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  •  - Par Anonyme

    En 1996, après mon service militaire qui était encore obligatoire, achat de mon premier PC. Un 166MHz avec un modem 33.6 Olitec et un abonnement d'un an chez Magic Online.
    Installation d'une prise téléphonique dans ma chambre et c'était parti pour de nombreuses nuits blanches sur la baguette et autres salons IRC...
    A l'époque la connexion se faisait via un numéro local, et la note France Télécom a vite explosé !
    Qu'importe, en quelques mois, cette fenêtre sur le monde m'était devenue indispensable mais elle m'a aussi permis de devenir un bidouilleur, à l'époque de Windows 95 il fallait souvent mettre les mains dans le cambouis.
    Deux ans plus tard, après un entretien pour un poste de technicien hotline, départ pour l'Irlande et début de mon aventure professionnelle avec AOL...
    Là-bas j'ai rencontré mon épouse à qui j'ai fait la cour pendant des mois par messagerie instantanée et e-mails.
    Internet, je lui dois ma vie d'aujourd'hui, mes amours et mon travail !

  •  - Par Anonyme

    US Robotics Sportster 14400. C’était mon premier modem, le truc qui couinait en se connectant sur la ligne de téléphone. 1995. Merci à Stéphane Bortzmeyer, administrateur système du CNAM à l’époque, qui me fila, sur un coin de table, ma première adresse internet, @cnam.fr. Ça fait ancien combattant. Ben oui. Mon histoire de l’internet — avec un article, et en bas de casse, SVP! — commence comme ça. Mon métier, journaliste.

    C’est dire que j’ai passé pas mal de temps, et j’en passe encore aujourd’hui, à me battre contre les courants médiatiques qui diabolisent, ou encensent, le « réseau des réseaux », comme on disait à l’époque. Je me reconnais donc assez dans le portrait de cette « contre-histoire ». J’ai croisé la plupart des intervenants. Même si je n’approuve pas l’artifice du titre, qui laisse à penser que, désormais, c’est cette vision-là qui ferait figure d’étalon historique, d’année zéro de « ce qu’il faut savoir de l’internet ». Pourtant j’ai retrouvé dans ces portraits croisés pas mal de naïveté, des non-dits pudiques, et somme toute une sorte de sacralisation un peu gênante.

    En 1995, j’avais déjà sous le coude des tas d’infos que les médias tradis ne publiaient pas sur ce « phénomène cyber » des « autoroutes de l’information » (autre pensum ultra-utilisé à l’époque). C’était donc pour moi à la fois un « filon » journalistique qu’un exutoire. Au moment où David Dufresne lançait La Rafale <http://www.davduf.net/La-Rafale-1995-Novembre-2005-Dix> et un peu avant Arno* et son uZine <http://www.uzine.net/> (ancêtre de Rezo.net), de mon côté je recyclais mes infos dans un canard intemporel, le Bulletin lambda, qui débuta aux alentours du mois d’octobre 1995 (archives exhumées ici : http://lambda.toile-libre.org/bulletin). Ça dura environ 10 ans, je sortais chaque bulletin quand j’avais le temps, en deux langues (dans un anglais plus qu’approximatif!), avec entre cinq et une douzaine de numéros par an. Ça tournait déjà autour des questions de libertés publiques. Je balançais mes infos dans les newsgroups et par e-mail à quelques aficionados. Le web, c’était l’antique — le premier navigateur, Mosaic, ancêtre de Netscape puis de Mozilla, était encore un prototype. A l’époque il n’y avait pas d’hébergeurs indépendants (avant Mygale et Multimania). C’est une petite association de bidouilleurs du logiciel libre, Freenix, qui m’a offert mon premier asile sur son serveur (merci les gars).

    Bref, très vite il y eu les premières affaires scabreuses qui firent la Une de la presse, de l'AFP à France Soir ou Envoyé Spécial, le tryptique « pirate-pédo-nazi », les plaintes en justice contre les « sites pédophiles », affaires Alter-C ou Francenet, le Decency Act aux USA, l’amendement Fillon qui cherchait déjà à faire de la censure privée, Napster (premier logiciel de P2P), les premières restrictions à l’usage libre de la cryptographie — bref, tout ce dont il est question dans le docu d’Arte...

    Le goût amer qui me reste au fond de la gorge, c’est que j’ai le sentiment qu’on continue à gesticuler, qu’on répète en boucle des évidences aux accents libertaires, et qu’il semble y avoir encore un non-dit faramineux qui subsiste, à savoir que la marchandisation du monde, l’exploitation de l’autre, n’ont cessé de se servir de l’internet pour gagner en puissance, sans bien sûr que l’internet, en tant que machin, gros tuyau, n’en soit intrinsèquement responsable — mais qui en devient immanquablement une des armes les plus fatales.

    La neutralité du Net, oui, c’est important et primordial, mais un internet /neutre/a plus de chances de se faire bouffer et phagocyter par les classes économiques dominantes que par de joyeux groupuscules aux idées altruistes. Une petite vidéo diffusée en boucle en marge du docu se fout de la gueule de George « W » qui a parlé « des internets », avec un « S ». Bien sûr que ce gros blaireau n’a rien compris. Pas la peine de prendre ce révélateur pour savoir que ce type est une catastrophe. Mais son lapsus est révélateur: il y a plusieurs « internets ». La neutralité, c’est presque terminé. Les données ne circulent pas avec la même « priorité ». Et ça va s’empirer. Tu payes, tu passes en premier. T’es actionnaire, tu choisis. T’es utilisateur, tu subis. C’est une caricature, oui bien sûr. Mais 95% de la population en sera victime. Quelques uns y échappent, tant mieux pour eux — comme la plupart des intervenants de ce documentaire. Facebook a aidé les « révolutions arabes »? Quelles « révolutions »? Qui dirige la Tunisie, l’Egypte? Et l’après Bachar aura-t-il un visage différent? Exxon ou Total? Danone ou Kraft Food?

    On nous matraque avec la crainte, le « spectre » de Big Brother depuis les débuts de l’internet (et j’y ai participé à ce matraquage, salvateur sous certains aspects, c’est ce qui m’a poussé à m’investir dans les Big Brother Awards). Mais on accepte. On acquiesse. Tout est fait pour nous culpabiliser de refuser cet auto-contrôle permanent. Le patron du Parti pirate suédois en a conscience, plus que beaucoup d’entre nous. Mais il exhibe son smartphone genre « ben j’ai pas le choix ». Combien de personnes peuvent réellement échapper à leur propre déchéance en utilisant ces outils mortifères (j’ai pas dit /meurtriers/)? Quelle est cette nouvelle élite qui sait se protéger des intrusions malveillantes avec Tor, GPG, ou d’autres parefeux techniques, mais qui ont lentement, insidieusement, accepté à ne plus remettre en question la surveillance globale dont seront victimes des centaines de millions de gogos connectés?

    --

    Jet Lambda, Reflets.info

  •  - Par Anonyme

    Avant,
    on devait noter les horaires de début et de fin de connexion pour ne pas dépasser le forfait "2 heures d'internet par mois". On devait patienter avant d'être bien connecté, en écoutant ce fameux bruit (comme quand on appelle sur un fax !). On ne savait pas trop pourquoi on "surfait", alors on cherchait des choses à chercher, par contre on cherchait toujours les adresses dans le minitel. On se créait une adresse e-mail, mais on ne savait pas encore trop à quoi elle allait nous servir, ni à qui donner cette adresse. On s'envoyait encore des lettres en choisissant un joli timbre à la Poste. On écrivait des phrases entières dans les moteurs de recherche et on cherchait longtemps l'arobase sur le clavier, on ne comprenait pas qu'il ne fallait pas écrire "dot" mais un point, et pas "troisdoublevé" mais "www"...

    Aujourd'hui,
    on a internet illimité sans fil, c'est absolument rapide et silencieux. On a trois adresses e-mails : une pour la famille et les amis, une pour le travail et une qui ne sert plus à rien. On n'imprime presque plus parce que c'est écolo, même si ça fait mal aux yeux de lire sur l'écran, et qu'on a toujours peur que notre disque dur nous lâche avec tous nos précieux fichiers. On écrit de moins en moins de lettres manuscrites, et quand on doit en poster une, on imprime directement le timbre chez soi : la magie d'internet.

  • On confond souvent Internet (le « réseau des réseaux ») avec le Web : le second est compris dans le premier. Internet, c’est tout un tas de choses différentes :
    la navigation sur le Web ;
    les e-mails ;
    la VoIP (Skype)...

    Internet c’est le réseau, le Web n’est qu’un usage de ce réseau, apparu ultérieurement. Il n’y a pas de date de création d’Internet. Personne n’a jamais appuyé sur un bouton pour un lancement en fanfare. C’est un patchwork d’innovations disparates, qui se sont peu à peu assemblées pour former Internet, puis le Web. On pourrait citer les mots de Vinton Cerf et Robert Kahn (les inventeurs du protocole TCP/IP) :

    « Aucune personne, ni même un petit groupe d’individus n’a réellement inventé Internet. C’est le résultats de nombreuses années de collaborations entre des universitaires et des personnes du gouvernement. »

  • On confond souvent Internet (le « réseau des réseaux ») avec le Web : le second est compris dans le premier. Internet, c’est tout un tas de choses différentes :
    la navigation sur le Web ;
    les e-mails ;
    la VoIP (Skype)...

    Internet c’est le réseau, le Web n’est qu’un usage de ce réseau, apparu ultérieurement. Il n’y a pas de date de création d’Internet. Personne n’a jamais appuyé sur un bouton pour un lancement en fanfare. C’est un patchwork d’innovations disparates, qui se sont peu à peu assemblées pour former Internet, puis le Web. On pourrait citer les mots de Vinton Cerf et Robert Kahn (les inventeurs du protocole TCP/IP) :

    « Aucune personne, ni même un petit groupe d’individus n’a réellement inventé Internet. C’est le résultats de nombreuses années de collaborations entre des universitaires et des personnes du gouvernement. »

  • On confond souvent Internet (le « réseau des réseaux ») avec le Web : le second est compris dans le premier. Internet, c’est tout un tas de choses différentes :
    la navigation sur le Web ;
    les e-mails ;
    la VoIP (Skype)...

    Internet c’est le réseau, le Web n’est qu’un usage de ce réseau, apparu ultérieurement. Il n’y a pas de date de création d’Internet. Personne n’a jamais appuyé sur un bouton pour un lancement en fanfare. C’est un patchwork d’innovations disparates, qui se sont peu à peu assemblées pour former Internet, puis le Web. On pourrait citer les mots de Vinton Cerf et Robert Kahn (les inventeurs du protocole TCP/IP) :

    « Aucune personne, ni même un petit groupe d’individus n’a réellement inventé Internet. C’est le résultats de nombreuses années de collaborations entre des universitaires et des personnes du gouvernement. »

  • On confond souvent Internet (le « réseau des réseaux ») avec le Web : le second est compris dans le premier. Internet, c’est tout un tas de choses différentes :
    la navigation sur le Web ;
    les e-mails ;
    la VoIP (Skype)...

    Internet c’est le réseau, le Web n’est qu’un usage de ce réseau, apparu ultérieurement. Il n’y a pas de date de création d’Internet. Personne n’a jamais appuyé sur un bouton pour un lancement en fanfare. C’est un patchwork d’innovations disparates, qui se sont peu à peu assemblées pour former Internet, puis le Web. On pourrait citer les mots de Vinton Cerf et Robert Kahn (les inventeurs du protocole TCP/IP) :

    « Aucune personne, ni même un petit groupe d’individus n’a réellement inventé Internet. C’est le résultats de nombreuses années de collaborations entre des universitaires et des personnes du gouvernement. »

  • On confond souvent Internet (le « réseau des réseaux ») avec le Web : le second est compris dans le premier. Internet, c’est tout un tas de choses différentes :
    la navigation sur le Web ;
    les e-mails ;
    la VoIP (Skype)...

    Internet c’est le réseau, le Web n’est qu’un usage de ce réseau, apparu ultérieurement. Il n’y a pas de date de création d’Internet. Personne n’a jamais appuyé sur un bouton pour un lancement en fanfare. C’est un patchwork d’innovations disparates, qui se sont peu à peu assemblées pour former Internet, puis le Web. On pourrait citer les mots de Vinton Cerf et Robert Kahn (les inventeurs du protocole TCP/IP) :

    « Aucune personne, ni même un petit groupe d’individus n’a réellement inventé Internet. C’est le résultats de nombreuses années de collaborations entre des universitaires et des personnes du gouvernement. »

  •  - Par Anonyme

    J'ai commencé à me connecter à Internet en 1995, avec un modem 33K (il n'y avait pas encore de modems 56K). J'avais alors 37 ans. A cette époque, le spam n'existait pas, et il m'arrivait de passer plusieurs semaines sans recevoir le moindre e-mail. Recevoir un e-mail était alors tout un événement. Les sites Web étaient beaucoup moins nombreux qu'aujourd'hui et surtout beaucoup plus simples (beaucoup de texte, peu de photos). Car la liaison par modem était lente et il fallait souvent attendre que la page se charge.

    C'est à cette époque qu'Internet est entré dans les entreprises françaises. Mais on s'en méfiait comme de la peste. En 1998, j'ai travaillé dans une entreprise parisienne où Internet n'était disponible que sur une seule machine, plantée en plein milieu de l'espace de travail. Sur cette machine tournaient en permanence 2 antivirus. C'est uniquement sur cette machine qu'on pouvait surfer et envoyer et recevoir des e-mails. Les ordinateurs dont on disposait sur notre bureau n'était pas connectés à Internet, seulement au réseau d'entreprise.

    Avant Internet, comment vivait-on ? On avait beaucoup plus de livres pour la documentation (dictionnaires, livres spécialisés...), on téléphonait plus (même si le portable n'existait pas), on regardait plus la télévision qui était quasiment la seule fenêtre sur le monde extérieur. Est-ce que c'était mieux ? Je ne sais pas. C'était différent en tous cas et ma jeunesse aurait été bien différente si j'avais pu disposer des moyens de communication d'aujourd'hui.

    Au début des années 70, mon père pensait qu'un ordinateur était une machine à laquelle on pouvait poser une question et qui donnait immédiatement la réponse. Avec Google, nous ne sommes pas très loin de ce concept...

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