Recherche : #2002

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  • Mon premier souvenir, un peu avant l'internet c'est le cube marron du minitel, l'affichage à gros pixel ligne après ligne. Mon frère y avait consulté ses résultats du bac, ça devait être en 96. J'avais 8 ans. Je passais à cette époque mes après midi à jouer à la Super Nes avec mon voisin de quartier et j'étais trop jeune pour m’intéresser au début du réseau dans les années qui ont suivi.
    C'est en 2001 ou 2002 que nous avons reçu la première ligne "illimitée", l'ADSL et c'est à ce moment que j'ai commencé à utiliser internet tout les jours. Je tchattais le soir avec mes camarades de classe sur caramail ou wanadoo et j'empruntais des pseudo ridicules mais assez commun à l'époque comme bogossdu68. Plus tard c'était art.de.la.joie puis Philou. L'écran (et l'anonymat) nous protégeait du ridicule. On parlait de tout et de rien, pendant des heures. Les amitiés qui se nouaient n'était pas les mêmes que dans la cour de récré et on préférait parfois rester secret.
    Je téléchargeais aussi, surtout des jeux au début. Je me souviens de l'interface de napster mais c'est à vers 16 ans , au lycée, que je laissais tourner la mule toute la nuit pour remplir mon premier iPod de trouvailles.
    Un soir avec un ami d'enfance nous avions lu que les jeux dreamcast pouvaient se télécharger et se graver et nous avions décidé d'essayer. C'est sans doute la un de mes meilleurs souvenirs liés à l'internet, cette nuit blanche à essayer de graver des dizaines de CD selon différentes techniques glanées sur des forums en anglais dont nous ne comprenions qu'un mot sur deux et l'attente frustrée à chaque fois que nous insérions le CD dans la console pour savoir si le jeux se lancerait.
    C'est ce goût de l'expérimentation, des dix ratés pour un succès que j'aime le plus dans l'internet. Dans les années qui ont suivi je formatais le pc tout les 6 mois parce que j'avais fini par faire une bêtise, parce que j'aimais repartir de zéro et prendre un autre chemin.
    Aujourd'hui j'utilise des distributions Linux et ce plaisir ne m'a jamais lassé. Je code à un niveau basique pour mon épanouissement.
    L'informatique et la bidouille (le hack?) sont à mon enfance ce que la mécanique était à celle de mon grand-père.

  •  - Par Anonyme

    Je n'ai jamais été un hacker, mais je les remercie de tout coeur!

    J'ai grandi dans une famille sage, et je suis moi même très (trop!) respectueux des règles et des conventions, et pas assez imaginatif et entreprenant. J'ai découvert Internet assez tôt (11 ans) et j'ai baigné dans cette période bénite ou tout était possible, tout était en construction, tout était nouveau.
    Je me rappelle alors que j'étais un véritable fan de ces personnes qui construisaient et faisaient évoluer ce monde dans lequel je prenais tant de plaisir à évoluer.
    Je rêvais de devenir comme eux : de comprendre tout ce qui s'affichait lorsque j'ouvrais mon gestionnaire des tâches windows, de savoir lire du code, programmer, tout comprendre de ce monde fantastique. J'ai essayé 2 ou 3 fois, mais n'ai jamais réussi qu'à faire quelques bêtes programmes, re-copies de choses déjà réalisés...

    Aujourd'hui je suis grand, mais je reste toujours un véritable fan et admirateur du travail de ces milliers/millions d'anonymes qui ont bâti Internet. Pour moi, les Hackers sont avant tout ceux qui comprennent ce qui se passe derrière ces milliards de lignes de codes et de bibliothèques. Ce sont des dieux, des héros de l'ombres...

    Je côtoie dans mon boulot des "managers" et des "grands patrons", et je m’aperçois que bien souvent ces gens ne comprennent rien à Internet et globalement à la puissance que recèlent les outils informatiques. C'est triste. C'est moche. Et ça ne donne pas confiance dans les capacités de "vision" et de "progrès" de nos dirigeants...

    Je rêve qu'un jour le hacker soit remis à sa place. Au centre. Car le Hacker "Maitrise", et sans maitrise, la puissance n'est rien! :D

  •  - Par -temto.

    Un "must-see" en ligne depuis 2002 (et l'avènement des animations Macromedia™ Flash):
    - David Clark's "A is for Apple."
    http://www.aisforapple.net/main.htm

  • Zombo.com, le site date de 1999 d'après Wikipédia mais je ne l'ai connu qu'en 2002, alors que j'étais un jeune chômeur désœuvré exerçant sa sérendipité sur Internet, enfin squattant le forum de Clubic pour être exact. Il n'y a rien, une animation flash pourrie (avec un logo qui tourne), une musique énervante, et en quelques mots les principaux clichés qui servaient à vendre des sites webs à l'époque. Pardon, des portails.

  •  - Par Guen_am

    Il faudrait aussi raconter l'aventure des réseaux wifi communautaires. La bande de fréquence des 2.4Ghz utilisée par le wifi était alors réservée aux militaires. Mais en commandant le matériel à l'étranger, des dizaines de passionnés ont lancé des projets à travers la France, à l'exemple de nombreux autres à l'étranger : Paris Sans Fil (auquel j'ai participé), Provence Wireless, ... on montait des antennes wifi sur les toits en faisant passer les câbles par les conduits de cheminée, puis on raccordait des immeubles entre eux pour créer un LAN privé (échanges de fichiers surtout) et mutualiser les coûts d'accès à net.

    La FING a joué un rôle de relais, notamment en montant des démos ambitieuses lors des Rencontres d'Autrans. La tête du Ministre en découvrant qu'on pouvait amener de l'internet à plusieurs kilomètres grâce à de simples antennes Ricoré... et les explications gênées du représentant de France Télécom (qui bloquait toute alternative à l'ADSL tout en freinant son déploiement dans les zones peu rentables à ses yeux).

    Très nombreux articles de presse à l'époque sur le sujet : Figaro, Télérama, Libé... facile à retrouver. Mais peu de traces sur le net aujourd'hui de cette aventure.

    Le movement s'est essouflé car le matériel dont nous disposions n'était pas vraiment capable de mettre un place une vraie infrastructure réseau. Les bonnes volontés se sont épuisées aussi. Mais de vrais résultats : l'ouverture de la fréquence aux usages privés, les projets Paris Wifi de la Mairie de Paris.

    Le flambeau a ensuite été repris par Rafi Haladjian qui a créé Ozone en capitalisant sur l'expérience, avec une approche professionnelle.

  • Bonjour,

    J'ai 37 ans, et j'ai vraiment découvert internet lorsqu'on m'a offert un ipod pour mon anniversaire, en 2002. Avant cette date, j'étais un gros consommateur de musique électronique : au moins 4 albums par semaine. Au début, j'achetais (en plus d'emprunter dans la médiathèques très fournies des villes voisines). Et puis, mon appétit de musique s'accroissant, mais pas ma bourse, je me suis mis à piquer des cd dans les magasins (je me répétais, pour me donner bonne conscience, que la musique était de la culture, et qu'elle devait être à disposition de tous. Les majors et les revendeurs nous volant, avec des CD à 20€, il n'y avait pas de raison que je ne les voles pas! Je suis conscient que ce n'est pas si simple, mais je ne regrette rien : grace à ça, j'ai pu découvrir pleins d'artistes que je n'aurais peut pas acheté, par peur de faire un mauvais choix : Autechre (leur ep5 est mon premier CD volé) Plastikman, plaid, etc...). Autant dire qu'Internet a boulversé ma vie puisque j'avais à disposition tout ce dont j'avais rêvé, et plus encore, et ce, gratuitement! plus la peine de prendre de risques. J'étais un membre très actif de Soulseek (je suis complétement passé à coté de Napster) : c'est comme si je découvrais un nouveau monde : de la musique à n'en plus finir, sans avoir assez de temps pour écouter ce que je téléchargeais, rattrapant tout ce que j'avais pu loupé, tous les classiques de la musique électronique, toutes les perles rares, introuvables dans le commerce, etc. C'était un rêve d'enfant : l'impression de se retrouver dans un supermarché seul, la nuit, avec tout à disposition, tout à portée de main.
    Puis, petit à petit, c'est devenu une normalité.
    Et puis, il y avait, avec soulseek, un sentiment communautaire, l'envie de faire découvrir aux autres des musiques que l'on a nous même découvert.
    Soulseek permettais de voir ce qu'une personne proposait en téléchargement, et de communiquer directement avec elle, si ses goûts musicaux étaient proche des votres. Encore une fois, un rêve d'enfant : moi qui n'est jamais trouvé d'alter ego en matière musicale, j'en trouvais une infinité, provenant du monde entier !
    Aujourd'hui, je ne télécharge de la musique que par les blogs de référencement, et par les recherches sur google, via des sites de téléchargement direct. Je ne partage donc plus ce que je télécharge.
    Le problème est le temps pour écouter cette masse de musique. Du coup, je télécharge moins, mais je cible plus...
    Pour ce qui est de la rétribution de l'artiste : je ne suis pas un exemple. je n'achète plus de musique, à part, de temps en temps des vinyles, que je n'écoute pas. Je vais à quelques concerts, mais c'est de plus en plus rare...
    Le dernier CD acheté est celui de Koudlam, parce que je ne le trouvais pas sur le net.
    Même si je suis bien conscient qu'il y a un véritable problème de rétribution, je ne me vois pas devoir de nouveau débourser pour obtenir de la musique. Je suis pour le paiement au FAI d'un forfait qui serait reversé à la manière de la SACEM, même si ce système n'est pas parfait.

  •  - Par Anonyme

    La BO de Requiem for a dream sur Kaza !

  •  - Par Anonyme

    Au tout début que mon père informaticien téléchargeait des films, c'était autorisé. C'était vraiment le début ! Et puis la loi est passée, et il a complètement arrêté.
    Pour ma part j'ai continué, et il me semble que mon premier téléchargement était un Walt Disney, j'ai du laisser mon ordinateur allumé pendant des jours ! :)

  • J'ai eu la chance de travailler pour les Editions O'Reilly bien connus des geeks et des informaticiens et pour paraphraser Tim O'Reilly son fondateur, le piratage est une taxe progressive.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Modem 56k

    www.youtube.com
    Ah, que de souvenirs avec ce son magique! On est nostalgique!

    Les souvenirs de nos premières connexions internet de la génération 90'

  •  - Par Anonyme

    AN 2002, 1ere ouverture de google en 3ème dans une classe de techno. WTF WAS DAT SH1T!!!

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