Recherche : #jeux vidéo

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  •  - Par Anonyme

    Je me souviens du forum 3614 RTEL en 1986 et plus tard et de QBBS. A l’époque on bidouillait les minitels pour les utiliser comme modem, le minitel était gratuit et les modems chers. On les faisait même numéroter en générant des impulsions sur le relais de prise de ligne (J'en ai bousillé un a force de lui faire faire ça). 1200 bauds en réception 75 en émission! On partageait déjà les logiciels que l'on écrivait. C’était l’époque du génial Turbo-Pascal. C'était avant Internet. Quand Internet est arrivé vers 1995 mon fils de 12 ans m'a harcelé pour qu'on s'abonne, puis m'a faire découvrir Linux... Je n'ai plus quitté le libre depuis. Aujourd'hui mon meilleur computer est un Raspberry Pi. Je crois que la technologie peu faire évoluer les démocraties. Ne laissons pas les états nous en empêcher. Apprenons a nos enfants a coder.
    By the way message pour ARTE: Je travaille la plus part du temps a l’étranger et je n'ai pas accès a vos vidéos:
    Erreur
    Cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays.
    Pourquoi ces F@#!%.. restrictions d'un autre age? pourquoi je dois hacker pour voir un service public? Vous avez dit copyrights? Go copyleft, commons creative licence... La BBC est visible dans le monde entier, Elle.
    Merci anyway

  •  - Par Anonyme

    US Robotics Sportster 14400. C’était mon premier modem, le truc qui couinait en se connectant sur la ligne de téléphone. 1995. Merci à Stéphane Bortzmeyer, administrateur système du CNAM à l’époque, qui me fila, sur un coin de table, ma première adresse internet, @cnam.fr. Ça fait ancien combattant. Ben oui. Mon histoire de l’internet — avec un article, et en bas de casse, SVP! — commence comme ça. Mon métier, journaliste.

    C’est dire que j’ai passé pas mal de temps, et j’en passe encore aujourd’hui, à me battre contre les courants médiatiques qui diabolisent, ou encensent, le « réseau des réseaux », comme on disait à l’époque. Je me reconnais donc assez dans le portrait de cette « contre-histoire ». J’ai croisé la plupart des intervenants. Même si je n’approuve pas l’artifice du titre, qui laisse à penser que, désormais, c’est cette vision-là qui ferait figure d’étalon historique, d’année zéro de « ce qu’il faut savoir de l’internet ». Pourtant j’ai retrouvé dans ces portraits croisés pas mal de naïveté, des non-dits pudiques, et somme toute une sorte de sacralisation un peu gênante.

    En 1995, j’avais déjà sous le coude des tas d’infos que les médias tradis ne publiaient pas sur ce « phénomène cyber » des « autoroutes de l’information » (autre pensum ultra-utilisé à l’époque). C’était donc pour moi à la fois un « filon » journalistique qu’un exutoire. Au moment où David Dufresne lançait La Rafale <http://www.davduf.net/La-Rafale-1995-Novembre-2005-Dix> et un peu avant Arno* et son uZine <http://www.uzine.net/> (ancêtre de Rezo.net), de mon côté je recyclais mes infos dans un canard intemporel, le Bulletin lambda, qui débuta aux alentours du mois d’octobre 1995 (archives exhumées ici : http://lambda.toile-libre.org/bulletin). Ça dura environ 10 ans, je sortais chaque bulletin quand j’avais le temps, en deux langues (dans un anglais plus qu’approximatif!), avec entre cinq et une douzaine de numéros par an. Ça tournait déjà autour des questions de libertés publiques. Je balançais mes infos dans les newsgroups et par e-mail à quelques aficionados. Le web, c’était l’antique — le premier navigateur, Mosaic, ancêtre de Netscape puis de Mozilla, était encore un prototype. A l’époque il n’y avait pas d’hébergeurs indépendants (avant Mygale et Multimania). C’est une petite association de bidouilleurs du logiciel libre, Freenix, qui m’a offert mon premier asile sur son serveur (merci les gars).

    Bref, très vite il y eu les premières affaires scabreuses qui firent la Une de la presse, de l'AFP à France Soir ou Envoyé Spécial, le tryptique « pirate-pédo-nazi », les plaintes en justice contre les « sites pédophiles », affaires Alter-C ou Francenet, le Decency Act aux USA, l’amendement Fillon qui cherchait déjà à faire de la censure privée, Napster (premier logiciel de P2P), les premières restrictions à l’usage libre de la cryptographie — bref, tout ce dont il est question dans le docu d’Arte...

    Le goût amer qui me reste au fond de la gorge, c’est que j’ai le sentiment qu’on continue à gesticuler, qu’on répète en boucle des évidences aux accents libertaires, et qu’il semble y avoir encore un non-dit faramineux qui subsiste, à savoir que la marchandisation du monde, l’exploitation de l’autre, n’ont cessé de se servir de l’internet pour gagner en puissance, sans bien sûr que l’internet, en tant que machin, gros tuyau, n’en soit intrinsèquement responsable — mais qui en devient immanquablement une des armes les plus fatales.

    La neutralité du Net, oui, c’est important et primordial, mais un internet /neutre/a plus de chances de se faire bouffer et phagocyter par les classes économiques dominantes que par de joyeux groupuscules aux idées altruistes. Une petite vidéo diffusée en boucle en marge du docu se fout de la gueule de George « W » qui a parlé « des internets », avec un « S ». Bien sûr que ce gros blaireau n’a rien compris. Pas la peine de prendre ce révélateur pour savoir que ce type est une catastrophe. Mais son lapsus est révélateur: il y a plusieurs « internets ». La neutralité, c’est presque terminé. Les données ne circulent pas avec la même « priorité ». Et ça va s’empirer. Tu payes, tu passes en premier. T’es actionnaire, tu choisis. T’es utilisateur, tu subis. C’est une caricature, oui bien sûr. Mais 95% de la population en sera victime. Quelques uns y échappent, tant mieux pour eux — comme la plupart des intervenants de ce documentaire. Facebook a aidé les « révolutions arabes »? Quelles « révolutions »? Qui dirige la Tunisie, l’Egypte? Et l’après Bachar aura-t-il un visage différent? Exxon ou Total? Danone ou Kraft Food?

    On nous matraque avec la crainte, le « spectre » de Big Brother depuis les débuts de l’internet (et j’y ai participé à ce matraquage, salvateur sous certains aspects, c’est ce qui m’a poussé à m’investir dans les Big Brother Awards). Mais on accepte. On acquiesse. Tout est fait pour nous culpabiliser de refuser cet auto-contrôle permanent. Le patron du Parti pirate suédois en a conscience, plus que beaucoup d’entre nous. Mais il exhibe son smartphone genre « ben j’ai pas le choix ». Combien de personnes peuvent réellement échapper à leur propre déchéance en utilisant ces outils mortifères (j’ai pas dit /meurtriers/)? Quelle est cette nouvelle élite qui sait se protéger des intrusions malveillantes avec Tor, GPG, ou d’autres parefeux techniques, mais qui ont lentement, insidieusement, accepté à ne plus remettre en question la surveillance globale dont seront victimes des centaines de millions de gogos connectés?

    --

    Jet Lambda, Reflets.info

  •  - Par Anonyme

    En 1999 c'est une petite association française brestoise (INFINI), clone de FDN, qui avait le serveur Quake le plus populaire d'Europe.

  •  - Par Anonyme

    Une nuit passée dans la salle informatique de l'école, je venais de comprendre qu'il était possible de discuter en direct avec une canadienne ; irc, la e-drague de l'époque. Je me suis dit qu'un jour on verrait même des vidéos en direct...
    Un copain qui revient avec 2 disquettes pour un titre de musique ; Napster, l'accès à la musique gratuitement. Illégalement ? Je me suis dit, un jour ce sera un film entier...
    Un document qui montre comment souder une puce électronique dans la Playstation afin de lire des disques étrangers. Je me suis dit qu'un jour on y trouverai les manuels de réparation de tous nos objets...

  •  - Par Anonyme

    Une nuit passée dans la salle informatique de l'école, je venais de comprendre qu'il était possible de discuter en direct avec une canadienne ; irc, la e-drague de l'époque. Je me suis dit qu'un jour on verrait même des vidéos en direct...
    Un copain qui revient avec 2 disquettes pour un titre de musique ; Napster, l'accès à la musique gratuitement. Illégalement ? Je me suis dit, un jour ce sera un film entier...
    Un document qui montre comment souder une puce électronique dans la Playstation afin de lire des disques étrangers. Je me suis dit qu'un jour on y trouverai les manuels de réparation de tous nos objets...

  •  - Par Anonyme

    Une nuit passée dans la salle informatique de l'école, je venais de comprendre qu'il était possible de discuter en direct avec une canadienne ; irc, la e-drague de l'époque. Je me suis dit qu'un jour on verrait même des vidéos en direct...
    Un copain qui revient avec 2 disquettes pour un titre de musique ; Napster, l'accès à la musique gratuitement. Illégalement ? Je me suis dit, un jour ce sera un film entier...
    Un document qui montre comment souder une puce électronique dans la Playstation afin de lire des disques étrangers. Je me suis dit qu'un jour on y trouverai les manuels de réparation de tous nos objets...

  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

    Que (sur)vive l'Internet libre !

    Source de l'image: www.paulmutant.com

  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

    Que (sur)vive l'Internet libre !

    Source de l'image: www.paulmutant.com

  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

    Que (sur)vive l'Internet libre !

    Source de l'image: www.paulmutant.com

  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

    Que (sur)vive l'Internet libre !

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  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

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  • "J'allume mon ordinateur... Qu'est ce que je fais ?" - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Ce qui pourrait arriver de pire à l'Internet, estime David Dufresne (http://www.davduf.net), ce serait que les internautes refusent de donner, construire, créer, d'apporter leur pierre à l'édifice... et donc d'être des internautes. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_DUFRESNE_4-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Ce qui pourrait arriver de pire à l'Internet, estime David Dufresne (http://davduf.net), ce serait que les internautes refusent de donner, construire, créer, d'apporter leur pierre à l'édifice... et donc d'être des internautes.

  • "J'allume mon ordinateur... Qu'est ce que je fais ?" - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Ce qui pourrait arriver de pire à l'Internet, estime David Dufresne (http://www.davduf.net), ce serait que les internautes refusent de donner, construire, créer, d'apporter leur pierre à l'édifice... et donc d'être des internautes. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_DUFRESNE_4-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Ce qui pourrait arriver de pire à l'Internet, estime David Dufresne (http://davduf.net), ce serait que les internautes refusent de donner, construire, créer, d'apporter leur pierre à l'édifice... et donc d'être des internautes.

  • "J'allume mon ordinateur... Qu'est ce que je fais ?" - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Ce qui pourrait arriver de pire à l'Internet, estime David Dufresne (http://www.davduf.net), ce serait que les internautes refusent de donner, construire, créer, d'apporter leur pierre à l'édifice... et donc d'être des internautes. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_DUFRESNE_4-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Ce qui pourrait arriver de pire à l'Internet, estime David Dufresne (http://davduf.net), ce serait que les internautes refusent de donner, construire, créer, d'apporter leur pierre à l'édifice... et donc d'être des internautes.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  • France Telecom VS Internet

    www.youtube.com
    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto. Pour télécharger cette vidéos en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_GUISNEL_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto.

  • France Telecom VS Internet

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    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto. Pour télécharger cette vidéos en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_GUISNEL_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto.

  • France Telecom VS Internet

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    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto. Pour télécharger cette vidéos en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_GUISNEL_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto.

  • France Telecom VS Internet

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    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto. Pour télécharger cette vidéos en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_GUISNEL_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto.

  • France Telecom VS Internet

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    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto. Pour télécharger cette vidéos en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_GUISNEL_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Jean Guisnel, auteur de l'un des tous premiers livres sur Internet, "Guerre dans le cyberespace", révèle qu'en 1995, France Telecom avait comme objectif... d'interdire l'Internet. En France. Texto.

  • Usenet, forums et parole publique - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Laurent Chemla (@laurentchemla) nous raconte comment, pour lui, Usenet, ancêtre des forums, fut une école de la parole publique. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_CHEMLA_2-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Laurent Chemla (http://twitter.com/laurentchemla) nous raconte comment, pour lui, Usenet, ancêtre des forums, fut une école de la parole publique.

  • Usenet, forums et parole publique - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Laurent Chemla (@laurentchemla) nous raconte comment, pour lui, Usenet, ancêtre des forums, fut une école de la parole publique. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_CHEMLA_2-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Laurent Chemla (http://twitter.com/laurentchemla) nous raconte comment, pour lui, Usenet, ancêtre des forums, fut une école de la parole publique.

  • Usenet, forums et parole publique - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Laurent Chemla (@laurentchemla) nous raconte comment, pour lui, Usenet, ancêtre des forums, fut une école de la parole publique. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_CHEMLA_2-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Laurent Chemla (http://twitter.com/laurentchemla) nous raconte comment, pour lui, Usenet, ancêtre des forums, fut une école de la parole publique.

  • Usenet, forums et parole publique - Une contre-histoire des Internets - ARTE

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    Laurent Chemla (@laurentchemla) nous raconte comment, pour lui, Usenet, ancêtre des forums, fut une école de la parole publique. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_CHEMLA_2-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Laurent Chemla (http://twitter.com/laurentchemla) nous raconte comment, pour lui, Usenet, ancêtre des forums, fut une école de la parole publique.

  • La face cachée du copyright - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Est-ce qu'on rémunère une rente, ou bien un travail ? Pour Benjamin Bayart (https://twitter.com/bayartb), le copyright est un choix de modèle de société... mais pas forcément (pour) le meilleur. Pour télécharger cette vidéos sous Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_BAYART_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Est-ce qu'on rémunère une rente, ou bien un travail ? Pour Benjamin Bayart (https://twitter.com/bayartb), le copyright est un choix de modèle de société... mais pas forcément (pour) le meilleur.

  • La face cachée du copyright - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Est-ce qu'on rémunère une rente, ou bien un travail ? Pour Benjamin Bayart (https://twitter.com/bayartb), le copyright est un choix de modèle de société... mais pas forcément (pour) le meilleur. Pour télécharger cette vidéos sous Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_BAYART_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Est-ce qu'on rémunère une rente, ou bien un travail ? Pour Benjamin Bayart (https://twitter.com/bayartb), le copyright est un choix de modèle de société... mais pas forcément (pour) le meilleur.

  • La face cachée du copyright - Une contre-histoire des Internets - ARTE

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    Est-ce qu'on rémunère une rente, ou bien un travail ? Pour Benjamin Bayart (https://twitter.com/bayartb), le copyright est un choix de modèle de société... mais pas forcément (pour) le meilleur. Pour télécharger cette vidéos sous Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_BAYART_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Est-ce qu'on rémunère une rente, ou bien un travail ? Pour Benjamin Bayart (https://twitter.com/bayartb), le copyright est un choix de modèle de société... mais pas forcément (pour) le meilleur.

  • La face cachée du copyright - Une contre-histoire des Internets - ARTE

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    Est-ce qu'on rémunère une rente, ou bien un travail ? Pour Benjamin Bayart (https://twitter.com/bayartb), le copyright est un choix de modèle de société... mais pas forcément (pour) le meilleur. Pour télécharger cette vidéos sous Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_BAYART_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Est-ce qu'on rémunère une rente, ou bien un travail ? Pour Benjamin Bayart (https://twitter.com/bayartb), le copyright est un choix de modèle de société... mais pas forcément (pour) le meilleur.

  • Le pire et le meilleur - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Dominique Cardon, sociologue, nous livre ce qui, pour lui, pourrait arriver de pire ou de meilleur aux internets. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_CARDON_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Dominique Cardon, sociologue (http://cems.ehess.fr/document.php?id=155), nous livre ce qui, pour lui, pourrait arriver de pire ou de meilleur aux internets. Où l'on cause "reféodalisation" et "altérité" (alias #lesgens)

  • Le pire et le meilleur - Une contre-histoire des Internets - ARTE

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    Dominique Cardon, sociologue, nous livre ce qui, pour lui, pourrait arriver de pire ou de meilleur aux internets. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_CARDON_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

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  • Le pire et le meilleur - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Dominique Cardon, sociologue, nous livre ce qui, pour lui, pourrait arriver de pire ou de meilleur aux internets. Pour télécharger cette vidéo en Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_CARDON_1-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Dominique Cardon, sociologue (http://cems.ehess.fr/document.php?id=155), nous livre ce qui, pour lui, pourrait arriver de pire ou de meilleur aux internets. Où l'on cause "reféodalisation" et "altérité" (alias #lesgens)

  •  - Par Anonyme

    Avant l’internet je ne comptais pas mes amis,
    Maintenant il y a Facebook.

    Avant l’internet je regardais La Sept grâce à une antenne râteau,
    Maintenant il y a Arte sur l’ADSL.

    Avant l’internet je volais des revues érotiques chez le libraire,
    Maintenant il y a des sites super.

    Avant l’internet je me guidais en ville grâce à un plan,
    Maintenant il y a Mappy.

    Avant l’internet j’achetais des disques chez mon disquaire et je copiais des vinyles sur cassette,
    Maintenant il y a iTunes et BitTorrent.

    Avant l’internet je jouais à Tetris sur ma Game Boy,
    Maintenant j’y joue en ligne.

    Avant l’internet j’écrivais des lettres,
    Maintenant j’envoie des courriels.

    Avant l’internet je draguais des filles dans la rue, les bars,
    Maintenant je tchate sous un pseudo.

    Avant l’internet, je rêvais d’un genre d’outil qui me permettrait de répondre à toutes mes questions,
    Maintenant…, il y a l’internet.

    En 1990, j’écoutais Jean Leloup, je faisais des anagrammes sans générateur, je buvais de l’alcool sans modération, je regardais Twin Peaks sur VHS, j’insultais les gens en face, j’avais moins mal aux yeux, je connaissais moins de types qui s’appelaient Kevin, les trolls ne surgissaient que dans les jeux de rôle, je galérais pour insérer une prise péritel au dos de ma télé, je jouais aux jeux vidéo sur un micro-ordinateur de 64Ko de RAM, à l’aide d’un joystick, et je me moquais des PC, qui selon moi n’avaient aucun avenir...

    En fait aujourd’hui, je fais toujours à peu près les mêmes choses qu’avant l’internet, la seule différence, c’est que ces choses s’opèrent plus vite.
    Et je m’ennuie toujours autant le dimanche soir.

  • "The chilling effect" - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Des étudiants mettant en ligne des paroles de chansons décrit comme des gangs de pirates organisés mondialement, ça c'est de la diabolisation.... Pour télécharger cette vidéos sous Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_MARTIN_4-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Arno Martin se souvient comment l'hébergeur de son site avait décidé d'effacer l'ensemble des fichiers .mp3 de ses hébergés, et donc aussi... les .mp3 de la musique d'Arno. C'est bien connu : un .mp3, ça ne peut être que de la contrefaçon, les internautes ne composent pas, eux.

  • "The chilling effect" - Une contre-histoire des Internets - ARTE

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    Des étudiants mettant en ligne des paroles de chansons décrit comme des gangs de pirates organisés mondialement, ça c'est de la diabolisation.... Pour télécharger cette vidéos sous Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_MARTIN_4-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Arno Martin se souvient comment l'hébergeur de son site avait décidé d'effacer l'ensemble des fichiers .mp3 de ses hébergés, et donc aussi... les .mp3 de la musique d'Arno. C'est bien connu : un .mp3, ça ne peut être que de la contrefaçon, les internautes ne composent pas, eux.

  • "The chilling effect" - Une contre-histoire des Internets - ARTE

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    Des étudiants mettant en ligne des paroles de chansons décrit comme des gangs de pirates organisés mondialement, ça c'est de la diabolisation.... Pour télécharger cette vidéos sous Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_MARTIN_4-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Arno Martin se souvient comment l'hébergeur de son site avait décidé d'effacer l'ensemble des fichiers .mp3 de ses hébergés, et donc aussi... les .mp3 de la musique d'Arno. C'est bien connu : un .mp3, ça ne peut être que de la contrefaçon, les internautes ne composent pas, eux.

  • "The chilling effect" - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Des étudiants mettant en ligne des paroles de chansons décrit comme des gangs de pirates organisés mondialement, ça c'est de la diabolisation.... Pour télécharger cette vidéos sous Creative Commons : http://download.www.arte.tv/permanent/u1/contre-histoire/FR_MARTIN_4-INTERNETS.mov Et pour découvrir d'autres contre-histoires : http://lesinternets.arte.tv

    Arno Martin se souvient comment l'hébergeur de son site avait décidé d'effacer l'ensemble des fichiers .mp3 de ses hébergés, et donc aussi... les .mp3 de la musique d'Arno. C'est bien connu : un .mp3, ça ne peut être que de la contrefaçon, les internautes ne composent pas, eux.

  •  - Par JunoB

    J'ai eu accès à l'ordinateur très jeune. J'ai appris mes tables de multiplications grâce à un logiciel que l'on m'avait spécialement créé. On peut aisément dire que j'ai grandi avec l'internet. Depuis toute petite il fait parti de ma vie et j'ai vécu la "culture des internets". La culture des internets ce ne sont pas les oeuvres d'Hugo, les tableaux de Munch, le règne de Louis XIV ou encore les films de De Funès; ce n'est pas la culture générale qu'on apprend à l'école: c'est tout simplement les vidéos, les actualités, les commentaires ou encore les petits détails qui ébranlent la toile. Ce sont les sites qu'il faut avoir consultés, les réseaux sociaux où il est bien vu d'avoir un compte, les vidéos d'anonymes ridicules qu'il faut avoir dans ses favoris, les sujets qui ont été à la mode 1/4 d'heure sur tel site/réseau, les "hacks" de pages Wikipédia de personnages célèbres. Mais la culture générale ne s'acquiert nul part mieux que sur l'Internet. Tout est si rapide et si complet.
    Les modes se déclinent très vite sur l'internet. On passe aisément à autre chose. On lie aussi très facilement des liens ici, notamment grâce aux réseaux sociaux. On est libre de dire ce que l'on veut, et cela laisse place à certains débordements qui, pour la plupart, ne sont rien de plus que des trolls. Du coup ça nous fait rire... avec le recul un peu moins. Sur l'internet, on peut avoir accès à tout et n'importe quoi. J'en ai vu des choses farfelues, sans pudeur, sans honte mais jamais sans reproches. Le sexe se pratique ici de toutes les sortes, de toutes les manières imaginable. Tellement de choses qu'une personne encore saine d'esprit n'est pas prête d'imaginer. Il y a ce côté obscur du web qui lui donne son aspect si effrayant pour certains, mais si génial pour d'autres. Je dirais, de mon point de vue, que cela forme un tout. C'est ça, l'internet forme un tout.

  •  - Par JunoB

    J'ai eu accès à l'ordinateur très jeune. J'ai appris mes tables de multiplications grâce à un logiciel que l'on m'avait spécialement créé. On peut aisément dire que j'ai grandi avec l'internet. Depuis toute petite il fait parti de ma vie et j'ai vécu la "culture des internets". La culture des internets ce ne sont pas les oeuvres d'Hugo, les tableaux de Munch, le règne de Louis XIV ou encore les films de De Funès; ce n'est pas la culture générale qu'on apprend à l'école: c'est tout simplement les vidéos, les actualités, les commentaires ou encore les petits détails qui ébranlent la toile. Ce sont les sites qu'il faut avoir consultés, les réseaux sociaux où il est bien vu d'avoir un compte, les vidéos d'anonymes ridicules qu'il faut avoir dans ses favoris, les sujets qui ont été à la mode 1/4 d'heure sur tel site/réseau, les "hacks" de pages Wikipédia de personnages célèbres. Mais la culture générale ne s'acquiert nul part mieux que sur l'Internet. Tout est si rapide et si complet.
    Les modes se déclinent très vite sur l'internet. On passe aisément à autre chose. On lie aussi très facilement des liens ici, notamment grâce aux réseaux sociaux. On est libre de dire ce que l'on veut, et cela laisse place à certains débordements qui, pour la plupart, ne sont rien de plus que des trolls. Du coup ça nous fait rire... avec le recul un peu moins. Sur l'internet, on peut avoir accès à tout et n'importe quoi. J'en ai vu des choses farfelues, sans pudeur, sans honte mais jamais sans reproches. Le sexe se pratique ici de toutes les sortes, de toutes les manières imaginable. Tellement de choses qu'une personne encore saine d'esprit n'est pas prête d'imaginer. Il y a ce côté obscur du web qui lui donne son aspect si effrayant pour certains, mais si génial pour d'autres. Je dirais, de mon point de vue, que cela forme un tout. C'est ça, l'internet forme un tout.

  •  - Par JunoB

    J'ai eu accès à l'ordinateur très jeune. J'ai appris mes tables de multiplications grâce à un logiciel que l'on m'avait spécialement créé. On peut aisément dire que j'ai grandi avec l'internet. Depuis toute petite il fait parti de ma vie et j'ai vécu la "culture des internets". La culture des internets ce ne sont pas les oeuvres d'Hugo, les tableaux de Munch, le règne de Louis XIV ou encore les films de De Funès; ce n'est pas la culture générale qu'on apprend à l'école: c'est tout simplement les vidéos, les actualités, les commentaires ou encore les petits détails qui ébranlent la toile. Ce sont les sites qu'il faut avoir consultés, les réseaux sociaux où il est bien vu d'avoir un compte, les vidéos d'anonymes ridicules qu'il faut avoir dans ses favoris, les sujets qui ont été à la mode 1/4 d'heure sur tel site/réseau, les "hacks" de pages Wikipédia de personnages célèbres. Mais la culture générale ne s'acquiert nul part mieux que sur l'Internet. Tout est si rapide et si complet.
    Les modes se déclinent très vite sur l'internet. On passe aisément à autre chose. On lie aussi très facilement des liens ici, notamment grâce aux réseaux sociaux. On est libre de dire ce que l'on veut, et cela laisse place à certains débordements qui, pour la plupart, ne sont rien de plus que des trolls. Du coup ça nous fait rire... avec le recul un peu moins. Sur l'internet, on peut avoir accès à tout et n'importe quoi. J'en ai vu des choses farfelues, sans pudeur, sans honte mais jamais sans reproches. Le sexe se pratique ici de toutes les sortes, de toutes les manières imaginable. Tellement de choses qu'une personne encore saine d'esprit n'est pas prête d'imaginer. Il y a ce côté obscur du web qui lui donne son aspect si effrayant pour certains, mais si génial pour d'autres. Je dirais, de mon point de vue, que cela forme un tout. C'est ça, l'internet forme un tout.

  •  - Par JunoB

    J'ai eu accès à l'ordinateur très jeune. J'ai appris mes tables de multiplications grâce à un logiciel que l'on m'avait spécialement créé. On peut aisément dire que j'ai grandi avec l'internet. Depuis toute petite il fait parti de ma vie et j'ai vécu la "culture des internets". La culture des internets ce ne sont pas les oeuvres d'Hugo, les tableaux de Munch, le règne de Louis XIV ou encore les films de De Funès; ce n'est pas la culture générale qu'on apprend à l'école: c'est tout simplement les vidéos, les actualités, les commentaires ou encore les petits détails qui ébranlent la toile. Ce sont les sites qu'il faut avoir consultés, les réseaux sociaux où il est bien vu d'avoir un compte, les vidéos d'anonymes ridicules qu'il faut avoir dans ses favoris, les sujets qui ont été à la mode 1/4 d'heure sur tel site/réseau, les "hacks" de pages Wikipédia de personnages célèbres. Mais la culture générale ne s'acquiert nul part mieux que sur l'Internet. Tout est si rapide et si complet.
    Les modes se déclinent très vite sur l'internet. On passe aisément à autre chose. On lie aussi très facilement des liens ici, notamment grâce aux réseaux sociaux. On est libre de dire ce que l'on veut, et cela laisse place à certains débordements qui, pour la plupart, ne sont rien de plus que des trolls. Du coup ça nous fait rire... avec le recul un peu moins. Sur l'internet, on peut avoir accès à tout et n'importe quoi. J'en ai vu des choses farfelues, sans pudeur, sans honte mais jamais sans reproches. Le sexe se pratique ici de toutes les sortes, de toutes les manières imaginable. Tellement de choses qu'une personne encore saine d'esprit n'est pas prête d'imaginer. Il y a ce côté obscur du web qui lui donne son aspect si effrayant pour certains, mais si génial pour d'autres. Je dirais, de mon point de vue, que cela forme un tout. C'est ça, l'internet forme un tout.

  •  - Par JunoB

    J'ai eu accès à l'ordinateur très jeune. J'ai appris mes tables de multiplications grâce à un logiciel que l'on m'avait spécialement créé. On peut aisément dire que j'ai grandi avec l'internet. Depuis toute petite il fait parti de ma vie et j'ai vécu la "culture des internets". La culture des internets ce ne sont pas les oeuvres d'Hugo, les tableaux de Munch, le règne de Louis XIV ou encore les films de De Funès; ce n'est pas la culture générale qu'on apprend à l'école: c'est tout simplement les vidéos, les actualités, les commentaires ou encore les petits détails qui ébranlent la toile. Ce sont les sites qu'il faut avoir consultés, les réseaux sociaux où il est bien vu d'avoir un compte, les vidéos d'anonymes ridicules qu'il faut avoir dans ses favoris, les sujets qui ont été à la mode 1/4 d'heure sur tel site/réseau, les "hacks" de pages Wikipédia de personnages célèbres. Mais la culture générale ne s'acquiert nul part mieux que sur l'Internet. Tout est si rapide et si complet.
    Les modes se déclinent très vite sur l'internet. On passe aisément à autre chose. On lie aussi très facilement des liens ici, notamment grâce aux réseaux sociaux. On est libre de dire ce que l'on veut, et cela laisse place à certains débordements qui, pour la plupart, ne sont rien de plus que des trolls. Du coup ça nous fait rire... avec le recul un peu moins. Sur l'internet, on peut avoir accès à tout et n'importe quoi. J'en ai vu des choses farfelues, sans pudeur, sans honte mais jamais sans reproches. Le sexe se pratique ici de toutes les sortes, de toutes les manières imaginable. Tellement de choses qu'une personne encore saine d'esprit n'est pas prête d'imaginer. Il y a ce côté obscur du web qui lui donne son aspect si effrayant pour certains, mais si génial pour d'autres. Je dirais, de mon point de vue, que cela forme un tout. C'est ça, l'internet forme un tout.

  •  - Par JunoB

    J'ai eu accès à l'ordinateur très jeune. J'ai appris mes tables de multiplications grâce à un logiciel que l'on m'avait spécialement créé. On peut aisément dire que j'ai grandi avec l'internet. Depuis toute petite il fait parti de ma vie et j'ai vécu la "culture des internets". La culture des internets ce ne sont pas les oeuvres d'Hugo, les tableaux de Munch, le règne de Louis XIV ou encore les films de De Funès; ce n'est pas la culture générale qu'on apprend à l'école: c'est tout simplement les vidéos, les actualités, les commentaires ou encore les petits détails qui ébranlent la toile. Ce sont les sites qu'il faut avoir consultés, les réseaux sociaux où il est bien vu d'avoir un compte, les vidéos d'anonymes ridicules qu'il faut avoir dans ses favoris, les sujets qui ont été à la mode 1/4 d'heure sur tel site/réseau, les "hacks" de pages Wikipédia de personnages célèbres. Mais la culture générale ne s'acquiert nul part mieux que sur l'Internet. Tout est si rapide et si complet.
    Les modes se déclinent très vite sur l'internet. On passe aisément à autre chose. On lie aussi très facilement des liens ici, notamment grâce aux réseaux sociaux. On est libre de dire ce que l'on veut, et cela laisse place à certains débordements qui, pour la plupart, ne sont rien de plus que des trolls. Du coup ça nous fait rire... avec le recul un peu moins. Sur l'internet, on peut avoir accès à tout et n'importe quoi. J'en ai vu des choses farfelues, sans pudeur, sans honte mais jamais sans reproches. Le sexe se pratique ici de toutes les sortes, de toutes les manières imaginable. Tellement de choses qu'une personne encore saine d'esprit n'est pas prête d'imaginer. Il y a ce côté obscur du web qui lui donne son aspect si effrayant pour certains, mais si génial pour d'autres. Je dirais, de mon point de vue, que cela forme un tout. C'est ça, l'internet forme un tout.

  •  - Par JunoB

    J'ai eu accès à l'ordinateur très jeune. J'ai appris mes tables de multiplications grâce à un logiciel que l'on m'avait spécialement créé. On peut aisément dire que j'ai grandi avec l'internet. Depuis toute petite il fait parti de ma vie et j'ai vécu la "culture des internets". La culture des internets ce ne sont pas les oeuvres d'Hugo, les tableaux de Munch, le règne de Louis XIV ou encore les films de De Funès; ce n'est pas la culture générale qu'on apprend à l'école: c'est tout simplement les vidéos, les actualités, les commentaires ou encore les petits détails qui ébranlent la toile. Ce sont les sites qu'il faut avoir consultés, les réseaux sociaux où il est bien vu d'avoir un compte, les vidéos d'anonymes ridicules qu'il faut avoir dans ses favoris, les sujets qui ont été à la mode 1/4 d'heure sur tel site/réseau, les "hacks" de pages Wikipédia de personnages célèbres. Mais la culture générale ne s'acquiert nul part mieux que sur l'Internet. Tout est si rapide et si complet.
    Les modes se déclinent très vite sur l'internet. On passe aisément à autre chose. On lie aussi très facilement des liens ici, notamment grâce aux réseaux sociaux. On est libre de dire ce que l'on veut, et cela laisse place à certains débordements qui, pour la plupart, ne sont rien de plus que des trolls. Du coup ça nous fait rire... avec le recul un peu moins. Sur l'internet, on peut avoir accès à tout et n'importe quoi. J'en ai vu des choses farfelues, sans pudeur, sans honte mais jamais sans reproches. Le sexe se pratique ici de toutes les sortes, de toutes les manières imaginable. Tellement de choses qu'une personne encore saine d'esprit n'est pas prête d'imaginer. Il y a ce côté obscur du web qui lui donne son aspect si effrayant pour certains, mais si génial pour d'autres. Je dirais, de mon point de vue, que cela forme un tout. C'est ça, l'internet forme un tout.

  •  - Par JunoB

    J'ai eu accès à l'ordinateur très jeune. J'ai appris mes tables de multiplications grâce à un logiciel que l'on m'avait spécialement créé. On peut aisément dire que j'ai grandi avec l'internet. Depuis toute petite il fait parti de ma vie et j'ai vécu la "culture des internets". La culture des internets ce ne sont pas les oeuvres d'Hugo, les tableaux de Munch, le règne de Louis XIV ou encore les films de De Funès; ce n'est pas la culture générale qu'on apprend à l'école: c'est tout simplement les vidéos, les actualités, les commentaires ou encore les petits détails qui ébranlent la toile. Ce sont les sites qu'il faut avoir consultés, les réseaux sociaux où il est bien vu d'avoir un compte, les vidéos d'anonymes ridicules qu'il faut avoir dans ses favoris, les sujets qui ont été à la mode 1/4 d'heure sur tel site/réseau, les "hacks" de pages Wikipédia de personnages célèbres. Mais la culture générale ne s'acquiert nul part mieux que sur l'Internet. Tout est si rapide et si complet.
    Les modes se déclinent très vite sur l'internet. On passe aisément à autre chose. On lie aussi très facilement des liens ici, notamment grâce aux réseaux sociaux. On est libre de dire ce que l'on veut, et cela laisse place à certains débordements qui, pour la plupart, ne sont rien de plus que des trolls. Du coup ça nous fait rire... avec le recul un peu moins. Sur l'internet, on peut avoir accès à tout et n'importe quoi. J'en ai vu des choses farfelues, sans pudeur, sans honte mais jamais sans reproches. Le sexe se pratique ici de toutes les sortes, de toutes les manières imaginable. Tellement de choses qu'une personne encore saine d'esprit n'est pas prête d'imaginer. Il y a ce côté obscur du web qui lui donne son aspect si effrayant pour certains, mais si génial pour d'autres. Je dirais, de mon point de vue, que cela forme un tout. C'est ça, l'internet forme un tout.

  •  - Par JunoB

    J'ai eu accès à l'ordinateur très jeune. J'ai appris mes tables de multiplications grâce à un logiciel que l'on m'avait spécialement créé. On peut aisément dire que j'ai grandi avec l'internet. Depuis toute petite il fait parti de ma vie et j'ai vécu la "culture des internets". La culture des internets ce ne sont pas les oeuvres d'Hugo, les tableaux de Munch, le règne de Louis XIV ou encore les films de De Funès; ce n'est pas la culture générale qu'on apprend à l'école: c'est tout simplement les vidéos, les actualités, les commentaires ou encore les petits détails qui ébranlent la toile. Ce sont les sites qu'il faut avoir consultés, les réseaux sociaux où il est bien vu d'avoir un compte, les vidéos d'anonymes ridicules qu'il faut avoir dans ses favoris, les sujets qui ont été à la mode 1/4 d'heure sur tel site/réseau, les "hacks" de pages Wikipédia de personnages célèbres. Mais la culture générale ne s'acquiert nul part mieux que sur l'Internet. Tout est si rapide et si complet.
    Les modes se déclinent très vite sur l'internet. On passe aisément à autre chose. On lie aussi très facilement des liens ici, notamment grâce aux réseaux sociaux. On est libre de dire ce que l'on veut, et cela laisse place à certains débordements qui, pour la plupart, ne sont rien de plus que des trolls. Du coup ça nous fait rire... avec le recul un peu moins. Sur l'internet, on peut avoir accès à tout et n'importe quoi. J'en ai vu des choses farfelues, sans pudeur, sans honte mais jamais sans reproches. Le sexe se pratique ici de toutes les sortes, de toutes les manières imaginable. Tellement de choses qu'une personne encore saine d'esprit n'est pas prête d'imaginer. Il y a ce côté obscur du web qui lui donne son aspect si effrayant pour certains, mais si génial pour d'autres. Je dirais, de mon point de vue, que cela forme un tout. C'est ça, l'internet forme un tout.

  •  - Par Anonyme

    NINE - Art Majeur Productions

    www.youtube.com
    Nine est un chat pas comme les autres, ou peut-être est-ce plutôt son maître... http://www.facebook.com/pages/ART-MAJEUR-Productions/190810910967376 Retrouvez d'autres courts-métrages singuliers, vidéos-nouvelles et films d'animations bizarroïdes adaptées de mes écrits. L'objectif est ici de trouver des alternatives aux livres numériques avec des hyperliens, d'envisager des webmedia littéraires originaux

    Découvrez gratuitement toutes mes nouvelles, courts-métrages et vidéos expérimentales, entre autres : science et économie fictions, uchronies emplies de désenchantements misanthropiques, contre-pieds et comique pathétique de saturation. Quelque part entre Chuck Palahniuk, Philip K.Dick et les mémoires d'un lobotomisé sous crack.Existe aussi sur Twitter en soins homéopathiques https://twitter.com/lapinchien et en plaquette à télécharger http://tinyurl.com/bmdxdk8

  •  - Par Anonyme

    Internet a commencé lors du Noël de 1996.
    Mes parents m'ont offert un pc avec un accès modem 56k,
    l'emballage était tellement grand que je leur ai demandé s'ils m'avaient acheté une maison....
    Mais non c'était le monde entier !
    J'ai découvert les emails, les sites de jeux vidéos, les failles de sécurité, la programmation, linux, les blogs et réseaux sociaux etc.
    Aujourd'hui je contribue à l'infrastructure de petits bouts de cette immensité, et j'en vie !

  •  - Par Anonyme

    Internet a commencé lors du Noël de 1996.
    Mes parents m'ont offert un pc avec un accès modem 56k,
    l'emballage était tellement grand que je leur ai demandé s'ils m'avaient acheté une maison....
    Mais non c'était le monde entier !
    J'ai découvert les emails, les sites de jeux vidéos, les failles de sécurité, la programmation, linux, les blogs et réseaux sociaux etc.
    Aujourd'hui je contribue à l'infrastructure de petits bouts de cette immensité, et j'en vie !

  •  - Par Anonyme

    Internet a commencé lors du Noël de 1996.
    Mes parents m'ont offert un pc avec un accès modem 56k,
    l'emballage était tellement grand que je leur ai demandé s'ils m'avaient acheté une maison....
    Mais non c'était le monde entier !
    J'ai découvert les emails, les sites de jeux vidéos, les failles de sécurité, la programmation, linux, les blogs et réseaux sociaux etc.
    Aujourd'hui je contribue à l'infrastructure de petits bouts de cette immensité, et j'en vie !

  •  - Par Anonyme

    Internet a commencé lors du Noël de 1996.
    Mes parents m'ont offert un pc avec un accès modem 56k,
    l'emballage était tellement grand que je leur ai demandé s'ils m'avaient acheté une maison....
    Mais non c'était le monde entier !
    J'ai découvert les emails, les sites de jeux vidéos, les failles de sécurité, la programmation, linux, les blogs et réseaux sociaux etc.
    Aujourd'hui je contribue à l'infrastructure de petits bouts de cette immensité, et j'en vie !

  •  - Par Anonyme

    Internet a commencé lors du Noël de 1996.
    Mes parents m'ont offert un pc avec un accès modem 56k,
    l'emballage était tellement grand que je leur ai demandé s'ils m'avaient acheté une maison....
    Mais non c'était le monde entier !
    J'ai découvert les emails, les sites de jeux vidéos, les failles de sécurité, la programmation, linux, les blogs et réseaux sociaux etc.
    Aujourd'hui je contribue à l'infrastructure de petits bouts de cette immensité, et j'en vie !

  •  - Par Anonyme

    Pendant deux ans, de 2005 à 2007, j'étais étudiant à l'époque, je n'ai pas eu de connexion à Internet. Plus exactement, je n'en ai pas payé puisque, dans la pratique, j'utilisais celle de mes voisines. Qui ne le savaient pas. J'ai eu de la chance : l'une d'elles était très active (téléchargement ? vidéo-conférence ? je n'en ai aucune idée), je n'en ai eu que pour quelques heures (découverte des outils incluse) pour obtenir la clé de son réseau. Tout ça sans compétence particulière (j'étais dans une école plutôt orientée « industrie » que « informatique »).

    Dès lors, privilège de la Livebox, en plus de son accès à Internet, j'avais également accès à ses mails. Je me suis cependant contenté de l'accès à Internet (j'avais une boîte mail, c'est quand même plus simple d'utiliser la mienne que la sienne, non ?). Ça duré deux ans. En cas de coupure sur le réseau de l'un des FAI, je pouvais changer et passer chez un autre. Pratique !

  • Mon 1er vrai WOW ! fut en 2000 ou 2001, quand mon pote Flo me fit une démo de Optix et de Subseven, des troyens très... ludiques ! Il suffisait de se faire passer pour une fille sur un chat et de récupérer l'adresse email de la victime. Elle téléchargeait le troyen et hop, on lançait des parties de morpions à la wargames, on ouvrait le lecteur CD, il y avait un tchat pour communiquer. On se marrait bien (cruellement, c'était flippant, on allait pas plus loin) et c'était, un peu, pédagogique...

    Le deuxième, en 2002, quand j'ai découvert heavy.com, qui à l'époque était un web-magazine full-flash et full-screen très élégant qui changeait d'habillage et de maquette chaque mois (il me semble). Que de la création, du contenu multimédia (des séries vidéos, player radio, comics), j'y passais pas mal de temps à tout explorer. Faut dire que j'habitais chez un pote qui avait une très bonne connexion chez Nerim ^^

  • Mon 1er vrai WOW ! fut en 2000 ou 2001, quand mon pote Flo me fit une démo de Optix et de Subseven, des troyens très... ludiques ! Il suffisait de se faire passer pour une fille sur un chat et de récupérer l'adresse email de la victime. Elle téléchargeait le troyen et hop, on lançait des parties de morpions à la wargames, on ouvrait le lecteur CD, il y avait un tchat pour communiquer. On se marrait bien (cruellement, c'était flippant, on allait pas plus loin) et c'était, un peu, pédagogique...

    Le deuxième, en 2002, quand j'ai découvert heavy.com, qui à l'époque était un web-magazine full-flash et full-screen très élégant qui changeait d'habillage et de maquette chaque mois (il me semble). Que de la création, du contenu multimédia (des séries vidéos, player radio, comics), j'y passais pas mal de temps à tout explorer. Faut dire que j'habitais chez un pote qui avait une très bonne connexion chez Nerim ^^

  • Mon 1er vrai WOW ! fut en 2000 ou 2001, quand mon pote Flo me fit une démo de Optix et de Subseven, des troyens très... ludiques ! Il suffisait de se faire passer pour une fille sur un chat et de récupérer l'adresse email de la victime. Elle téléchargeait le troyen et hop, on lançait des parties de morpions à la wargames, on ouvrait le lecteur CD, il y avait un tchat pour communiquer. On se marrait bien (cruellement, c'était flippant, on allait pas plus loin) et c'était, un peu, pédagogique...

    Le deuxième, en 2002, quand j'ai découvert heavy.com, qui à l'époque était un web-magazine full-flash et full-screen très élégant qui changeait d'habillage et de maquette chaque mois (il me semble). Que de la création, du contenu multimédia (des séries vidéos, player radio, comics), j'y passais pas mal de temps à tout explorer. Faut dire que j'habitais chez un pote qui avait une très bonne connexion chez Nerim ^^

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens que je travaillais au CNET (désormais France Telecom R&D) et que j'avais fait partie des premiers "testeurs" de l'ADSL à la maison. Comme mon surf était évidemment "suivi" pour les besoins de l'expérimentation et même si les données étaient a priori anonymisées, les, disons, deux premiers jours, je n'ai pas osé aller sur des sites de fesse. Et puis j'ai craqué. Et là, même s'il s'agissait de vidéos de 45 secondes en format timbre-poste, là j'ai pas mal fait "wow".
    (Et au final personne ne m'a lancé de regards désapprobateurs parmi mes collègues du CNET... :-)

  • Mes wow récent:
    -quand j'ai vu que "humour de droite" avait aucun abonné sur Twitter
    -quand j'ai regardé une vidéo de torture en Syrie en sachant que mêmes les militaires l'avaient pas encore vu
    -quand tu vois Marine Lepen se faire troller sur facebook
    -quand j'ai lu les documents de wikileaks concernant la France (rien que de les lire, tu te sens impliqué)

  •  - Par Anonyme

    Oniisama E - Bowls of Gold, Bowls of Silver

    www.youtube.com
    The opening song to the series "Oniisama E..." (also known as "Brother Dear Brother"). Performed by Takata Satomi

    Avant qu'on puisse télécharger des séries et des films, je me servais d'internet pour me procurer des contenus... en VHS. J'étais collégienne et fan de mangas, ce qui à l'époque n'était franchement pas glorieux. Les mangas n'avaient pas encore bouffé la moitié des étagères des libraires BD et les nouveautés étaient rares, idem pour les dessins-animés japonais. Je lorgnais sur quelques animés dont j'avais entendu parler, mais qui n'avaient jamais franchi les frontières du Japon... Heureusement, les internets étaient là, et m'ont permis d'entrer en contact avec des Américains qui avaient réussi à se procurer ces animés en VHS. Il s'étaient même attelés à les sous-titrer. Le Fansubbing existait bien avant qu'on s'échange des vidéos au format numérique ! Ces personnes proposaient d'envoyer une copie de ces VHS à qui le souhaitait, en échange des frais de port et du coût de la cassette. Je me souviens de l'émotion quand j'ai reçu pour la première fois une oeuvre japonaise dans ma boîte au lettres, introuvable en France, qui avait traversé l'Atlantique, traduite par de sympathiques bénévoles... La qualité de l'image et du son était déplorable : à force d'être copiées, les bandes se détérioraient. Mais ce n'était pas grave : sans internet, jamais je n'aurais eu accès à cette œuvre. MERCI LES INTERNETS \o/

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle au début :

    Pas besoin de moteur de recherche. Il suffisait de taper le nom commercial suivie du fameux ".com". Afin d'avancer plus facilement dans mon jeu vidéo Zelda 64, je décide de consulter le site www.zelda.com... Le vrai site était www.zelda64.com. Ce fût ma première expérience pornographique sur Internet.

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle au début :

    Pas besoin de moteur de recherche. Il suffisait de taper le nom commercial suivie du fameux ".com". Afin d'avancer plus facilement dans mon jeu vidéo Zelda 64, je décide de consulter le site www.zelda.com... Le vrai site était www.zelda64.com. Ce fût ma première expérience pornographique sur Internet.

  • Mon premier rapport avec le net c'était un poste à coté de la machine à Café juste à proximité de la salle serveur d'infogrames à Villeurbanne...

    A l'époque j'étais stagiaire fasciné par le mouvement Cyberpunk... Découvert grace à un ami anglais qui nous masterisait des parties de Cyberpunk 2020.

    Je suis allé sur les newsgoups type : alt.cyberpunk.tech

    Et là j'ai réalisé que j'étais pas le seul, a pensé comme cela...
    Que nous étions plein autour du monde ...
    J'ai aussi compris que sans ce cordon ombilical à la matrice globale j'allais perdre ma "Famille"

    J'ai tout fait pour être conecté au plus tôt et suis parti sur Paris...
    De "swapper" je voulais devenir "courrier"
    J'allais remplacer le Chat de RTEL par l'IRC

  • Mon premier rapport avec le net c'était un poste à coté de la machine à Café juste à proximité de la salle serveur d'infogrames à Villeurbanne...

    A l'époque j'étais stagiaire fasciné par le mouvement Cyberpunk... Découvert grace à un ami anglais qui nous masterisait des parties de Cyberpunk 2020.

    Je suis allé sur les newsgoups type : alt.cyberpunk.tech

    Et là j'ai réalisé que j'étais pas le seul, a pensé comme cela...
    Que nous étions plein autour du monde ...
    J'ai aussi compris que sans ce cordon ombilical à la matrice globale j'allais perdre ma "Famille"

    J'ai tout fait pour être conecté au plus tôt et suis parti sur Paris...
    De "swapper" je voulais devenir "courrier"
    J'allais remplacer le Chat de RTEL par l'IRC

  • Mon premier rapport avec le net c'était un poste à coté de la machine à Café juste à proximité de la salle serveur d'infogrames à Villeurbanne...

    A l'époque j'étais stagiaire fasciné par le mouvement Cyberpunk... Découvert grace à un ami anglais qui nous masterisait des parties de Cyberpunk 2020.

    Je suis allé sur les newsgoups type : alt.cyberpunk.tech

    Et là j'ai réalisé que j'étais pas le seul, a pensé comme cela...
    Que nous étions plein autour du monde ...
    J'ai aussi compris que sans ce cordon ombilical à la matrice globale j'allais perdre ma "Famille"

    J'ai tout fait pour être conecté au plus tôt et suis parti sur Paris...
    De "swapper" je voulais devenir "courrier"
    J'allais remplacer le Chat de RTEL par l'IRC

  • Mon premier rapport avec le net c'était un poste à coté de la machine à Café juste à proximité de la salle serveur d'infogrames à Villeurbanne...

    A l'époque j'étais stagiaire fasciné par le mouvement Cyberpunk... Découvert grace à un ami anglais qui nous masterisait des parties de Cyberpunk 2020.

    Je suis allé sur les newsgoups type : alt.cyberpunk.tech

    Et là j'ai réalisé que j'étais pas le seul, a pensé comme cela...
    Que nous étions plein autour du monde ...
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    J'ai tout fait pour être conecté au plus tôt et suis parti sur Paris...
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  • Mon premier rapport avec le net c'était un poste à coté de la machine à Café juste à proximité de la salle serveur d'infogrames à Villeurbanne...

    A l'époque j'étais stagiaire fasciné par le mouvement Cyberpunk... Découvert grace à un ami anglais qui nous masterisait des parties de Cyberpunk 2020.

    Je suis allé sur les newsgoups type : alt.cyberpunk.tech

    Et là j'ai réalisé que j'étais pas le seul, a pensé comme cela...
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    J'ai tout fait pour être conecté au plus tôt et suis parti sur Paris...
    De "swapper" je voulais devenir "courrier"
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  • Mon premier rapport avec le net c'était un poste à coté de la machine à Café juste à proximité de la salle serveur d'infogrames à Villeurbanne...

    A l'époque j'étais stagiaire fasciné par le mouvement Cyberpunk... Découvert grace à un ami anglais qui nous masterisait des parties de Cyberpunk 2020.

    Je suis allé sur les newsgoups type : alt.cyberpunk.tech

    Et là j'ai réalisé que j'étais pas le seul, a pensé comme cela...
    Que nous étions plein autour du monde ...
    J'ai aussi compris que sans ce cordon ombilical à la matrice globale j'allais perdre ma "Famille"

    J'ai tout fait pour être conecté au plus tôt et suis parti sur Paris...
    De "swapper" je voulais devenir "courrier"
    J'allais remplacer le Chat de RTEL par l'IRC

  • Mon premier rapport avec le net c'était un poste à coté de la machine à Café juste à proximité de la salle serveur d'infogrames à Villeurbanne...

    A l'époque j'étais stagiaire fasciné par le mouvement Cyberpunk... Découvert grace à un ami anglais qui nous masterisait des parties de Cyberpunk 2020.

    Je suis allé sur les newsgoups type : alt.cyberpunk.tech

    Et là j'ai réalisé que j'étais pas le seul, a pensé comme cela...
    Que nous étions plein autour du monde ...
    J'ai aussi compris que sans ce cordon ombilical à la matrice globale j'allais perdre ma "Famille"

    J'ai tout fait pour être conecté au plus tôt et suis parti sur Paris...
    De "swapper" je voulais devenir "courrier"
    J'allais remplacer le Chat de RTEL par l'IRC

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens de l'effervescence lors de la création de la Coordination Permanente des Médias Libres. http://www.acrimed.org/article429.html
    Entre les problèmes techniques et les craintes de mise sous contrôle de cet espace de liberté, les échanges avec de parfaits inconnus et qui le sont restés étaient passionant.
    Notre site http://www.solest.com/ était hébergé en Californie, le modem tournait à 56k et une présentation par vidéo conférence que je devais faire au WebBar http://hypermedia.univ-paris8.fr/groupe/cr99/cr1.htm à partir de chez moi n'a jamais passée les tuyaux trop petits.

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens de l'effervescence lors de la création de la Coordination Permanente des Médias Libres. http://www.acrimed.org/article429.html
    Entre les problèmes techniques et les craintes de mise sous contrôle de cet espace de liberté, les échanges avec de parfaits inconnus et qui le sont restés étaient passionant.
    Notre site http://www.solest.com/ était hébergé en Californie, le modem tournait à 56k et une présentation par vidéo conférence que je devais faire au WebBar http://hypermedia.univ-paris8.fr/groupe/cr99/cr1.htm à partir de chez moi n'a jamais passée les tuyaux trop petits.

  •  - Par Z

    Le net des pédo-nazis ? Je ne l'ai jamais vraiment rencontré sur le web, mais si je l'ai approché ça serait plutôt sur IRC (Internet Relay Chat, allez voir sur Wikipédia les jeunots !)

    Sur IRC, toujours un idiot pour balancer au milieu d'une conversation un lien, et bêtement on clique, et puis ça peut être un contenu culturel, un article de presse, n'importe quoi, et puis de temps en temps un truc bien gore.

    Rien de dramatique vraiment, mais des clichés mauvais ou des vidéos amateurs à ne pas mettre entre de jeunes mains.
    Ce qui m'avait choqué au début (ça me choque toujours un peu d'ailleurs) c'est que tout cela était fait dans un grand esprit de rigolade potache, sans du tout se soucier de l'âge ou de la sensibilité des personnes présentes sur le salon de chat. Un truc qui ressemblerait à 4chan en fait. Si une personne abusait de ce type de contenu, un administrateur finissait par le bannir du chan, mais il y en avait toujours un autre pour revenir à un autre moment.
    Ça c'est l'aspect "pédo" (même si je n'ai jamais vu de photo pédophile)

    Pour l'aspect "nazi", j'ai surtout le souvenir de conversations politiques sans fin avec toutes sortes d'extrêmistes de tout poil. Le pseudonymat permettant de se livrer, de donner et de recevoir sans que cela n'impacte trop la vie "réelle", de se lâcher, d'être 1000 fois plus tolérant que ce qu'on serait en face des gens. Des joutes oratoires sans fin, des pérégrinations sur des sites confidentiels et totalement ahurissants, une exploration de lien en lien vers les franges les plus extrêmes de la politique, quel qu'en soit le bord. Passionnant (et épuisant parfois).

    J'ai "appris" plein de choses, je suis contente de ne pas avoir été trop jeune en voyant cela. Ça n'est pas le côté glorieux des internets, ça n'est pas vraiment du pedo-nazi non plus. C'est du sexo-extrémiste. Ça n'est pas pour les enfants. Ça demande à être un peu solide et curieux. C'est paradoxalement comme ça que j'ai appris à connaître (et à aimer) internet...

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ans. Mon père était toujours branché sur son ordi alors je cherchais tous les prétextes pour être avec lui : Une adresse hotmail comme les copains, le site internet d'Alizée qui mettait 45 minutes à charger, ect... Et avec la facture à la minute, ma mère avait fais migrer le minuteur de la cuisine dans le bureau! Je ne me souviens pas avoir vu déjà une fois le site d'Alizée chargé en entier! L'autre souvenir : essayer de frôder quand les parents n'étaient pas là et rester bloquée sur Linux...

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ans. Mon père était toujours branché sur son ordi alors je cherchais tous les prétextes pour être avec lui : Une adresse hotmail comme les copains, le site internet d'Alizée qui mettait 45 minutes à charger, ect... Et avec la facture à la minute, ma mère avait fais migrer le minuteur de la cuisine dans le bureau! Je ne me souviens pas avoir vu déjà une fois le site d'Alizée chargé en entier! L'autre souvenir : essayer de frôder quand les parents n'étaient pas là et rester bloquée sur Linux...

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ans. Mon père était toujours branché sur son ordi alors je cherchais tous les prétextes pour être avec lui : Une adresse hotmail comme les copains, le site internet d'Alizée qui mettait 45 minutes à charger, ect... Et avec la facture à la minute, ma mère avait fais migrer le minuteur de la cuisine dans le bureau! Je ne me souviens pas avoir vu déjà une fois le site d'Alizée chargé en entier! L'autre souvenir : essayer de frôder quand les parents n'étaient pas là et rester bloquée sur Linux...

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Chez un ami, j'avais 13 ans.
    Il m'annonce fièrement qu'il a Internet, exhibe un CD d'AOL, qui promet des heures et des heures offertes.
    Enthousiasmés, nous nous mettons devant le PC, mettons le modem en route...
    "On fait quoi maintenant ?
    -On doit chercher des sites...
    -On trouve comment, des sites ?
    -Bah je sais pas..."
    Nous avons épluchés les magazines pour trouver des adresses, pour finalement nous retrouver sur le site d'un studio de jeu vidéo.
    "C'est tout ?
    -Ben...
    -On va se faire un Street Fighter ?
    -Ok..."

  •  - Par Anonyme  via rue89

    1ère rencontre en 1998, 1ère année de fac, des ordinateurs à disposition dans la bibliothèque. Je découvre seul et commence à comprendre la vastitude de la chose, c'est incroyable, je viens de "télécharger" des plans sur un site américain pour construire un instrument de musique en roseau, puis un site allemand me donne des codes pour devenir invincible dans un jeu vidéo... c'est fou.
    Par contre je ne comprends alors pas l'idée qu'il n'existe pas une sorte de grand centre électronique dont la fonction serait de gérer le Internet, un centre de commandes sans doute dans un immense hangar, et où il y aurait forcément un interrupteur pour éteindre le Internet...
    Je crois que c'est ce caractère libre et impalpable qui m'a séduit, et qui procure une source non seulement d'inspiration, mais aussi curieusement d'énergie. Et qui me donne envie de le défendre aujourd'hui, ce "Internet".

    vincent

  •  - Par Anonyme

    THE IT CROWD - SERIES 3 - EPISODE 4: THE INTERNET

    www.youtube.com
    Moss introduces Jen to a new concept in business technology: The Internet.

    Quand les deux geeks de la série britannique « IT Crowd » font croire à leur chef qu'elle peut utiliser « Internet », une simple boite noire avec un bouton rouge, pour son discours devant les actionnaires de l'entreprise...

    C'est à mourir de rire et souligne ô combien il existe un énorme fossé entre les faiseurs et utilisateurs du réseaux et les dirigeants.

    [Malheureusement vidéo uniquement en VO]

  •  - Par Anonyme

    THE IT CROWD - SERIES 3 - EPISODE 4: THE INTERNET

    www.youtube.com
    Moss introduces Jen to a new concept in business technology: The Internet.

    Quand les deux geeks de la série britannique « IT Crowd » font croire à leur chef qu'elle peut utiliser « Internet », une simple boite noire avec un bouton rouge, pour son discours devant les actionnaires de l'entreprise...

    C'est à mourir de rire et souligne ô combien il existe un énorme fossé entre les faiseurs et utilisateurs du réseaux et les dirigeants.

    [Malheureusement vidéo uniquement en VO]

  •  - Par Anonyme

    THE IT CROWD - SERIES 3 - EPISODE 4: THE INTERNET

    www.youtube.com
    Moss introduces Jen to a new concept in business technology: The Internet.

    Quand les deux geeks de la série britannique « IT Crowd » font croire à leur chef qu'elle peut utiliser « Internet », une simple boite noire avec un bouton rouge, pour son discours devant les actionnaires de l'entreprise...

    C'est à mourir de rire et souligne ô combien il existe un énorme fossé entre les faiseurs et utilisateurs du réseaux et les dirigeants.

    [Malheureusement vidéo uniquement en VO]

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des gros amalgames des journalistes qui se sont acharnés sur les jeux vidéo, les liant de facto aux crimes commis dans les écoles, aux regains de violence des jeunes, etc.

    De même, ceux qui ont dénoncé des dangers d'internet pour la jeunesse ne savaient souvent pas exactement de quoi ils parlaient, et il était facile de mettre un maximum de méfaits sur une technologie nouvelle qui faisait peur aux néophytes.
    Alors oui, les mauvaises influences existaient, les idéologies douteuses y avaient trouvé un vecteur de diffusion presque libre de contraintes et anonyme, oui il fallait protéger les enfants des pédophiles qui chassaient sur les salons de discussion de tous types et réseaux sociaux, mais entrer dans une sorte de psychose, amalgamer les dangers et désigner "internet" comme dénominateur commun exclusif n'était pas raisonnable, tout comme confondre tous les dangers en un seul...

    Depuis qu'internet a été interdit en France, bloqué, censuré à la truelle, des réseaux clandestins se sont développés, créés à l'origine par de jeunes hackers (autant désignés par geeks, nerds, bidouilleurs), sans réel contrôle de la société. C'est là que se sont infiltrés les gangs de cybercriminels y voyant un marché noir prometteur, média de trafics divers et lieu de recrutement de petits génies.

    S'y sont mêlés des pédophiles, constatant que les enfants, plus à l'aise avec les technologies de l'information, trouvaient fréquemment les failles du black-out mis en place par le gouvernement et se rendaient sur les réseaux sociaux clandestins.

    Peu à peu, ces déviants, nazillons et détraqués sexuels se sont alliés et ont fusionné sous l'appellation terrifiante de #pedonazis !
    Il est difficile à l'heure actuelle d'évaluer les méfaits commis par ces monstres créés indirectement par nos lois absurdes, beaucoup de familles ont constaté la perte d'innocence prématuré de leur progéniture et leurs paroles haineuses, à l'encontre de leur éducation.
    Combien de familles ont été brisées ? Combien de destins ont été anéantis ? Combien d'esprits brillants ont été détournés et se retournent contre notre société ?

    En bref, en plus d'avoir été la risée du monde (même Cuba et la Corée du Nord ont de meilleurs dispositifs de censure !) et d'avoir accumulé des retards sur les plans économique (pas de plateformes de commerce légales), scientifique (partage archaïque des informations liées aux recherches), culturel (les diffusions sont bloquées), notre pauvre pays a fait empirer les problèmes initialement combattus dans des proportions qui dépassent l'entendement.
    Je doute fort que la présidente Marine Le Pen fasse quelque chose pour arranger la situation, étant donné qu'elle a profité de ce désastre pour faire hisser au pouvoir son parti, même si officiellement, "tous les moyens sont mis en oeuvre pour lutter contre cette honte qui ronge le coeur des français de France".

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des gros amalgames des journalistes qui se sont acharnés sur les jeux vidéo, les liant de facto aux crimes commis dans les écoles, aux regains de violence des jeunes, etc.

    De même, ceux qui ont dénoncé des dangers d'internet pour la jeunesse ne savaient souvent pas exactement de quoi ils parlaient, et il était facile de mettre un maximum de méfaits sur une technologie nouvelle qui faisait peur aux néophytes.
    Alors oui, les mauvaises influences existaient, les idéologies douteuses y avaient trouvé un vecteur de diffusion presque libre de contraintes et anonyme, oui il fallait protéger les enfants des pédophiles qui chassaient sur les salons de discussion de tous types et réseaux sociaux, mais entrer dans une sorte de psychose, amalgamer les dangers et désigner "internet" comme dénominateur commun exclusif n'était pas raisonnable, tout comme confondre tous les dangers en un seul...

    Depuis qu'internet a été interdit en France, bloqué, censuré à la truelle, des réseaux clandestins se sont développés, créés à l'origine par de jeunes hackers (autant désignés par geeks, nerds, bidouilleurs), sans réel contrôle de la société. C'est là que se sont infiltrés les gangs de cybercriminels y voyant un marché noir prometteur, média de trafics divers et lieu de recrutement de petits génies.

    S'y sont mêlés des pédophiles, constatant que les enfants, plus à l'aise avec les technologies de l'information, trouvaient fréquemment les failles du black-out mis en place par le gouvernement et se rendaient sur les réseaux sociaux clandestins.

    Peu à peu, ces déviants, nazillons et détraqués sexuels se sont alliés et ont fusionné sous l'appellation terrifiante de #pedonazis !
    Il est difficile à l'heure actuelle d'évaluer les méfaits commis par ces monstres créés indirectement par nos lois absurdes, beaucoup de familles ont constaté la perte d'innocence prématuré de leur progéniture et leurs paroles haineuses, à l'encontre de leur éducation.
    Combien de familles ont été brisées ? Combien de destins ont été anéantis ? Combien d'esprits brillants ont été détournés et se retournent contre notre société ?

    En bref, en plus d'avoir été la risée du monde (même Cuba et la Corée du Nord ont de meilleurs dispositifs de censure !) et d'avoir accumulé des retards sur les plans économique (pas de plateformes de commerce légales), scientifique (partage archaïque des informations liées aux recherches), culturel (les diffusions sont bloquées), notre pauvre pays a fait empirer les problèmes initialement combattus dans des proportions qui dépassent l'entendement.
    Je doute fort que la présidente Marine Le Pen fasse quelque chose pour arranger la situation, étant donné qu'elle a profité de ce désastre pour faire hisser au pouvoir son parti, même si officiellement, "tous les moyens sont mis en oeuvre pour lutter contre cette honte qui ronge le coeur des français de France".

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des gros amalgames des journalistes qui se sont acharnés sur les jeux vidéo, les liant de facto aux crimes commis dans les écoles, aux regains de violence des jeunes, etc.

    De même, ceux qui ont dénoncé des dangers d'internet pour la jeunesse ne savaient souvent pas exactement de quoi ils parlaient, et il était facile de mettre un maximum de méfaits sur une technologie nouvelle qui faisait peur aux néophytes.
    Alors oui, les mauvaises influences existaient, les idéologies douteuses y avaient trouvé un vecteur de diffusion presque libre de contraintes et anonyme, oui il fallait protéger les enfants des pédophiles qui chassaient sur les salons de discussion de tous types et réseaux sociaux, mais entrer dans une sorte de psychose, amalgamer les dangers et désigner "internet" comme dénominateur commun exclusif n'était pas raisonnable, tout comme confondre tous les dangers en un seul...

    Depuis qu'internet a été interdit en France, bloqué, censuré à la truelle, des réseaux clandestins se sont développés, créés à l'origine par de jeunes hackers (autant désignés par geeks, nerds, bidouilleurs), sans réel contrôle de la société. C'est là que se sont infiltrés les gangs de cybercriminels y voyant un marché noir prometteur, média de trafics divers et lieu de recrutement de petits génies.

    S'y sont mêlés des pédophiles, constatant que les enfants, plus à l'aise avec les technologies de l'information, trouvaient fréquemment les failles du black-out mis en place par le gouvernement et se rendaient sur les réseaux sociaux clandestins.

    Peu à peu, ces déviants, nazillons et détraqués sexuels se sont alliés et ont fusionné sous l'appellation terrifiante de #pedonazis !
    Il est difficile à l'heure actuelle d'évaluer les méfaits commis par ces monstres créés indirectement par nos lois absurdes, beaucoup de familles ont constaté la perte d'innocence prématuré de leur progéniture et leurs paroles haineuses, à l'encontre de leur éducation.
    Combien de familles ont été brisées ? Combien de destins ont été anéantis ? Combien d'esprits brillants ont été détournés et se retournent contre notre société ?

    En bref, en plus d'avoir été la risée du monde (même Cuba et la Corée du Nord ont de meilleurs dispositifs de censure !) et d'avoir accumulé des retards sur les plans économique (pas de plateformes de commerce légales), scientifique (partage archaïque des informations liées aux recherches), culturel (les diffusions sont bloquées), notre pauvre pays a fait empirer les problèmes initialement combattus dans des proportions qui dépassent l'entendement.
    Je doute fort que la présidente Marine Le Pen fasse quelque chose pour arranger la situation, étant donné qu'elle a profité de ce désastre pour faire hisser au pouvoir son parti, même si officiellement, "tous les moyens sont mis en oeuvre pour lutter contre cette honte qui ronge le coeur des français de France".

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des gros amalgames des journalistes qui se sont acharnés sur les jeux vidéo, les liant de facto aux crimes commis dans les écoles, aux regains de violence des jeunes, etc.

    De même, ceux qui ont dénoncé des dangers d'internet pour la jeunesse ne savaient souvent pas exactement de quoi ils parlaient, et il était facile de mettre un maximum de méfaits sur une technologie nouvelle qui faisait peur aux néophytes.
    Alors oui, les mauvaises influences existaient, les idéologies douteuses y avaient trouvé un vecteur de diffusion presque libre de contraintes et anonyme, oui il fallait protéger les enfants des pédophiles qui chassaient sur les salons de discussion de tous types et réseaux sociaux, mais entrer dans une sorte de psychose, amalgamer les dangers et désigner "internet" comme dénominateur commun exclusif n'était pas raisonnable, tout comme confondre tous les dangers en un seul...

    Depuis qu'internet a été interdit en France, bloqué, censuré à la truelle, des réseaux clandestins se sont développés, créés à l'origine par de jeunes hackers (autant désignés par geeks, nerds, bidouilleurs), sans réel contrôle de la société. C'est là que se sont infiltrés les gangs de cybercriminels y voyant un marché noir prometteur, média de trafics divers et lieu de recrutement de petits génies.

    S'y sont mêlés des pédophiles, constatant que les enfants, plus à l'aise avec les technologies de l'information, trouvaient fréquemment les failles du black-out mis en place par le gouvernement et se rendaient sur les réseaux sociaux clandestins.

    Peu à peu, ces déviants, nazillons et détraqués sexuels se sont alliés et ont fusionné sous l'appellation terrifiante de #pedonazis !
    Il est difficile à l'heure actuelle d'évaluer les méfaits commis par ces monstres créés indirectement par nos lois absurdes, beaucoup de familles ont constaté la perte d'innocence prématuré de leur progéniture et leurs paroles haineuses, à l'encontre de leur éducation.
    Combien de familles ont été brisées ? Combien de destins ont été anéantis ? Combien d'esprits brillants ont été détournés et se retournent contre notre société ?

    En bref, en plus d'avoir été la risée du monde (même Cuba et la Corée du Nord ont de meilleurs dispositifs de censure !) et d'avoir accumulé des retards sur les plans économique (pas de plateformes de commerce légales), scientifique (partage archaïque des informations liées aux recherches), culturel (les diffusions sont bloquées), notre pauvre pays a fait empirer les problèmes initialement combattus dans des proportions qui dépassent l'entendement.
    Je doute fort que la présidente Marine Le Pen fasse quelque chose pour arranger la situation, étant donné qu'elle a profité de ce désastre pour faire hisser au pouvoir son parti, même si officiellement, "tous les moyens sont mis en oeuvre pour lutter contre cette honte qui ronge le coeur des français de France".

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des gros amalgames des journalistes qui se sont acharnés sur les jeux vidéo, les liant de facto aux crimes commis dans les écoles, aux regains de violence des jeunes, etc.

    De même, ceux qui ont dénoncé des dangers d'internet pour la jeunesse ne savaient souvent pas exactement de quoi ils parlaient, et il était facile de mettre un maximum de méfaits sur une technologie nouvelle qui faisait peur aux néophytes.
    Alors oui, les mauvaises influences existaient, les idéologies douteuses y avaient trouvé un vecteur de diffusion presque libre de contraintes et anonyme, oui il fallait protéger les enfants des pédophiles qui chassaient sur les salons de discussion de tous types et réseaux sociaux, mais entrer dans une sorte de psychose, amalgamer les dangers et désigner "internet" comme dénominateur commun exclusif n'était pas raisonnable, tout comme confondre tous les dangers en un seul...

    Depuis qu'internet a été interdit en France, bloqué, censuré à la truelle, des réseaux clandestins se sont développés, créés à l'origine par de jeunes hackers (autant désignés par geeks, nerds, bidouilleurs), sans réel contrôle de la société. C'est là que se sont infiltrés les gangs de cybercriminels y voyant un marché noir prometteur, média de trafics divers et lieu de recrutement de petits génies.

    S'y sont mêlés des pédophiles, constatant que les enfants, plus à l'aise avec les technologies de l'information, trouvaient fréquemment les failles du black-out mis en place par le gouvernement et se rendaient sur les réseaux sociaux clandestins.

    Peu à peu, ces déviants, nazillons et détraqués sexuels se sont alliés et ont fusionné sous l'appellation terrifiante de #pedonazis !
    Il est difficile à l'heure actuelle d'évaluer les méfaits commis par ces monstres créés indirectement par nos lois absurdes, beaucoup de familles ont constaté la perte d'innocence prématuré de leur progéniture et leurs paroles haineuses, à l'encontre de leur éducation.
    Combien de familles ont été brisées ? Combien de destins ont été anéantis ? Combien d'esprits brillants ont été détournés et se retournent contre notre société ?

    En bref, en plus d'avoir été la risée du monde (même Cuba et la Corée du Nord ont de meilleurs dispositifs de censure !) et d'avoir accumulé des retards sur les plans économique (pas de plateformes de commerce légales), scientifique (partage archaïque des informations liées aux recherches), culturel (les diffusions sont bloquées), notre pauvre pays a fait empirer les problèmes initialement combattus dans des proportions qui dépassent l'entendement.
    Je doute fort que la présidente Marine Le Pen fasse quelque chose pour arranger la situation, étant donné qu'elle a profité de ce désastre pour faire hisser au pouvoir son parti, même si officiellement, "tous les moyens sont mis en oeuvre pour lutter contre cette honte qui ronge le coeur des français de France".

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des gros amalgames des journalistes qui se sont acharnés sur les jeux vidéo, les liant de facto aux crimes commis dans les écoles, aux regains de violence des jeunes, etc.

    De même, ceux qui ont dénoncé des dangers d'internet pour la jeunesse ne savaient souvent pas exactement de quoi ils parlaient, et il était facile de mettre un maximum de méfaits sur une technologie nouvelle qui faisait peur aux néophytes.
    Alors oui, les mauvaises influences existaient, les idéologies douteuses y avaient trouvé un vecteur de diffusion presque libre de contraintes et anonyme, oui il fallait protéger les enfants des pédophiles qui chassaient sur les salons de discussion de tous types et réseaux sociaux, mais entrer dans une sorte de psychose, amalgamer les dangers et désigner "internet" comme dénominateur commun exclusif n'était pas raisonnable, tout comme confondre tous les dangers en un seul...

    Depuis qu'internet a été interdit en France, bloqué, censuré à la truelle, des réseaux clandestins se sont développés, créés à l'origine par de jeunes hackers (autant désignés par geeks, nerds, bidouilleurs), sans réel contrôle de la société. C'est là que se sont infiltrés les gangs de cybercriminels y voyant un marché noir prometteur, média de trafics divers et lieu de recrutement de petits génies.

    S'y sont mêlés des pédophiles, constatant que les enfants, plus à l'aise avec les technologies de l'information, trouvaient fréquemment les failles du black-out mis en place par le gouvernement et se rendaient sur les réseaux sociaux clandestins.

    Peu à peu, ces déviants, nazillons et détraqués sexuels se sont alliés et ont fusionné sous l'appellation terrifiante de #pedonazis !
    Il est difficile à l'heure actuelle d'évaluer les méfaits commis par ces monstres créés indirectement par nos lois absurdes, beaucoup de familles ont constaté la perte d'innocence prématuré de leur progéniture et leurs paroles haineuses, à l'encontre de leur éducation.
    Combien de familles ont été brisées ? Combien de destins ont été anéantis ? Combien d'esprits brillants ont été détournés et se retournent contre notre société ?

    En bref, en plus d'avoir été la risée du monde (même Cuba et la Corée du Nord ont de meilleurs dispositifs de censure !) et d'avoir accumulé des retards sur les plans économique (pas de plateformes de commerce légales), scientifique (partage archaïque des informations liées aux recherches), culturel (les diffusions sont bloquées), notre pauvre pays a fait empirer les problèmes initialement combattus dans des proportions qui dépassent l'entendement.
    Je doute fort que la présidente Marine Le Pen fasse quelque chose pour arranger la situation, étant donné qu'elle a profité de ce désastre pour faire hisser au pouvoir son parti, même si officiellement, "tous les moyens sont mis en oeuvre pour lutter contre cette honte qui ronge le coeur des français de France".

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens des gros amalgames des journalistes qui se sont acharnés sur les jeux vidéo, les liant de facto aux crimes commis dans les écoles, aux regains de violence des jeunes, etc.

    De même, ceux qui ont dénoncé des dangers d'internet pour la jeunesse ne savaient souvent pas exactement de quoi ils parlaient, et il était facile de mettre un maximum de méfaits sur une technologie nouvelle qui faisait peur aux néophytes.
    Alors oui, les mauvaises influences existaient, les idéologies douteuses y avaient trouvé un vecteur de diffusion presque libre de contraintes et anonyme, oui il fallait protéger les enfants des pédophiles qui chassaient sur les salons de discussion de tous types et réseaux sociaux, mais entrer dans une sorte de psychose, amalgamer les dangers et désigner "internet" comme dénominateur commun exclusif n'était pas raisonnable, tout comme confondre tous les dangers en un seul...

    Depuis qu'internet a été interdit en France, bloqué, censuré à la truelle, des réseaux clandestins se sont développés, créés à l'origine par de jeunes hackers (autant désignés par geeks, nerds, bidouilleurs), sans réel contrôle de la société. C'est là que se sont infiltrés les gangs de cybercriminels y voyant un marché noir prometteur, média de trafics divers et lieu de recrutement de petits génies.

    S'y sont mêlés des pédophiles, constatant que les enfants, plus à l'aise avec les technologies de l'information, trouvaient fréquemment les failles du black-out mis en place par le gouvernement et se rendaient sur les réseaux sociaux clandestins.

    Peu à peu, ces déviants, nazillons et détraqués sexuels se sont alliés et ont fusionné sous l'appellation terrifiante de #pedonazis !
    Il est difficile à l'heure actuelle d'évaluer les méfaits commis par ces monstres créés indirectement par nos lois absurdes, beaucoup de familles ont constaté la perte d'innocence prématuré de leur progéniture et leurs paroles haineuses, à l'encontre de leur éducation.
    Combien de familles ont été brisées ? Combien de destins ont été anéantis ? Combien d'esprits brillants ont été détournés et se retournent contre notre société ?

    En bref, en plus d'avoir été la risée du monde (même Cuba et la Corée du Nord ont de meilleurs dispositifs de censure !) et d'avoir accumulé des retards sur les plans économique (pas de plateformes de commerce légales), scientifique (partage archaïque des informations liées aux recherches), culturel (les diffusions sont bloquées), notre pauvre pays a fait empirer les problèmes initialement combattus dans des proportions qui dépassent l'entendement.
    Je doute fort que la présidente Marine Le Pen fasse quelque chose pour arranger la situation, étant donné qu'elle a profité de ce désastre pour faire hisser au pouvoir son parti, même si officiellement, "tous les moyens sont mis en oeuvre pour lutter contre cette honte qui ronge le coeur des français de France".

  •  - Par TLV

    Remeber 56k modems?

    www.youtube.com
    56k modem nostalgia. Gotta love that sound. Brings back memories.

    Quand mon père m'a expliqué ce qu'était "l'ADSL". L'Internet illimité ? j'y croyais pas. Ca semblait invraisemblable.
    Et maintenant, quand j'écoute le bruit d'un modem 56K j'ai une grosse nostalgie.
    Ce bruit, cette chanson, ajouté à ceux d'msn (les wizz qui ont appris à tant de gens à troller, les bruits de conversation, les animations pour l'élite qui avait msn+...) resteront gravés dans ma mémoire.
    Les Internets sont le monde de l'image, de la vidéo mais aussi du son. Certains bruits qui ont façonnés des imaginaires. Dans trente ans, le modem 56K et msn ne seront plus que des reliques, peut être des phénomènes internets qui nous permettront de faire bon nombre de private jokes.

  •  - Par TLV

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    Quand mon père m'a expliqué ce qu'était "l'ADSL". L'Internet illimité ? j'y croyais pas. Ca semblait invraisemblable.
    Et maintenant, quand j'écoute le bruit d'un modem 56K j'ai une grosse nostalgie.
    Ce bruit, cette chanson, ajouté à ceux d'msn (les wizz qui ont appris à tant de gens à troller, les bruits de conversation, les animations pour l'élite qui avait msn+...) resteront gravés dans ma mémoire.
    Les Internets sont le monde de l'image, de la vidéo mais aussi du son. Certains bruits qui ont façonnés des imaginaires. Dans trente ans, le modem 56K et msn ne seront plus que des reliques, peut être des phénomènes internets qui nous permettront de faire bon nombre de private jokes.

  •  - Par TLV

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    Et maintenant, quand j'écoute le bruit d'un modem 56K j'ai une grosse nostalgie.
    Ce bruit, cette chanson, ajouté à ceux d'msn (les wizz qui ont appris à tant de gens à troller, les bruits de conversation, les animations pour l'élite qui avait msn+...) resteront gravés dans ma mémoire.
    Les Internets sont le monde de l'image, de la vidéo mais aussi du son. Certains bruits qui ont façonnés des imaginaires. Dans trente ans, le modem 56K et msn ne seront plus que des reliques, peut être des phénomènes internets qui nous permettront de faire bon nombre de private jokes.

  •  - Par TLV

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    Et maintenant, quand j'écoute le bruit d'un modem 56K j'ai une grosse nostalgie.
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