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  •  - Par Anonyme

    J'allais de temps en temps avec mon père à son travail pour aller "sur Internet". J'étais en sixième ou cinquième. Je me rappelle de meteofrance.fr, avec la possibilité de télécharger un gros .gif correspondant à la dernière observation satellite, qui mettait plusieurs minutes à se charger, dans Netscape avec son phare qui tournait.

    Un soir, il dit qu'on va s'y abonner, CDROM Infonie en main. Je suis malgré tout le plus sceptique, me demandant ce qu'on va bien pouvoir faire de ces 50h. Le verdict est tombé moins de 30 jours plus tard, j'ai consommé tout le forfait !

    Et ça a été le tout début de ma "formation informatique". J'ai passé des heures à bidouiller sur le réseau des réseaux, ouvrir des sockets TCP, jouer avec SMTP... Bref, j'ai commencé à tout apprendre de l'informatique, à base des fameux HOWTO qui permettaient une diffusion large de la connaissance.

    Internet est en train de devenir, au même titre que l'a été l'imprimerie, une révolution de l'humanité.

  •  - Par Anonyme

    En 1996, après mon service militaire qui était encore obligatoire, achat de mon premier PC. Un 166MHz avec un modem 33.6 Olitec et un abonnement d'un an chez Magic Online.
    Installation d'une prise téléphonique dans ma chambre et c'était parti pour de nombreuses nuits blanches sur la baguette et autres salons IRC...
    A l'époque la connexion se faisait via un numéro local, et la note France Télécom a vite explosé !
    Qu'importe, en quelques mois, cette fenêtre sur le monde m'était devenue indispensable mais elle m'a aussi permis de devenir un bidouilleur, à l'époque de Windows 95 il fallait souvent mettre les mains dans le cambouis.
    Deux ans plus tard, après un entretien pour un poste de technicien hotline, départ pour l'Irlande et début de mon aventure professionnelle avec AOL...
    Là-bas j'ai rencontré mon épouse à qui j'ai fait la cour pendant des mois par messagerie instantanée et e-mails.
    Internet, je lui dois ma vie d'aujourd'hui, mes amours et mon travail !

  •  - Par Anonyme

    US Robotics Sportster 14400. C’était mon premier modem, le truc qui couinait en se connectant sur la ligne de téléphone. 1995. Merci à Stéphane Bortzmeyer, administrateur système du CNAM à l’époque, qui me fila, sur un coin de table, ma première adresse internet, @cnam.fr. Ça fait ancien combattant. Ben oui. Mon histoire de l’internet — avec un article, et en bas de casse, SVP! — commence comme ça. Mon métier, journaliste.

    C’est dire que j’ai passé pas mal de temps, et j’en passe encore aujourd’hui, à me battre contre les courants médiatiques qui diabolisent, ou encensent, le « réseau des réseaux », comme on disait à l’époque. Je me reconnais donc assez dans le portrait de cette « contre-histoire ». J’ai croisé la plupart des intervenants. Même si je n’approuve pas l’artifice du titre, qui laisse à penser que, désormais, c’est cette vision-là qui ferait figure d’étalon historique, d’année zéro de « ce qu’il faut savoir de l’internet ». Pourtant j’ai retrouvé dans ces portraits croisés pas mal de naïveté, des non-dits pudiques, et somme toute une sorte de sacralisation un peu gênante.

    En 1995, j’avais déjà sous le coude des tas d’infos que les médias tradis ne publiaient pas sur ce « phénomène cyber » des « autoroutes de l’information » (autre pensum ultra-utilisé à l’époque). C’était donc pour moi à la fois un « filon » journalistique qu’un exutoire. Au moment où David Dufresne lançait La Rafale <http://www.davduf.net/La-Rafale-1995-Novembre-2005-Dix> et un peu avant Arno* et son uZine <http://www.uzine.net/> (ancêtre de Rezo.net), de mon côté je recyclais mes infos dans un canard intemporel, le Bulletin lambda, qui débuta aux alentours du mois d’octobre 1995 (archives exhumées ici : http://lambda.toile-libre.org/bulletin). Ça dura environ 10 ans, je sortais chaque bulletin quand j’avais le temps, en deux langues (dans un anglais plus qu’approximatif!), avec entre cinq et une douzaine de numéros par an. Ça tournait déjà autour des questions de libertés publiques. Je balançais mes infos dans les newsgroups et par e-mail à quelques aficionados. Le web, c’était l’antique — le premier navigateur, Mosaic, ancêtre de Netscape puis de Mozilla, était encore un prototype. A l’époque il n’y avait pas d’hébergeurs indépendants (avant Mygale et Multimania). C’est une petite association de bidouilleurs du logiciel libre, Freenix, qui m’a offert mon premier asile sur son serveur (merci les gars).

    Bref, très vite il y eu les premières affaires scabreuses qui firent la Une de la presse, de l'AFP à France Soir ou Envoyé Spécial, le tryptique « pirate-pédo-nazi », les plaintes en justice contre les « sites pédophiles », affaires Alter-C ou Francenet, le Decency Act aux USA, l’amendement Fillon qui cherchait déjà à faire de la censure privée, Napster (premier logiciel de P2P), les premières restrictions à l’usage libre de la cryptographie — bref, tout ce dont il est question dans le docu d’Arte...

    Le goût amer qui me reste au fond de la gorge, c’est que j’ai le sentiment qu’on continue à gesticuler, qu’on répète en boucle des évidences aux accents libertaires, et qu’il semble y avoir encore un non-dit faramineux qui subsiste, à savoir que la marchandisation du monde, l’exploitation de l’autre, n’ont cessé de se servir de l’internet pour gagner en puissance, sans bien sûr que l’internet, en tant que machin, gros tuyau, n’en soit intrinsèquement responsable — mais qui en devient immanquablement une des armes les plus fatales.

    La neutralité du Net, oui, c’est important et primordial, mais un internet /neutre/a plus de chances de se faire bouffer et phagocyter par les classes économiques dominantes que par de joyeux groupuscules aux idées altruistes. Une petite vidéo diffusée en boucle en marge du docu se fout de la gueule de George « W » qui a parlé « des internets », avec un « S ». Bien sûr que ce gros blaireau n’a rien compris. Pas la peine de prendre ce révélateur pour savoir que ce type est une catastrophe. Mais son lapsus est révélateur: il y a plusieurs « internets ». La neutralité, c’est presque terminé. Les données ne circulent pas avec la même « priorité ». Et ça va s’empirer. Tu payes, tu passes en premier. T’es actionnaire, tu choisis. T’es utilisateur, tu subis. C’est une caricature, oui bien sûr. Mais 95% de la population en sera victime. Quelques uns y échappent, tant mieux pour eux — comme la plupart des intervenants de ce documentaire. Facebook a aidé les « révolutions arabes »? Quelles « révolutions »? Qui dirige la Tunisie, l’Egypte? Et l’après Bachar aura-t-il un visage différent? Exxon ou Total? Danone ou Kraft Food?

    On nous matraque avec la crainte, le « spectre » de Big Brother depuis les débuts de l’internet (et j’y ai participé à ce matraquage, salvateur sous certains aspects, c’est ce qui m’a poussé à m’investir dans les Big Brother Awards). Mais on accepte. On acquiesse. Tout est fait pour nous culpabiliser de refuser cet auto-contrôle permanent. Le patron du Parti pirate suédois en a conscience, plus que beaucoup d’entre nous. Mais il exhibe son smartphone genre « ben j’ai pas le choix ». Combien de personnes peuvent réellement échapper à leur propre déchéance en utilisant ces outils mortifères (j’ai pas dit /meurtriers/)? Quelle est cette nouvelle élite qui sait se protéger des intrusions malveillantes avec Tor, GPG, ou d’autres parefeux techniques, mais qui ont lentement, insidieusement, accepté à ne plus remettre en question la surveillance globale dont seront victimes des centaines de millions de gogos connectés?

    --

    Jet Lambda, Reflets.info

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Anonyme

    1999, le prof de techno demande à notre classe de 3ièmeB combien de personnes ont Internet chez à la maison. Seulement une, son père travaillait à France Télécom. Son Internet était en 56K, mieux que le 28 à priori que je n'ai jamais connu. J'ai même tenté de contacter, après perte de vue, cette personne en créant une adresse feu-Caramail :), sans succès ! Les réseaux sociaux étaient différents.
    Puis Internet s'est répandu début 2000 dans notre petit village pour passer à l'ADSL vers 2005.

  •  - Par Anonyme

    1999, le prof de techno demande à notre classe de 3ièmeB combien de personnes ont Internet chez à la maison. Seulement une, son père travaillait à France Télécom. Son Internet était en 56K, mieux que le 28 à priori que je n'ai jamais connu. J'ai même tenté de contacter, après perte de vue, cette personne en créant une adresse feu-Caramail :), sans succès ! Les réseaux sociaux étaient différents.
    Puis Internet s'est répandu début 2000 dans notre petit village pour passer à l'ADSL vers 2005.

  • Mon premier souvenir, un peu avant l'internet c'est le cube marron du minitel, l'affichage à gros pixel ligne après ligne. Mon frère y avait consulté ses résultats du bac, ça devait être en 96. J'avais 8 ans. Je passais à cette époque mes après midi à jouer à la Super Nes avec mon voisin de quartier et j'étais trop jeune pour m’intéresser au début du réseau dans les années qui ont suivi.
    C'est en 2001 ou 2002 que nous avons reçu la première ligne "illimitée", l'ADSL et c'est à ce moment que j'ai commencé à utiliser internet tout les jours. Je tchattais le soir avec mes camarades de classe sur caramail ou wanadoo et j'empruntais des pseudo ridicules mais assez commun à l'époque comme bogossdu68. Plus tard c'était art.de.la.joie puis Philou. L'écran (et l'anonymat) nous protégeait du ridicule. On parlait de tout et de rien, pendant des heures. Les amitiés qui se nouaient n'était pas les mêmes que dans la cour de récré et on préférait parfois rester secret.
    Je téléchargeais aussi, surtout des jeux au début. Je me souviens de l'interface de napster mais c'est à vers 16 ans , au lycée, que je laissais tourner la mule toute la nuit pour remplir mon premier iPod de trouvailles.
    Un soir avec un ami d'enfance nous avions lu que les jeux dreamcast pouvaient se télécharger et se graver et nous avions décidé d'essayer. C'est sans doute la un de mes meilleurs souvenirs liés à l'internet, cette nuit blanche à essayer de graver des dizaines de CD selon différentes techniques glanées sur des forums en anglais dont nous ne comprenions qu'un mot sur deux et l'attente frustrée à chaque fois que nous insérions le CD dans la console pour savoir si le jeux se lancerait.
    C'est ce goût de l'expérimentation, des dix ratés pour un succès que j'aime le plus dans l'internet. Dans les années qui ont suivi je formatais le pc tout les 6 mois parce que j'avais fini par faire une bêtise, parce que j'aimais repartir de zéro et prendre un autre chemin.
    Aujourd'hui j'utilise des distributions Linux et ce plaisir ne m'a jamais lassé. Je code à un niveau basique pour mon épanouissement.
    L'informatique et la bidouille (le hack?) sont à mon enfance ce que la mécanique était à celle de mon grand-père.

  • Mon premier souvenir, un peu avant l'internet c'est le cube marron du minitel, l'affichage à gros pixel ligne après ligne. Mon frère y avait consulté ses résultats du bac, ça devait être en 96. J'avais 8 ans. Je passais à cette époque mes après midi à jouer à la Super Nes avec mon voisin de quartier et j'étais trop jeune pour m’intéresser au début du réseau dans les années qui ont suivi.
    C'est en 2001 ou 2002 que nous avons reçu la première ligne "illimitée", l'ADSL et c'est à ce moment que j'ai commencé à utiliser internet tout les jours. Je tchattais le soir avec mes camarades de classe sur caramail ou wanadoo et j'empruntais des pseudo ridicules mais assez commun à l'époque comme bogossdu68. Plus tard c'était art.de.la.joie puis Philou. L'écran (et l'anonymat) nous protégeait du ridicule. On parlait de tout et de rien, pendant des heures. Les amitiés qui se nouaient n'était pas les mêmes que dans la cour de récré et on préférait parfois rester secret.
    Je téléchargeais aussi, surtout des jeux au début. Je me souviens de l'interface de napster mais c'est à vers 16 ans , au lycée, que je laissais tourner la mule toute la nuit pour remplir mon premier iPod de trouvailles.
    Un soir avec un ami d'enfance nous avions lu que les jeux dreamcast pouvaient se télécharger et se graver et nous avions décidé d'essayer. C'est sans doute la un de mes meilleurs souvenirs liés à l'internet, cette nuit blanche à essayer de graver des dizaines de CD selon différentes techniques glanées sur des forums en anglais dont nous ne comprenions qu'un mot sur deux et l'attente frustrée à chaque fois que nous insérions le CD dans la console pour savoir si le jeux se lancerait.
    C'est ce goût de l'expérimentation, des dix ratés pour un succès que j'aime le plus dans l'internet. Dans les années qui ont suivi je formatais le pc tout les 6 mois parce que j'avais fini par faire une bêtise, parce que j'aimais repartir de zéro et prendre un autre chemin.
    Aujourd'hui j'utilise des distributions Linux et ce plaisir ne m'a jamais lassé. Je code à un niveau basique pour mon épanouissement.
    L'informatique et la bidouille (le hack?) sont à mon enfance ce que la mécanique était à celle de mon grand-père.

  • Mon premier souvenir, un peu avant l'internet c'est le cube marron du minitel, l'affichage à gros pixel ligne après ligne. Mon frère y avait consulté ses résultats du bac, ça devait être en 96. J'avais 8 ans. Je passais à cette époque mes après midi à jouer à la Super Nes avec mon voisin de quartier et j'étais trop jeune pour m’intéresser au début du réseau dans les années qui ont suivi.
    C'est en 2001 ou 2002 que nous avons reçu la première ligne "illimitée", l'ADSL et c'est à ce moment que j'ai commencé à utiliser internet tout les jours. Je tchattais le soir avec mes camarades de classe sur caramail ou wanadoo et j'empruntais des pseudo ridicules mais assez commun à l'époque comme bogossdu68. Plus tard c'était art.de.la.joie puis Philou. L'écran (et l'anonymat) nous protégeait du ridicule. On parlait de tout et de rien, pendant des heures. Les amitiés qui se nouaient n'était pas les mêmes que dans la cour de récré et on préférait parfois rester secret.
    Je téléchargeais aussi, surtout des jeux au début. Je me souviens de l'interface de napster mais c'est à vers 16 ans , au lycée, que je laissais tourner la mule toute la nuit pour remplir mon premier iPod de trouvailles.
    Un soir avec un ami d'enfance nous avions lu que les jeux dreamcast pouvaient se télécharger et se graver et nous avions décidé d'essayer. C'est sans doute la un de mes meilleurs souvenirs liés à l'internet, cette nuit blanche à essayer de graver des dizaines de CD selon différentes techniques glanées sur des forums en anglais dont nous ne comprenions qu'un mot sur deux et l'attente frustrée à chaque fois que nous insérions le CD dans la console pour savoir si le jeux se lancerait.
    C'est ce goût de l'expérimentation, des dix ratés pour un succès que j'aime le plus dans l'internet. Dans les années qui ont suivi je formatais le pc tout les 6 mois parce que j'avais fini par faire une bêtise, parce que j'aimais repartir de zéro et prendre un autre chemin.
    Aujourd'hui j'utilise des distributions Linux et ce plaisir ne m'a jamais lassé. Je code à un niveau basique pour mon épanouissement.
    L'informatique et la bidouille (le hack?) sont à mon enfance ce que la mécanique était à celle de mon grand-père.

  • Mon premier souvenir, un peu avant l'internet c'est le cube marron du minitel, l'affichage à gros pixel ligne après ligne. Mon frère y avait consulté ses résultats du bac, ça devait être en 96. J'avais 8 ans. Je passais à cette époque mes après midi à jouer à la Super Nes avec mon voisin de quartier et j'étais trop jeune pour m’intéresser au début du réseau dans les années qui ont suivi.
    C'est en 2001 ou 2002 que nous avons reçu la première ligne "illimitée", l'ADSL et c'est à ce moment que j'ai commencé à utiliser internet tout les jours. Je tchattais le soir avec mes camarades de classe sur caramail ou wanadoo et j'empruntais des pseudo ridicules mais assez commun à l'époque comme bogossdu68. Plus tard c'était art.de.la.joie puis Philou. L'écran (et l'anonymat) nous protégeait du ridicule. On parlait de tout et de rien, pendant des heures. Les amitiés qui se nouaient n'était pas les mêmes que dans la cour de récré et on préférait parfois rester secret.
    Je téléchargeais aussi, surtout des jeux au début. Je me souviens de l'interface de napster mais c'est à vers 16 ans , au lycée, que je laissais tourner la mule toute la nuit pour remplir mon premier iPod de trouvailles.
    Un soir avec un ami d'enfance nous avions lu que les jeux dreamcast pouvaient se télécharger et se graver et nous avions décidé d'essayer. C'est sans doute la un de mes meilleurs souvenirs liés à l'internet, cette nuit blanche à essayer de graver des dizaines de CD selon différentes techniques glanées sur des forums en anglais dont nous ne comprenions qu'un mot sur deux et l'attente frustrée à chaque fois que nous insérions le CD dans la console pour savoir si le jeux se lancerait.
    C'est ce goût de l'expérimentation, des dix ratés pour un succès que j'aime le plus dans l'internet. Dans les années qui ont suivi je formatais le pc tout les 6 mois parce que j'avais fini par faire une bêtise, parce que j'aimais repartir de zéro et prendre un autre chemin.
    Aujourd'hui j'utilise des distributions Linux et ce plaisir ne m'a jamais lassé. Je code à un niveau basique pour mon épanouissement.
    L'informatique et la bidouille (le hack?) sont à mon enfance ce que la mécanique était à celle de mon grand-père.

  •  - Par Anonyme

    Bonjour,
    je m'appelle Yannick, j'ai 27 ans de Asnières sur seine 92600.
    je suis d'origine centrafricaine et je suis arrivé en France à l'age de 12 ans pour avoir un meilleure avenir "selon mes parents". j'ai été élevé par ma grande sœur.
    Donc j'ai vécu en France depuis l'age de 12 ans sans mes parents et cela était un vrais déchirement car avant internet, pour communiquer avec mes parents, je dois acheter une carte téléphonique qui coutait une fortune pour une durée de communication qui ne dépassait pas minutes.
    pour leur envoyer un courrier (souvent une lettre), je devais me rendre à l'aéroport de paris CDG le jour des vols à destination de la république centrafricaine et demander à une personne qui allait prendre l'avion de bien vouloir prendre mon courrier et pour le donner à mes parents. si on ne connait pas la réponse qui est sur le départ, souvent la réponse est "NON" ce qui est compréhensible.
    ce qui fait qu'il était difficile d'échanger avec la famille resté au pays.

    puis arrive internet :) :)
    quand internet est arrivé, les choses ce sont un peut améliorés car je pouvais envoyer de l'argent à mes parents par virement et avoir de leurs nouvelles au début par mail, puis sur facebook via mes frères qui sont resté au pays. oui vous l’auriez compris, pour avoir des nouvelles de mes parents, je dois passer par mes frères qui savent utiliser internet car mes parents ne savent pas encore utiliser un ordinateur.
    donc pour communiquer avec ma mère, je dois l'appeler de mon portable (abonnement free) ce qui m'engendre des hors forfait de dingue. donc je suis toujours dans la même galère à l'ère de l'internet.

    Tout comme l'économie, il existe des inégalités selon les régions du monde. l'internet à changer la manière dont les personnes peuvent échanger, communiquer dans les pays développés mais c'est une autre histoire dans les pays en vois de développement.

  •  - Par Anonyme

    Premiers émois provoqués par deux ordinateurs capables de converser ensemble via une transmission "sans fil". C'était fin 1981, début 1982... on commençait à parler de TCP/IP, mais les premiers essais reposaient sur uucp (unix to unix communication protocol). La base matérielle était costituée d'un modem 300 bauds, d'un émetteur-récepteur sur 144,500 MHz, et d'un ordinateur sous Xenix System V (2.3.2 si j'ai bonne mémoire)
    Aaaaah, le bonheur de consulter les emails du copain situé à 40 km de chez soi....

  •  - Par Anonyme

    Avant,
    on devait noter les horaires de début et de fin de connexion pour ne pas dépasser le forfait "2 heures d'internet par mois". On devait patienter avant d'être bien connecté, en écoutant ce fameux bruit (comme quand on appelle sur un fax !). On ne savait pas trop pourquoi on "surfait", alors on cherchait des choses à chercher, par contre on cherchait toujours les adresses dans le minitel. On se créait une adresse e-mail, mais on ne savait pas encore trop à quoi elle allait nous servir, ni à qui donner cette adresse. On s'envoyait encore des lettres en choisissant un joli timbre à la Poste. On écrivait des phrases entières dans les moteurs de recherche et on cherchait longtemps l'arobase sur le clavier, on ne comprenait pas qu'il ne fallait pas écrire "dot" mais un point, et pas "troisdoublevé" mais "www"...

    Aujourd'hui,
    on a internet illimité sans fil, c'est absolument rapide et silencieux. On a trois adresses e-mails : une pour la famille et les amis, une pour le travail et une qui ne sert plus à rien. On n'imprime presque plus parce que c'est écolo, même si ça fait mal aux yeux de lire sur l'écran, et qu'on a toujours peur que notre disque dur nous lâche avec tous nos précieux fichiers. On écrit de moins en moins de lettres manuscrites, et quand on doit en poster une, on imprime directement le timbre chez soi : la magie d'internet.

  •  - Par Anonyme

    Fin des années 70 ou début des années 80 (activité : mère au foyer, femme d'agriculteur), la lecture d'un PUF sur le Liban m'a donné envie d'en connaître un peu plus sur les druzes. J'habitais en pleine campagne à des kilomètres de tout. Lors de déplacements à la "grande ville", je n'ai rien trouvé comme documentation ni en bibliothèque ni chez les libraires. J'ai tenté des courriers à l'auteur via l'éditeur, mais jamais aucun n'a répondu...
    Tout est si facile maintenant!

  •  - Par ernesto57

    En matière de l’utilisation des moyens informatiques, je me considère très privilège par rapport à la grande majorité de ma génération. Je m’explique. En 1978 nous jouons aux échecs avec l’ordinateur de la fac des sciences! Nous avons même expérimente avec des traductions machine, le résultat était très marrant puisque tout à fait loufoque! Au milieu des années 1980, je me rappelle communiquer avec des entreprises françaises pour mon travail, et je leur demandais s’ils avaient un fax. Un fax??? Apres leur avoir expliqué le fonctionnement, on me répondait que c’était un gadget utile!! Au début des années 1990, j’avais un modem dans le bureau avec une vitesse incroyable pour l’époque de 2440 baud soit l’équivalant de quelques 2500 bit per seconde!! L’internet n’était pas encore là, mais il y avait des bulletin boards où l’on pouvait charger et décharger des fichiers électroniques. Par exemple, un utilisateur pouvait s’inscrire avec le bulletin board d’IBM, par la poste! Le board contenait les firmware et mises-à-jour pour les logiciels et systèmes opératifs. La décharge d’un fichier de 1,44 Mo durait environ une heure et ce uniquement le soir quand il y avait que peu de communications sur le réseau téléphonique! C’était encore au temps de MS DOS (qui s’en souvient encore?), c.-à-d. avant les surfaces d’utilisateurs graphiques tel que Windows. Pour moi, le vrai internet n’est arrivé que vers 1995 avec messagerie électronique et tout. D’ailleurs, depuis lors, j’utilise encore toujours la même adresse email! J’ai un très vif souvenir de mon premier message électronique que j’ai envoyé à ma femme au bureau! A l’époque, les sites internet étaient presque toutes en anglais et d’origine américaine. La vitesse était modérée, mais il y avait très peu d’utilisateurs. Depuis presque une vingtaine d’années, je ne puis m’imaginer travailler sans moyens électroniques. Pour ma fille cadette (née en 1996) tous les avantages des moyens informatiques et l’internet sont depuis très longtemps part intégrales de la vie quotidienne et elle ne puisse imaginer vivre autrement.

  •  - Par ernesto57

    En matière de l’utilisation des moyens informatiques, je me considère très privilège par rapport à la grande majorité de ma génération. Je m’explique. En 1978 nous jouons aux échecs avec l’ordinateur de la fac des sciences! Nous avons même expérimente avec des traductions machine, le résultat était très marrant puisque tout à fait loufoque! Au milieu des années 1980, je me rappelle communiquer avec des entreprises françaises pour mon travail, et je leur demandais s’ils avaient un fax. Un fax??? Apres leur avoir expliqué le fonctionnement, on me répondait que c’était un gadget utile!! Au début des années 1990, j’avais un modem dans le bureau avec une vitesse incroyable pour l’époque de 2440 baud soit l’équivalant de quelques 2500 bit per seconde!! L’internet n’était pas encore là, mais il y avait des bulletin boards où l’on pouvait charger et décharger des fichiers électroniques. Par exemple, un utilisateur pouvait s’inscrire avec le bulletin board d’IBM, par la poste! Le board contenait les firmware et mises-à-jour pour les logiciels et systèmes opératifs. La décharge d’un fichier de 1,44 Mo durait environ une heure et ce uniquement le soir quand il y avait que peu de communications sur le réseau téléphonique! C’était encore au temps de MS DOS (qui s’en souvient encore?), c.-à-d. avant les surfaces d’utilisateurs graphiques tel que Windows. Pour moi, le vrai internet n’est arrivé que vers 1995 avec messagerie électronique et tout. D’ailleurs, depuis lors, j’utilise encore toujours la même adresse email! J’ai un très vif souvenir de mon premier message électronique que j’ai envoyé à ma femme au bureau! A l’époque, les sites internet étaient presque toutes en anglais et d’origine américaine. La vitesse était modérée, mais il y avait très peu d’utilisateurs. Depuis presque une vingtaine d’années, je ne puis m’imaginer travailler sans moyens électroniques. Pour ma fille cadette (née en 1996) tous les avantages des moyens informatiques et l’internet sont depuis très longtemps part intégrales de la vie quotidienne et elle ne puisse imaginer vivre autrement.

  •  - Par ernesto57

    En matière de l’utilisation des moyens informatiques, je me considère très privilège par rapport à la grande majorité de ma génération. Je m’explique. En 1978 nous jouons aux échecs avec l’ordinateur de la fac des sciences! Nous avons même expérimente avec des traductions machine, le résultat était très marrant puisque tout à fait loufoque! Au milieu des années 1980, je me rappelle communiquer avec des entreprises françaises pour mon travail, et je leur demandais s’ils avaient un fax. Un fax??? Apres leur avoir expliqué le fonctionnement, on me répondait que c’était un gadget utile!! Au début des années 1990, j’avais un modem dans le bureau avec une vitesse incroyable pour l’époque de 2440 baud soit l’équivalant de quelques 2500 bit per seconde!! L’internet n’était pas encore là, mais il y avait des bulletin boards où l’on pouvait charger et décharger des fichiers électroniques. Par exemple, un utilisateur pouvait s’inscrire avec le bulletin board d’IBM, par la poste! Le board contenait les firmware et mises-à-jour pour les logiciels et systèmes opératifs. La décharge d’un fichier de 1,44 Mo durait environ une heure et ce uniquement le soir quand il y avait que peu de communications sur le réseau téléphonique! C’était encore au temps de MS DOS (qui s’en souvient encore?), c.-à-d. avant les surfaces d’utilisateurs graphiques tel que Windows. Pour moi, le vrai internet n’est arrivé que vers 1995 avec messagerie électronique et tout. D’ailleurs, depuis lors, j’utilise encore toujours la même adresse email! J’ai un très vif souvenir de mon premier message électronique que j’ai envoyé à ma femme au bureau! A l’époque, les sites internet étaient presque toutes en anglais et d’origine américaine. La vitesse était modérée, mais il y avait très peu d’utilisateurs. Depuis presque une vingtaine d’années, je ne puis m’imaginer travailler sans moyens électroniques. Pour ma fille cadette (née en 1996) tous les avantages des moyens informatiques et l’internet sont depuis très longtemps part intégrales de la vie quotidienne et elle ne puisse imaginer vivre autrement.

  •  - Par Anonyme

    A partir de 1996/1997, mon père (medecin) a été obliger de s'informatiser pour envoyer les feuilles de soins à la sécu.
    C'était le début d'une formidable aventure internet, aventure, dont j'écris encore les chapitres puisque je travaille maintenant dans les réseaux informatiques.
    Le doux chant du modem 56K, les chats ICQ ou IRC avec mon frère parti vivre loin .. arf, quelle nostalgie.

  •  - Par Anonyme

    A partir de 1996/1997, mon père (medecin) a été obliger de s'informatiser pour envoyer les feuilles de soins à la sécu.
    C'était le début d'une formidable aventure internet, aventure, dont j'écris encore les chapitres puisque je travaille maintenant dans les réseaux informatiques.
    Le doux chant du modem 56K, les chats ICQ ou IRC avec mon frère parti vivre loin .. arf, quelle nostalgie.

  •  - Par Anonyme

    A partir de 1996/1997, mon père (medecin) a été obliger de s'informatiser pour envoyer les feuilles de soins à la sécu.
    C'était le début d'une formidable aventure internet, aventure, dont j'écris encore les chapitres puisque je travaille maintenant dans les réseaux informatiques.
    Le doux chant du modem 56K, les chats ICQ ou IRC avec mon frère parti vivre loin .. arf, quelle nostalgie.

  •  - Par Anonyme

    A partir de 1996/1997, mon père (medecin) a été obliger de s'informatiser pour envoyer les feuilles de soins à la sécu.
    C'était le début d'une formidable aventure internet, aventure, dont j'écris encore les chapitres puisque je travaille maintenant dans les réseaux informatiques.
    Le doux chant du modem 56K, les chats ICQ ou IRC avec mon frère parti vivre loin .. arf, quelle nostalgie.

  •  - Par Anonyme

    A partir de 1996/1997, mon père (medecin) a été obliger de s'informatiser pour envoyer les feuilles de soins à la sécu.
    C'était le début d'une formidable aventure internet, aventure, dont j'écris encore les chapitres puisque je travaille maintenant dans les réseaux informatiques.
    Le doux chant du modem 56K, les chats ICQ ou IRC avec mon frère parti vivre loin .. arf, quelle nostalgie.

  •  - Par Anonyme

    J'ai commencé à me connecter à Internet en 1995, avec un modem 33K (il n'y avait pas encore de modems 56K). J'avais alors 37 ans. A cette époque, le spam n'existait pas, et il m'arrivait de passer plusieurs semaines sans recevoir le moindre e-mail. Recevoir un e-mail était alors tout un événement. Les sites Web étaient beaucoup moins nombreux qu'aujourd'hui et surtout beaucoup plus simples (beaucoup de texte, peu de photos). Car la liaison par modem était lente et il fallait souvent attendre que la page se charge.

    C'est à cette époque qu'Internet est entré dans les entreprises françaises. Mais on s'en méfiait comme de la peste. En 1998, j'ai travaillé dans une entreprise parisienne où Internet n'était disponible que sur une seule machine, plantée en plein milieu de l'espace de travail. Sur cette machine tournaient en permanence 2 antivirus. C'est uniquement sur cette machine qu'on pouvait surfer et envoyer et recevoir des e-mails. Les ordinateurs dont on disposait sur notre bureau n'était pas connectés à Internet, seulement au réseau d'entreprise.

    Avant Internet, comment vivait-on ? On avait beaucoup plus de livres pour la documentation (dictionnaires, livres spécialisés...), on téléphonait plus (même si le portable n'existait pas), on regardait plus la télévision qui était quasiment la seule fenêtre sur le monde extérieur. Est-ce que c'était mieux ? Je ne sais pas. C'était différent en tous cas et ma jeunesse aurait été bien différente si j'avais pu disposer des moyens de communication d'aujourd'hui.

    Au début des années 70, mon père pensait qu'un ordinateur était une machine à laquelle on pouvait poser une question et qui donnait immédiatement la réponse. Avec Google, nous ne sommes pas très loin de ce concept...

  •  - Par Anonyme

    Grâce mon forfait "10 heures par mois" financé par mes grands parents, j'ai surfé dès le début des années 2000. Je souviens qu'une véritable excitation mes prenait dès que le modem entamait son " chant" et j'ai pris l'habitude de l'imiter durant le chargement. Tiuuuuuuuuuuuuuu Bip Bip Bip Tudomtudomtudomtudomtudom Criiiiiiiiiiiiiiiiii Owm Criiiiiiiiiiiiiiii! Aujourd'hui encore je suis capable de l'entonner!

  •  - Par Anonyme

    Au début, au siècle dernier, j'étais un peu perdu sur le net, heureusement il y avait perdu.com pour s'y retrouver et miracle, ça existe encore!

  • Au début du web grand public en France, en 1994... non réellement l'explosion à commencer en 1997~98. Il y eu un site pour nous éduquer nous les hackers... enfin les lamers. Le site ultime pour tout apprendre sur IRC, le DCC, les newsgroups, les trues cowboyz et le leet speak.

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des débuts de l'internet grand public en France dans les années 2000. Internet était plein d'espoir et possédait l'attrait de tout ce qui est exotique, avec ces pages perso flashy et scintillantes qui côtoyaient des débuts de sites sérieux. Cétait l'empire du kitsch, mais cela conférait à internet une authencité perdue.
    A vrai dire, je le trouvais plus attractif à cette époque. Pourtant, je suis développeur web maintenant, mais le mercantilisme a rattrapé ce média naissant qui était une promesse de libertés pour en faire le support prévisible des produits de tout crin. En somme, je regrette l'internet du temps où c'était une terra incognita.

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des débuts de l'internet grand public en France dans les années 2000. Internet était plein d'espoir et possédait l'attrait de tout ce qui est exotique, avec ces pages perso flashy et scintillantes qui côtoyaient des débuts de sites sérieux. Cétait l'empire du kitsch, mais cela conférait à internet une authencité perdue.
    A vrai dire, je le trouvais plus attractif à cette époque. Pourtant, je suis développeur web maintenant, mais le mercantilisme a rattrapé ce média naissant qui était une promesse de libertés pour en faire le support prévisible des produits de tout crin. En somme, je regrette l'internet du temps où c'était une terra incognita.

  •  - Par Anonyme

    En 2003, après l'acquisition de mon deuxième ordinateur, et curieux de toucher à tout, j'ai voulu expérimenter ce dont j'entendais parler en termes élogieux : Linux. Je me suis donc mis en chasse de CD, seul moyen à l'époque pour moi d'installer quoi que ce soit. Mon choix s'est porté sur une Red Hat 9, prétendue fiable et robuste. Quel défi technique ! L'installation était automatique, mais le reste... Montage des clés USB (les toutes premières, maximum de 512 Mo) manuellement, aucun support des fichiers MP3, documents Word illisibles... Pour le débutant que j'étais, la déconfiture était totale. Déconfiture que j'ai surmontée en acquérant un des rares livres de l'époque qui en traitait de manière accessible aux novices. Google ne pouvait pas encore me sauver...

  •  - Par Anonyme

    En 2003, après l'acquisition de mon deuxième ordinateur, et curieux de toucher à tout, j'ai voulu expérimenter ce dont j'entendais parler en termes élogieux : Linux. Je me suis donc mis en chasse de CD, seul moyen à l'époque pour moi d'installer quoi que ce soit. Mon choix s'est porté sur une Red Hat 9, prétendue fiable et robuste. Quel défi technique ! L'installation était automatique, mais le reste... Montage des clés USB (les toutes premières, maximum de 512 Mo) manuellement, aucun support des fichiers MP3, documents Word illisibles... Pour le débutant que j'étais, la déconfiture était totale. Déconfiture que j'ai surmontée en acquérant un des rares livres de l'époque qui en traitait de manière accessible aux novices. Google ne pouvait pas encore me sauver...

  •  - Par Anonyme

    En 2003, après l'acquisition de mon deuxième ordinateur, et curieux de toucher à tout, j'ai voulu expérimenter ce dont j'entendais parler en termes élogieux : Linux. Je me suis donc mis en chasse de CD, seul moyen à l'époque pour moi d'installer quoi que ce soit. Mon choix s'est porté sur une Red Hat 9, prétendue fiable et robuste. Quel défi technique ! L'installation était automatique, mais le reste... Montage des clés USB (les toutes premières, maximum de 512 Mo) manuellement, aucun support des fichiers MP3, documents Word illisibles... Pour le débutant que j'étais, la déconfiture était totale. Déconfiture que j'ai surmontée en acquérant un des rares livres de l'époque qui en traitait de manière accessible aux novices. Google ne pouvait pas encore me sauver...

  • Rappelez-vous le rêve des industriels aux débuts du web : des internets fermés, AOL, Compuserve, l'eWorld d'Apple (http://www.youtube.com/watch?v=fInkeBOGX0M), histoire de garder les consommateurs, et leur porte-feuilles, bien au chaud. Sauf que, comme l'explique Arno, sur Internet "les choses trop fermées se font massacrer".

  • Rappelez-vous le rêve des industriels aux débuts du web : des internets fermés, AOL, Compuserve, l'eWorld d'Apple (http://www.youtube.com/watch?v=fInkeBOGX0M), histoire de garder les consommateurs, et leur porte-feuilles, bien au chaud. Sauf que, comme l'explique Arno, sur Internet "les choses trop fermées se font massacrer".

  • Rappelez-vous le rêve des industriels aux débuts du web : des internets fermés, AOL, Compuserve, l'eWorld d'Apple (http://www.youtube.com/watch?v=fInkeBOGX0M), histoire de garder les consommateurs, et leur porte-feuilles, bien au chaud. Sauf que, comme l'explique Arno, sur Internet "les choses trop fermées se font massacrer".

  • Rappelez-vous le rêve des industriels aux débuts du web : des internets fermés, AOL, Compuserve, l'eWorld d'Apple (http://www.youtube.com/watch?v=fInkeBOGX0M), histoire de garder les consommateurs, et leur porte-feuilles, bien au chaud. Sauf que, comme l'explique Arno, sur Internet "les choses trop fermées se font massacrer".

  •  - Par Anonyme

    J'ai réalisé un court métrage à vocation pédagogique pour expliquer ce qu'était et à quoi sert l'internet à ses débuts, à destination des enfants des écoles du soissonnais.

  • 1970 : no password - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-04-19.

    À l'origine, il n'y avait pas de mots-de-passe dans les machines. Et c'est dans ce monde sans mot-de-passe qu'a débuté Richard Stallman (http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman), pape du logiciel libre (http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre), cette culture ouverte qui fonctionne sans verrou.

  • 1970 : no password - Une contre-histoire des Internets - ARTE

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    À l'origine, il n'y avait pas de mots-de-passe dans les machines. Et c'est dans ce monde sans mot-de-passe qu'a débuté Richard Stallman (http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman), pape du logiciel libre (http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre), cette culture ouverte qui fonctionne sans verrou.

  • 1970 : no password - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
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    À l'origine, il n'y avait pas de mots-de-passe dans les machines. Et c'est dans ce monde sans mot-de-passe qu'a débuté Richard Stallman (http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman), pape du logiciel libre (http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre), cette culture ouverte qui fonctionne sans verrou.

  • 1970 : no password - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-04-19.

    À l'origine, il n'y avait pas de mots-de-passe dans les machines. Et c'est dans ce monde sans mot-de-passe qu'a débuté Richard Stallman (http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman), pape du logiciel libre (http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre), cette culture ouverte qui fonctionne sans verrou.

  •  - Par Anonyme

    Des sites web, j'en ai fait quelques uns. Ainsi que des forums, et aussi des blogs.
    D'abord, il y a eu ce site/forum pour jeunes auteurs, où nous postions nos textes et échangions autour. C'était pointfinal.fr.st, puis pointfinal.net, maintenant disparu.
    En même temps, je créais mon site dédié à la série Stargate SG1, qui n'est pas resté en ligne bien longtemps. C'est là, à la fin du collège et au début lycée, que j'ai appris le html, puis le php et sql.
    Ensuite, il y a eu les blogs où je racontais mes voyages en Mongolie puis en Corée. Le but : donner des nouvelles à mes proches, et raconter des anecdotes pour ceux que ça pouvait intéresser. Puis un blog pour poster les textes que j'écrivais.
    Maintenant, grâce à toutes ces expériences je me suis transformée en community manager freelance. J'ai un nom de domaine sous forme nompremon.com (j'en aurais rêvé il y a quelques années). C'est à la fois ma vitrine et mon blog. Ma façon de bloguer a bien changé, je ne raconte plus mes petites aventures mais donne mon opinion sur divers aspects de la communication web. Je transmets mes connaissances et donne des conseils pour ceux qui en voudraient. J'apporte ma brique, quoi.

  •  - Par Anonyme

    Des sites web, j'en ai fait quelques uns. Ainsi que des forums, et aussi des blogs.
    D'abord, il y a eu ce site/forum pour jeunes auteurs, où nous postions nos textes et échangions autour. C'était pointfinal.fr.st, puis pointfinal.net, maintenant disparu.
    En même temps, je créais mon site dédié à la série Stargate SG1, qui n'est pas resté en ligne bien longtemps. C'est là, à la fin du collège et au début lycée, que j'ai appris le html, puis le php et sql.
    Ensuite, il y a eu les blogs où je racontais mes voyages en Mongolie puis en Corée. Le but : donner des nouvelles à mes proches, et raconter des anecdotes pour ceux que ça pouvait intéresser. Puis un blog pour poster les textes que j'écrivais.
    Maintenant, grâce à toutes ces expériences je me suis transformée en community manager freelance. J'ai un nom de domaine sous forme nompremon.com (j'en aurais rêvé il y a quelques années). C'est à la fois ma vitrine et mon blog. Ma façon de bloguer a bien changé, je ne raconte plus mes petites aventures mais donne mon opinion sur divers aspects de la communication web. Je transmets mes connaissances et donne des conseils pour ceux qui en voudraient. J'apporte ma brique, quoi.

  •  - Par Anonyme

    Des sites web, j'en ai fait quelques uns. Ainsi que des forums, et aussi des blogs.
    D'abord, il y a eu ce site/forum pour jeunes auteurs, où nous postions nos textes et échangions autour. C'était pointfinal.fr.st, puis pointfinal.net, maintenant disparu.
    En même temps, je créais mon site dédié à la série Stargate SG1, qui n'est pas resté en ligne bien longtemps. C'est là, à la fin du collège et au début lycée, que j'ai appris le html, puis le php et sql.
    Ensuite, il y a eu les blogs où je racontais mes voyages en Mongolie puis en Corée. Le but : donner des nouvelles à mes proches, et raconter des anecdotes pour ceux que ça pouvait intéresser. Puis un blog pour poster les textes que j'écrivais.
    Maintenant, grâce à toutes ces expériences je me suis transformée en community manager freelance. J'ai un nom de domaine sous forme nompremon.com (j'en aurais rêvé il y a quelques années). C'est à la fois ma vitrine et mon blog. Ma façon de bloguer a bien changé, je ne raconte plus mes petites aventures mais donne mon opinion sur divers aspects de la communication web. Je transmets mes connaissances et donne des conseils pour ceux qui en voudraient. J'apporte ma brique, quoi.

  •  - Par Anonyme

    Des sites web, j'en ai fait quelques uns. Ainsi que des forums, et aussi des blogs.
    D'abord, il y a eu ce site/forum pour jeunes auteurs, où nous postions nos textes et échangions autour. C'était pointfinal.fr.st, puis pointfinal.net, maintenant disparu.
    En même temps, je créais mon site dédié à la série Stargate SG1, qui n'est pas resté en ligne bien longtemps. C'est là, à la fin du collège et au début lycée, que j'ai appris le html, puis le php et sql.
    Ensuite, il y a eu les blogs où je racontais mes voyages en Mongolie puis en Corée. Le but : donner des nouvelles à mes proches, et raconter des anecdotes pour ceux que ça pouvait intéresser. Puis un blog pour poster les textes que j'écrivais.
    Maintenant, grâce à toutes ces expériences je me suis transformée en community manager freelance. J'ai un nom de domaine sous forme nompremon.com (j'en aurais rêvé il y a quelques années). C'est à la fois ma vitrine et mon blog. Ma façon de bloguer a bien changé, je ne raconte plus mes petites aventures mais donne mon opinion sur divers aspects de la communication web. Je transmets mes connaissances et donne des conseils pour ceux qui en voudraient. J'apporte ma brique, quoi.

  • Bonjour,

    J'ai 37 ans, et j'ai vraiment découvert internet lorsqu'on m'a offert un ipod pour mon anniversaire, en 2002. Avant cette date, j'étais un gros consommateur de musique électronique : au moins 4 albums par semaine. Au début, j'achetais (en plus d'emprunter dans la médiathèques très fournies des villes voisines). Et puis, mon appétit de musique s'accroissant, mais pas ma bourse, je me suis mis à piquer des cd dans les magasins (je me répétais, pour me donner bonne conscience, que la musique était de la culture, et qu'elle devait être à disposition de tous. Les majors et les revendeurs nous volant, avec des CD à 20€, il n'y avait pas de raison que je ne les voles pas! Je suis conscient que ce n'est pas si simple, mais je ne regrette rien : grace à ça, j'ai pu découvrir pleins d'artistes que je n'aurais peut pas acheté, par peur de faire un mauvais choix : Autechre (leur ep5 est mon premier CD volé) Plastikman, plaid, etc...). Autant dire qu'Internet a boulversé ma vie puisque j'avais à disposition tout ce dont j'avais rêvé, et plus encore, et ce, gratuitement! plus la peine de prendre de risques. J'étais un membre très actif de Soulseek (je suis complétement passé à coté de Napster) : c'est comme si je découvrais un nouveau monde : de la musique à n'en plus finir, sans avoir assez de temps pour écouter ce que je téléchargeais, rattrapant tout ce que j'avais pu loupé, tous les classiques de la musique électronique, toutes les perles rares, introuvables dans le commerce, etc. C'était un rêve d'enfant : l'impression de se retrouver dans un supermarché seul, la nuit, avec tout à disposition, tout à portée de main.
    Puis, petit à petit, c'est devenu une normalité.
    Et puis, il y avait, avec soulseek, un sentiment communautaire, l'envie de faire découvrir aux autres des musiques que l'on a nous même découvert.
    Soulseek permettais de voir ce qu'une personne proposait en téléchargement, et de communiquer directement avec elle, si ses goûts musicaux étaient proche des votres. Encore une fois, un rêve d'enfant : moi qui n'est jamais trouvé d'alter ego en matière musicale, j'en trouvais une infinité, provenant du monde entier !
    Aujourd'hui, je ne télécharge de la musique que par les blogs de référencement, et par les recherches sur google, via des sites de téléchargement direct. Je ne partage donc plus ce que je télécharge.
    Le problème est le temps pour écouter cette masse de musique. Du coup, je télécharge moins, mais je cible plus...
    Pour ce qui est de la rétribution de l'artiste : je ne suis pas un exemple. je n'achète plus de musique, à part, de temps en temps des vinyles, que je n'écoute pas. Je vais à quelques concerts, mais c'est de plus en plus rare...
    Le dernier CD acheté est celui de Koudlam, parce que je ne le trouvais pas sur le net.
    Même si je suis bien conscient qu'il y a un véritable problème de rétribution, je ne me vois pas devoir de nouveau débourser pour obtenir de la musique. Je suis pour le paiement au FAI d'un forfait qui serait reversé à la manière de la SACEM, même si ce système n'est pas parfait.

  • Bonjour,

    J'ai 37 ans, et j'ai vraiment découvert internet lorsqu'on m'a offert un ipod pour mon anniversaire, en 2002. Avant cette date, j'étais un gros consommateur de musique électronique : au moins 4 albums par semaine. Au début, j'achetais (en plus d'emprunter dans la médiathèques très fournies des villes voisines). Et puis, mon appétit de musique s'accroissant, mais pas ma bourse, je me suis mis à piquer des cd dans les magasins (je me répétais, pour me donner bonne conscience, que la musique était de la culture, et qu'elle devait être à disposition de tous. Les majors et les revendeurs nous volant, avec des CD à 20€, il n'y avait pas de raison que je ne les voles pas! Je suis conscient que ce n'est pas si simple, mais je ne regrette rien : grace à ça, j'ai pu découvrir pleins d'artistes que je n'aurais peut pas acheté, par peur de faire un mauvais choix : Autechre (leur ep5 est mon premier CD volé) Plastikman, plaid, etc...). Autant dire qu'Internet a boulversé ma vie puisque j'avais à disposition tout ce dont j'avais rêvé, et plus encore, et ce, gratuitement! plus la peine de prendre de risques. J'étais un membre très actif de Soulseek (je suis complétement passé à coté de Napster) : c'est comme si je découvrais un nouveau monde : de la musique à n'en plus finir, sans avoir assez de temps pour écouter ce que je téléchargeais, rattrapant tout ce que j'avais pu loupé, tous les classiques de la musique électronique, toutes les perles rares, introuvables dans le commerce, etc. C'était un rêve d'enfant : l'impression de se retrouver dans un supermarché seul, la nuit, avec tout à disposition, tout à portée de main.
    Puis, petit à petit, c'est devenu une normalité.
    Et puis, il y avait, avec soulseek, un sentiment communautaire, l'envie de faire découvrir aux autres des musiques que l'on a nous même découvert.
    Soulseek permettais de voir ce qu'une personne proposait en téléchargement, et de communiquer directement avec elle, si ses goûts musicaux étaient proche des votres. Encore une fois, un rêve d'enfant : moi qui n'est jamais trouvé d'alter ego en matière musicale, j'en trouvais une infinité, provenant du monde entier !
    Aujourd'hui, je ne télécharge de la musique que par les blogs de référencement, et par les recherches sur google, via des sites de téléchargement direct. Je ne partage donc plus ce que je télécharge.
    Le problème est le temps pour écouter cette masse de musique. Du coup, je télécharge moins, mais je cible plus...
    Pour ce qui est de la rétribution de l'artiste : je ne suis pas un exemple. je n'achète plus de musique, à part, de temps en temps des vinyles, que je n'écoute pas. Je vais à quelques concerts, mais c'est de plus en plus rare...
    Le dernier CD acheté est celui de Koudlam, parce que je ne le trouvais pas sur le net.
    Même si je suis bien conscient qu'il y a un véritable problème de rétribution, je ne me vois pas devoir de nouveau débourser pour obtenir de la musique. Je suis pour le paiement au FAI d'un forfait qui serait reversé à la manière de la SACEM, même si ce système n'est pas parfait.

  • Bonjour,

    J'ai 37 ans, et j'ai vraiment découvert internet lorsqu'on m'a offert un ipod pour mon anniversaire, en 2002. Avant cette date, j'étais un gros consommateur de musique électronique : au moins 4 albums par semaine. Au début, j'achetais (en plus d'emprunter dans la médiathèques très fournies des villes voisines). Et puis, mon appétit de musique s'accroissant, mais pas ma bourse, je me suis mis à piquer des cd dans les magasins (je me répétais, pour me donner bonne conscience, que la musique était de la culture, et qu'elle devait être à disposition de tous. Les majors et les revendeurs nous volant, avec des CD à 20€, il n'y avait pas de raison que je ne les voles pas! Je suis conscient que ce n'est pas si simple, mais je ne regrette rien : grace à ça, j'ai pu découvrir pleins d'artistes que je n'aurais peut pas acheté, par peur de faire un mauvais choix : Autechre (leur ep5 est mon premier CD volé) Plastikman, plaid, etc...). Autant dire qu'Internet a boulversé ma vie puisque j'avais à disposition tout ce dont j'avais rêvé, et plus encore, et ce, gratuitement! plus la peine de prendre de risques. J'étais un membre très actif de Soulseek (je suis complétement passé à coté de Napster) : c'est comme si je découvrais un nouveau monde : de la musique à n'en plus finir, sans avoir assez de temps pour écouter ce que je téléchargeais, rattrapant tout ce que j'avais pu loupé, tous les classiques de la musique électronique, toutes les perles rares, introuvables dans le commerce, etc. C'était un rêve d'enfant : l'impression de se retrouver dans un supermarché seul, la nuit, avec tout à disposition, tout à portée de main.
    Puis, petit à petit, c'est devenu une normalité.
    Et puis, il y avait, avec soulseek, un sentiment communautaire, l'envie de faire découvrir aux autres des musiques que l'on a nous même découvert.
    Soulseek permettais de voir ce qu'une personne proposait en téléchargement, et de communiquer directement avec elle, si ses goûts musicaux étaient proche des votres. Encore une fois, un rêve d'enfant : moi qui n'est jamais trouvé d'alter ego en matière musicale, j'en trouvais une infinité, provenant du monde entier !
    Aujourd'hui, je ne télécharge de la musique que par les blogs de référencement, et par les recherches sur google, via des sites de téléchargement direct. Je ne partage donc plus ce que je télécharge.
    Le problème est le temps pour écouter cette masse de musique. Du coup, je télécharge moins, mais je cible plus...
    Pour ce qui est de la rétribution de l'artiste : je ne suis pas un exemple. je n'achète plus de musique, à part, de temps en temps des vinyles, que je n'écoute pas. Je vais à quelques concerts, mais c'est de plus en plus rare...
    Le dernier CD acheté est celui de Koudlam, parce que je ne le trouvais pas sur le net.
    Même si je suis bien conscient qu'il y a un véritable problème de rétribution, je ne me vois pas devoir de nouveau débourser pour obtenir de la musique. Je suis pour le paiement au FAI d'un forfait qui serait reversé à la manière de la SACEM, même si ce système n'est pas parfait.

  • Le premier ordinateur que j'ai utilisé était un Spectrum+2, celui d'un ami de la famille... j'y ai découvert la programation en Basic... Et la copie des jeux par duplication des cassettes audio!
    Quelques années plus tard, sur mon propre PC, mes logiciels étaient pour la plupartdes copies... On n'avait pas Internet, (c'était les année 80, début des année 90) mais les disquettes s'échangeait par boite de 50 ou de 100 dans la cour du collège/lycée ! Et pourtant... les boites des jeux (originaux, payés au prix fort) s'accumulaient sur les étagères.
    Et cette dualité n'a pas changé avec l'arrivée du réseau. Le MP3, puis le DivX ont étendu la pratique à d'autres 'produits'. Nous échangions les MP3 avant Napsters, en copiant en masse les répertoires des potes...

    La pratique s'est étendue à des inconnus lorsque les débits sont devenus suffisants: à l'époque, la bande passante du câble ou de l'ADSL n'étaient réellement utile que si vous pratiquiez le téléchargement... Et curieusement nous étions nombreux à y souscrire... A l'époque, tout le monde téléchargeait sans arrière-pensées, ni dénégations hypocrites.

    Plus tard, quelques années de RMI m'ont permis de confirmer ce que je pressentais: la thèse du manque à gagner est absurde. Jamas je n'aurais acheté ce que j'ai téléchargé pendant cette période: ça aurait représenté 5 ou 10 fois mon revenus global!
    Est-ce que mes dépenses ont baissé à cause du téléchargement? Dans certains secteurs, comme les jeux, oui, je dois l'avouer... A cause de l'argent, des prix, bien sûr. Mais pas seulement: l'offre légale était tellement en retard en termes de qualité, de disponibilité... Les plateformes de jeux en ligne, Steam en tête, ont rétabli l'équilibre, et aujourd'hui mon menu démarrer se partage entre le gratuit (freeware, free2play), le téléchargé et l'acheté.
    J'attend avec impatience un équivalent à ces plateformes pour les séries télé: non seulement les prix sont délirants (calculez le prix d'une saison! calculez le prix à l'heure!) et d'ailleurs même en y mettant des fortunes, aucune offre légale ne supporte la comparaison dans ce domaine: choix extrêmement restreint, en retard d'un voire deux ans...
    L'arrivée de Netflix a prévue pour quand, déjà?

    Après avoir reçu (récemment) ma lettre recommandée de la Hadopi, je me suis évidememment posé la question:
    Ai-je été un pirate? Oui parfois lorsque je décidais de 'ripper' un DVD acheté ou loué pour 'rendre' à la communauté. Un voleur? J'en doute.

    Dernières questions:
    - Pourquoi est-il possible proposer un contenu gratuit à la télévision (rentabilisé par la publicité) et pas sur le Net, alors que la minute de publicités ciblées pourraient se vendre plus cher?
    - Un film holywoodien est supposé être rentabilisé par son exploitation en salle aux Etats-Unis, l'exploitation 'worldwide', les BR, DVD et diffusion ne sont que des bonus... N'y a-t-il pas là une forme d'escroquerie?

  •  - Par Anonyme

    Je fais partie de ces internautes geeks qui font du téléchargement illégal éthique... Je sais qu'on n'est pas très nombreux, car beaucoup de gens pensent qu'Internet, c'est uniquement la gratuité. Moi, je pense que c'est l'échange... Il y a des gens qui prennent sur le temps libre pour rédiger des sous-titres pour des programmes étrangers, et certains le font uniquement afin de pouvoir faire partager leur passion. Ils m'impressionnent !

    Ma conviction, depuis le tout début de mes activités de "pirates", c'est que le téléchargement va forcer les créateurs de produits culturels à faire mieux car les gens n'achèteront que ce qui est de qualité. Si un film, un album ou une série que j'ai téléchargé est réussi, je m'engage moralement à acheter le support physique -s'il est trouvable- à me rendre au cinéma ou même à re-regarder la série lors de sa diffusion en France. Je tiens toujours parole ! Par contre, si c'est mauvais, je n'ai aucun scrupule à jeter ça à la corbeille. Et à en parler en mal sur mon blog. Pas de pitié.

    Du coup, je soutiens pas mal d'artistes qui réalisent du contenu Creative Commons. C'est exactement ça que permet cette licence : d'abord on télécharge, on écoute ou on regarde, puis on récompense l'artiste à hauteur de la qualité de son travail. C'est moins frustrant que d'acheter un album 20€ pour 3 pauvres chansons qu'on a entendues à la radio, ce que je faisais quand j'étais plus jeune, avant le Net. Et puis, ça permet le dialogue ! Le livre ou la chanson a des défauts ? On en parle avec l'artiste, il s'améliore. Je crois -enfin, à l'heure actuelle, je devrais dire "j'espère"- qu'Internet ne va couper l'herbe sous le pied que des mauvais artistes, des machines à sous sans intérêt. Peut-être pas tout de suite, mais à terme.

  •  - Par Anonyme

    Je fais partie de ces internautes geeks qui font du téléchargement illégal éthique... Je sais qu'on n'est pas très nombreux, car beaucoup de gens pensent qu'Internet, c'est uniquement la gratuité. Moi, je pense que c'est l'échange... Il y a des gens qui prennent sur le temps libre pour rédiger des sous-titres pour des programmes étrangers, et certains le font uniquement afin de pouvoir faire partager leur passion. Ils m'impressionnent !

    Ma conviction, depuis le tout début de mes activités de "pirates", c'est que le téléchargement va forcer les créateurs de produits culturels à faire mieux car les gens n'achèteront que ce qui est de qualité. Si un film, un album ou une série que j'ai téléchargé est réussi, je m'engage moralement à acheter le support physique -s'il est trouvable- à me rendre au cinéma ou même à re-regarder la série lors de sa diffusion en France. Je tiens toujours parole ! Par contre, si c'est mauvais, je n'ai aucun scrupule à jeter ça à la corbeille. Et à en parler en mal sur mon blog. Pas de pitié.

    Du coup, je soutiens pas mal d'artistes qui réalisent du contenu Creative Commons. C'est exactement ça que permet cette licence : d'abord on télécharge, on écoute ou on regarde, puis on récompense l'artiste à hauteur de la qualité de son travail. C'est moins frustrant que d'acheter un album 20€ pour 3 pauvres chansons qu'on a entendues à la radio, ce que je faisais quand j'étais plus jeune, avant le Net. Et puis, ça permet le dialogue ! Le livre ou la chanson a des défauts ? On en parle avec l'artiste, il s'améliore. Je crois -enfin, à l'heure actuelle, je devrais dire "j'espère"- qu'Internet ne va couper l'herbe sous le pied que des mauvais artistes, des machines à sous sans intérêt. Peut-être pas tout de suite, mais à terme.

  •  - Par Anonyme

    Je fais partie de ces internautes geeks qui font du téléchargement illégal éthique... Je sais qu'on n'est pas très nombreux, car beaucoup de gens pensent qu'Internet, c'est uniquement la gratuité. Moi, je pense que c'est l'échange... Il y a des gens qui prennent sur le temps libre pour rédiger des sous-titres pour des programmes étrangers, et certains le font uniquement afin de pouvoir faire partager leur passion. Ils m'impressionnent !

    Ma conviction, depuis le tout début de mes activités de "pirates", c'est que le téléchargement va forcer les créateurs de produits culturels à faire mieux car les gens n'achèteront que ce qui est de qualité. Si un film, un album ou une série que j'ai téléchargé est réussi, je m'engage moralement à acheter le support physique -s'il est trouvable- à me rendre au cinéma ou même à re-regarder la série lors de sa diffusion en France. Je tiens toujours parole ! Par contre, si c'est mauvais, je n'ai aucun scrupule à jeter ça à la corbeille. Et à en parler en mal sur mon blog. Pas de pitié.

    Du coup, je soutiens pas mal d'artistes qui réalisent du contenu Creative Commons. C'est exactement ça que permet cette licence : d'abord on télécharge, on écoute ou on regarde, puis on récompense l'artiste à hauteur de la qualité de son travail. C'est moins frustrant que d'acheter un album 20€ pour 3 pauvres chansons qu'on a entendues à la radio, ce que je faisais quand j'étais plus jeune, avant le Net. Et puis, ça permet le dialogue ! Le livre ou la chanson a des défauts ? On en parle avec l'artiste, il s'améliore. Je crois -enfin, à l'heure actuelle, je devrais dire "j'espère"- qu'Internet ne va couper l'herbe sous le pied que des mauvais artistes, des machines à sous sans intérêt. Peut-être pas tout de suite, mais à terme.

  • Né au début des années 80 en Allemagne, le Chaos Computer Club (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_Computer_Club), le CCC pour les intimes, est l'un des plus ancien groupe de hackers. Récit de ses origines avec Andy Muller Maguhn, l'un de ses membres historiques.

  • Né au début des années 80 en Allemagne, le Chaos Computer Club (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_Computer_Club), le CCC pour les intimes, est l'un des plus ancien groupe de hackers. Récit de ses origines avec Andy Muller Maguhn, l'un de ses membres historiques.

  • Né au début des années 80 en Allemagne, le Chaos Computer Club (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_Computer_Club), le CCC pour les intimes, est l'un des plus ancien groupe de hackers. Récit de ses origines avec Andy Muller Maguhn, l'un de ses membres historiques.

  • Né au début des années 80 en Allemagne, le Chaos Computer Club (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_Computer_Club), le CCC pour les intimes, est l'un des plus ancien groupe de hackers. Récit de ses origines avec Andy Muller Maguhn, l'un de ses membres historiques.

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ou 14ans, c'était mes débuts sur l'Internet et à l'époque du 56k, de IRC, de Caramail, de MultiMania, de IE4 et Netscape. La musique est les films n'étaient pas des choses qui me préoccupaient, d'ailleurs les capacités techniques de ma ligne ne permettait pas de télécharger de très gros fichier, sans oublier que la connexion était facturée à la minute. Et puis, quand je me connectais, ça sonnait occupé à la maison ! Je surfais pas mal sur des sites de Hacking, Freaking et autre Cracking, j'étais beaucoup plus intéressé par les logiciels que par le dernier single de J.Lo ou Britney Spears. Alors un soir, tard, je surfais sur des sites de WareZ, j'y cherchais rien en particulier, j'étais là pour découvrir de nouveaux softs, et je suis tombé sur Photoshop 5.0. Attends une minute, le fichier .rar fait bien 60Mo, je vais en avoir pour plusieurs heures de téléchargement mais ça vaut le coup, en espérant que le téléchargement ne soit pas interrompu... Allez, c'est parti, je suis sur Windows 98 avec IE4, et les onglets n'existent pas, ma barre des tâches et remplie de minuscule petit E (logo de IE) et je lance ce téléchargement, temps restant 3h03m34s, mais IE4 ne sait pas vraiment combien de temps ça va durer, le temps varie 2h43, puis 1h58, à une vistesse oscillant entre 3Ko/s et 8Ko/s ma patience va être mise à rude épreuve, mais croisons les doigts pour que la connexion soit stable. Je sors règle mon reveil pour qu'il sonne 1h50 plus tard, histoire de couper la connexion dès que c'est fini et que ça ne coûte pas un bras à ma mère, le temps de prendre quelques heures de sommeil. BIP BIP BIP, voilà il est 3h47 du matin, je rallume mon moniteur, un 15", la lumière éclaire ma chambre, et je plisse les yeux, on est en plein été et j'en profite pour ouvrir un peu la fenêtre, les machines tournant 24h/24 dans ma chambre, il fait d'autant plus chaud. Evidemment, le téléchargement n'est pas encore fini, il reste encore 23minutes, le temps d'aller me chercher un Coca-Cola, et quelques gâteaux puis de lire un e-zine de hack sur 2600.com ou un site du même acabit, histoire de tuer le temps. Voilà, le téléchargement est enfin fini. j’éteins mon modem. Je passe un coup d'anti-virus (on ne sait jamais), et j'unRar le fichier, il y a tout ce qu'il faut, le .NFO, le crack et biensur le fichier d'installation. Je lis le NFO et les incrustions d'installation, et c'est parti ! Quelques minutes plus tard, Photoshop 5.0 est installé, demain mes potes vont alluciné, je suis le premier à l'avoir, et biensur, je vais le faire tourner ;)

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ou 14ans, c'était mes débuts sur l'Internet et à l'époque du 56k, de IRC, de Caramail, de MultiMania, de IE4 et Netscape. La musique est les films n'étaient pas des choses qui me préoccupaient, d'ailleurs les capacités techniques de ma ligne ne permettait pas de télécharger de très gros fichier, sans oublier que la connexion était facturée à la minute. Et puis, quand je me connectais, ça sonnait occupé à la maison ! Je surfais pas mal sur des sites de Hacking, Freaking et autre Cracking, j'étais beaucoup plus intéressé par les logiciels que par le dernier single de J.Lo ou Britney Spears. Alors un soir, tard, je surfais sur des sites de WareZ, j'y cherchais rien en particulier, j'étais là pour découvrir de nouveaux softs, et je suis tombé sur Photoshop 5.0. Attends une minute, le fichier .rar fait bien 60Mo, je vais en avoir pour plusieurs heures de téléchargement mais ça vaut le coup, en espérant que le téléchargement ne soit pas interrompu... Allez, c'est parti, je suis sur Windows 98 avec IE4, et les onglets n'existent pas, ma barre des tâches et remplie de minuscule petit E (logo de IE) et je lance ce téléchargement, temps restant 3h03m34s, mais IE4 ne sait pas vraiment combien de temps ça va durer, le temps varie 2h43, puis 1h58, à une vistesse oscillant entre 3Ko/s et 8Ko/s ma patience va être mise à rude épreuve, mais croisons les doigts pour que la connexion soit stable. Je sors règle mon reveil pour qu'il sonne 1h50 plus tard, histoire de couper la connexion dès que c'est fini et que ça ne coûte pas un bras à ma mère, le temps de prendre quelques heures de sommeil. BIP BIP BIP, voilà il est 3h47 du matin, je rallume mon moniteur, un 15", la lumière éclaire ma chambre, et je plisse les yeux, on est en plein été et j'en profite pour ouvrir un peu la fenêtre, les machines tournant 24h/24 dans ma chambre, il fait d'autant plus chaud. Evidemment, le téléchargement n'est pas encore fini, il reste encore 23minutes, le temps d'aller me chercher un Coca-Cola, et quelques gâteaux puis de lire un e-zine de hack sur 2600.com ou un site du même acabit, histoire de tuer le temps. Voilà, le téléchargement est enfin fini. j’éteins mon modem. Je passe un coup d'anti-virus (on ne sait jamais), et j'unRar le fichier, il y a tout ce qu'il faut, le .NFO, le crack et biensur le fichier d'installation. Je lis le NFO et les incrustions d'installation, et c'est parti ! Quelques minutes plus tard, Photoshop 5.0 est installé, demain mes potes vont alluciné, je suis le premier à l'avoir, et biensur, je vais le faire tourner ;)

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ou 14ans, c'était mes débuts sur l'Internet et à l'époque du 56k, de IRC, de Caramail, de MultiMania, de IE4 et Netscape. La musique est les films n'étaient pas des choses qui me préoccupaient, d'ailleurs les capacités techniques de ma ligne ne permettait pas de télécharger de très gros fichier, sans oublier que la connexion était facturée à la minute. Et puis, quand je me connectais, ça sonnait occupé à la maison ! Je surfais pas mal sur des sites de Hacking, Freaking et autre Cracking, j'étais beaucoup plus intéressé par les logiciels que par le dernier single de J.Lo ou Britney Spears. Alors un soir, tard, je surfais sur des sites de WareZ, j'y cherchais rien en particulier, j'étais là pour découvrir de nouveaux softs, et je suis tombé sur Photoshop 5.0. Attends une minute, le fichier .rar fait bien 60Mo, je vais en avoir pour plusieurs heures de téléchargement mais ça vaut le coup, en espérant que le téléchargement ne soit pas interrompu... Allez, c'est parti, je suis sur Windows 98 avec IE4, et les onglets n'existent pas, ma barre des tâches et remplie de minuscule petit E (logo de IE) et je lance ce téléchargement, temps restant 3h03m34s, mais IE4 ne sait pas vraiment combien de temps ça va durer, le temps varie 2h43, puis 1h58, à une vistesse oscillant entre 3Ko/s et 8Ko/s ma patience va être mise à rude épreuve, mais croisons les doigts pour que la connexion soit stable. Je sors règle mon reveil pour qu'il sonne 1h50 plus tard, histoire de couper la connexion dès que c'est fini et que ça ne coûte pas un bras à ma mère, le temps de prendre quelques heures de sommeil. BIP BIP BIP, voilà il est 3h47 du matin, je rallume mon moniteur, un 15", la lumière éclaire ma chambre, et je plisse les yeux, on est en plein été et j'en profite pour ouvrir un peu la fenêtre, les machines tournant 24h/24 dans ma chambre, il fait d'autant plus chaud. Evidemment, le téléchargement n'est pas encore fini, il reste encore 23minutes, le temps d'aller me chercher un Coca-Cola, et quelques gâteaux puis de lire un e-zine de hack sur 2600.com ou un site du même acabit, histoire de tuer le temps. Voilà, le téléchargement est enfin fini. j’éteins mon modem. Je passe un coup d'anti-virus (on ne sait jamais), et j'unRar le fichier, il y a tout ce qu'il faut, le .NFO, le crack et biensur le fichier d'installation. Je lis le NFO et les incrustions d'installation, et c'est parti ! Quelques minutes plus tard, Photoshop 5.0 est installé, demain mes potes vont alluciné, je suis le premier à l'avoir, et biensur, je vais le faire tourner ;)

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ou 14ans, c'était mes débuts sur l'Internet et à l'époque du 56k, de IRC, de Caramail, de MultiMania, de IE4 et Netscape. La musique est les films n'étaient pas des choses qui me préoccupaient, d'ailleurs les capacités techniques de ma ligne ne permettait pas de télécharger de très gros fichier, sans oublier que la connexion était facturée à la minute. Et puis, quand je me connectais, ça sonnait occupé à la maison ! Je surfais pas mal sur des sites de Hacking, Freaking et autre Cracking, j'étais beaucoup plus intéressé par les logiciels que par le dernier single de J.Lo ou Britney Spears. Alors un soir, tard, je surfais sur des sites de WareZ, j'y cherchais rien en particulier, j'étais là pour découvrir de nouveaux softs, et je suis tombé sur Photoshop 5.0. Attends une minute, le fichier .rar fait bien 60Mo, je vais en avoir pour plusieurs heures de téléchargement mais ça vaut le coup, en espérant que le téléchargement ne soit pas interrompu... Allez, c'est parti, je suis sur Windows 98 avec IE4, et les onglets n'existent pas, ma barre des tâches et remplie de minuscule petit E (logo de IE) et je lance ce téléchargement, temps restant 3h03m34s, mais IE4 ne sait pas vraiment combien de temps ça va durer, le temps varie 2h43, puis 1h58, à une vistesse oscillant entre 3Ko/s et 8Ko/s ma patience va être mise à rude épreuve, mais croisons les doigts pour que la connexion soit stable. Je sors règle mon reveil pour qu'il sonne 1h50 plus tard, histoire de couper la connexion dès que c'est fini et que ça ne coûte pas un bras à ma mère, le temps de prendre quelques heures de sommeil. BIP BIP BIP, voilà il est 3h47 du matin, je rallume mon moniteur, un 15", la lumière éclaire ma chambre, et je plisse les yeux, on est en plein été et j'en profite pour ouvrir un peu la fenêtre, les machines tournant 24h/24 dans ma chambre, il fait d'autant plus chaud. Evidemment, le téléchargement n'est pas encore fini, il reste encore 23minutes, le temps d'aller me chercher un Coca-Cola, et quelques gâteaux puis de lire un e-zine de hack sur 2600.com ou un site du même acabit, histoire de tuer le temps. Voilà, le téléchargement est enfin fini. j’éteins mon modem. Je passe un coup d'anti-virus (on ne sait jamais), et j'unRar le fichier, il y a tout ce qu'il faut, le .NFO, le crack et biensur le fichier d'installation. Je lis le NFO et les incrustions d'installation, et c'est parti ! Quelques minutes plus tard, Photoshop 5.0 est installé, demain mes potes vont alluciné, je suis le premier à l'avoir, et biensur, je vais le faire tourner ;)

  •  - Par Anonyme

    Au tout début que mon père informaticien téléchargeait des films, c'était autorisé. C'était vraiment le début ! Et puis la loi est passée, et il a complètement arrêté.
    Pour ma part j'ai continué, et il me semble que mon premier téléchargement était un Walt Disney, j'ai du laisser mon ordinateur allumé pendant des jours ! :)

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle au début :

    Les premiers partages de fichiers musicaux avec Napster, super et super lent... les 56K... en gros 10min pour 1mo.

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle au début :

    Pas besoin de moteur de recherche. Il suffisait de taper le nom commercial suivie du fameux ".com". Afin d'avancer plus facilement dans mon jeu vidéo Zelda 64, je décide de consulter le site www.zelda.com... Le vrai site était www.zelda64.com. Ce fût ma première expérience pornographique sur Internet.

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle au début :

    Pas besoin de moteur de recherche. Il suffisait de taper le nom commercial suivie du fameux ".com". Afin d'avancer plus facilement dans mon jeu vidéo Zelda 64, je décide de consulter le site www.zelda.com... Le vrai site était www.zelda64.com. Ce fût ma première expérience pornographique sur Internet.

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens au début :

    Les antivirus étaient moins intelligents, que du bonheur pour les chieurs que nous étions... À sniffer les adresses IP afin de trouver le pigeon infecté d'un cheval de troie compatible avec le "logiciel de hack pour les nuls" (je ne remets pas le nom de ce logiciel). On pouvait ouvrir le lecteur CD, lancer une impression, ouvrir une fenêtre type messenger (impossible à fermer pour la victime), explorer son disque dur, etc.

  •  - Par Anonyme

    C'est ma petite contre-histoire à moi, j'aurais pu vous parler de mes piètres début dans les intertubz, du GCU-SQUAD et ses lutins:) mais ma rencontre avec Telecomix fut un véritable Facepalm à bien des égards et m'a amené loin, très loin à la rencontre de vrais gens que vous appelez "Hackers" qui en terme de survie pour l'ami PedroBear et du DataPr0n ne sont pas en reste.
    De Laquadrature à FDN en passant par le CCC, THSF, Wikileaks, EFF, wau-holland-stiftung, Le Loop, CairoHackerspace, HackerscopTun, wau-holland-stiftung, j'en oublie PLEIN, c'est mon nainternet. Don't Fuck with it.

  •  - Par Anonyme

    C'est ma petite contre-histoire à moi, j'aurais pu vous parler de mes piètres début dans les intertubz, du GCU-SQUAD et ses lutins:) mais ma rencontre avec Telecomix fut un véritable Facepalm à bien des égards et m'a amené loin, très loin à la rencontre de vrais gens que vous appelez "Hackers" qui en terme de survie pour l'ami PedroBear et du DataPr0n ne sont pas en reste.
    De Laquadrature à FDN en passant par le CCC, THSF, Wikileaks, EFF, wau-holland-stiftung, Le Loop, CairoHackerspace, HackerscopTun, wau-holland-stiftung, j'en oublie PLEIN, c'est mon nainternet. Don't Fuck with it.

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
    Ce jour la je me suis dit je veux faire parti de ce milieu...
    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
    Pour Finir ce sont mes meilleurs souvenirs ? J'en ai plein...
    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
    (Comme dirais un mec qui a rien compris à internet ... D'ailleurs ...)

    Avez vous connus les copy party ?
    Avez vous discuté avec un codeur ?
    Avez vous vu votre speudo sur Cracktro ?
    Avez vous eu accés à Des top sites ? Vu defilé les releases et racer des bots ?

    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

    Allez poser vos questions...
    Je répondrais ...
    Je peu développé chaque point...

    Poser vos questions au vieil Alchimiste numérique que je suis...
    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
    Ce jour la je me suis dit je veux faire parti de ce milieu...
    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
    Pour Finir ce sont mes meilleurs souvenirs ? J'en ai plein...
    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
    (Comme dirais un mec qui a rien compris à internet ... D'ailleurs ...)

    Avez vous connus les copy party ?
    Avez vous discuté avec un codeur ?
    Avez vous vu votre speudo sur Cracktro ?
    Avez vous eu accés à Des top sites ? Vu defilé les releases et racer des bots ?

    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

    Allez poser vos questions...
    Je répondrais ...
    Je peu développé chaque point...

    Poser vos questions au vieil Alchimiste numérique que je suis...
    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
    Ce jour la je me suis dit je veux faire parti de ce milieu...
    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
    Pour Finir ce sont mes meilleurs souvenirs ? J'en ai plein...
    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
    (Comme dirais un mec qui a rien compris à internet ... D'ailleurs ...)

    Avez vous connus les copy party ?
    Avez vous discuté avec un codeur ?
    Avez vous vu votre speudo sur Cracktro ?
    Avez vous eu accés à Des top sites ? Vu defilé les releases et racer des bots ?

    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

    Allez poser vos questions...
    Je répondrais ...
    Je peu développé chaque point...

    Poser vos questions au vieil Alchimiste numérique que je suis...
    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
    Ce jour la je me suis dit je veux faire parti de ce milieu...
    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
    Pour Finir ce sont mes meilleurs souvenirs ? J'en ai plein...
    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
    (Comme dirais un mec qui a rien compris à internet ... D'ailleurs ...)

    Avez vous connus les copy party ?
    Avez vous discuté avec un codeur ?
    Avez vous vu votre speudo sur Cracktro ?
    Avez vous eu accés à Des top sites ? Vu defilé les releases et racer des bots ?

    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

    Allez poser vos questions...
    Je répondrais ...
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    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
    Ce jour la je me suis dit je veux faire parti de ce milieu...
    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
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    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
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    Poser vos questions au vieil Alchimiste numérique que je suis...
    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
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    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
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    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

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    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

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    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
    Pour Finir ce sont mes meilleurs souvenirs ? J'en ai plein...
    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
    (Comme dirais un mec qui a rien compris à internet ... D'ailleurs ...)

    Avez vous connus les copy party ?
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    Avez vous eu accés à Des top sites ? Vu defilé les releases et racer des bots ?

    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

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    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
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  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
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    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
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    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
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    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
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    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

    Allez poser vos questions...
    Je répondrais ...
    Je peu développé chaque point...

    Poser vos questions au vieil Alchimiste numérique que je suis...
    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
    Ce jour la je me suis dit je veux faire parti de ce milieu...
    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
    Pour Finir ce sont mes meilleurs souvenirs ? J'en ai plein...
    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
    (Comme dirais un mec qui a rien compris à internet ... D'ailleurs ...)

    Avez vous connus les copy party ?
    Avez vous discuté avec un codeur ?
    Avez vous vu votre speudo sur Cracktro ?
    Avez vous eu accés à Des top sites ? Vu defilé les releases et racer des bots ?

    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

    Allez poser vos questions...
    Je répondrais ...
    Je peu développé chaque point...

    Poser vos questions au vieil Alchimiste numérique que je suis...
    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
    Ce jour la je me suis dit je veux faire parti de ce milieu...
    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
    Pour Finir ce sont mes meilleurs souvenirs ? J'en ai plein...
    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
    (Comme dirais un mec qui a rien compris à internet ... D'ailleurs ...)

    Avez vous connus les copy party ?
    Avez vous discuté avec un codeur ?
    Avez vous vu votre speudo sur Cracktro ?
    Avez vous eu accés à Des top sites ? Vu defilé les releases et racer des bots ?

    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

    Allez poser vos questions...
    Je répondrais ...
    Je peu développé chaque point...

    Poser vos questions au vieil Alchimiste numérique que je suis...
    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
    Ce jour la je me suis dit je veux faire parti de ce milieu...
    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
    Pour Finir ce sont mes meilleurs souvenirs ? J'en ai plein...
    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
    (Comme dirais un mec qui a rien compris à internet ... D'ailleurs ...)

    Avez vous connus les copy party ?
    Avez vous discuté avec un codeur ?
    Avez vous vu votre speudo sur Cracktro ?
    Avez vous eu accés à Des top sites ? Vu defilé les releases et racer des bots ?

    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

    Allez poser vos questions...
    Je répondrais ...
    Je peu développé chaque point...

    Poser vos questions au vieil Alchimiste numérique que je suis...
    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  • Comment je suis devenu un courrier sur les Top SITE ?
    Un simple reve de gosse

    A l'époque on parlait pas de microtrading dans la presse ni même dans les banque je penses mais on nous utilisions déjà des "robots trader" comme *fxp ...Enfin on parlait de bot de pre ... Mais tu sais seulement ce que c'est que du FXP ?

    Reprenons du début et vous me poserez vos questions après ;) dans les comments

    Après avoir répondu à une annonce dans Tilt magazine je suis devenu (sans le savoir) swaper (pour les overlanders )
    L'ordinateur était mon meilleur ami, (Un atari ST) c’est un peu toujours le cas je crois :D
    Un jour, j'ai vu la union démo ...

    Un jour j'ai vu la UNION DEMO
    Ce jour la je me suis dit je veux faire parti de ce milieu...
    A l'époque on envoyait les disquettes 720Ko (sauf erreur c'est loin ça)
    J'avais trouver une astuce en mettant de la Colle UHU sur les timbres (Car à l'époque poster vers la suède , la Finlande , coutait un bras : bon j'expliquerais pas plus ;)

    Alors forcement quand j'ai découvert les BBS, les modems c'était le rêve !
    Trop bon trop énorme...

    Ensuite j'ai découvert le jeux de role Cyberpunk 2020 ultra visionnaire...
    Puis la revue wired ...

    Pour moi Internet c'était juste la suite du minitel et des BBS... (ca aussi l’underground sur minitel c’était dément, ce qui explique la rapidité de la scène française à utiliser internet aussi ...)

    Mais qu'est que l'attente à été longue j suis venu a Paris juste pour avoir accés a internet avec l'offre de Calvacom.

    J’ai mis 10 ans pour rentrer dans l’élite de la scène PC et devenir courrier sur des topsite.
    A l’époque on fessait cela par conviction, par esprit de résistance, de liberté numerique (cyberrightnow).

    Je me suis retiré quand c’est devenu, pour l’argent que les gens le faisaient...
    Quand ils se sont mis a vendre des CD à protéger les compils (Twilights)
    Ca devenais vicieux, voir mafieux...
    C'était plus l’esprit de mes débuts sur Mac, ou apple IIC puis l’atari...
    Alors je me suis dit c’est plus pour moi...

    Le carding tout ça, j’aimais le concept mais je voulais pas cautionner...
    Je faisait partie de ce que l’on appelle la vielle école à 20 ans j’étais vieux ...
    D’autres étais de mon avis et voulais pas passer certains caps ...
    A l’époque le Black/White Hat c’était pas encore une notion existante dans ma tête ...
    Moi je voulais resté clean ...
    Rester honnête ...

    Et là la ligne rouge était passé , fallait passé à autre chose ...
    Pour Finir ce sont mes meilleurs souvenirs ? J'en ai plein...
    Si vous avez pas connu cette époque ... Vous avez loupé votre vie Geek ...
    (Comme dirais un mec qui a rien compris à internet ... D'ailleurs ...)

    Avez vous connus les copy party ?
    Avez vous discuté avec un codeur ?
    Avez vous vu votre speudo sur Cracktro ?
    Avez vous eu accés à Des top sites ? Vu defilé les releases et racer des bots ?

    Savez vous seulement de quoi je parle ;)

    Allez poser vos questions...
    Je répondrais ...
    Je peu développé chaque point...

    Poser vos questions au vieil Alchimiste numérique que je suis...
    Je peu vous révéler des secrets des vielles Arcanes ;)
    Mais pour cela des questions il faut poser ... ^^

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Modem 56k

    www.youtube.com
    Ah, que de souvenirs avec ce son magique! On est nostalgique!

    Je me rappelle les débuts, ou je me disputais avec ma sœur pour entendre la petite chanson de connexion et profiter d'Internet, n'ayant que 10 heures par mois a se partager a trois. A ce moment la, internet s'achetait par heures et c’était horriblement cher !!

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Bonjour,
    Le net dans sa profusion de débats a tué le débat faute de temps pour tout faire. Il faut soit la télé ou de gros média pour se faire entendre, bref la mise en coupe bien droite et déjà installée même si quelquefois on lâche du mou pour la frime.
    Bonheur chez vous.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Bonjour,
    Le net dans sa profusion de débats a tué le débat faute de temps pour tout faire. Il faut soit la télé ou de gros média pour se faire entendre, bref la mise en coupe bien droite et déjà installée même si quelquefois on lâche du mou pour la frime.
    Bonheur chez vous.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Bonjour,
    Le net dans sa profusion de débats a tué le débat faute de temps pour tout faire. Il faut soit la télé ou de gros média pour se faire entendre, bref la mise en coupe bien droite et déjà installée même si quelquefois on lâche du mou pour la frime.
    Bonheur chez vous.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Bonjour,
    Le net dans sa profusion de débats a tué le débat faute de temps pour tout faire. Il faut soit la télé ou de gros média pour se faire entendre, bref la mise en coupe bien droite et déjà installée même si quelquefois on lâche du mou pour la frime.
    Bonheur chez vous.

  •  - Par Anonyme

    Star Wars Episode 1 The Phantom Menace Trailer #1

    www.youtube.com
    http://sw-destiny.net Star Wars Episode 1 The Phantom Menace Trailer #1

    mai 1999, sorti en salle au USA de Star Wars épisode I, la menace fantôme. Enorme tapage télévisuel, c'était LE film de l'année, on était fébrile en France car il ne sortais que 6 mois plus tard chez nous. Un soir devant le 20h sur tf1, Claire Chazal si je me souviens bien commence la présentation d'un reportage sur le film mais plus précisément sur le téléchargement illégal. C'était le début de la terreur chez les gros producteurs américains. Elle nous annonçait que des copies du film circulaient déjà sur internet et pour le télécharger il fallait 3 JOURS, en y repensant maintenant c'est hallucinant. Je n'est découvert internet que l'année d'après pendant un voyage au USA justement, mais cette info est restée gravé dans ma mémoire ça doit être mon 1er souvenir "des internets" j'avais 15ans.

  •  - Par Z

    Le net des pédo-nazis ? Je ne l'ai jamais vraiment rencontré sur le web, mais si je l'ai approché ça serait plutôt sur IRC (Internet Relay Chat, allez voir sur Wikipédia les jeunots !)

    Sur IRC, toujours un idiot pour balancer au milieu d'une conversation un lien, et bêtement on clique, et puis ça peut être un contenu culturel, un article de presse, n'importe quoi, et puis de temps en temps un truc bien gore.

    Rien de dramatique vraiment, mais des clichés mauvais ou des vidéos amateurs à ne pas mettre entre de jeunes mains.
    Ce qui m'avait choqué au début (ça me choque toujours un peu d'ailleurs) c'est que tout cela était fait dans un grand esprit de rigolade potache, sans du tout se soucier de l'âge ou de la sensibilité des personnes présentes sur le salon de chat. Un truc qui ressemblerait à 4chan en fait. Si une personne abusait de ce type de contenu, un administrateur finissait par le bannir du chan, mais il y en avait toujours un autre pour revenir à un autre moment.
    Ça c'est l'aspect "pédo" (même si je n'ai jamais vu de photo pédophile)

    Pour l'aspect "nazi", j'ai surtout le souvenir de conversations politiques sans fin avec toutes sortes d'extrêmistes de tout poil. Le pseudonymat permettant de se livrer, de donner et de recevoir sans que cela n'impacte trop la vie "réelle", de se lâcher, d'être 1000 fois plus tolérant que ce qu'on serait en face des gens. Des joutes oratoires sans fin, des pérégrinations sur des sites confidentiels et totalement ahurissants, une exploration de lien en lien vers les franges les plus extrêmes de la politique, quel qu'en soit le bord. Passionnant (et épuisant parfois).

    J'ai "appris" plein de choses, je suis contente de ne pas avoir été trop jeune en voyant cela. Ça n'est pas le côté glorieux des internets, ça n'est pas vraiment du pedo-nazi non plus. C'est du sexo-extrémiste. Ça n'est pas pour les enfants. Ça demande à être un peu solide et curieux. C'est paradoxalement comme ça que j'ai appris à connaître (et à aimer) internet...

  •  - Par Anonyme

    Modem 56k

    www.youtube.com
    Ah, que de souvenirs avec ce son magique! On est nostalgique!

    J'ai été à 16 ans, en 1996, le premier élève de ma classe à avoir un abonnement Internet 56K, facturé à la minute de communication. La classe internationale. Même le CDI de mon lycée n'était pas aussi bien équipé: Mon pentium I 133MHz, 16Mo de Ram faisait rêver. Les débuts ont toutefois été laborieux: je croyais que les mails étaient automatiquement rapatriés dans mon modem (comme le facteur qui passe, quoi!), la navigation était super lente: j'avais le temps d'aller me chercher à manger le temps qu'une page se charge. J'ai d'ailleurs eu droit mon petit encart de plainte dans un mensuel informatique (SVM pour ne pas le nommer). Je me souviens de mon site Internet hébergé chez mon FAI (référencé sur Yahoo et Altavista, s'il vous plaît), écrit à la main, traitant de la fabrication de didjeridoos avec des tubes en PVC et de la cire à bougie et de programmes de calculatrice. J'allais voir mes statistiques de consultation tous les jours! Un vrai petit geek. Je me souviens aussi de mes premiers émois amoureux sur "Yahoo Chat" avec une jeune libanaise de mon âge qui m'a finalement virtuellement largué parce qu'elle devait aller au cinéma avec des amis. Aaah les relations à distance.. Je me souviens aussi très bien des cris de mes parents lors de l'arrivée des premières factures téléphoniques aux montants astronomiques. Sans parler bien sûr du fait que toute la maisonnée était injoignable au téléphone pendant ce temps là: avec un père médecin urgentiste, les frictions ont été nombreuses et mémorables.

  •  - Par Anonyme

    Modem 56k

    www.youtube.com
    Ah, que de souvenirs avec ce son magique! On est nostalgique!

    J'ai été à 16 ans, en 1996, le premier élève de ma classe à avoir un abonnement Internet 56K, facturé à la minute de communication. La classe internationale. Même le CDI de mon lycée n'était pas aussi bien équipé: Mon pentium I 133MHz, 16Mo de Ram faisait rêver. Les débuts ont toutefois été laborieux: je croyais que les mails étaient automatiquement rapatriés dans mon modem (comme le facteur qui passe, quoi!), la navigation était super lente: j'avais le temps d'aller me chercher à manger le temps qu'une page se charge. J'ai d'ailleurs eu droit mon petit encart de plainte dans un mensuel informatique (SVM pour ne pas le nommer). Je me souviens de mon site Internet hébergé chez mon FAI (référencé sur Yahoo et Altavista, s'il vous plaît), écrit à la main, traitant de la fabrication de didjeridoos avec des tubes en PVC et de la cire à bougie et de programmes de calculatrice. J'allais voir mes statistiques de consultation tous les jours! Un vrai petit geek. Je me souviens aussi de mes premiers émois amoureux sur "Yahoo Chat" avec une jeune libanaise de mon âge qui m'a finalement virtuellement largué parce qu'elle devait aller au cinéma avec des amis. Aaah les relations à distance.. Je me souviens aussi très bien des cris de mes parents lors de l'arrivée des premières factures téléphoniques aux montants astronomiques. Sans parler bien sûr du fait que toute la maisonnée était injoignable au téléphone pendant ce temps là: avec un père médecin urgentiste, les frictions ont été nombreuses et mémorables.

  •  - Par Anonyme

    Modem 56k

    www.youtube.com
    Ah, que de souvenirs avec ce son magique! On est nostalgique!

    J'ai été à 16 ans, en 1996, le premier élève de ma classe à avoir un abonnement Internet 56K, facturé à la minute de communication. La classe internationale. Même le CDI de mon lycée n'était pas aussi bien équipé: Mon pentium I 133MHz, 16Mo de Ram faisait rêver. Les débuts ont toutefois été laborieux: je croyais que les mails étaient automatiquement rapatriés dans mon modem (comme le facteur qui passe, quoi!), la navigation était super lente: j'avais le temps d'aller me chercher à manger le temps qu'une page se charge. J'ai d'ailleurs eu droit mon petit encart de plainte dans un mensuel informatique (SVM pour ne pas le nommer). Je me souviens de mon site Internet hébergé chez mon FAI (référencé sur Yahoo et Altavista, s'il vous plaît), écrit à la main, traitant de la fabrication de didjeridoos avec des tubes en PVC et de la cire à bougie et de programmes de calculatrice. J'allais voir mes statistiques de consultation tous les jours! Un vrai petit geek. Je me souviens aussi de mes premiers émois amoureux sur "Yahoo Chat" avec une jeune libanaise de mon âge qui m'a finalement virtuellement largué parce qu'elle devait aller au cinéma avec des amis. Aaah les relations à distance.. Je me souviens aussi très bien des cris de mes parents lors de l'arrivée des premières factures téléphoniques aux montants astronomiques. Sans parler bien sûr du fait que toute la maisonnée était injoignable au téléphone pendant ce temps là: avec un père médecin urgentiste, les frictions ont été nombreuses et mémorables.

  •  - Par Anonyme

    Pédophilie sur Internet

    www.ina.fr
    Deux gérants de serveurs INTERNET, dont le directeur de WORLDNET, ont été interpellés pour diffusion d'images d'adolescents à caratère pornographique sur la toile.

    La France a peur : les débuts des Internets ressemblent à ceux des 3615. Avec un ptit dj3uNZ kinenvoulait

  • Comme l'indique bluetouff, le terme pédonazi est une expression inventée pour réagir au discours politique grandissant pointant du doigt le côté "noir" de l'internet qui serait une terre pour tous les pédophiles et les néonazis. Ce focus date aussi des premiers contentieux de l'internet.

    Pour cela, il faut revenir au 6 mai 1996. Sébastien Socchard, co-fondateur du fournisseur d'accès à l'internet WorldNet est placé en garde à vue pour 48 heures. Il est accusé de permettre l'accès à des images à caractère pédopornographique, stockées sur des serveurs de "newsgroups". Les autorités considérant alors le fournisseur d'accès comme responsable de l'ensemble des contenus auxquels il donne accès, il est alors mis en accusation. Il faudra attendre le 14 décembre 1996 pour que le TGI de Paris rende un non-lieu et statue sur la non-responsabilité du fournisseur d'accès. La dimension "pedo" du pédonazi est créée

    Autre affaire emblématique, c'est l'affaire Yahoo! qui débute le 15 mai 2000 avec la mise en accusation du site internet pour l'accessibilité en France de petites annonces en faveur d'objets nazis. La dimension "nazi" du pédonazi trouve là ses racines.

    Ce néologisme continuera par la suite d'exister, principalement pour s'alarmer des discours politiques se focusant sur le côté obscur de l'internet et justifiant de nouvelles mesures législatives visant spécifiquement l'internet. On retrouve des traces de ce traitement spécifique dans la loi pour la confiance dans l'économie numérique qui sera adoptée en 2004 avec une obligation spécifique pesant sur les intermédiaires de l'internet.

    Le point d'orgue de ce concept demeure pour moi ce 15 décembre 2008 avec le discours de Frédéric Lefebvre sur le projet de loi "audiovisuel" appelant à une forte régulation de l'internet. Je l'ajoute en lien.

  • Comme l'indique bluetouff, le terme pédonazi est une expression inventée pour réagir au discours politique grandissant pointant du doigt le côté "noir" de l'internet qui serait une terre pour tous les pédophiles et les néonazis. Ce focus date aussi des premiers contentieux de l'internet.

    Pour cela, il faut revenir au 6 mai 1996. Sébastien Socchard, co-fondateur du fournisseur d'accès à l'internet WorldNet est placé en garde à vue pour 48 heures. Il est accusé de permettre l'accès à des images à caractère pédopornographique, stockées sur des serveurs de "newsgroups". Les autorités considérant alors le fournisseur d'accès comme responsable de l'ensemble des contenus auxquels il donne accès, il est alors mis en accusation. Il faudra attendre le 14 décembre 1996 pour que le TGI de Paris rende un non-lieu et statue sur la non-responsabilité du fournisseur d'accès. La dimension "pedo" du pédonazi est créée

    Autre affaire emblématique, c'est l'affaire Yahoo! qui débute le 15 mai 2000 avec la mise en accusation du site internet pour l'accessibilité en France de petites annonces en faveur d'objets nazis. La dimension "nazi" du pédonazi trouve là ses racines.

    Ce néologisme continuera par la suite d'exister, principalement pour s'alarmer des discours politiques se focusant sur le côté obscur de l'internet et justifiant de nouvelles mesures législatives visant spécifiquement l'internet. On retrouve des traces de ce traitement spécifique dans la loi pour la confiance dans l'économie numérique qui sera adoptée en 2004 avec une obligation spécifique pesant sur les intermédiaires de l'internet.

    Le point d'orgue de ce concept demeure pour moi ce 15 décembre 2008 avec le discours de Frédéric Lefebvre sur le projet de loi "audiovisuel" appelant à une forte régulation de l'internet. Je l'ajoute en lien.

  • Comme l'indique bluetouff, le terme pédonazi est une expression inventée pour réagir au discours politique grandissant pointant du doigt le côté "noir" de l'internet qui serait une terre pour tous les pédophiles et les néonazis. Ce focus date aussi des premiers contentieux de l'internet.

    Pour cela, il faut revenir au 6 mai 1996. Sébastien Socchard, co-fondateur du fournisseur d'accès à l'internet WorldNet est placé en garde à vue pour 48 heures. Il est accusé de permettre l'accès à des images à caractère pédopornographique, stockées sur des serveurs de "newsgroups". Les autorités considérant alors le fournisseur d'accès comme responsable de l'ensemble des contenus auxquels il donne accès, il est alors mis en accusation. Il faudra attendre le 14 décembre 1996 pour que le TGI de Paris rende un non-lieu et statue sur la non-responsabilité du fournisseur d'accès. La dimension "pedo" du pédonazi est créée

    Autre affaire emblématique, c'est l'affaire Yahoo! qui débute le 15 mai 2000 avec la mise en accusation du site internet pour l'accessibilité en France de petites annonces en faveur d'objets nazis. La dimension "nazi" du pédonazi trouve là ses racines.

    Ce néologisme continuera par la suite d'exister, principalement pour s'alarmer des discours politiques se focusant sur le côté obscur de l'internet et justifiant de nouvelles mesures législatives visant spécifiquement l'internet. On retrouve des traces de ce traitement spécifique dans la loi pour la confiance dans l'économie numérique qui sera adoptée en 2004 avec une obligation spécifique pesant sur les intermédiaires de l'internet.

    Le point d'orgue de ce concept demeure pour moi ce 15 décembre 2008 avec le discours de Frédéric Lefebvre sur le projet de loi "audiovisuel" appelant à une forte régulation de l'internet. Je l'ajoute en lien.

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