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  •  - Par Anonyme

    J'ai entendu parler d'Internet pour la première fois en 1991, alors que j'étais étudiant à l'ESSEC, un école de commerce. Nous partagions un appartement entre amis (une auberge espagnole) et un camarade se connectais chaque soir à un ordinateur VAX, une machine prenant la place d'une salle entière réfrigérée, avec des écrans déportés monochromes de couleur verte, des gros claviers, une imprimante à aiguille gigantesque et des disques durs gros comme des machines à laver. Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait chaque soir sur le VAX, il m'a répondu : << Je me connecte à l'ordinateur central, je lance la commande talk et je peux discuter avec un tas de filles, dans la monde entier, cela s'appelle Internet et c'est trop cool>>. Sur le moment, j'ai trouvé complètement ringard de dialoguer avec une fille derrière son clavier et j'ai pensé intérieurement : << C'est vraiment trop nul Internet >>. Avec le recul, je pense que mon ami avait raison.

  • Internet m’évoque une grande partie de ma vie adolescente et post-adolescente. En l’an 2000, j'avais 14 ans. A cette époque fort reculée, les FAI tentaient de prendre leurs marques sur un marché naissant et des CD de connexion à Internet étaient distribués gratuitement un peu partout. Mes parents avaient fini par céder à la vague d’abonnement à Internet et souscrit à un forfait aussi restreint que commun en ce temps, offrant un temps de connexion de 5 heures par mois.

    Je me souviens très bien des conflits familiaux générés par Internet. Entre les bugs récurrents, les temps de chargement excessivement longs, le compte à rebours des 5 heures et le fait que mes frères entendaient profiter d’Internet, le forfait ne faisait pas long feu, au grand dam de mes parents. De plus, mes parents étaient très contrariés de ne pas pouvoir se servir du téléphone quand Internet était en marche...

    Parce qu'ils veillaient d'une main de fer à ma consommation et que je sentais à quel point 5 heures ne me suffiraient pas pour explorer cette étrange sphère recelant bien des mystères, je me sentais frustrée et sautais sur chaque occasion inestimable que m’offrait le CDI (Centre de documentation et d’information) de mon collège pour me connecter à Caramail et chatter.

    Les années passant, mes parents ont opté pour un forfait de 10 heures par mois, puis de 20 heures par mois. Pourtant, ma soif d’Internet était insatiable et mes habitudes s’étant tournées vers des sites communautaires chronophages et addictifs, je ne savais comment l’assouvir. J’ai fini par utiliser une partie de mon argent de poche pour me connecter dans des cybercafés.

    En 2005, j'avais 19 ans et des sites communautaires fabuleux s’offraient à moi. J’avais délaissé Caramail pour les sites plus en vogue comme Hotmail/MSN, Quoimagueule ou encore les communautés fermées Parano.be et Projet-Ivy à caractère Role Play. Fraîchement intégrée à la communauté ivyenne grâce à un parrainage, j’avais alors dédié une Ôde à Ivy (que j’ai d'ailleurs conservée) pour manifester ma gratitude et mon entière dévotion au Culte de l'Unique. N’était pas Ivyen qui voulait !

  • Comment CaraMail a changé ma vie sociale.

    Habituée des colonies de vacances, je gardais contact avec mes copains de façon épistolaire. Pas vraiment d’autres choix, car le 3310 n’était pas à la portée de ma bourse.

    C’était tout un rituel, mais le temps écoulé entre écrire et recevoir une réponse pouvait prendre des semaines. Trop frustrant. Quand un jour, mes parents sont revenus de courses, ont rangé le Minitel qui trônait dans le salon, et l’on remplacé par UN ORDINATEUR.
    Et dans cet ordi, il y avait..... CARAMAIL.

    La merveilleuse, l’unique (violons) messagerie instantanée des années 2000, espace ultime de liberté virtuelle.
    Création de pseudo un peu marrants, utilisation abusive des émoticônes, réponse instantanée de personnes qui se trouvaient à des centaines de kilomètres : c’était trop beau ! Entre messages coquins du soir et blagues à propos des prof ou de l’école, rumeurs sur les interros du lendemain, CaraMail a été le lieu d’expression privilégié de ma génération, une sorte de magie opérait dès que l’on s’y connectait.
    On pouvait se mettre à nu en parlant des heures et en même temps, conserver une part de mystère puisqu’il n’y avait pas encore le partage de photos en ligne. Je me souviens de l’excitation que je ressentais à l’idée de retrouver tous mes copains dès que je rentrais des cours, réunis en un seul et même endroit.

    C’était en 2003, j’avais 14 ans et j’allais devenir déléguée de classe, devinez grâce à qui.

  •  - Par Cyroul

    Mes premiers Wow d'Internet en 1995 :
    - La récupération d'une liste de numéros de cartes bancaires sur un BBS hébergé par une université Suédoise. Se prendre pour un hacker, ça n'a pas de prix.
    - Un chat improbable avec une fille que j'avais jamais vu. Premier flirt digital. Premier rateau digital. En 95 c'était pas si courant, mais ça vaccine.
    - Publier un site sur les ovnis et se faire citer dans la presse spécialisée. La période X-files avait laissé des traces.
    - Acheter un .com et sortir enfin son webzine (les-ours.com) de l’hébergement planqué qu'il avait sur les serveurs de l'Université de St Denis. Merci encore Paris 8 !

    Il y eu encore plein de ces wow en 1995, puis ils ont été remplacé par les wow de 1996 : l'accélération prodigieuse des modems personnels, la médiatisation progressive de l'internet, la soirée spéciale Internet sur MCM, etc. Mais ce sont d'autres histoires que papy Cyroul vous racontera un autre jour.

  • MSN 1999-2013 : via TUXBOARD

  • Autres temps, autres lieux, autres moeurs… Et si on rembobinait 20 ans plus tôt ?

    Alors que le premier réflexe du Politique français de la fin des 90's était de se réfugier dans la défiance en voyant des pédonazis tout partout sur les Internets, 20 ans plus tôt, le gouverneur de Californie de l'époque, futur 40eme président des Etats-Unis, y voyait au contraire un formidable outil de communication, de diffusion du savoir, de contrepouvoir.

    Un outil au service de la compétitivité et dont il pensait que cela allait révolutionner de nombreux domaines et notamment la Culture la façon d'accéder à la culture et au divertissement.

  •  - Par Anonyme

    On a eu internet à la maison aux environs de 2001, j'avais 16 ans et des brouettes. Je passais ma vie sur AIM et Odigo à chater avec des gens du bout du monde et ça me fascinait. Je téléchargeais des chansons sur Kazaa (et des virus aussi...). J'envoyais des mails à tour de bras pour dire rien du tout. Et avec les potes, on allait se faire peur sur Rotten.com avec des photos du cadavre de Kurt Cobain et autres images crades comme seul internet, déjà à l'époque, savait les dénicher.

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