Recherche : #irc

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  •  - Par Anonyme

    Une nuit passée dans la salle informatique de l'école, je venais de comprendre qu'il était possible de discuter en direct avec une canadienne ; irc, la e-drague de l'époque. Je me suis dit qu'un jour on verrait même des vidéos en direct...
    Un copain qui revient avec 2 disquettes pour un titre de musique ; Napster, l'accès à la musique gratuitement. Illégalement ? Je me suis dit, un jour ce sera un film entier...
    Un document qui montre comment souder une puce électronique dans la Playstation afin de lire des disques étrangers. Je me suis dit qu'un jour on y trouverai les manuels de réparation de tous nos objets...

  • J'ai rencontré ma première petite amie ainsi que l'un de mes meilleurs amis et plein d'autres sur internet, en 2000-2001, j'avais 15-16 ans. Nous étions tous sur IRC, il y avait des centaines et des milliers de personnes connectés sur une multitude de canaux de discutions dans différents réseaux et avoir un pseudo (nickname) était la norme.

    IRC existe toujours, bien sûr, mais avec l'apparition de MSN et ensuite Facebook j'ai vu tout un univers se vider de son peuple. Un univers entièrement constitué de textes et de liens url, sans photo ni "profil", mais néanmoins un univers riche et passionnant, avec ses propres mœurs et codes sociaux.
    ASV ? (age/sexe/ville) que l'on venait parfois me demander en privé, à cela je répondais 15/h/Bruxelles ou 36/f/Anvers selon la personne et mes envies. A force des rencontres j'ai très vite compris que le cliché du "geek boutonneux à lunettes en cul de bouteille" était complétement faux et injustifié. Il y avait (et il y a toujours) de tout sur internet, comme dans le "réel" ou devrais-je dire "l'autre réel" ;c)

    Paradoxalement avec Facebook, qui nous donne d'avance un certain nombre d'information (age, ville, goût et couleur,...), j'ai l'impression qu'il y est beaucoup plus difficile de rencontrer de nouvelles personnes. L’anonymat sur IRC poussait à la curiosité et à la discutions, sans préjugé ni pré-sélection. De plus, il n'y avait pas la peur du "pédo-nazi", en tout cas pas autant qu'actuellement. Évidement nous étions parfois méfiant envers certains. Mais sans être trop naïf et avec un minimum de prévention il était facile d'éviter de tomber dans un mauvais plan. Je me souviens par exemple avoir, par sécurité et à la demande de nos parents, accompagné ma petite sœur à des premiers rendez-vous avec des personnes rencontrés sur IRC. J'avais moi-même déjà eu quelques rendez-vous et au final nous n'avons jamais eu de coups foireux, bien au contraire.

    Enfin bref c'est sur IRC #bruxelles et #21! du réseau Undernet que j'ai rencontré de vrais amis qui ont changé ma vie à jamais. Si vous lisez ces lignes, chers Paranoid, YaX, Lily, Nicotine, IciBlaBla, Champi, Gaston, Bis0unours, Pintje, Daïkini, Delichoc, etc: je vous salue ! A bientôt autour d'un verre ?

  •  - Par Anonyme

    A partir de 1996/1997, mon père (medecin) a été obliger de s'informatiser pour envoyer les feuilles de soins à la sécu.
    C'était le début d'une formidable aventure internet, aventure, dont j'écris encore les chapitres puisque je travaille maintenant dans les réseaux informatiques.
    Le doux chant du modem 56K, les chats ICQ ou IRC avec mon frère parti vivre loin .. arf, quelle nostalgie.

  • Je n’avais pas encore assez d’argent pour acheter un ordinateur et me payer un abonnement à Internet, mais je pense que cette expérience, la violence et la richesse des rapports humains auxquels j’ai été confronté, m’a beaucoup appris. Tout d’abord sur les êtres humains (et les fantasmes masculins), mais également sur ce qu’allait devenir Internet, et donc le fait qu’il permet certes à des machines de communiquer, mais aussi et surtout à faire se rencontrer des gens qui, sans cela, n’auraient jamais pu communiquer, n’auraient jamais pu se croiser, ni confronter leurs points de vue.

    Je pense même avoir plus appris pendant les quelques mois où, pour financer mes études, je fus animatrice de minitel rose, que pendant les premiers mois où je découvrais le Net. L'intensité et la violence des rapports humains auxquelles j'ai pu être confronté pendant ces nuits de minitel rose m'ont fait comprendre à quel point le principal intérêt du réseau ce n'était pas de connecter des tuyaux, des machines et des ordinateurs, mais de connecter et libérer la parole d'êtres humains...

  • Premiers pas dans l'informatique ? ~1996.
    IRC. Le "vrai" Internet. Le cœur de l'internet. Des échanges, des gens, des fous, du rire, mais surtout des compétences.

    On ne parle pas ici de channel #15-25ans sur Epiknet mais plutôt de channels en "+ps" sur Freenode, Undernet, Efnet.

    On y discute de tout de rien, surtout de rien mais tout le monde échange. Tout le monde partage.
    Pour ceux qui ne connaissent pas, IRC, c'est un peu l'ancêtre de Twitter. (très grossièrement).

    Je n'ai plus le temps d'y aller désormais car on y passe un temps fou mais c'est là bas que j'ai appris la technique. Le dev, l'asm, le fonctionnement des échanges client<>serveur et plus globallement l'Informatique avec un grand I.

    C'est grâce à IRC qu'aujourd'hui je travaille à mon propre compte dans la sécurité informatique.

    Allez y faire un tour, vous ne pourrez qu'être agréablement surpris!

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Les premières expériences ? Ma foi ce fut de connecter deux micro ordinateurs (C 64) entre eux via un modem au milieu des années 80 et s'envoyer des messages. Quelques années plus tard on eut droit à la distribution des minitels avec son 11. Mais d'un autre côté, on avait enfin des serveurs usenet et BBS français. Il ne faut pas oublier à l'époque dès 19 h 00 nous pouvions appeler en france pour le prix d'une communication locale. A travers les BBS, on profitait de l'expérience de chacun pour se familiariser avec le réseau ainsi que toutes ces formes de communications car internet, les protocoles et les logiciels évoluaient (usenet, BBS, newsgroups, gopher, IRC). Et puis ce fut la grande époque des années 90 on a eut les premiers FAI grands publics (avec les cds d'un mois offert dans les magazines). Bon d'un autre côté les sites web restait désespérément statique (et lents à charger sans compter les @$~&# de gifs animés sur les sites français ou sur les webring). Et puis aller sur le web c'était bien mais fallait-il aussi savoir ce que l'on recherchait même si les magazines faisaient du remplissage avec des adresses web. Rien ne valait Alta Vista, puis Yahoo. Dès que Yahoo a commencé à faire de la pub une grande partie des gens on migré illico sur Google qui venait juste de sortir. Après il y avait tout ce qui tournait autour du web c'est à dire les langages html ou java, la guerre des navigateurs netscape et explorer, Flash (très très lents) etc...
    On ne passait pas trois mois sans découvrir une nouveauté ou un nouveau service. Note : Les thématiques (obligatoire) sur le formulaire me font franchement tiquer car ce n'est pas du hack ou machin chose.

  • Mon premier rapport avec le net c'était un poste à coté de la machine à Café juste à proximité de la salle serveur d'infogrames à Villeurbanne...

    A l'époque j'étais stagiaire fasciné par le mouvement Cyberpunk... Découvert grace à un ami anglais qui nous masterisait des parties de Cyberpunk 2020.

    Je suis allé sur les newsgoups type : alt.cyberpunk.tech

    Et là j'ai réalisé que j'étais pas le seul, a pensé comme cela...
    Que nous étions plein autour du monde ...
    J'ai aussi compris que sans ce cordon ombilical à la matrice globale j'allais perdre ma "Famille"

    J'ai tout fait pour être conecté au plus tôt et suis parti sur Paris...
    De "swapper" je voulais devenir "courrier"
    J'allais remplacer le Chat de RTEL par l'IRC

  •  - Par Z

    Le net des pédo-nazis ? Je ne l'ai jamais vraiment rencontré sur le web, mais si je l'ai approché ça serait plutôt sur IRC (Internet Relay Chat, allez voir sur Wikipédia les jeunots !)

    Sur IRC, toujours un idiot pour balancer au milieu d'une conversation un lien, et bêtement on clique, et puis ça peut être un contenu culturel, un article de presse, n'importe quoi, et puis de temps en temps un truc bien gore.

    Rien de dramatique vraiment, mais des clichés mauvais ou des vidéos amateurs à ne pas mettre entre de jeunes mains.
    Ce qui m'avait choqué au début (ça me choque toujours un peu d'ailleurs) c'est que tout cela était fait dans un grand esprit de rigolade potache, sans du tout se soucier de l'âge ou de la sensibilité des personnes présentes sur le salon de chat. Un truc qui ressemblerait à 4chan en fait. Si une personne abusait de ce type de contenu, un administrateur finissait par le bannir du chan, mais il y en avait toujours un autre pour revenir à un autre moment.
    Ça c'est l'aspect "pédo" (même si je n'ai jamais vu de photo pédophile)

    Pour l'aspect "nazi", j'ai surtout le souvenir de conversations politiques sans fin avec toutes sortes d'extrêmistes de tout poil. Le pseudonymat permettant de se livrer, de donner et de recevoir sans que cela n'impacte trop la vie "réelle", de se lâcher, d'être 1000 fois plus tolérant que ce qu'on serait en face des gens. Des joutes oratoires sans fin, des pérégrinations sur des sites confidentiels et totalement ahurissants, une exploration de lien en lien vers les franges les plus extrêmes de la politique, quel qu'en soit le bord. Passionnant (et épuisant parfois).

    J'ai "appris" plein de choses, je suis contente de ne pas avoir été trop jeune en voyant cela. Ça n'est pas le côté glorieux des internets, ça n'est pas vraiment du pedo-nazi non plus. C'est du sexo-extrémiste. Ça n'est pas pour les enfants. Ça demande à être un peu solide et curieux. C'est paradoxalement comme ça que j'ai appris à connaître (et à aimer) internet...

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