Recherche : #caramail

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  •  - Par Anonyme

    1999, le prof de techno demande à notre classe de 3ièmeB combien de personnes ont Internet chez à la maison. Seulement une, son père travaillait à France Télécom. Son Internet était en 56K, mieux que le 28 à priori que je n'ai jamais connu. J'ai même tenté de contacter, après perte de vue, cette personne en créant une adresse feu-Caramail :), sans succès ! Les réseaux sociaux étaient différents.
    Puis Internet s'est répandu début 2000 dans notre petit village pour passer à l'ADSL vers 2005.

  • Internet m’évoque une grande partie de ma vie adolescente et post-adolescente. En l’an 2000, j'avais 14 ans. A cette époque fort reculée, les FAI tentaient de prendre leurs marques sur un marché naissant et des CD de connexion à Internet étaient distribués gratuitement un peu partout. Mes parents avaient fini par céder à la vague d’abonnement à Internet et souscrit à un forfait aussi restreint que commun en ce temps, offrant un temps de connexion de 5 heures par mois.

    Je me souviens très bien des conflits familiaux générés par Internet. Entre les bugs récurrents, les temps de chargement excessivement longs, le compte à rebours des 5 heures et le fait que mes frères entendaient profiter d’Internet, le forfait ne faisait pas long feu, au grand dam de mes parents. De plus, mes parents étaient très contrariés de ne pas pouvoir se servir du téléphone quand Internet était en marche...

    Parce qu'ils veillaient d'une main de fer à ma consommation et que je sentais à quel point 5 heures ne me suffiraient pas pour explorer cette étrange sphère recelant bien des mystères, je me sentais frustrée et sautais sur chaque occasion inestimable que m’offrait le CDI (Centre de documentation et d’information) de mon collège pour me connecter à Caramail et chatter.

    Les années passant, mes parents ont opté pour un forfait de 10 heures par mois, puis de 20 heures par mois. Pourtant, ma soif d’Internet était insatiable et mes habitudes s’étant tournées vers des sites communautaires chronophages et addictifs, je ne savais comment l’assouvir. J’ai fini par utiliser une partie de mon argent de poche pour me connecter dans des cybercafés.

    En 2005, j'avais 19 ans et des sites communautaires fabuleux s’offraient à moi. J’avais délaissé Caramail pour les sites plus en vogue comme Hotmail/MSN, Quoimagueule ou encore les communautés fermées Parano.be et Projet-Ivy à caractère Role Play. Fraîchement intégrée à la communauté ivyenne grâce à un parrainage, j’avais alors dédié une Ôde à Ivy (que j’ai d'ailleurs conservée) pour manifester ma gratitude et mon entière dévotion au Culte de l'Unique. N’était pas Ivyen qui voulait !

  • Comment CaraMail a changé ma vie sociale.

    Habituée des colonies de vacances, je gardais contact avec mes copains de façon épistolaire. Pas vraiment d’autres choix, car le 3310 n’était pas à la portée de ma bourse.

    C’était tout un rituel, mais le temps écoulé entre écrire et recevoir une réponse pouvait prendre des semaines. Trop frustrant. Quand un jour, mes parents sont revenus de courses, ont rangé le Minitel qui trônait dans le salon, et l’on remplacé par UN ORDINATEUR.
    Et dans cet ordi, il y avait..... CARAMAIL.

    La merveilleuse, l’unique (violons) messagerie instantanée des années 2000, espace ultime de liberté virtuelle.
    Création de pseudo un peu marrants, utilisation abusive des émoticônes, réponse instantanée de personnes qui se trouvaient à des centaines de kilomètres : c’était trop beau ! Entre messages coquins du soir et blagues à propos des prof ou de l’école, rumeurs sur les interros du lendemain, CaraMail a été le lieu d’expression privilégié de ma génération, une sorte de magie opérait dès que l’on s’y connectait.
    On pouvait se mettre à nu en parlant des heures et en même temps, conserver une part de mystère puisqu’il n’y avait pas encore le partage de photos en ligne. Je me souviens de l’excitation que je ressentais à l’idée de retrouver tous mes copains dès que je rentrais des cours, réunis en un seul et même endroit.

    C’était en 2003, j’avais 14 ans et j’allais devenir déléguée de classe, devinez grâce à qui.

  •  - Par Anonyme

    Une vieille interface, et c'est la machine à remonter le temps !

  •  - Par Anonyme

    Ah souvenir souvenir, le bip bip tut tut du 56k en rentrant de l'école pour se jeter sur Caramail. Qui se souvient des salons Burguer Quizz, Blonde ou 15-18 ans...

  •  - Par Anonyme  via rue89

    j'étais sur Caramail en 1996 !!!

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Caramail, ma première boîte mail. Ou même en 2000, l'adresse que je m'étais choisie (pouetpouet, très élégant) était déjà prise !

  • Cela devait être en 1996 ou 1997, j'allais chez ma meilleure amie qui elle avait un PC et une connexion 56k. Un jour elle m'a fait découvrir les chats Infonie, où l'on pouvait créer son avatar 3D et se balader dans un salon virtuel en pseudo 3D, pour rencontrer des gens dans la vraie vie de l'Internet (on n'était pas très loin de Second Life finalement...). Enfin c'est le souvenir que j'en ai.

    C'était génial ! On enchainait les fous-rires avec cette connexion qui était lente, les avatars se parlaient dans des positions incongrues, de dos, face aux murs, ou disparaissaient d'un coup devant nous ; puis ça se déconnectait, il fallait tout refaire et on ne retrouvait jamais les gens...
    Mais c'était tellement drôle cette découverte naïve des mondes virtuels !! D'ailleurs je n'y avais pas croisé de pédo-nazis ;)

    Je crois que l'on passait nos après-midis là-dessus, jusqu'à ce que l'on passe aux chats Caramail, nettement plus efficaces ! Quoi que...

  •  - Par Pulco31

    La 1ère fois que j'ai entendu parler d'Internet, j'étais en 6ème, c'était en 1997.
    Un mec à la pointe des nouvelles technologies (on disait pas encore "geek" à l'époque, on disait même pas "nouvelles technologies", je crois) me racontait qu'il pouvait communiquer en direct avec des personnes à l'autre bout de la terre. Ça me paraissait dingo, genre le futur, mais j'imaginais ça comme une espèce de fax, où on écrivait une phrase sur la machine, et un papier sortait à l'autre bout du monde avec notre phrase écrite dessus. Et le mec répondait comme ça. Un truc un poil long, mais oh, déjà me dire qu'on pouvait communiquer en direct avec un mec au Japon, ça me suffisait. Et surtout je me demandait bien comment ça pouvait être possible.

    Trois ans plus tard, je me créais un compte Caramail au CDI du collège, et je cherchais à communiquer avec des meufs en France. Je ne trouvais ça plus si dingo et je me foutais des mecs au Japon.

    La fin de l'émerveillement.

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