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  •  - Par Anonyme

    Changement de trottoir

    « Académie royale des inscriptions et médailles »
    Un soir de printemps.

    Monsieur de la Réttière prend ses quartiers dans son nouvel appartement au dessus de l'académie; il déambule d'une pièce à l'autre, les fenêtres sont grandes ouvertes à cause de la chaleur.

    - Il entre dans la chambre rouge, un lit soutenu par de massives colonnes d'acajou, tendu de rideaux en Damas rouge sombre, se dresse au centre comme un tabernacle, le tapis est rouge également et sur une petite table au pied du lit, il y a une nappe pourpre.
    il passe ensuite au petit salon ou se trouve une grande baquette cannée qui sert pour la réception des visiteurs. Vient ensuite le grand bureau de travail richement meublé de mobilier ancien. Sur le mur de droite on peut admirer une Grande bibliothèque époque Napoléon III en bois laqué noir; près de la fenêtre un grand Fauteuil médaillon d'époque Louis XVI en bois peint , tapisserie à décor florale estampille sur la barre de renfort de Sébastien Carpantier invite à la rêverie. Au milieu de la pièce trône un élégant bureau plat d'époque Directoire en acajou décoré de très beaux bronzes dorés de qualité, représentant des taureaux.

    On frappe
    - Entrez !
    ( Monsieur de la Réttière marche la tête baissée en lisant consciensieusement un beau livre finement relié; il s'interomp et demande)
    -Vous êtes qui vous...?
    -Serviteur Monsieur, mon nom est Efistengelain, je suis votre secrétaire, je puis vous apporter du papier s'il venait à manquer, je taille les crayons, nettoie les gommes, et je m'occupe également du bon fonctionnement de l'ordinateur.
    - Ah...! cela est fort utile.
    - Je peux également vous servir en ma qualité de maître d'hôtel, n'hésitez pas à faire appel à moi si vous voulez vous restaurez, il vous suffit pour cela d'activer cette sonnerie.
    - En général je dîne au restaurant mais c'est entendu si j'ai besoin...vous pouvez disposer; avant de partir apportez-moi mes dictionnaires.
    -Oh ! excusez-moi, Monsieur de la Réttière... j'oubliais.
    -Quoi donc, encore mon ami ?
    - Vous rencontrerez peut-être dans les parages une petite personne assez...assez typique c'est un enfant de Ceylan au teint très basané avec de grosses boucles noires qui lui couvre presque tout le visage; c'est Monsieur Marchecourt l'administrateur, qui l'a ramené avec lui de son dernier voyage aux Indes, le pauvre petit était à moitié mourant dans une mission chrétienne de Jaffna; il se plait très bien maintenant ici à l'académie et à bon coeur; si vous le voyez, ne lui parlez surtout pas cela le ferait fuir; il ne comprend rien à notre langue; montrez lui seulement ceci.
    (Efistengelain lui montre une série de croquis joliment dessinés qui se trouvaient sur le bureau) Il dit:
    -Par exemple si vous lui tendez ce dessin, eh bien... il vous lavera les pieds; cet autre lui fera comprendre qu'il faut aller tout de suite vous chercher des cigarettes et celui-ci, que vous voudriez bien qu'il tînt votre livre un moment pour vous reposer les bras - surprenant n'est ce pas ?
    - En effet.
    (Monsieur de la Réttière se penche par la fenêtre et demande une nouvelle fois)
    - Qui est cet homme en bas à la porte ?
    -C'est le portier Monsieur, il est également à votre service , et il est d'une grande utilité lorsque vous recevez des visiteurs.
    -Effectivement, je m'en souviendrai.
    - Il y a aussi Lasraba, la femme de chambre, qui viendra le soir pour le coucher; c'est elle qui vous mettra au courant pour ce qui est de la femme de ménage qui vient chaque matin.
    -Je ne savais pas que l'académie était si bien faite.
    -Voilà vos dictionnaires Monsieur, je vous souhaite le bonsoir.

  •  - Par Anonyme

    Changement de trottoir

    « Académie royale des inscriptions et médailles »
    Un soir de printemps.

    Monsieur de la Réttière prend ses quartiers dans son nouvel appartement au dessus de l'académie; il déambule d'une pièce à l'autre, les fenêtres sont grandes ouvertes à cause de la chaleur.

    - Il entre dans la chambre rouge, un lit soutenu par de massives colonnes d'acajou, tendu de rideaux en Damas rouge sombre, se dresse au centre comme un tabernacle, le tapis est rouge également et sur une petite table au pied du lit, il y a une nappe pourpre.
    il passe ensuite au petit salon ou se trouve une grande baquette cannée qui sert pour la réception des visiteurs. Vient ensuite le grand bureau de travail richement meublé de mobilier ancien. Sur le mur de droite on peut admirer une Grande bibliothèque époque Napoléon III en bois laqué noir; près de la fenêtre un grand Fauteuil médaillon d'époque Louis XVI en bois peint , tapisserie à décor florale estampille sur la barre de renfort de Sébastien Carpantier invite à la rêverie. Au milieu de la pièce trône un élégant bureau plat d'époque Directoire en acajou décoré de très beaux bronzes dorés de qualité, représentant des taureaux.

    On frappe
    - Entrez !
    ( Monsieur de la Réttière marche la tête baissée en lisant consciensieusement un beau livre finement relié; il s'interomp et demande)
    -Vous êtes qui vous...?
    -Serviteur Monsieur, mon nom est Efistengelain, je suis votre secrétaire, je puis vous apporter du papier s'il venait à manquer, je taille les crayons, nettoie les gommes, et je m'occupe également du bon fonctionnement de l'ordinateur.
    - Ah...! cela est fort utile.
    - Je peux également vous servir en ma qualité de maître d'hôtel, n'hésitez pas à faire appel à moi si vous voulez vous restaurez, il vous suffit pour cela d'activer cette sonnerie.
    - En général je dîne au restaurant mais c'est entendu si j'ai besoin...vous pouvez disposer; avant de partir apportez-moi mes dictionnaires.
    -Oh ! excusez-moi, Monsieur de la Réttière... j'oubliais.
    -Quoi donc, encore mon ami ?
    - Vous rencontrerez peut-être dans les parages une petite personne assez...assez typique c'est un enfant de Ceylan au teint très basané avec de grosses boucles noires qui lui couvre presque tout le visage; c'est Monsieur Marchecourt l'administrateur, qui l'a ramené avec lui de son dernier voyage aux Indes, le pauvre petit était à moitié mourant dans une mission chrétienne de Jaffna; il se plait très bien maintenant ici à l'académie et à bon coeur; si vous le voyez, ne lui parlez surtout pas cela le ferait fuir; il ne comprend rien à notre langue; montrez lui seulement ceci.
    (Efistengelain lui montre une série de croquis joliment dessinés qui se trouvaient sur le bureau) Il dit:
    -Par exemple si vous lui tendez ce dessin, eh bien... il vous lavera les pieds; cet autre lui fera comprendre qu'il faut aller tout de suite vous chercher des cigarettes et celui-ci, que vous voudriez bien qu'il tînt votre livre un moment pour vous reposer les bras - surprenant n'est ce pas ?
    - En effet.
    (Monsieur de la Réttière se penche par la fenêtre et demande une nouvelle fois)
    - Qui est cet homme en bas à la porte ?
    -C'est le portier Monsieur, il est également à votre service , et il est d'une grande utilité lorsque vous recevez des visiteurs.
    -Effectivement, je m'en souviendrai.
    - Il y a aussi Lasraba, la femme de chambre, qui viendra le soir pour le coucher; c'est elle qui vous mettra au courant pour ce qui est de la femme de ménage qui vient chaque matin.
    -Je ne savais pas que l'académie était si bien faite.
    -Voilà vos dictionnaires Monsieur, je vous souhaite le bonsoir.

  •  - Par Anonyme

    1986 : je reçois et installe les premières moutures "stables" (on était peu exigeants à l'époque) de The Nos, le tout premier tcp/ip gratuit et "open source" comme on dit maintenant. Nous sommes moins de 15 dans toute la France à nous échanger des datagrammes par radio. Les protocoles d'alors étaient un peu limités : ftp, Telnet, finger, tty-link, une fenêtre d'eavesdroping.... nous étions les rois du monde.
    Ah, un petit détail : outre l'émetteur-récepteur, il fallait posséder (entendons par "il fallait monter soi-même) un pad AX25 avec son processeur Z80. Nous échangions des emails et des fichiers à la vitesse affolante de 1200 bauds en tcp/ip over X25, ce qui, avec les accidents et le bruit protocolaire, nous faisait émettre à l'incroyable vitesse de 70 cps (caractères par seconde).
    Les archives sont toujours disponibles sur le site de l'auteur, Phil Karn, père du tcp/ip en question.

    Chaque utilisateur d'IP -on ne disait pas Internaute- possédait son propre numéro IP fixe, et offrait à la communauté ses propres services serveur et de routage. C'était le minimum requis pour que le réseau puisse fonctionner

    Depuis, on tente de m'expliquer qu'Internet a été inventé e France avec l'arrivée d'Oléane. C'est effectivement "un peu" vrai.

  •  - Par Anonyme

    La première fois que j'ai connu internet c'est par le biais su minitel à l'association "objective emploi" association mandatée par l'état pour effectuer une recherche d'emploi en 1995.
    Cela prenait du temps pour consulter les offres mais rapidement dès l'arrivée du internet 'était le jour et la nuit!

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