain nombre d'information (age, ville, goût et couleur,...), j'ai l'impression qu'il y est beaucoup plus difficile de rencontrer de nouvelles personnes. L’anonymat sur IRC poussait à la curiosité et à la discutions, sans préjugé ni pré-sélection. De plus, il n'y avait pas la peur du "pédo-nazi", en tout cas pas autant qu'actuellement. Évidement nous étions parfois méfiant envers certains. Mais sans être trop naïf et avec un minimum de prévention il était facile d'éviter de tomber dans un mauvais plan. Je me souviens par exemple avoir, par sécurité et à la demande de nos parents, accompagné ma petite sœur à des premiers rendez-vous avec des personnes rencontrés sur IRC. J'avais moi-même déjà eu quelques rendez-vous et au final nous n'avons jamais eu de coups foireux, bien au contraire.

    Enfin bref c'est sur IRC #bruxelles et #21! du réseau Undernet que j'ai rencontré de vrais amis qui ont changé ma vie à jamais. Si vous lisez ces lignes, chers Paranoid, YaX, Lily, Nicotine, IciBlaBla, Champi, Gaston, Bis0unours, Pintje, Daïkini, Delichoc, etc: je vous salue ! A bientôt autour d'un verre ?

  •  - Par Anonyme

    Je passais alors mon temps que sur le pc ou comme on l'aimais a le dire la machine a jouer, je passais aussi mon temps sur les forum d'entre-aides ou de team tout étais bon ou presque xd ....

  •  - Par babaOrhum

    Avant on avez du temps à consacrer aux autres et les autres avez du temps à nous consacrer également. Les gens s'aider les uns les autres. Les façon de pensée et de voir était plus "local". Internet à mondialisé la communication et les visions. Aujourd'hui nous pouvons être ensemble pour une cause à l'autre bout du globe , et bel et bien seul devant sa machine chez soi. A; lors , beaucoup s'entoure d'amis "fictif" , dans le but d'avoir beaucoup d'amis et un énorme réseau. Tout en cherchant a combler cette solitude perpétuelle. Avant on savez vivre avec cette solitude et les relation était vrais.

  •  - Par Anonyme

    mon premier PC, écran cathodique. Peu après en 2001, l'arrivée d'internet, avec un modem 56K suite à demandes répétées auprès de mes parents, prétextant entre autres que ce serait très utile pour l'école. Ce fut le cas, mais c'était surtout pour "découvrir le monde inconnu", monde qui est mêlé à notre monde réel maintenant, et qui ne semble plus nous surprendre. wifi, boîtiers CPL... les connections instantanées, internet est partout. J'ai 28 ans, mais je suis assez vieux pour bien avoir connu l'avant internet. Quand il n'y avait pas Wikipedia, il y avait l'encyclopédie Larousse sur cd rom. Cd roms qui se copiaient, s’échangeaient. Mais avant ça? On faisait comme pas mal de monde, on allait à la bibliothèque municipale.

  •  - Par Anonyme

    Internet au temps de Lycos, Altavista, le navigateur Netscape ! Internet où chaque téléchargement était pénible. Internet à la fin des années 90, où un site web c'était du texte, des images fixes et des gif. Internet à la minute, où 30 minutes dans un cybercafé te coûtait 3€. Internet sans Wikipédia, avec Encarta et des logiciels ludiques. Un regret pour cette relation épistolaire qui a disparu à l'arrivée massive de l'ADSL.

  •  - Par Anonyme

    Sur les vieux PC du CDI du lycée, on découvrait pour la première fois la page de Google dont nos professeurs nous avait parlé pour nous aider dans nos recherches en complément de ce que l'on trouvait dans les encyclopédies...
    6 lettres bariolées au graphisme presque enfantin, qui allaient bouleverser nos vies...

  •  - Par Anonyme

    2000 : Le câble arrive dans le quartier. Ce n'est plus le téléphone OU Internet, c'est les deux en permanence. Napster, premiers sites web, découverte de Linux. Une porte ouverte sur le monde.

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des débuts de l'internet grand public en France dans les années 2000. Internet était plein d'espoir et possédait l'attrait de tout ce qui est exotique, avec ces pages perso flashy et scintillantes qui côtoyaient des débuts de sites sérieux. Cétait l'empire du kitsch, mais cela conférait à internet une authencité perdue.
    A vrai dire, je le trouvais plus attractif à cette époque. Pourtant, je suis développeur web maintenant, mais le mercantilisme a rattrapé ce média naissant qui était une promesse de libertés pour en faire le support prévisible des produits de tout crin. En somme, je regrette l'internet du temps où c'était une terra incognita.

  • Rappelez-vous le rêve des industriels aux débuts du web : des internets fermés, AOL, Compuserve, l'eWorld d'Apple (http://www.youtube.com/watch?v=fInkeBOGX0M), histoire de garder les consommateurs, et leur porte-feuilles, bien au chaud. Sauf que, comme l'explique Arno, sur Internet "les choses trop fermées se font massacrer".

  • Premiers pas dans l'informatique ? ~1996.
    IRC. Le "vrai" Internet. Le cœur de l'internet. Des échanges, des gens, des fous, du rire, mais surtout des compétences.

    On ne parle pas ici de channel #15-25ans sur Epiknet mais plutôt de channels en "+ps" sur Freenode, Undernet, Efnet.

    On y discute de tout de rien, surtout de rien mais tout le monde échange. Tout le monde partage.
    Pour ceux qui ne connaissent pas, IRC, c'est un peu l'ancêtre de Twitter. (très grossièrement).

    Je n'ai plus le temps d'y aller désormais car on y passe un temps fou mais c'est là bas que j'ai appris la technique. Le dev, l'asm, le fonctionnement des échanges client<>serveur et plus globallement l'Informatique avec un grand I.

    C'est grâce à IRC qu'aujourd'hui je travaille à mon propre compte dans la sécurité informatique.

    Allez y faire un tour, vous ne pourrez qu'être agréablement surpris!

  • Arno Martin raconte les années 2000 : la "bulle" internet éclate, partout le réseau n'est vu que comme une poule aux oeufs d'or mais pendant ce temps, #lesgens se connectent, créent des "pages persos", parlent, échangent... librement. Le réseau, c'est elles/eux/nous.

  •  - Par Anonyme

    C'était un morceau de musique en l'an 2000. "eminem - The Real Slim Shady". Plus de 24h de téléchargement depuis mon Mac via Napster avec une connexion à internet Liberty surf. L'attente était interminable. J'aurai probablement mieux fait de l'enregistrer à la radio avec une cassette.

  •  - Par Anonyme

    Premier fichier : une compilation hip/hop préparée par un amoureux pour la st valentin !! ça remonte à tellement longtemps... Et il y en a eu tellement depuis !! Merci les internets :)

  •  - Par Anonyme

    en 1 url:
    goat.cx

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle au début :

    Les premiers partages de fichiers musicaux avec Napster, super et super lent... les 56K... en gros 10min pour 1mo.

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens au début :

    Les antivirus étaient moins intelligents, que du bonheur pour les chieurs que nous étions... À sniffer les adresses IP afin de trouver le pigeon infecté d'un cheval de troie compatible avec le "logiciel de hack pour les nuls" (je ne remets pas le nom de ce logiciel). On pouvait ouvrir le lecteur CD, lancer une impression, ouvrir une fenêtre type messenger (impossible à fermer pour la victime), explorer son disque dur, etc.

  •  - Par massai

    je me souviens du site canadien web séduction et des happy few qui circulaient dessus pour se retrouver entre eux , je me souviens que cette affaire de pédo est arrivée quasi en même temps ,

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Ma découverte d'internet : j''étais en CM1 ou en CM2 et le midi pendant la pause, un instit' autorisait quelques élèves à aller sur internet. Ça ramait pas mal, il fallait souvent 15-20 minutes pour afficher une page ... On allait sur des sites de fanzines dédiés à Harry Potter.

  •  - Par Anonyme

    Premier compte Hotmail
    Première connexion avec les potes dans la salle internet du CDI de mon lycée pommé dans les Landes.
    Première discussion pourrie sur tchatche.com (je crois que le site existe toujours), première expérience de mecs qui veulent savoir ce que les filles subissent en se connectant en genre: fille et qui se marrent devant le nombre des messages reçus.
    On a vite lâché le truc pour jouer... à Freecell, ça nous fatiguait.
    Premier téléchargement trois ans plus tard, un dessin animé pour ma petite soeur. Une très bonne idée de vérifier le contenu avant de le graver, ma sœur aurait vu son premier porno très jeune.

  •  - Par massai

    200o je me souviens de la course des dépôts de noms qui commençait à faiblir .et la campagne pédo nazis qui commençaient à grimper

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Caramail, ma première boîte mail. Ou même en 2000, l'adresse que je m'étais choisie (pouetpouet, très élégant) était déjà prise !

  •  - Par Z

    Le net des pédo-nazis ? Je ne l'ai jamais vraiment rencontré sur le web, mais si je l'ai approché ça serait plutôt sur IRC (Internet Relay Chat, allez voir sur Wikipédia les jeunots !)

    Sur IRC, toujours un idiot pour balancer au milieu d'une conversation un lien, et bêtement on clique, et puis ça peut être un contenu culturel, un article de presse, n'importe quoi, et puis de temps en temps un truc bien gore.

    Rien de dramatique vraiment, mais des clichés mauvais ou des vidéos amateurs à ne pas mettre entre de jeunes mains.
    Ce qui m'avait choqué au début (ça me choque toujours un peu d'ailleurs) c'est que tout cela était fait dans un grand esprit de rigolade potache, sans du tout se soucier de l'âge ou de la sensibilité des personnes présentes sur le salon de chat. Un truc qui ressemblerait à 4chan en fait. Si une personne abusait de ce type de contenu, un administrateur finissait par le bannir du chan, mais il y en avait toujours un autre pour revenir à un autre moment.
    Ça c'est l'aspect "pédo" (même si je n'ai jamais vu de photo pédophile)

    Pour l'aspect "nazi", j'ai surtout le souvenir de conversations politiques sans fin avec toutes sortes d'extrêmistes de tout poil. Le pseudonymat permettant de se livrer, de donner et de recevoir sans que cela n'impacte trop la vie "réelle", de se lâcher, d'être 1000 fois plus tolérant que ce qu'on serait en face des gens. Des joutes oratoires sans fin, des pérégrinations sur des sites confidentiels et totalement ahurissants, une exploration de lien en lien vers les franges les plus extrêmes de la politique, quel qu'en soit le bord. Passionnant (et épuisant parfois).

    J'ai "appris" plein de choses, je suis contente de ne pas avoir été trop jeune en voyant cela. Ça n'est pas le côté glorieux des internets, ça n'est pas vraiment du pedo-nazi non plus. C'est du sexo-extrémiste. Ça n'est pas pour les enfants. Ça demande à être un peu solide et curieux. C'est paradoxalement comme ça que j'ai appris à connaître (et à aimer) internet...

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des gros amalgames des journalistes qui se sont acharnés sur les jeux vidéo, les liant de facto aux crimes commis dans les écoles, aux regains de violence des jeunes, etc.

    De même, ceux qui ont dénoncé des dangers d'internet pour la jeunesse ne savaient souvent pas exactement de quoi ils parlaient, et il était facile de mettre un maximum de méfaits sur une technologie nouvelle qui faisait peur aux néophytes.
    Alors oui, les mauvaises influences existaient, les idéologies douteuses y avaient trouvé un vecteur de diffusion presque libre de contraintes et anonyme, oui il fallait protéger les enfants des pédophiles qui chassaient sur les salons de discussion de tous types et réseaux sociaux, mais entrer dans une sorte de psychose, amalgamer les dangers et désigner "internet" comme dénominateur commun exclusif n'était pas raisonnable, tout comme confondre tous les dangers en un seul...

    Depuis qu'internet a été interdit en France, bloqué, censuré à la truelle, des réseaux clandestins se sont développés, créés à l'origine par de jeunes hackers (autant désignés par geeks, nerds, bidouilleurs), sans réel contrôle de la société. C'est là que se sont infiltrés les gangs de cybercriminels y voyant un marché noir prometteur, média de trafics divers et lieu de recrutement de petits génies.

    S'y sont mêlés des pédophiles, constatant que les enfants, plus à l'aise avec les technologies de l'information, trouvaient fréquemment les failles du black-out mis en place par le gouvernement et se rendaient sur les réseaux sociaux clandestins.

    Peu à peu, ces déviants, nazillons et détraqués sexuels se sont alliés et ont fusionné sous l'appellation terrifiante de #pedonazis !
    Il est difficile à l'heure actuelle d'évaluer les méfaits commis par ces monstres créés indirectement par nos lois absurdes, beaucoup de familles ont constaté la perte d'innocence prématuré de leur progéniture et leurs paroles haineuses, à l'encontre de leur éducation.
    Combien de familles ont été brisées ? Combien de destins ont été anéantis ? Combien d'esprits brillants ont été détournés et se retournent contre notre société ?

    En bref, en plus d'avoir été la risée du monde (même Cuba et la Corée du Nord ont de meilleurs dispositifs de censure !) et d'avoir accumulé des retards sur les plans économique (pas de plateformes de commerce légales), scientifique (partage archaïque des informations liées aux recherches), culturel (les diffusions sont bloquées), notre pauvre pays a fait empirer les problèmes initialement combattus dans des proportions qui dépassent l'entendement.
    Je doute fort que la présidente Marine Le Pen fasse quelque chose pour arranger la situation, étant donné qu'elle a profité de ce désastre pour faire hisser au pouvoir son parti, même si officiellement, "tous les moyens sont mis en oeuvre pour lutter contre cette honte qui ronge le coeur des français de France".

  • Orêka.
    Simple d'utilisation. Pas de publicité envahissante.

  •  - Par Anonyme

    A l'époque, j'avais 30h par mois à partager avec ma soeur et mes parents, le tout en 56K, donc en gros, ma soeur et moi avions 30 minutes pour lagguer sur caramail et nos skyblogs

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