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  •  - Par Anonyme

    J'ai entendu parler d'Internet pour la première fois en 1991, alors que j'étais étudiant à l'ESSEC, un école de commerce. Nous partagions un appartement entre amis (une auberge espagnole) et un camarade se connectais chaque soir à un ordinateur VAX, une machine prenant la place d'une salle entière réfrigérée, avec des écrans déportés monochromes de couleur verte, des gros claviers, une imprimante à aiguille gigantesque et des disques durs gros comme des machines à laver. Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait chaque soir sur le VAX, il m'a répondu : << Je me connecte à l'ordinateur central, je lance la commande talk et je peux discuter avec un tas de filles, dans la monde entier, cela s'appelle Internet et c'est trop cool>>. Sur le moment, j'ai trouvé complètement ringard de dialoguer avec une fille derrière son clavier et j'ai pensé intérieurement : << C'est vraiment trop nul Internet >>. Avec le recul, je pense que mon ami avait raison.

  •  - Par Anonyme

    J'ai entendu parler d'Internet pour la première fois en 1991, alors que j'étais étudiant à l'ESSEC, un école de commerce. Nous partagions un appartement entre amis (une auberge espagnole) et un camarade se connectais chaque soir à un ordinateur VAX, une machine prenant la place d'une salle entière réfrigérée, avec des écrans déportés monochromes de couleur verte, des gros claviers, une imprimante à aiguille gigantesque et des disques durs gros comme des machines à laver. Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait chaque soir sur le VAX, il m'a répondu : << Je me connecte à l'ordinateur central, je lance la commande talk et je peux discuter avec un tas de filles, dans la monde entier, cela s'appelle Internet et c'est trop cool>>. Sur le moment, j'ai trouvé complètement ringard de dialoguer avec une fille derrière son clavier et j'ai pensé intérieurement : << C'est vraiment trop nul Internet >>. Avec le recul, je pense que mon ami avait raison.

  •  - Par Anonyme

    J'ai entendu parler d'Internet pour la première fois en 1991, alors que j'étais étudiant à l'ESSEC, un école de commerce. Nous partagions un appartement entre amis (une auberge espagnole) et un camarade se connectais chaque soir à un ordinateur VAX, une machine prenant la place d'une salle entière réfrigérée, avec des écrans déportés monochromes de couleur verte, des gros claviers, une imprimante à aiguille gigantesque et des disques durs gros comme des machines à laver. Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait chaque soir sur le VAX, il m'a répondu : << Je me connecte à l'ordinateur central, je lance la commande talk et je peux discuter avec un tas de filles, dans la monde entier, cela s'appelle Internet et c'est trop cool>>. Sur le moment, j'ai trouvé complètement ringard de dialoguer avec une fille derrière son clavier et j'ai pensé intérieurement : << C'est vraiment trop nul Internet >>. Avec le recul, je pense que mon ami avait raison.

  • Internet est à la fois un symbole et un outil.

    Quand on Sait comment instaurer Justice et Paix Universelles sur Terre et quand on veut y Oeuvrer,dès lors est nécessaire de Médiatiser ce Savoir.
    S'il n'est pas suffisant,Internet est un moyen nécessaire.
    Il est aussi le symbole de la Réelle Possibilité d'un tel A-venir,Possibilité de Re-lier Tous les hommes et femmes Entre Eux.

  •  - Par Anonyme

    Ce documentaire est tellement bien sur les enjeux politiques d'un net libre et ouvert, la nécessité d'une pédagogie, l'importance de l'hacktivisme, quel qu'il soit. Il m'a rappelé tant de choses, surtout la façon dont internet est apparu dans ma vie, avec le sentiment déjà présent que, bordel, cela allait radicalement changer des choses chez moi. Ce qui fut évidemment le cas, dans des proportions à peine imaginables. C'était fascinant.

    A l'époque, toute fin des années 90, j'étais simplement jeune et plein d'ennui, ni populaire ni paria, mais avec une envie inassouvie d'autre chose. Un jour, mon père a décidé, après maints efforts de ma part, de prendre un abonnement à internet. Le lendemain, je mettais ma première page html en ligne.
    Il a ensuite fallu bidouiller, apprendre, comprendre le fonctionnement, envoyer des mails, contacter des inconnu(e)s, découvrir avec curiosité un tas de trucs. Ce n'était pas grand-chose, ça n'était même pas être "geek" à ce modeste niveau, c'était simplement le cheminement nécessaire pour parvenir à publier.
    C'était il y a quatorze ans, ce qui est tôt et tard à la fois dans l'histoire d'internet. Mais tout ça fut fondateur, pour moi en tout cas. Je sais pas, vous.
    Dans ce docu, il y a une grande partie de l'excitation initiale : "on agit sans demander la permission", la bidouillabilité, la capacité de construire quelque chose par soi-même, surtout l'impression d'avoir une étendue mouvante et incroyablement riche. Et aussi quelque chose de vivant à défendre, qui ne supportait pas d'être cornaqué de trop près, au risque de perdre sa formidable raison d'être et de crever. Crever d'ennui et de peur.

    Internet est une chose trop importante pour être laissé à ceux qui le prenne au sérieux.

    Dans cette contre-histoire, le discours sur la compréhension du code, de ce que ça représente, est aussi très éclairant pour ceux qui n'en saisissent pas tout.
    "Les gens doivent comprendre comment la technologie fonctionne et non voir celle-ci comme une mystérieuse boîte noire." - J. Jarvis. Oh oui, oui, oui !
    Bref, la contre-histoire d'internet rappelle très fort Antoine Lefébure, qui disait à propos des radios libres :
    "On en a marre des monopoles, avec des spécialistes qui font tout à notre place. On veut s'emparer de la radio, de la musique, de la ville. C'est pourquoi on commence à bricoler. On passe de citoyens désarmés à pirates armés."

  •  - Par Anonyme

    Ce documentaire est tellement bien sur les enjeux politiques d'un net libre et ouvert, la nécessité d'une pédagogie, l'importance de l'hacktivisme, quel qu'il soit. Il m'a rappelé tant de choses, surtout la façon dont internet est apparu dans ma vie, avec le sentiment déjà présent que, bordel, cela allait radicalement changer des choses chez moi. Ce qui fut évidemment le cas, dans des proportions à peine imaginables. C'était fascinant.

    A l'époque, toute fin des années 90, j'étais simplement jeune et plein d'ennui, ni populaire ni paria, mais avec une envie inassouvie d'autre chose. Un jour, mon père a décidé, après maints efforts de ma part, de prendre un abonnement à internet. Le lendemain, je mettais ma première page html en ligne.
    Il a ensuite fallu bidouiller, apprendre, comprendre le fonctionnement, envoyer des mails, contacter des inconnu(e)s, découvrir avec curiosité un tas de trucs. Ce n'était pas grand-chose, ça n'était même pas être "geek" à ce modeste niveau, c'était simplement le cheminement nécessaire pour parvenir à publier.
    C'était il y a quatorze ans, ce qui est tôt et tard à la fois dans l'histoire d'internet. Mais tout ça fut fondateur, pour moi en tout cas. Je sais pas, vous.
    Dans ce docu, il y a une grande partie de l'excitation initiale : "on agit sans demander la permission", la bidouillabilité, la capacité de construire quelque chose par soi-même, surtout l'impression d'avoir une étendue mouvante et incroyablement riche. Et aussi quelque chose de vivant à défendre, qui ne supportait pas d'être cornaqué de trop près, au risque de perdre sa formidable raison d'être et de crever. Crever d'ennui et de peur.

    Internet est une chose trop importante pour être laissé à ceux qui le prenne au sérieux.

    Dans cette contre-histoire, le discours sur la compréhension du code, de ce que ça représente, est aussi très éclairant pour ceux qui n'en saisissent pas tout.
    "Les gens doivent comprendre comment la technologie fonctionne et non voir celle-ci comme une mystérieuse boîte noire." - J. Jarvis. Oh oui, oui, oui !
    Bref, la contre-histoire d'internet rappelle très fort Antoine Lefébure, qui disait à propos des radios libres :
    "On en a marre des monopoles, avec des spécialistes qui font tout à notre place. On veut s'emparer de la radio, de la musique, de la ville. C'est pourquoi on commence à bricoler. On passe de citoyens désarmés à pirates armés."

  •  - Par Anonyme

    Ce documentaire est tellement bien sur les enjeux politiques d'un net libre et ouvert, la nécessité d'une pédagogie, l'importance de l'hacktivisme, quel qu'il soit. Il m'a rappelé tant de choses, surtout la façon dont internet est apparu dans ma vie, avec le sentiment déjà présent que, bordel, cela allait radicalement changer des choses chez moi. Ce qui fut évidemment le cas, dans des proportions à peine imaginables. C'était fascinant.

    A l'époque, toute fin des années 90, j'étais simplement jeune et plein d'ennui, ni populaire ni paria, mais avec une envie inassouvie d'autre chose. Un jour, mon père a décidé, après maints efforts de ma part, de prendre un abonnement à internet. Le lendemain, je mettais ma première page html en ligne.
    Il a ensuite fallu bidouiller, apprendre, comprendre le fonctionnement, envoyer des mails, contacter des inconnu(e)s, découvrir avec curiosité un tas de trucs. Ce n'était pas grand-chose, ça n'était même pas être "geek" à ce modeste niveau, c'était simplement le cheminement nécessaire pour parvenir à publier.
    C'était il y a quatorze ans, ce qui est tôt et tard à la fois dans l'histoire d'internet. Mais tout ça fut fondateur, pour moi en tout cas. Je sais pas, vous.
    Dans ce docu, il y a une grande partie de l'excitation initiale : "on agit sans demander la permission", la bidouillabilité, la capacité de construire quelque chose par soi-même, surtout l'impression d'avoir une étendue mouvante et incroyablement riche. Et aussi quelque chose de vivant à défendre, qui ne supportait pas d'être cornaqué de trop près, au risque de perdre sa formidable raison d'être et de crever. Crever d'ennui et de peur.

    Internet est une chose trop importante pour être laissé à ceux qui le prenne au sérieux.

    Dans cette contre-histoire, le discours sur la compréhension du code, de ce que ça représente, est aussi très éclairant pour ceux qui n'en saisissent pas tout.
    "Les gens doivent comprendre comment la technologie fonctionne et non voir celle-ci comme une mystérieuse boîte noire." - J. Jarvis. Oh oui, oui, oui !
    Bref, la contre-histoire d'internet rappelle très fort Antoine Lefébure, qui disait à propos des radios libres :
    "On en a marre des monopoles, avec des spécialistes qui font tout à notre place. On veut s'emparer de la radio, de la musique, de la ville. C'est pourquoi on commence à bricoler. On passe de citoyens désarmés à pirates armés."

  •  - Par Anonyme

    Ce documentaire est tellement bien sur les enjeux politiques d'un net libre et ouvert, la nécessité d'une pédagogie, l'importance de l'hacktivisme, quel qu'il soit. Il m'a rappelé tant de choses, surtout la façon dont internet est apparu dans ma vie, avec le sentiment déjà présent que, bordel, cela allait radicalement changer des choses chez moi. Ce qui fut évidemment le cas, dans des proportions à peine imaginables. C'était fascinant.

    A l'époque, toute fin des années 90, j'étais simplement jeune et plein d'ennui, ni populaire ni paria, mais avec une envie inassouvie d'autre chose. Un jour, mon père a décidé, après maints efforts de ma part, de prendre un abonnement à internet. Le lendemain, je mettais ma première page html en ligne.
    Il a ensuite fallu bidouiller, apprendre, comprendre le fonctionnement, envoyer des mails, contacter des inconnu(e)s, découvrir avec curiosité un tas de trucs. Ce n'était pas grand-chose, ça n'était même pas être "geek" à ce modeste niveau, c'était simplement le cheminement nécessaire pour parvenir à publier.
    C'était il y a quatorze ans, ce qui est tôt et tard à la fois dans l'histoire d'internet. Mais tout ça fut fondateur, pour moi en tout cas. Je sais pas, vous.
    Dans ce docu, il y a une grande partie de l'excitation initiale : "on agit sans demander la permission", la bidouillabilité, la capacité de construire quelque chose par soi-même, surtout l'impression d'avoir une étendue mouvante et incroyablement riche. Et aussi quelque chose de vivant à défendre, qui ne supportait pas d'être cornaqué de trop près, au risque de perdre sa formidable raison d'être et de crever. Crever d'ennui et de peur.

    Internet est une chose trop importante pour être laissé à ceux qui le prenne au sérieux.

    Dans cette contre-histoire, le discours sur la compréhension du code, de ce que ça représente, est aussi très éclairant pour ceux qui n'en saisissent pas tout.
    "Les gens doivent comprendre comment la technologie fonctionne et non voir celle-ci comme une mystérieuse boîte noire." - J. Jarvis. Oh oui, oui, oui !
    Bref, la contre-histoire d'internet rappelle très fort Antoine Lefébure, qui disait à propos des radios libres :
    "On en a marre des monopoles, avec des spécialistes qui font tout à notre place. On veut s'emparer de la radio, de la musique, de la ville. C'est pourquoi on commence à bricoler. On passe de citoyens désarmés à pirates armés."

  •  - Par Anonyme

    Ce documentaire est tellement bien sur les enjeux politiques d'un net libre et ouvert, la nécessité d'une pédagogie, l'importance de l'hacktivisme, quel qu'il soit. Il m'a rappelé tant de choses, surtout la façon dont internet est apparu dans ma vie, avec le sentiment déjà présent que, bordel, cela allait radicalement changer des choses chez moi. Ce qui fut évidemment le cas, dans des proportions à peine imaginables. C'était fascinant.

    A l'époque, toute fin des années 90, j'étais simplement jeune et plein d'ennui, ni populaire ni paria, mais avec une envie inassouvie d'autre chose. Un jour, mon père a décidé, après maints efforts de ma part, de prendre un abonnement à internet. Le lendemain, je mettais ma première page html en ligne.
    Il a ensuite fallu bidouiller, apprendre, comprendre le fonctionnement, envoyer des mails, contacter des inconnu(e)s, découvrir avec curiosité un tas de trucs. Ce n'était pas grand-chose, ça n'était même pas être "geek" à ce modeste niveau, c'était simplement le cheminement nécessaire pour parvenir à publier.
    C'était il y a quatorze ans, ce qui est tôt et tard à la fois dans l'histoire d'internet. Mais tout ça fut fondateur, pour moi en tout cas. Je sais pas, vous.
    Dans ce docu, il y a une grande partie de l'excitation initiale : "on agit sans demander la permission", la bidouillabilité, la capacité de construire quelque chose par soi-même, surtout l'impression d'avoir une étendue mouvante et incroyablement riche. Et aussi quelque chose de vivant à défendre, qui ne supportait pas d'être cornaqué de trop près, au risque de perdre sa formidable raison d'être et de crever. Crever d'ennui et de peur.

    Internet est une chose trop importante pour être laissé à ceux qui le prenne au sérieux.

    Dans cette contre-histoire, le discours sur la compréhension du code, de ce que ça représente, est aussi très éclairant pour ceux qui n'en saisissent pas tout.
    "Les gens doivent comprendre comment la technologie fonctionne et non voir celle-ci comme une mystérieuse boîte noire." - J. Jarvis. Oh oui, oui, oui !
    Bref, la contre-histoire d'internet rappelle très fort Antoine Lefébure, qui disait à propos des radios libres :
    "On en a marre des monopoles, avec des spécialistes qui font tout à notre place. On veut s'emparer de la radio, de la musique, de la ville. C'est pourquoi on commence à bricoler. On passe de citoyens désarmés à pirates armés."

  •  - Par Anonyme

    US Robotics Sportster 14400. C’était mon premier modem, le truc qui couinait en se connectant sur la ligne de téléphone. 1995. Merci à Stéphane Bortzmeyer, administrateur système du CNAM à l’époque, qui me fila, sur un coin de table, ma première adresse internet, @cnam.fr. Ça fait ancien combattant. Ben oui. Mon histoire de l’internet — avec un article, et en bas de casse, SVP! — commence comme ça. Mon métier, journaliste.

    C’est dire que j’ai passé pas mal de temps, et j’en passe encore aujourd’hui, à me battre contre les courants médiatiques qui diabolisent, ou encensent, le « réseau des réseaux », comme on disait à l’époque. Je me reconnais donc assez dans le portrait de cette « contre-histoire ». J’ai croisé la plupart des intervenants. Même si je n’approuve pas l’artifice du titre, qui laisse à penser que, désormais, c’est cette vision-là qui ferait figure d’étalon historique, d’année zéro de « ce qu’il faut savoir de l’internet ». Pourtant j’ai retrouvé dans ces portraits croisés pas mal de naïveté, des non-dits pudiques, et somme toute une sorte de sacralisation un peu gênante.

    En 1995, j’avais déjà sous le coude des tas d’infos que les médias tradis ne publiaient pas sur ce « phénomène cyber » des « autoroutes de l’information » (autre pensum ultra-utilisé à l’époque). C’était donc pour moi à la fois un « filon » journalistique qu’un exutoire. Au moment où David Dufresne lançait La Rafale <http://www.davduf.net/La-Rafale-1995-Novembre-2005-Dix> et un peu avant Arno* et son uZine <http://www.uzine.net/> (ancêtre de Rezo.net), de mon côté je recyclais mes infos dans un canard intemporel, le Bulletin lambda, qui débuta aux alentours du mois d’octobre 1995 (archives exhumées ici : http://lambda.toile-libre.org/bulletin). Ça dura environ 10 ans, je sortais chaque bulletin quand j’avais le temps, en deux langues (dans un anglais plus qu’approximatif!), avec entre cinq et une douzaine de numéros par an. Ça tournait déjà autour des questions de libertés publiques. Je balançais mes infos dans les newsgroups et par e-mail à quelques aficionados. Le web, c’était l’antique — le premier navigateur, Mosaic, ancêtre de Netscape puis de Mozilla, était encore un prototype. A l’époque il n’y avait pas d’hébergeurs indépendants (avant Mygale et Multimania). C’est une petite association de bidouilleurs du logiciel libre, Freenix, qui m’a offert mon premier asile sur son serveur (merci les gars).

    Bref, très vite il y eu les premières affaires scabreuses qui firent la Une de la presse, de l'AFP à France Soir ou Envoyé Spécial, le tryptique « pirate-pédo-nazi », les plaintes en justice contre les « sites pédophiles », affaires Alter-C ou Francenet, le Decency Act aux USA, l’amendement Fillon qui cherchait déjà à faire de la censure privée, Napster (premier logiciel de P2P), les premières restrictions à l’usage libre de la cryptographie — bref, tout ce dont il est question dans le docu d’Arte...

    Le goût amer qui me reste au fond de la gorge, c’est que j’ai le sentiment qu’on continue à gesticuler, qu’on répète en boucle des évidences aux accents libertaires, et qu’il semble y avoir encore un non-dit faramineux qui subsiste, à savoir que la marchandisation du monde, l’exploitation de l’autre, n’ont cessé de se servir de l’internet pour gagner en puissance, sans bien sûr que l’internet, en tant que machin, gros tuyau, n’en soit intrinsèquement responsable — mais qui en devient immanquablement une des armes les plus fatales.

    La neutralité du Net, oui, c’est important et primordial, mais un internet /neutre/a plus de chances de se faire bouffer et phagocyter par les classes économiques dominantes que par de joyeux groupuscules aux idées altruistes. Une petite vidéo diffusée en boucle en marge du docu se fout de la gueule de George « W » qui a parlé « des internets », avec un « S ». Bien sûr que ce gros blaireau n’a rien compris. Pas la peine de prendre ce révélateur pour savoir que ce type est une catastrophe. Mais son lapsus est révélateur: il y a plusieurs « internets ». La neutralité, c’est presque terminé. Les données ne circulent pas avec la même « priorité ». Et ça va s’empirer. Tu payes, tu passes en premier. T’es actionnaire, tu choisis. T’es utilisateur, tu subis. C’est une caricature, oui bien sûr. Mais 95% de la population en sera victime. Quelques uns y échappent, tant mieux pour eux — comme la plupart des intervenants de ce documentaire. Facebook a aidé les « révolutions arabes »? Quelles « révolutions »? Qui dirige la Tunisie, l’Egypte? Et l’après Bachar aura-t-il un visage différent? Exxon ou Total? Danone ou Kraft Food?

    On nous matraque avec la crainte, le « spectre » de Big Brother depuis les débuts de l’internet (et j’y ai participé à ce matraquage, salvateur sous certains aspects, c’est ce qui m’a poussé à m’investir dans les Big Brother Awards). Mais on accepte. On acquiesse. Tout est fait pour nous culpabiliser de refuser cet auto-contrôle permanent. Le patron du Parti pirate suédois en a conscience, plus que beaucoup d’entre nous. Mais il exhibe son smartphone genre « ben j’ai pas le choix ». Combien de personnes peuvent réellement échapper à leur propre déchéance en utilisant ces outils mortifères (j’ai pas dit /meurtriers/)? Quelle est cette nouvelle élite qui sait se protéger des intrusions malveillantes avec Tor, GPG, ou d’autres parefeux techniques, mais qui ont lentement, insidieusement, accepté à ne plus remettre en question la surveillance globale dont seront victimes des centaines de millions de gogos connectés?

    --

    Jet Lambda, Reflets.info

  •  - Par Anonyme

    Changement de trottoir

    « Académie royale des inscriptions et médailles »
    Un soir de printemps.

    Monsieur de la Réttière prend ses quartiers dans son nouvel appartement au dessus de l'académie; il déambule d'une pièce à l'autre, les fenêtres sont grandes ouvertes à cause de la chaleur.

    - Il entre dans la chambre rouge, un lit soutenu par de massives colonnes d'acajou, tendu de rideaux en Damas rouge sombre, se dresse au centre comme un tabernacle, le tapis est rouge également et sur une petite table au pied du lit, il y a une nappe pourpre.
    il passe ensuite au petit salon ou se trouve une grande baquette cannée qui sert pour la réception des visiteurs. Vient ensuite le grand bureau de travail richement meublé de mobilier ancien. Sur le mur de droite on peut admirer une Grande bibliothèque époque Napoléon III en bois laqué noir; près de la fenêtre un grand Fauteuil médaillon d'époque Louis XVI en bois peint , tapisserie à décor florale estampille sur la barre de renfort de Sébastien Carpantier invite à la rêverie. Au milieu de la pièce trône un élégant bureau plat d'époque Directoire en acajou décoré de très beaux bronzes dorés de qualité, représentant des taureaux.

    On frappe
    - Entrez !
    ( Monsieur de la Réttière marche la tête baissée en lisant consciensieusement un beau livre finement relié; il s'interomp et demande)
    -Vous êtes qui vous...?
    -Serviteur Monsieur, mon nom est Efistengelain, je suis votre secrétaire, je puis vous apporter du papier s'il venait à manquer, je taille les crayons, nettoie les gommes, et je m'occupe également du bon fonctionnement de l'ordinateur.
    - Ah...! cela est fort utile.
    - Je peux également vous servir en ma qualité de maître d'hôtel, n'hésitez pas à faire appel à moi si vous voulez vous restaurez, il vous suffit pour cela d'activer cette sonnerie.
    - En général je dîne au restaurant mais c'est entendu si j'ai besoin...vous pouvez disposer; avant de partir apportez-moi mes dictionnaires.
    -Oh ! excusez-moi, Monsieur de la Réttière... j'oubliais.
    -Quoi donc, encore mon ami ?
    - Vous rencontrerez peut-être dans les parages une petite personne assez...assez typique c'est un enfant de Ceylan au teint très basané avec de grosses boucles noires qui lui couvre presque tout le visage; c'est Monsieur Marchecourt l'administrateur, qui l'a ramené avec lui de son dernier voyage aux Indes, le pauvre petit était à moitié mourant dans une mission chrétienne de Jaffna; il se plait très bien maintenant ici à l'académie et à bon coeur; si vous le voyez, ne lui parlez surtout pas cela le ferait fuir; il ne comprend rien à notre langue; montrez lui seulement ceci.
    (Efistengelain lui montre une série de croquis joliment dessinés qui se trouvaient sur le bureau) Il dit:
    -Par exemple si vous lui tendez ce dessin, eh bien... il vous lavera les pieds; cet autre lui fera comprendre qu'il faut aller tout de suite vous chercher des cigarettes et celui-ci, que vous voudriez bien qu'il tînt votre livre un moment pour vous reposer les bras - surprenant n'est ce pas ?
    - En effet.
    (Monsieur de la Réttière se penche par la fenêtre et demande une nouvelle fois)
    - Qui est cet homme en bas à la porte ?
    -C'est le portier Monsieur, il est également à votre service , et il est d'une grande utilité lorsque vous recevez des visiteurs.
    -Effectivement, je m'en souviendrai.
    - Il y a aussi Lasraba, la femme de chambre, qui viendra le soir pour le coucher; c'est elle qui vous mettra au courant pour ce qui est de la femme de ménage qui vient chaque matin.
    -Je ne savais pas que l'académie était si bien faite.
    -Voilà vos dictionnaires Monsieur, je vous souhaite le bonsoir.

  •  - Par Anonyme

    Changement de trottoir

    « Académie royale des inscriptions et médailles »
    Un soir de printemps.

    Monsieur de la Réttière prend ses quartiers dans son nouvel appartement au dessus de l'académie; il déambule d'une pièce à l'autre, les fenêtres sont grandes ouvertes à cause de la chaleur.

    - Il entre dans la chambre rouge, un lit soutenu par de massives colonnes d'acajou, tendu de rideaux en Damas rouge sombre, se dresse au centre comme un tabernacle, le tapis est rouge également et sur une petite table au pied du lit, il y a une nappe pourpre.
    il passe ensuite au petit salon ou se trouve une grande baquette cannée qui sert pour la réception des visiteurs. Vient ensuite le grand bureau de travail richement meublé de mobilier ancien. Sur le mur de droite on peut admirer une Grande bibliothèque époque Napoléon III en bois laqué noir; près de la fenêtre un grand Fauteuil médaillon d'époque Louis XVI en bois peint , tapisserie à décor florale estampille sur la barre de renfort de Sébastien Carpantier invite à la rêverie. Au milieu de la pièce trône un élégant bureau plat d'époque Directoire en acajou décoré de très beaux bronzes dorés de qualité, représentant des taureaux.

    On frappe
    - Entrez !
    ( Monsieur de la Réttière marche la tête baissée en lisant consciensieusement un beau livre finement relié; il s'interomp et demande)
    -Vous êtes qui vous...?
    -Serviteur Monsieur, mon nom est Efistengelain, je suis votre secrétaire, je puis vous apporter du papier s'il venait à manquer, je taille les crayons, nettoie les gommes, et je m'occupe également du bon fonctionnement de l'ordinateur.
    - Ah...! cela est fort utile.
    - Je peux également vous servir en ma qualité de maître d'hôtel, n'hésitez pas à faire appel à moi si vous voulez vous restaurez, il vous suffit pour cela d'activer cette sonnerie.
    - En général je dîne au restaurant mais c'est entendu si j'ai besoin...vous pouvez disposer; avant de partir apportez-moi mes dictionnaires.
    -Oh ! excusez-moi, Monsieur de la Réttière... j'oubliais.
    -Quoi donc, encore mon ami ?
    - Vous rencontrerez peut-être dans les parages une petite personne assez...assez typique c'est un enfant de Ceylan au teint très basané avec de grosses boucles noires qui lui couvre presque tout le visage; c'est Monsieur Marchecourt l'administrateur, qui l'a ramené avec lui de son dernier voyage aux Indes, le pauvre petit était à moitié mourant dans une mission chrétienne de Jaffna; il se plait très bien maintenant ici à l'académie et à bon coeur; si vous le voyez, ne lui parlez surtout pas cela le ferait fuir; il ne comprend rien à notre langue; montrez lui seulement ceci.
    (Efistengelain lui montre une série de croquis joliment dessinés qui se trouvaient sur le bureau) Il dit:
    -Par exemple si vous lui tendez ce dessin, eh bien... il vous lavera les pieds; cet autre lui fera comprendre qu'il faut aller tout de suite vous chercher des cigarettes et celui-ci, que vous voudriez bien qu'il tînt votre livre un moment pour vous reposer les bras - surprenant n'est ce pas ?
    - En effet.
    (Monsieur de la Réttière se penche par la fenêtre et demande une nouvelle fois)
    - Qui est cet homme en bas à la porte ?
    -C'est le portier Monsieur, il est également à votre service , et il est d'une grande utilité lorsque vous recevez des visiteurs.
    -Effectivement, je m'en souviendrai.
    - Il y a aussi Lasraba, la femme de chambre, qui viendra le soir pour le coucher; c'est elle qui vous mettra au courant pour ce qui est de la femme de ménage qui vient chaque matin.
    -Je ne savais pas que l'académie était si bien faite.
    -Voilà vos dictionnaires Monsieur, je vous souhaite le bonsoir.

  •  - Par Anonyme

    Cette année là, cela faisait plusieurs années que je gardait toutes mes économies pour m'acheter LA chaîne Hifi : platine CD , platine vinyle, mais surtout le top le double cassettes enregistreur.
    A moi le partage avec mes amis, la copie à foison sur cassette des supports que l'on me prêtait.
    J'avoue même avoir fait payer des recopies sur cassettes ce qui m'a permis de me payer un Walkman, un bout de mon Mac centris 610 (avec lecteur cd *2 et Modem !!!) et financer mes achats de musiques.

    étonnamment, informaticien et geek avant l'heure, bien qu'ayant les moyens d’accéder à internet depuis 1992 et l'utilisant assidûment depuis 1995, je n'ai plus pratiqué le partage, ni la revente (manque d’intérêt peu être).
    Voilà seulement quelques années (par manque de patience surtout) que je télécharge quelques épisodes de series

  •  - Par Anonyme

    Cette année là, cela faisait plusieurs années que je gardait toutes mes économies pour m'acheter LA chaîne Hifi : platine CD , platine vinyle, mais surtout le top le double cassettes enregistreur.
    A moi le partage avec mes amis, la copie à foison sur cassette des supports que l'on me prêtait.
    J'avoue même avoir fait payer des recopies sur cassettes ce qui m'a permis de me payer un Walkman, un bout de mon Mac centris 610 (avec lecteur cd *2 et Modem !!!) et financer mes achats de musiques.

    étonnamment, informaticien et geek avant l'heure, bien qu'ayant les moyens d’accéder à internet depuis 1992 et l'utilisant assidûment depuis 1995, je n'ai plus pratiqué le partage, ni la revente (manque d’intérêt peu être).
    Voilà seulement quelques années (par manque de patience surtout) que je télécharge quelques épisodes de series

  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

    Que (sur)vive l'Internet libre !

    Source de l'image: www.paulmutant.com

  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

    Que (sur)vive l'Internet libre !

    Source de l'image: www.paulmutant.com

  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

    Que (sur)vive l'Internet libre !

    Source de l'image: www.paulmutant.com

  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

    Que (sur)vive l'Internet libre !

    Source de l'image: www.paulmutant.com

  • "This Painting is Not Available in Your Country"
    Cette peinture de Paul Mutant (2010) illustre bien l'absurdité et le ridicule d'un Internet filtré et/ou censuré en fonction du pays ou l'on se trouve...

    La dernière fois que j'ai eu ce souci c'est en envoyant le lien arte+7 d'un documentaire à un ami québécois. Le documentaire en question le concernait et ne pouvait que l’intéresser, j'aurais aimé qu'il le voit afin d'en parler par la suite. Malheureusement chez lui la page d'Arte affichait "cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays", c'est bien triste...
    Bien sûr les solutions pour contourner ce filtrage existent et après un peu de temps perdu à bidouiller il a pu le voir, ouf !

    Que (sur)vive l'Internet libre !

    Source de l'image: www.paulmutant.com

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  •  - Par Julielm

    1999, j'ai 15 ans, j'obtiens pour la première fois ma connexion Internet et c'est partie pour une grande histoire d'amour.

    Premier centre d'intérêt à explorer : les jeux vidéos. J'explore le web français que je trouve, à l'époque, plutôt limité. Mais je tombe par la suite sur les sites (en anglais) du web Américain et, oh joie, il y a des communautés autour de mes jeux préférés. Je me mets à correspondre avec une Américaine, dont j'ai trouvé les coordonnées sur un site, qui m'introduit sur un forum antique (à l'époque, pas de sujets, toutes les interventions sont postées à la suite). Dans les débuts, c'est plutôt laborieux, mon anglais est limité et je me contente de beaucoup parler de fromage (frenchitude oblige). Mais voilà une motivation énorme pour apprendre l'anglais. Mes notes en la matière, plutôt moyennes depuis le début du collège, commencent à augmenter : j'apprends les listes de verbes irréguliers avec délice.
    Par ailleurs je me rends compte que tous ces gens-là dessinent, et que de bien dessiner est une source de prestige certaine. ça tombe bien, j'aime bien dessiner. Je me mets à produire en masse, m'inspirant au fil des années de mes admirations successives. Je créée mon premier site (sur Publisher, idée idiote).

    Notre forum antique finit par être fermé, et un de mes bons amis (qui, il se trouve, tient un des fansites les plus importants sur le jeu vidéo qui nous intéresse) créée son forum (un BB Board). J'y suis dès le premier jour : ce sera ma base arrière sur Internet pendant plusieurs années.
    Le forum dans lequel je suis fédère sa propre communauté : nous vivons des aventures formidables, créant l'événement autour des bonnes idées des uns et des autres (une bonne idée de ma part : je découvre que de créer des smilies, c'est simple, j'en customize plein puis je me mets en tête d'en créer à l'effigie des avatar de mes amis. Succès fou.)
    En discutant de tout, nous en venons aussi à discuter politique : en 2002, lors de la guerre en Irak, je suis française, je suis contre, évidemment ; je me rends compte que la moitié de mes amis américains sont pour. S'ensuivent de longues argumentations. Au fil de ces discussions, je fait une découverte qui change ma vie : je me rends compte que mes amis américains baignent dans un univers médiatique extrêmement différent du mien, et que, compte tenu des informations qu'ils reçoivent, il est logique qu'ils puissent arriver à des conclusions qui me paraissent inconcevables. Je ne change pas d'avis sur la guerre en Irak - mais je regarde avec plus de méfiance depuis les limites de mon univers médiatique et je m'énerve désormais quand on me tient des discours du type "ils sont fous ces américains".
    Nous nous plumons également sur le conflit Israël-Palestine (nous sommes en plein pendant la seconde intifada) et je me fais notamment traiter de nazie par un ami juif américain parce que le proteste contre le couvre-feu imposé dans les territoires. Plus tard, sur AIM, nous réglerons nos différents et négocierons avec succès la paix au Moyen-Orient (j'arrête le terrorisme, il démantèle les colonies).

    Au fil du temps, notre forum devient un peu un repaire de trolls. A un moment, nous sommes attaqués par un faux culte, les "genos", prônant l'uniformité. En fait, il s'agit de représentants des forums SomethingAwful. On s'énerve un peu avant de remonter la piste.
    Sinon, le forum génère ses propres trolls au fur et à mesure que les habitués vieillissent, alors que les nouveaux sont toujours aussi naïfs. Je ne fais pas dans le troll, ce n'est pas mon style (dans la typologie des flamewarriors, je me positionne plutôt entre le "philosophe" et l'"ent") - mais je m'entend bien avec nos trolls. Déjà, il y en a un certain nombre que je connais depuis leur période non-troll. Ensuite, nos trolls s'attaquent généralement aux forumeurs politiquement conservateurs sans imagination : nous sommes donc alliés objectifs (c'est que je n'ai pas arrêté de discuter politique...).

    Mais mon forum arrive quand même en fin de vie, mon intérêt pour les jeux vidéos s'amenuise, et je migre de plus en plus sur les forums de DeviantArt. Il se trouve que j'ai continué à dessiner, et que j'ai donc écumé toutes les galeries en ligne pour mettre mes dessins en ligne. DeviantArt, c'est un aboutissement : on peut tout faire là dessus, commenter les dessins, avoir des amis, faire des favoris... Toutes les attentes auxquelles ne répondaient que partiellement les galeries que j'ai pu fréquenter avant. Je fréquente activement le forum cinéma, le forum livre, et le forum politique. Là aussi, je discute politique avec mes interlocuteurs internationaux. J'arrive à trouver des terrains d'entente avec les néocons américains, mais je finis par laisser choir la discussion avec le nazi belge.
    En 2006, c'est la guerre entre le Liban et Israël. Il se trouve que je suis amie DeviantArt avec deux libanais, qui racontent les bombardements de Beyrouth dans leur journal. Je créée un sujet sur le forum politique pour inviter les DeviantArtists libanais et israéliens à raconter leur version de l'histoire, en me disant que la confrontation peut être intéressante. Une demi-douzaine d'israéliens viennent donner leur version, mais pas de libanais. Plus tard, je lirais un article qui indique que pendant cette guerre, les israéliens ont en masse consulté les blogs des libanais, afin de mieux connaître le situation derrière les lignes. J'ai le sentiment de faire partie de l'Histoire.

    Je dessine de moins en moins, ma vie réelle tend à s'animer (ce qui me laisse moins disponible pour ma vie en ligne) et mes centres d'intérêt changent. Je déserte quelque peu les forums DeviantArt pour aller sur le forums d'IMDb où je peux discuter de façon plus précise mes adorations cinématographiques. Je suranalyse, entre autres, la Ligne Rouge et les Infiltrés. Je découvre aussi le forum Citizen Kane, qui a un fonctionnement très amusant : comme Citizen Kane est cité comme le meilleur film américain par la liste proposée par l'American Film Institute, son forum accueille quotidiennement des messages de grands esprits qui clament haut et fort qu'il l'on vu, et qu'il est surévalué. Du coup, la communauté des habitués s'est adaptée : leur quotidien est de faire des rebuffades inventives puis de court-circuiter le discussion pour discuter des derniers films qu'ils ont vu. Je me mêle à eux et je prends plein de références. Plus tard, nous nous ferons recruter sur un forum de "réfugiés" du forum musique d'IMDb dont le modérateur invite en VIP les gens dont il apprécie les contributions. L'ambiance y est très bonne et très internationale : il y a des américains, des anglais, des néérlandais, des australiens, des israéliens, etc. Je lis ce que racontent mes amies américaines qui se demandent (pour les plus jeunes) si cela vaut vraiment le coup de s'endetter à vie pour faire des études supérieures ou (pour les plus âgées) comment faire pour continuer des études avec la somme de dettes qu'elles ont accumulées et je me dis que le système des études supérieures américain marche sur la tête.

    Depuis, ma vie réelle a décidément pris plus d'ampleur. Je lis toujours des sites américains, mais je vais beaucoup moins sur les forums.

    Bilan de ces années ? Je lis et j'écris désormais en anglais couramment (pour le parler, c'est plus compliqué), mes capacités en dessin ont augmenté, mes capacités en argumentation se sont très fortement blindées, ce qui m'a servi à beaucoup de reprises par la suite. J'ai le sentiment que grâce à mes débats sans fins avec mes américains, je sais mieux ouvrir le débat et donner leur chance à des idées contradictoires, sans préjuger de leur intérêt - et j'ai le sentiment que c'est important. Je pense que ma vision du monde est plus nuancée que si j'avais évolué sans cela. Et puis j'ai gardé de cela une notion assez intuitive de la façon dont peuvent fonctionner les forums et les communautés, qui me sert, en fait, dans ma vie professionnelle. Quand je lis l'Encyclopedia Dramatica, je trouve des tas de forums, d'éléments ou de gens que j'ai pu côtoyer en vrai. Et ça, c'est cool.

  • Laurent Chemla (laurentchemla) se souvient de la première fois où il a réussi à se connecter à un autre ordinateur en passant par le serveur d'Apple aux État-Unis. C'était dans les années 80 !

  • Laurent Chemla (laurentchemla) se souvient de la première fois où il a réussi à se connecter à un autre ordinateur en passant par le serveur d'Apple aux État-Unis. C'était dans les années 80 !

  • Laurent Chemla (laurentchemla) se souvient de la première fois où il a réussi à se connecter à un autre ordinateur en passant par le serveur d'Apple aux État-Unis. C'était dans les années 80 !

  • Laurent Chemla (laurentchemla) se souvient de la première fois où il a réussi à se connecter à un autre ordinateur en passant par le serveur d'Apple aux État-Unis. C'était dans les années 80 !

  • Mon premier souvenir, un peu avant l'internet c'est le cube marron du minitel, l'affichage à gros pixel ligne après ligne. Mon frère y avait consulté ses résultats du bac, ça devait être en 96. J'avais 8 ans. Je passais à cette époque mes après midi à jouer à la Super Nes avec mon voisin de quartier et j'étais trop jeune pour m’intéresser au début du réseau dans les années qui ont suivi.
    C'est en 2001 ou 2002 que nous avons reçu la première ligne "illimitée", l'ADSL et c'est à ce moment que j'ai commencé à utiliser internet tout les jours. Je tchattais le soir avec mes camarades de classe sur caramail ou wanadoo et j'empruntais des pseudo ridicules mais assez commun à l'époque comme bogossdu68. Plus tard c'était art.de.la.joie puis Philou. L'écran (et l'anonymat) nous protégeait du ridicule. On parlait de tout et de rien, pendant des heures. Les amitiés qui se nouaient n'était pas les mêmes que dans la cour de récré et on préférait parfois rester secret.
    Je téléchargeais aussi, surtout des jeux au début. Je me souviens de l'interface de napster mais c'est à vers 16 ans , au lycée, que je laissais tourner la mule toute la nuit pour remplir mon premier iPod de trouvailles.
    Un soir avec un ami d'enfance nous avions lu que les jeux dreamcast pouvaient se télécharger et se graver et nous avions décidé d'essayer. C'est sans doute la un de mes meilleurs souvenirs liés à l'internet, cette nuit blanche à essayer de graver des dizaines de CD selon différentes techniques glanées sur des forums en anglais dont nous ne comprenions qu'un mot sur deux et l'attente frustrée à chaque fois que nous insérions le CD dans la console pour savoir si le jeux se lancerait.
    C'est ce goût de l'expérimentation, des dix ratés pour un succès que j'aime le plus dans l'internet. Dans les années qui ont suivi je formatais le pc tout les 6 mois parce que j'avais fini par faire une bêtise, parce que j'aimais repartir de zéro et prendre un autre chemin.
    Aujourd'hui j'utilise des distributions Linux et ce plaisir ne m'a jamais lassé. Je code à un niveau basique pour mon épanouissement.
    L'informatique et la bidouille (le hack?) sont à mon enfance ce que la mécanique était à celle de mon grand-père.

  • Mon premier souvenir, un peu avant l'internet c'est le cube marron du minitel, l'affichage à gros pixel ligne après ligne. Mon frère y avait consulté ses résultats du bac, ça devait être en 96. J'avais 8 ans. Je passais à cette époque mes après midi à jouer à la Super Nes avec mon voisin de quartier et j'étais trop jeune pour m’intéresser au début du réseau dans les années qui ont suivi.
    C'est en 2001 ou 2002 que nous avons reçu la première ligne "illimitée", l'ADSL et c'est à ce moment que j'ai commencé à utiliser internet tout les jours. Je tchattais le soir avec mes camarades de classe sur caramail ou wanadoo et j'empruntais des pseudo ridicules mais assez commun à l'époque comme bogossdu68. Plus tard c'était art.de.la.joie puis Philou. L'écran (et l'anonymat) nous protégeait du ridicule. On parlait de tout et de rien, pendant des heures. Les amitiés qui se nouaient n'était pas les mêmes que dans la cour de récré et on préférait parfois rester secret.
    Je téléchargeais aussi, surtout des jeux au début. Je me souviens de l'interface de napster mais c'est à vers 16 ans , au lycée, que je laissais tourner la mule toute la nuit pour remplir mon premier iPod de trouvailles.
    Un soir avec un ami d'enfance nous avions lu que les jeux dreamcast pouvaient se télécharger et se graver et nous avions décidé d'essayer. C'est sans doute la un de mes meilleurs souvenirs liés à l'internet, cette nuit blanche à essayer de graver des dizaines de CD selon différentes techniques glanées sur des forums en anglais dont nous ne comprenions qu'un mot sur deux et l'attente frustrée à chaque fois que nous insérions le CD dans la console pour savoir si le jeux se lancerait.
    C'est ce goût de l'expérimentation, des dix ratés pour un succès que j'aime le plus dans l'internet. Dans les années qui ont suivi je formatais le pc tout les 6 mois parce que j'avais fini par faire une bêtise, parce que j'aimais repartir de zéro et prendre un autre chemin.
    Aujourd'hui j'utilise des distributions Linux et ce plaisir ne m'a jamais lassé. Je code à un niveau basique pour mon épanouissement.
    L'informatique et la bidouille (le hack?) sont à mon enfance ce que la mécanique était à celle de mon grand-père.

  • Mon premier souvenir, un peu avant l'internet c'est le cube marron du minitel, l'affichage à gros pixel ligne après ligne. Mon frère y avait consulté ses résultats du bac, ça devait être en 96. J'avais 8 ans. Je passais à cette époque mes après midi à jouer à la Super Nes avec mon voisin de quartier et j'étais trop jeune pour m’intéresser au début du réseau dans les années qui ont suivi.
    C'est en 2001 ou 2002 que nous avons reçu la première ligne "illimitée", l'ADSL et c'est à ce moment que j'ai commencé à utiliser internet tout les jours. Je tchattais le soir avec mes camarades de classe sur caramail ou wanadoo et j'empruntais des pseudo ridicules mais assez commun à l'époque comme bogossdu68. Plus tard c'était art.de.la.joie puis Philou. L'écran (et l'anonymat) nous protégeait du ridicule. On parlait de tout et de rien, pendant des heures. Les amitiés qui se nouaient n'était pas les mêmes que dans la cour de récré et on préférait parfois rester secret.
    Je téléchargeais aussi, surtout des jeux au début. Je me souviens de l'interface de napster mais c'est à vers 16 ans , au lycée, que je laissais tourner la mule toute la nuit pour remplir mon premier iPod de trouvailles.
    Un soir avec un ami d'enfance nous avions lu que les jeux dreamcast pouvaient se télécharger et se graver et nous avions décidé d'essayer. C'est sans doute la un de mes meilleurs souvenirs liés à l'internet, cette nuit blanche à essayer de graver des dizaines de CD selon différentes techniques glanées sur des forums en anglais dont nous ne comprenions qu'un mot sur deux et l'attente frustrée à chaque fois que nous insérions le CD dans la console pour savoir si le jeux se lancerait.
    C'est ce goût de l'expérimentation, des dix ratés pour un succès que j'aime le plus dans l'internet. Dans les années qui ont suivi je formatais le pc tout les 6 mois parce que j'avais fini par faire une bêtise, parce que j'aimais repartir de zéro et prendre un autre chemin.
    Aujourd'hui j'utilise des distributions Linux et ce plaisir ne m'a jamais lassé. Je code à un niveau basique pour mon épanouissement.
    L'informatique et la bidouille (le hack?) sont à mon enfance ce que la mécanique était à celle de mon grand-père.

  • Mon premier souvenir, un peu avant l'internet c'est le cube marron du minitel, l'affichage à gros pixel ligne après ligne. Mon frère y avait consulté ses résultats du bac, ça devait être en 96. J'avais 8 ans. Je passais à cette époque mes après midi à jouer à la Super Nes avec mon voisin de quartier et j'étais trop jeune pour m’intéresser au début du réseau dans les années qui ont suivi.
    C'est en 2001 ou 2002 que nous avons reçu la première ligne "illimitée", l'ADSL et c'est à ce moment que j'ai commencé à utiliser internet tout les jours. Je tchattais le soir avec mes camarades de classe sur caramail ou wanadoo et j'empruntais des pseudo ridicules mais assez commun à l'époque comme bogossdu68. Plus tard c'était art.de.la.joie puis Philou. L'écran (et l'anonymat) nous protégeait du ridicule. On parlait de tout et de rien, pendant des heures. Les amitiés qui se nouaient n'était pas les mêmes que dans la cour de récré et on préférait parfois rester secret.
    Je téléchargeais aussi, surtout des jeux au début. Je me souviens de l'interface de napster mais c'est à vers 16 ans , au lycée, que je laissais tourner la mule toute la nuit pour remplir mon premier iPod de trouvailles.
    Un soir avec un ami d'enfance nous avions lu que les jeux dreamcast pouvaient se télécharger et se graver et nous avions décidé d'essayer. C'est sans doute la un de mes meilleurs souvenirs liés à l'internet, cette nuit blanche à essayer de graver des dizaines de CD selon différentes techniques glanées sur des forums en anglais dont nous ne comprenions qu'un mot sur deux et l'attente frustrée à chaque fois que nous insérions le CD dans la console pour savoir si le jeux se lancerait.
    C'est ce goût de l'expérimentation, des dix ratés pour un succès que j'aime le plus dans l'internet. Dans les années qui ont suivi je formatais le pc tout les 6 mois parce que j'avais fini par faire une bêtise, parce que j'aimais repartir de zéro et prendre un autre chemin.
    Aujourd'hui j'utilise des distributions Linux et ce plaisir ne m'a jamais lassé. Je code à un niveau basique pour mon épanouissement.
    L'informatique et la bidouille (le hack?) sont à mon enfance ce que la mécanique était à celle de mon grand-père.

  •  - Par Anonyme  via telerama

    D'abord il faut dire qu'on se connectait brièvement, en choisissant bien l'horaire, tôt le matin ou tard le soir, car la connexion était payante à l'unité téléphonique.
    Bien sur avant ça il fallait aussi qu'on soit parvenu a installer le modem, que le PC n'ait pas planté pendant l'installation ...

    Cette année là j'ai découvert ce qu'allait pouvoir m'apporter Internet. Ma mère étant atteinte de la maladie de Parkinson et les médecins encore avares, à l'époque, d'explications, j'étais en quête désespérée d'informations pour comprendre un peu de cette maladie. Et c'est sur Internet, en anglais seulement, que j'ai trouvé de quoi nourrir ma curiosité sur le sujet, avec beaucoup d'articles très détaillés.
    Il y a eu aussi les "forums de news", ceux de bricolage par exemple qui m'ont appris à réparer, à installer, à trouver des astuces, en peinture, en plomberie, en informatique (Ah Jean-Claude Bellamy! Merci!), en rénovation de maison, en chauffage, etc j'y ai tout appris!

    Aujourd'hui, je déplore les milliers de sites qui se copient les uns les autres, le fatras qui en résulte , et les erreurs qui se propagent à vitesse V.
    Je déplore la dérive des forums de discussions où des individus déversent les pires horreurs, parfois sans raison aucune, parfois avec des intentions bien sombres telles la propagation insidieuse et déterminée de certaines idées qui germeront et deviendront petit à petit "acceptables" !

    Ah aussi je déplore ces "petits" journalistes qui nous parlent des enfants d'aujourd'hui nés avec Internet, lesquels enfants seraient dans l'obligation d'en expliquer l'usage à leurs grands parents ignares. De grâce stop avec ça! Ils oublient, ces journalistes, que ce sont ces grands -parents qui l'ont créé et inauguré cet Internet.

  •  - Par Anonyme

    J'ai *vraiment* découvert Internet tard, autours de mes 17 ans, alors que les grandes bases étaient déjà posées. Jusque là, j'avais une vie IRL remplie et seine. Plus les années ont passé, plus j'ai réalisé combien je détestais ma vie IRL. Dans le monde physique, nous ne sommes qu'une seule personne : tout ce que nous disons et faisons nous suivra jusque dans notre tombe. Dès lors, nous passons notre temps à censurer nos propres actes, jusqu'à nos propres pensées. Nous nous soumettons tout entier aux conditions arbitraires du succès de notre destin.
    Internet peut être un espace en marge de notre destin. Nous pouvons nous y défaire de notre individu et ne plus exister qu'au travers de nos idées, nues et libérées.

    Je n'aime pas ma vie IRL car tout y repose sur ma personne, et qu'aucune personne ne vaut la peine qu'on s'y attarde. J'aime et suis prêt à mourir pour cette partie anonyme d'Internet, où tout repose sur les idées, car les idées sont des choses formidables une fois libérées de l'emprise de ceux qui les formulent. Et je continuerai à déployer toute la violence qu'Internet m'a appris à mobiliser contre tous ceux qui essaieront de faire d'Internet un espace dédié aux individus plutôt qu'aux idées, contre tout ceux qui parleront en leur nom propre, qui parleront de leur identité, pour leur propre bien et celui de l'humanité.

    C'est la Voie du Troll, et c'est la voie que j'ai choisie, Intelunetu-sensei !!
    Vivent les nazis, vivent les partouzes en école maternelle. Libérez-vous de votre morale et faites fleurir votre âme.

  •  - Par Christelle

    Novembre 2006.
    Pas d'Internet au travail depuis une semaine maintenant et donc nul accès à notre messagerie professionnelle, un accès plus que fluctuant à la maison mais c'est apparemment le cas dans à peu près toute la Syrie en ce moment...
    C'est donc l'éternel sketche de la navigation à l'Internet-Café qui recommence...
    De beaux moments d'analyse sociologique en perspective... Davantage que des Web-Café, ces endroits mériteraient d'être renommés "Skype-Café", "chat-Café" ou "Café-rencontres"... : le rendez-vous de tous les minets et de toutes les minettes qui dialoguent sans grande discrétion avec le sexe opposé, le plus souvent généralement en langue anglaise...
    Si ces jeunes filles innocentes derrière leur écran voyaient le tableau ici : dans un brouillard nicotinien, des fashion-victims ultra gominés font leurs courses -parfois à plusieurs d'ailleurs - dans le grand supermarché des filles en maillot en ligne avec force de commentaires et de ricanements...
    Quant aux jeunes syriennes -vous vous en doutez- elles ne sont évidemment pas en reste et ne sont pas les dernières à donner de la voix dans cette atmosphère enfumée.

  •  - Par Christelle

    Novembre 2006.
    Pas d'Internet au travail depuis une semaine maintenant et donc nul accès à notre messagerie professionnelle, un accès plus que fluctuant à la maison mais c'est apparemment le cas dans à peu près toute la Syrie en ce moment...
    C'est donc l'éternel sketche de la navigation à l'Internet-Café qui recommence...
    De beaux moments d'analyse sociologique en perspective... Davantage que des Web-Café, ces endroits mériteraient d'être renommés "Skype-Café", "chat-Café" ou "Café-rencontres"... : le rendez-vous de tous les minets et de toutes les minettes qui dialoguent sans grande discrétion avec le sexe opposé, le plus souvent généralement en langue anglaise...
    Si ces jeunes filles innocentes derrière leur écran voyaient le tableau ici : dans un brouillard nicotinien, des fashion-victims ultra gominés font leurs courses -parfois à plusieurs d'ailleurs - dans le grand supermarché des filles en maillot en ligne avec force de commentaires et de ricanements...
    Quant aux jeunes syriennes -vous vous en doutez- elles ne sont évidemment pas en reste et ne sont pas les dernières à donner de la voix dans cette atmosphère enfumée.

  •  - Par Christelle

    Novembre 2006.
    Pas d'Internet au travail depuis une semaine maintenant et donc nul accès à notre messagerie professionnelle, un accès plus que fluctuant à la maison mais c'est apparemment le cas dans à peu près toute la Syrie en ce moment...
    C'est donc l'éternel sketche de la navigation à l'Internet-Café qui recommence...
    De beaux moments d'analyse sociologique en perspective... Davantage que des Web-Café, ces endroits mériteraient d'être renommés "Skype-Café", "chat-Café" ou "Café-rencontres"... : le rendez-vous de tous les minets et de toutes les minettes qui dialoguent sans grande discrétion avec le sexe opposé, le plus souvent généralement en langue anglaise...
    Si ces jeunes filles innocentes derrière leur écran voyaient le tableau ici : dans un brouillard nicotinien, des fashion-victims ultra gominés font leurs courses -parfois à plusieurs d'ailleurs - dans le grand supermarché des filles en maillot en ligne avec force de commentaires et de ricanements...
    Quant aux jeunes syriennes -vous vous en doutez- elles ne sont évidemment pas en reste et ne sont pas les dernières à donner de la voix dans cette atmosphère enfumée.

  •  - Par Christelle

    Novembre 2006.
    Pas d'Internet au travail depuis une semaine maintenant et donc nul accès à notre messagerie professionnelle, un accès plus que fluctuant à la maison mais c'est apparemment le cas dans à peu près toute la Syrie en ce moment...
    C'est donc l'éternel sketche de la navigation à l'Internet-Café qui recommence...
    De beaux moments d'analyse sociologique en perspective... Davantage que des Web-Café, ces endroits mériteraient d'être renommés "Skype-Café", "chat-Café" ou "Café-rencontres"... : le rendez-vous de tous les minets et de toutes les minettes qui dialoguent sans grande discrétion avec le sexe opposé, le plus souvent généralement en langue anglaise...
    Si ces jeunes filles innocentes derrière leur écran voyaient le tableau ici : dans un brouillard nicotinien, des fashion-victims ultra gominés font leurs courses -parfois à plusieurs d'ailleurs - dans le grand supermarché des filles en maillot en ligne avec force de commentaires et de ricanements...
    Quant aux jeunes syriennes -vous vous en doutez- elles ne sont évidemment pas en reste et ne sont pas les dernières à donner de la voix dans cette atmosphère enfumée.

  • Que représente Internet pour une traductrice en devenir ? Retour en 2003 et aux "Wow" de l'époque.

  • Que représente Internet pour une traductrice en devenir ? Retour en 2003 et aux "Wow" de l'époque.

  • Que représente Internet pour une traductrice en devenir ? Retour en 2003 et aux "Wow" de l'époque.

  • J'ai rencontré ma première petite amie ainsi que l'un de mes meilleurs amis et plein d'autres sur internet, en 2000-2001, j'avais 15-16 ans. Nous étions tous sur IRC, il y avait des centaines et des milliers de personnes connectés sur une multitude de canaux de discutions dans différents réseaux et avoir un pseudo (nickname) était la norme.

    IRC existe toujours, bien sûr, mais avec l'apparition de MSN et ensuite Facebook j'ai vu tout un univers se vider de son peuple. Un univers entièrement constitué de textes et de liens url, sans photo ni "profil", mais néanmoins un univers riche et passionnant, avec ses propres mœurs et codes sociaux.
    ASV ? (age/sexe/ville) que l'on venait parfois me demander en privé, à cela je répondais 15/h/Bruxelles ou 36/f/Anvers selon la personne et mes envies. A force des rencontres j'ai très vite compris que le cliché du "geek boutonneux à lunettes en cul de bouteille" était complétement faux et injustifié. Il y avait (et il y a toujours) de tout sur internet, comme dans le "réel" ou devrais-je dire "l'autre réel" ;c)

    Paradoxalement avec Facebook, qui nous donne d'avance un certain nombre d'information (age, ville, goût et couleur,...), j'ai l'impression qu'il y est beaucoup plus difficile de rencontrer de nouvelles personnes. L’anonymat sur IRC poussait à la curiosité et à la discutions, sans préjugé ni pré-sélection. De plus, il n'y avait pas la peur du "pédo-nazi", en tout cas pas autant qu'actuellement. Évidement nous étions parfois méfiant envers certains. Mais sans être trop naïf et avec un minimum de prévention il était facile d'éviter de tomber dans un mauvais plan. Je me souviens par exemple avoir, par sécurité et à la demande de nos parents, accompagné ma petite sœur à des premiers rendez-vous avec des personnes rencontrés sur IRC. J'avais moi-même déjà eu quelques rendez-vous et au final nous n'avons jamais eu de coups foireux, bien au contraire.

    Enfin bref c'est sur IRC #bruxelles et #21! du réseau Undernet que j'ai rencontré de vrais amis qui ont changé ma vie à jamais. Si vous lisez ces lignes, chers Paranoid, YaX, Lily, Nicotine, IciBlaBla, Champi, Gaston, Bis0unours, Pintje, Daïkini, Delichoc, etc: je vous salue ! A bientôt autour d'un verre ?

  • J'ai rencontré ma première petite amie ainsi que l'un de mes meilleurs amis et plein d'autres sur internet, en 2000-2001, j'avais 15-16 ans. Nous étions tous sur IRC, il y avait des centaines et des milliers de personnes connectés sur une multitude de canaux de discutions dans différents réseaux et avoir un pseudo (nickname) était la norme.

    IRC existe toujours, bien sûr, mais avec l'apparition de MSN et ensuite Facebook j'ai vu tout un univers se vider de son peuple. Un univers entièrement constitué de textes et de liens url, sans photo ni "profil", mais néanmoins un univers riche et passionnant, avec ses propres mœurs et codes sociaux.
    ASV ? (age/sexe/ville) que l'on venait parfois me demander en privé, à cela je répondais 15/h/Bruxelles ou 36/f/Anvers selon la personne et mes envies. A force des rencontres j'ai très vite compris que le cliché du "geek boutonneux à lunettes en cul de bouteille" était complétement faux et injustifié. Il y avait (et il y a toujours) de tout sur internet, comme dans le "réel" ou devrais-je dire "l'autre réel" ;c)

    Paradoxalement avec Facebook, qui nous donne d'avance un certain nombre d'information (age, ville, goût et couleur,...), j'ai l'impression qu'il y est beaucoup plus difficile de rencontrer de nouvelles personnes. L’anonymat sur IRC poussait à la curiosité et à la discutions, sans préjugé ni pré-sélection. De plus, il n'y avait pas la peur du "pédo-nazi", en tout cas pas autant qu'actuellement. Évidement nous étions parfois méfiant envers certains. Mais sans être trop naïf et avec un minimum de prévention il était facile d'éviter de tomber dans un mauvais plan. Je me souviens par exemple avoir, par sécurité et à la demande de nos parents, accompagné ma petite sœur à des premiers rendez-vous avec des personnes rencontrés sur IRC. J'avais moi-même déjà eu quelques rendez-vous et au final nous n'avons jamais eu de coups foireux, bien au contraire.

    Enfin bref c'est sur IRC #bruxelles et #21! du réseau Undernet que j'ai rencontré de vrais amis qui ont changé ma vie à jamais. Si vous lisez ces lignes, chers Paranoid, YaX, Lily, Nicotine, IciBlaBla, Champi, Gaston, Bis0unours, Pintje, Daïkini, Delichoc, etc: je vous salue ! A bientôt autour d'un verre ?

  • J'ai rencontré ma première petite amie ainsi que l'un de mes meilleurs amis et plein d'autres sur internet, en 2000-2001, j'avais 15-16 ans. Nous étions tous sur IRC, il y avait des centaines et des milliers de personnes connectés sur une multitude de canaux de discutions dans différents réseaux et avoir un pseudo (nickname) était la norme.

    IRC existe toujours, bien sûr, mais avec l'apparition de MSN et ensuite Facebook j'ai vu tout un univers se vider de son peuple. Un univers entièrement constitué de textes et de liens url, sans photo ni "profil", mais néanmoins un univers riche et passionnant, avec ses propres mœurs et codes sociaux.
    ASV ? (age/sexe/ville) que l'on venait parfois me demander en privé, à cela je répondais 15/h/Bruxelles ou 36/f/Anvers selon la personne et mes envies. A force des rencontres j'ai très vite compris que le cliché du "geek boutonneux à lunettes en cul de bouteille" était complétement faux et injustifié. Il y avait (et il y a toujours) de tout sur internet, comme dans le "réel" ou devrais-je dire "l'autre réel" ;c)

    Paradoxalement avec Facebook, qui nous donne d'avance un certain nombre d'information (age, ville, goût et couleur,...), j'ai l'impression qu'il y est beaucoup plus difficile de rencontrer de nouvelles personnes. L’anonymat sur IRC poussait à la curiosité et à la discutions, sans préjugé ni pré-sélection. De plus, il n'y avait pas la peur du "pédo-nazi", en tout cas pas autant qu'actuellement. Évidement nous étions parfois méfiant envers certains. Mais sans être trop naïf et avec un minimum de prévention il était facile d'éviter de tomber dans un mauvais plan. Je me souviens par exemple avoir, par sécurité et à la demande de nos parents, accompagné ma petite sœur à des premiers rendez-vous avec des personnes rencontrés sur IRC. J'avais moi-même déjà eu quelques rendez-vous et au final nous n'avons jamais eu de coups foireux, bien au contraire.

    Enfin bref c'est sur IRC #bruxelles et #21! du réseau Undernet que j'ai rencontré de vrais amis qui ont changé ma vie à jamais. Si vous lisez ces lignes, chers Paranoid, YaX, Lily, Nicotine, IciBlaBla, Champi, Gaston, Bis0unours, Pintje, Daïkini, Delichoc, etc: je vous salue ! A bientôt autour d'un verre ?

  • J'ai rencontré ma première petite amie ainsi que l'un de mes meilleurs amis et plein d'autres sur internet, en 2000-2001, j'avais 15-16 ans. Nous étions tous sur IRC, il y avait des centaines et des milliers de personnes connectés sur une multitude de canaux de discutions dans différents réseaux et avoir un pseudo (nickname) était la norme.

    IRC existe toujours, bien sûr, mais avec l'apparition de MSN et ensuite Facebook j'ai vu tout un univers se vider de son peuple. Un univers entièrement constitué de textes et de liens url, sans photo ni "profil", mais néanmoins un univers riche et passionnant, avec ses propres mœurs et codes sociaux.
    ASV ? (age/sexe/ville) que l'on venait parfois me demander en privé, à cela je répondais 15/h/Bruxelles ou 36/f/Anvers selon la personne et mes envies. A force des rencontres j'ai très vite compris que le cliché du "geek boutonneux à lunettes en cul de bouteille" était complétement faux et injustifié. Il y avait (et il y a toujours) de tout sur internet, comme dans le "réel" ou devrais-je dire "l'autre réel" ;c)

    Paradoxalement avec Facebook, qui nous donne d'avance un certain nombre d'information (age, ville, goût et couleur,...), j'ai l'impression qu'il y est beaucoup plus difficile de rencontrer de nouvelles personnes. L’anonymat sur IRC poussait à la curiosité et à la discutions, sans préjugé ni pré-sélection. De plus, il n'y avait pas la peur du "pédo-nazi", en tout cas pas autant qu'actuellement. Évidement nous étions parfois méfiant envers certains. Mais sans être trop naïf et avec un minimum de prévention il était facile d'éviter de tomber dans un mauvais plan. Je me souviens par exemple avoir, par sécurité et à la demande de nos parents, accompagné ma petite sœur à des premiers rendez-vous avec des personnes rencontrés sur IRC. J'avais moi-même déjà eu quelques rendez-vous et au final nous n'avons jamais eu de coups foireux, bien au contraire.

    Enfin bref c'est sur IRC #bruxelles et #21! du réseau Undernet que j'ai rencontré de vrais amis qui ont changé ma vie à jamais. Si vous lisez ces lignes, chers Paranoid, YaX, Lily, Nicotine, IciBlaBla, Champi, Gaston, Bis0unours, Pintje, Daïkini, Delichoc, etc: je vous salue ! A bientôt autour d'un verre ?

  • J'ai rencontré ma première petite amie ainsi que l'un de mes meilleurs amis et plein d'autres sur internet, en 2000-2001, j'avais 15-16 ans. Nous étions tous sur IRC, il y avait des centaines et des milliers de personnes connectés sur une multitude de canaux de discutions dans différents réseaux et avoir un pseudo (nickname) était la norme.

    IRC existe toujours, bien sûr, mais avec l'apparition de MSN et ensuite Facebook j'ai vu tout un univers se vider de son peuple. Un univers entièrement constitué de textes et de liens url, sans photo ni "profil", mais néanmoins un univers riche et passionnant, avec ses propres mœurs et codes sociaux.
    ASV ? (age/sexe/ville) que l'on venait parfois me demander en privé, à cela je répondais 15/h/Bruxelles ou 36/f/Anvers selon la personne et mes envies. A force des rencontres j'ai très vite compris que le cliché du "geek boutonneux à lunettes en cul de bouteille" était complétement faux et injustifié. Il y avait (et il y a toujours) de tout sur internet, comme dans le "réel" ou devrais-je dire "l'autre réel" ;c)

    Paradoxalement avec Facebook, qui nous donne d'avance un certain nombre d'information (age, ville, goût et couleur,...), j'ai l'impression qu'il y est beaucoup plus difficile de rencontrer de nouvelles personnes. L’anonymat sur IRC poussait à la curiosité et à la discutions, sans préjugé ni pré-sélection. De plus, il n'y avait pas la peur du "pédo-nazi", en tout cas pas autant qu'actuellement. Évidement nous étions parfois méfiant envers certains. Mais sans être trop naïf et avec un minimum de prévention il était facile d'éviter de tomber dans un mauvais plan. Je me souviens par exemple avoir, par sécurité et à la demande de nos parents, accompagné ma petite sœur à des premiers rendez-vous avec des personnes rencontrés sur IRC. J'avais moi-même déjà eu quelques rendez-vous et au final nous n'avons jamais eu de coups foireux, bien au contraire.

    Enfin bref c'est sur IRC #bruxelles et #21! du réseau Undernet que j'ai rencontré de vrais amis qui ont changé ma vie à jamais. Si vous lisez ces lignes, chers Paranoid, YaX, Lily, Nicotine, IciBlaBla, Champi, Gaston, Bis0unours, Pintje, Daïkini, Delichoc, etc: je vous salue ! A bientôt autour d'un verre ?

  •  - Par Anonyme

    La première fois que j'ai connu internet c'est par le biais su minitel à l'association "objective emploi" association mandatée par l'état pour effectuer une recherche d'emploi en 1995.
    Cela prenait du temps pour consulter les offres mais rapidement dès l'arrivée du internet 'était le jour et la nuit!

  •  - Par Anonyme

    j'ai rejoins inter-nette en 2009 .
    irl j'étai très timide mais ma connexion avec le monde allai me changer
    j'ai d’abord utiliser inter-nette pour m'informer et communiquer.
    je passai donc beaucoup de temps sur msn. car il se trouvais que d'avoir un écran en face de mois au lieux d'une personne me rendait moins timide que de parler directement une personne, ou de l'avoir au téléphone!
    Mais cela ne m’empêchai pas de réfléchir avent de poster un message!
    en 2010 j'ai rejoint les jeux en réseaux ou je me fessait discret je me contentai de suivre les autres puis au fur a mesure j'ai su imposer ma façon de voir m'es idée, je suis entrer en conflit avec d'autre joueur on a debater parfois de façons violente, mais a la fin on a toujours su ou presque se réconcilier et avouer nos tords !
    c'est alors que j'ai compris que j’avais le droit de penser autre choses que les gens qui m'entoure des autre et que j’avais le droit de m'exprimer !
    irl j'ai commencer a affirmer mes idée et a tenir tête a ceux qui les trouvaient stupide!
    dans le même temps je me suis inscris sur twiter et facebook et ou j'afirmai encore plus mes idées peut importe que personne ne clic sur j'aime, je ne suis pas née pour êtres aimer de tous je suis née
    pour être qui je suis et je que je serait!
    et qui je serai ne me sera surement pas celui que la société veux que je soit mais qui je veux être!

  •  - Par Anonyme

    j'ai rejoins inter-nette en 2009 .
    irl j'étai très timide mais ma connexion avec le monde allai me changer
    j'ai d’abord utiliser inter-nette pour m'informer et communiquer.
    je passai donc beaucoup de temps sur msn. car il se trouvais que d'avoir un écran en face de mois au lieux d'une personne me rendait moins timide que de parler directement une personne, ou de l'avoir au téléphone!
    Mais cela ne m’empêchai pas de réfléchir avent de poster un message!
    en 2010 j'ai rejoint les jeux en réseaux ou je me fessait discret je me contentai de suivre les autres puis au fur a mesure j'ai su imposer ma façon de voir m'es idée, je suis entrer en conflit avec d'autre joueur on a debater parfois de façons violente, mais a la fin on a toujours su ou presque se réconcilier et avouer nos tords !
    c'est alors que j'ai compris que j’avais le droit de penser autre choses que les gens qui m'entoure des autre et que j’avais le droit de m'exprimer !
    irl j'ai commencer a affirmer mes idée et a tenir tête a ceux qui les trouvaient stupide!
    dans le même temps je me suis inscris sur twiter et facebook et ou j'afirmai encore plus mes idées peut importe que personne ne clic sur j'aime, je ne suis pas née pour êtres aimer de tous je suis née
    pour être qui je suis et je que je serait!
    et qui je serai ne me sera surement pas celui que la société veux que je soit mais qui je veux être!

  •  - Par Anonyme

    j'ai rejoins inter-nette en 2009 .
    irl j'étai très timide mais ma connexion avec le monde allai me changer
    j'ai d’abord utiliser inter-nette pour m'informer et communiquer.
    je passai donc beaucoup de temps sur msn. car il se trouvais que d'avoir un écran en face de mois au lieux d'une personne me rendait moins timide que de parler directement une personne, ou de l'avoir au téléphone!
    Mais cela ne m’empêchai pas de réfléchir avent de poster un message!
    en 2010 j'ai rejoint les jeux en réseaux ou je me fessait discret je me contentai de suivre les autres puis au fur a mesure j'ai su imposer ma façon de voir m'es idée, je suis entrer en conflit avec d'autre joueur on a debater parfois de façons violente, mais a la fin on a toujours su ou presque se réconcilier et avouer nos tords !
    c'est alors que j'ai compris que j’avais le droit de penser autre choses que les gens qui m'entoure des autre et que j’avais le droit de m'exprimer !
    irl j'ai commencer a affirmer mes idée et a tenir tête a ceux qui les trouvaient stupide!
    dans le même temps je me suis inscris sur twiter et facebook et ou j'afirmai encore plus mes idées peut importe que personne ne clic sur j'aime, je ne suis pas née pour êtres aimer de tous je suis née
    pour être qui je suis et je que je serait!
    et qui je serai ne me sera surement pas celui que la société veux que je soit mais qui je veux être!

  •  - Par Anonyme

    j'ai rejoins inter-nette en 2009 .
    irl j'étai très timide mais ma connexion avec le monde allai me changer
    j'ai d’abord utiliser inter-nette pour m'informer et communiquer.
    je passai donc beaucoup de temps sur msn. car il se trouvais que d'avoir un écran en face de mois au lieux d'une personne me rendait moins timide que de parler directement une personne, ou de l'avoir au téléphone!
    Mais cela ne m’empêchai pas de réfléchir avent de poster un message!
    en 2010 j'ai rejoint les jeux en réseaux ou je me fessait discret je me contentai de suivre les autres puis au fur a mesure j'ai su imposer ma façon de voir m'es idée, je suis entrer en conflit avec d'autre joueur on a debater parfois de façons violente, mais a la fin on a toujours su ou presque se réconcilier et avouer nos tords !
    c'est alors que j'ai compris que j’avais le droit de penser autre choses que les gens qui m'entoure des autre et que j’avais le droit de m'exprimer !
    irl j'ai commencer a affirmer mes idée et a tenir tête a ceux qui les trouvaient stupide!
    dans le même temps je me suis inscris sur twiter et facebook et ou j'afirmai encore plus mes idées peut importe que personne ne clic sur j'aime, je ne suis pas née pour êtres aimer de tous je suis née
    pour être qui je suis et je que je serait!
    et qui je serai ne me sera surement pas celui que la société veux que je soit mais qui je veux être!

  •  - Par Anonyme

    j'ai rejoins inter-nette en 2009 .
    irl j'étai très timide mais ma connexion avec le monde allai me changer
    j'ai d’abord utiliser inter-nette pour m'informer et communiquer.
    je passai donc beaucoup de temps sur msn. car il se trouvais que d'avoir un écran en face de mois au lieux d'une personne me rendait moins timide que de parler directement une personne, ou de l'avoir au téléphone!
    Mais cela ne m’empêchai pas de réfléchir avent de poster un message!
    en 2010 j'ai rejoint les jeux en réseaux ou je me fessait discret je me contentai de suivre les autres puis au fur a mesure j'ai su imposer ma façon de voir m'es idée, je suis entrer en conflit avec d'autre joueur on a debater parfois de façons violente, mais a la fin on a toujours su ou presque se réconcilier et avouer nos tords !
    c'est alors que j'ai compris que j’avais le droit de penser autre choses que les gens qui m'entoure des autre et que j’avais le droit de m'exprimer !
    irl j'ai commencer a affirmer mes idée et a tenir tête a ceux qui les trouvaient stupide!
    dans le même temps je me suis inscris sur twiter et facebook et ou j'afirmai encore plus mes idées peut importe que personne ne clic sur j'aime, je ne suis pas née pour êtres aimer de tous je suis née
    pour être qui je suis et je que je serait!
    et qui je serai ne me sera surement pas celui que la société veux que je soit mais qui je veux être!

  •  - Par Anonyme

    j'ai rejoins inter-nette en 2009 .
    irl j'étai très timide mais ma connexion avec le monde allai me changer
    j'ai d’abord utiliser inter-nette pour m'informer et communiquer.
    je passai donc beaucoup de temps sur msn. car il se trouvais que d'avoir un écran en face de mois au lieux d'une personne me rendait moins timide que de parler directement une personne, ou de l'avoir au téléphone!
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    c'est alors que j'ai compris que j’avais le droit de penser autre choses que les gens qui m'entoure des autre et que j’avais le droit de m'exprimer !
    irl j'ai commencer a affirmer mes idée et a tenir tête a ceux qui les trouvaient stupide!
    dans le même temps je me suis inscris sur twiter et facebook et ou j'afirmai encore plus mes idées peut importe que personne ne clic sur j'aime, je ne suis pas née pour êtres aimer de tous je suis née
    pour être qui je suis et je que je serait!
    et qui je serai ne me sera surement pas celui que la société veux que je soit mais qui je veux être!

  •  - Par Anonyme

    j'ai rejoins inter-nette en 2009 .
    irl j'étai très timide mais ma connexion avec le monde allai me changer
    j'ai d’abord utiliser inter-nette pour m'informer et communiquer.
    je passai donc beaucoup de temps sur msn. car il se trouvais que d'avoir un écran en face de mois au lieux d'une personne me rendait moins timide que de parler directement une personne, ou de l'avoir au téléphone!
    Mais cela ne m’empêchai pas de réfléchir avent de poster un message!
    en 2010 j'ai rejoint les jeux en réseaux ou je me fessait discret je me contentai de suivre les autres puis au fur a mesure j'ai su imposer ma façon de voir m'es idée, je suis entrer en conflit avec d'autre joueur on a debater parfois de façons violente, mais a la fin on a toujours su ou presque se réconcilier et avouer nos tords !
    c'est alors que j'ai compris que j’avais le droit de penser autre choses que les gens qui m'entoure des autre et que j’avais le droit de m'exprimer !
    irl j'ai commencer a affirmer mes idée et a tenir tête a ceux qui les trouvaient stupide!
    dans le même temps je me suis inscris sur twiter et facebook et ou j'afirmai encore plus mes idées peut importe que personne ne clic sur j'aime, je ne suis pas née pour êtres aimer de tous je suis née
    pour être qui je suis et je que je serait!
    et qui je serai ne me sera surement pas celui que la société veux que je soit mais qui je veux être!

  •  - Par Anonyme

    j'ai rejoins inter-nette en 2009 .
    irl j'étai très timide mais ma connexion avec le monde allai me changer
    j'ai d’abord utiliser inter-nette pour m'informer et communiquer.
    je passai donc beaucoup de temps sur msn. car il se trouvais que d'avoir un écran en face de mois au lieux d'une personne me rendait moins timide que de parler directement une personne, ou de l'avoir au téléphone!
    Mais cela ne m’empêchai pas de réfléchir avent de poster un message!
    en 2010 j'ai rejoint les jeux en réseaux ou je me fessait discret je me contentai de suivre les autres puis au fur a mesure j'ai su imposer ma façon de voir m'es idée, je suis entrer en conflit avec d'autre joueur on a debater parfois de façons violente, mais a la fin on a toujours su ou presque se réconcilier et avouer nos tords !
    c'est alors que j'ai compris que j’avais le droit de penser autre choses que les gens qui m'entoure des autre et que j’avais le droit de m'exprimer !
    irl j'ai commencer a affirmer mes idée et a tenir tête a ceux qui les trouvaient stupide!
    dans le même temps je me suis inscris sur twiter et facebook et ou j'afirmai encore plus mes idées peut importe que personne ne clic sur j'aime, je ne suis pas née pour êtres aimer de tous je suis née
    pour être qui je suis et je que je serait!
    et qui je serai ne me sera surement pas celui que la société veux que je soit mais qui je veux être!

  •  - Par Anonyme

    j'ai rejoins inter-nette en 2009 .
    irl j'étai très timide mais ma connexion avec le monde allai me changer
    j'ai d’abord utiliser inter-nette pour m'informer et communiquer.
    je passai donc beaucoup de temps sur msn. car il se trouvais que d'avoir un écran en face de mois au lieux d'une personne me rendait moins timide que de parler directement une personne, ou de l'avoir au téléphone!
    Mais cela ne m’empêchai pas de réfléchir avent de poster un message!
    en 2010 j'ai rejoint les jeux en réseaux ou je me fessait discret je me contentai de suivre les autres puis au fur a mesure j'ai su imposer ma façon de voir m'es idée, je suis entrer en conflit avec d'autre joueur on a debater parfois de façons violente, mais a la fin on a toujours su ou presque se réconcilier et avouer nos tords !
    c'est alors que j'ai compris que j’avais le droit de penser autre choses que les gens qui m'entoure des autre et que j’avais le droit de m'exprimer !
    irl j'ai commencer a affirmer mes idée et a tenir tête a ceux qui les trouvaient stupide!
    dans le même temps je me suis inscris sur twiter et facebook et ou j'afirmai encore plus mes idées peut importe que personne ne clic sur j'aime, je ne suis pas née pour êtres aimer de tous je suis née
    pour être qui je suis et je que je serait!
    et qui je serai ne me sera surement pas celui que la société veux que je soit mais qui je veux être!

  •  - Par Anonyme

    Je me rappelle lorsque je me suis connectée à Internet pour la première fois. Il me semble que j'avais 13 ans. Mes parents devaient avoir un forfait 10h qui, lorsque je m'y connectais depuis un modem qui faisait des bruits étranges, coupait la ligne téléphonique. D'où les « Sev ! Déconnecte-toi !! Faut que je passe un coup de fil !! » de mes parents.
    C'était du 56K... et je vois aujourd'hui tout le chemin parcouru. Je vois aujourd'hui ces progrès que nous avons fait depuis, je ressens toute la puissance de ce média, ayant depuis choisi le métier d'intégratice web, alors que je percevais déjà jadis toutes les potentialités du web.
    Mais si nous retournions dans le vif du sujet, celui qui nous intéresse, cette époque où je n'avais pas Internet.
    Je vais choisir plutôt un petit peu avant, l'année où je n'avais pas le web, mais où j'en avais lu quelque chose dans un Science et Vie Junior à l'âge de 11 ou 12 ans.
    Il y avait alors un article avec de jeunes ados à peine plus âgés que moi qui disaient : « moi, j'ai Internet ». Je me demandais bien ce que c'était que ce truc qui passait semblait-il par les fils du téléphone, et il me semble bien que je me posais tellement de questions dessus que je n'en ai pas dormi une nuit ou deux ensuite.
    Enfin quoiqu'il en soit, à l'époque, il n'y avait ni Deezer, ni Youtube, ni eMule. Les clips, je les suivais le matin avant d'aller au collège sur M6. Et dès qu'il y avait ce tube qui me prenait aux tripes qu'il me fallait à tout prix, je taxais tout naturellement les CD à mes copines, que j'enregistrais sur K7 audio et que je me passais dans mon cher Walkman ensuite. Jusqu'à 1h30 de musique recto-verso, avec une bande qui s'emmêlait les pinceaux parfois, faisant d'abominables bloup-bloup dans mon casque audio, aaaaah !!! Inutile de dire que j'apprécie désormais pouvoir écouter, à tout moment, un morceau depuis Youtube, avec l'image en prime, dès que j'en ai envie !
    Tiens c'est comme les devoirs à la maison ! Avant, j'allais au CDI, à la bibliothèque du coin, je faisais une recherche dans BCDI et hop, c'était parti la recherche dans des rayons à chercher le passage exact dans des bouquins de 500 pages ! Quand j'y pense, maintenant je tape ça sur Google et Wikipédia et je peux en sortir une thèse !
    Quand je voulais parler à une copine qui avait déménagé à 30 kilomètres (trop loin pour m'y rendre seule à vélo, donc), « j'empruntais » la ligne téléphonique familiale même pas illimitée pendant 2h le mercredi et filais des sueurs froides à mes parents quand ils voyaient la facture ! Maintenant, un coup de Skype, ou bien de téléphonie illimitée et pas d'engueulades ! Vive le progrès !
    Quant aux réseaux sociaux, quelle merveille ! Lorsque j'étais au primaire, j'ai habité en Allemagne. Puis, j'ai déménagé en France, et perdu de vue mes amis, avec qui j'avais entretenu une correspondance épistolaire qui peu à peu s'est essoufflée, jusqu'à devenir finalement inexistante, la faute au coût du timbre et à la flemme d'écrire à la main sans doute... Et en 2008, ô miracle, 15 ans après, j'ai retrouvé tous ces amis qui m'étaient chers, en 5 minutes, grâce à Facebook !
    Qu'Internet prendrait autant de place dans ma vie, que j'y apporterais ma pierre grâce à mon métier, je l'ai d'instinct toujours su. Pour le reste...
    Je pense qu'Internet a révolutionné notre façon d'interagir avec son prochain, dans la vie professionnelle comme dans celle de tous les jours. Je pense également qu'elle génère cette chance pour tout un chacun d'accéder au savoir, ce qui n'était pas forcément possible auparavant. Avec ses aspects positifs comme négatifs : on peut partager de nouvelles découvertes avec le monde scientifique ou s'approprier l'information à la vitesse de l'éclair, comme trouver très aisément la recette d'une petite bombe maison pour anéantir son prochain...
    Mais le progrès a toujours été ambivalent. Chaque découverte, et je pense notamment aux travaux d'Einstein, apportent leurs lots d'actes positifs comme négatifs.
    C'est sûr que lorsque je regarde les enfants d'aujourd'hui, déjà accros aux jeux en ligne, je repense avec une immense nostalgie à l'époque où moi et mes petits camarades passions notre temps dehors à faire du vélo et à construire des cabanes dans les bois, nous amusant de rien. Alors que d'un autre côté, je n'avais pas conscience, comme eux, de l'existence du monde dans sa globalité, car les distances composaient d'immenses frontières qui me paraissaient infranchissables. Et chaque petit jour qui passe aujourd'hui efface ces frontières...
    Ce que je redoute cependant est la rapidité de circulation de l'information, qui grâce à ce médium, est devenue exponentielle. Là où la rumeur villageoise pouvait mettre plusieurs semaines, là, en l'espace de quelques minutes, la force d'Internet peut vous détruire, vous et votre réputation, laissant une trace indélébile. Les exemples ne manquent malheureusement pas...
    La où la mémoire humaine avait ses failles et la capacité de vous oublier, Internet garde une trace de vous, pour la postérité. C'est une mauvaise chose bien sûr, mais si nous en jouions ?
    Mon arrière-grand-père nous a laissés ses chansons, ses pensées dans des carnets que mon père a eu la chance de retrouver. C'est avec une grande surprise et une immense joie que nous avons pu découvrir, imaginer, un jour, l'histoire de quelques instants à Noël, cette personne extraordinaire qu'il était que que nous n'avions jamais connu.
    Et aujourd'hui, grâce à Internet ? Nous avons l'occasion inespérée de transmettre ce à quoi nous ressemblions, notre façon de parler, nos valeurs, notre culture, notre savoir à notre descendance. A nous de ne pas la gâcher, et à nous de l'exploiter le plus dignement possible.

  •  - Par Anonyme

    Je n'ai jamais été un hacker, mais je les remercie de tout coeur!

    J'ai grandi dans une famille sage, et je suis moi même très (trop!) respectueux des règles et des conventions, et pas assez imaginatif et entreprenant. J'ai découvert Internet assez tôt (11 ans) et j'ai baigné dans cette période bénite ou tout était possible, tout était en construction, tout était nouveau.
    Je me rappelle alors que j'étais un véritable fan de ces personnes qui construisaient et faisaient évoluer ce monde dans lequel je prenais tant de plaisir à évoluer.
    Je rêvais de devenir comme eux : de comprendre tout ce qui s'affichait lorsque j'ouvrais mon gestionnaire des tâches windows, de savoir lire du code, programmer, tout comprendre de ce monde fantastique. J'ai essayé 2 ou 3 fois, mais n'ai jamais réussi qu'à faire quelques bêtes programmes, re-copies de choses déjà réalisés...

    Aujourd'hui je suis grand, mais je reste toujours un véritable fan et admirateur du travail de ces milliers/millions d'anonymes qui ont bâti Internet. Pour moi, les Hackers sont avant tout ceux qui comprennent ce qui se passe derrière ces milliards de lignes de codes et de bibliothèques. Ce sont des dieux, des héros de l'ombres...

    Je côtoie dans mon boulot des "managers" et des "grands patrons", et je m’aperçois que bien souvent ces gens ne comprennent rien à Internet et globalement à la puissance que recèlent les outils informatiques. C'est triste. C'est moche. Et ça ne donne pas confiance dans les capacités de "vision" et de "progrès" de nos dirigeants...

    Je rêve qu'un jour le hacker soit remis à sa place. Au centre. Car le Hacker "Maitrise", et sans maitrise, la puissance n'est rien! :D

  •  - Par Anonyme

    Je n'ai jamais été un hacker, mais je les remercie de tout coeur!

    J'ai grandi dans une famille sage, et je suis moi même très (trop!) respectueux des règles et des conventions, et pas assez imaginatif et entreprenant. J'ai découvert Internet assez tôt (11 ans) et j'ai baigné dans cette période bénite ou tout était possible, tout était en construction, tout était nouveau.
    Je me rappelle alors que j'étais un véritable fan de ces personnes qui construisaient et faisaient évoluer ce monde dans lequel je prenais tant de plaisir à évoluer.
    Je rêvais de devenir comme eux : de comprendre tout ce qui s'affichait lorsque j'ouvrais mon gestionnaire des tâches windows, de savoir lire du code, programmer, tout comprendre de ce monde fantastique. J'ai essayé 2 ou 3 fois, mais n'ai jamais réussi qu'à faire quelques bêtes programmes, re-copies de choses déjà réalisés...

    Aujourd'hui je suis grand, mais je reste toujours un véritable fan et admirateur du travail de ces milliers/millions d'anonymes qui ont bâti Internet. Pour moi, les Hackers sont avant tout ceux qui comprennent ce qui se passe derrière ces milliards de lignes de codes et de bibliothèques. Ce sont des dieux, des héros de l'ombres...

    Je côtoie dans mon boulot des "managers" et des "grands patrons", et je m’aperçois que bien souvent ces gens ne comprennent rien à Internet et globalement à la puissance que recèlent les outils informatiques. C'est triste. C'est moche. Et ça ne donne pas confiance dans les capacités de "vision" et de "progrès" de nos dirigeants...

    Je rêve qu'un jour le hacker soit remis à sa place. Au centre. Car le Hacker "Maitrise", et sans maitrise, la puissance n'est rien! :D

  •  - Par Anonyme

    Je n'ai jamais été un hacker, mais je les remercie de tout coeur!

    J'ai grandi dans une famille sage, et je suis moi même très (trop!) respectueux des règles et des conventions, et pas assez imaginatif et entreprenant. J'ai découvert Internet assez tôt (11 ans) et j'ai baigné dans cette période bénite ou tout était possible, tout était en construction, tout était nouveau.
    Je me rappelle alors que j'étais un véritable fan de ces personnes qui construisaient et faisaient évoluer ce monde dans lequel je prenais tant de plaisir à évoluer.
    Je rêvais de devenir comme eux : de comprendre tout ce qui s'affichait lorsque j'ouvrais mon gestionnaire des tâches windows, de savoir lire du code, programmer, tout comprendre de ce monde fantastique. J'ai essayé 2 ou 3 fois, mais n'ai jamais réussi qu'à faire quelques bêtes programmes, re-copies de choses déjà réalisés...

    Aujourd'hui je suis grand, mais je reste toujours un véritable fan et admirateur du travail de ces milliers/millions d'anonymes qui ont bâti Internet. Pour moi, les Hackers sont avant tout ceux qui comprennent ce qui se passe derrière ces milliards de lignes de codes et de bibliothèques. Ce sont des dieux, des héros de l'ombres...

    Je côtoie dans mon boulot des "managers" et des "grands patrons", et je m’aperçois que bien souvent ces gens ne comprennent rien à Internet et globalement à la puissance que recèlent les outils informatiques. C'est triste. C'est moche. Et ça ne donne pas confiance dans les capacités de "vision" et de "progrès" de nos dirigeants...

    Je rêve qu'un jour le hacker soit remis à sa place. Au centre. Car le Hacker "Maitrise", et sans maitrise, la puissance n'est rien! :D

  •  - Par Anonyme

    Chez mes parents il y avait une encyclopédie achetée au fur et à mesure. Ce sont les enfants qui achetaient les journaux et faisaient les petites courses le mercredi dans ma famille, et donc chaque mois on avait une partie de l'encyclopédie, c'était à la fois frustrant d'avoir cette espèce de magazine qui ne traitait que d'articles commençant tous par la même lettre et étonnant parce je ne comprenais pas bien la finalité de tout ça. Jusqu'au jour ou mon père décida d'acheter en bloc la quelque quinzaine de nº restants ainsi que les reliures, faisant apparaître une encyclopédie complète avec des lettres d'or indexant des couvertures bordeaux. J'y ai puisé l'inspiration pour mon meilleur exposé de sciences-nats de 6eme qui portait sur les dingos d'Australie, j avais eu 19. Par la suite j'ai toujours eu au moins un dictionnaire encyclopédique sous la main, maintenant ce dernier est stocké et ne sert plus, dorénavant j'utilise Wikipédia et Wiktionnaire ainsi que le CRISCO de plus j'ai installé sur mon ordinateur le Littré et le Dictionnaire de l'Académie Française 1935 de façon à y accéder à partir de n'importe quel logiciel.

  •  - Par Anonyme

    Chez mes parents il y avait une encyclopédie achetée au fur et à mesure. Ce sont les enfants qui achetaient les journaux et faisaient les petites courses le mercredi dans ma famille, et donc chaque mois on avait une partie de l'encyclopédie, c'était à la fois frustrant d'avoir cette espèce de magazine qui ne traitait que d'articles commençant tous par la même lettre et étonnant parce je ne comprenais pas bien la finalité de tout ça. Jusqu'au jour ou mon père décida d'acheter en bloc la quelque quinzaine de nº restants ainsi que les reliures, faisant apparaître une encyclopédie complète avec des lettres d'or indexant des couvertures bordeaux. J'y ai puisé l'inspiration pour mon meilleur exposé de sciences-nats de 6eme qui portait sur les dingos d'Australie, j avais eu 19. Par la suite j'ai toujours eu au moins un dictionnaire encyclopédique sous la main, maintenant ce dernier est stocké et ne sert plus, dorénavant j'utilise Wikipédia et Wiktionnaire ainsi que le CRISCO de plus j'ai installé sur mon ordinateur le Littré et le Dictionnaire de l'Académie Française 1935 de façon à y accéder à partir de n'importe quel logiciel.

  •  - Par Anonyme

    Chez mes parents il y avait une encyclopédie achetée au fur et à mesure. Ce sont les enfants qui achetaient les journaux et faisaient les petites courses le mercredi dans ma famille, et donc chaque mois on avait une partie de l'encyclopédie, c'était à la fois frustrant d'avoir cette espèce de magazine qui ne traitait que d'articles commençant tous par la même lettre et étonnant parce je ne comprenais pas bien la finalité de tout ça. Jusqu'au jour ou mon père décida d'acheter en bloc la quelque quinzaine de nº restants ainsi que les reliures, faisant apparaître une encyclopédie complète avec des lettres d'or indexant des couvertures bordeaux. J'y ai puisé l'inspiration pour mon meilleur exposé de sciences-nats de 6eme qui portait sur les dingos d'Australie, j avais eu 19. Par la suite j'ai toujours eu au moins un dictionnaire encyclopédique sous la main, maintenant ce dernier est stocké et ne sert plus, dorénavant j'utilise Wikipédia et Wiktionnaire ainsi que le CRISCO de plus j'ai installé sur mon ordinateur le Littré et le Dictionnaire de l'Académie Française 1935 de façon à y accéder à partir de n'importe quel logiciel.

  •  - Par Anonyme

    Chez mes parents il y avait une encyclopédie achetée au fur et à mesure. Ce sont les enfants qui achetaient les journaux et faisaient les petites courses le mercredi dans ma famille, et donc chaque mois on avait une partie de l'encyclopédie, c'était à la fois frustrant d'avoir cette espèce de magazine qui ne traitait que d'articles commençant tous par la même lettre et étonnant parce je ne comprenais pas bien la finalité de tout ça. Jusqu'au jour ou mon père décida d'acheter en bloc la quelque quinzaine de nº restants ainsi que les reliures, faisant apparaître une encyclopédie complète avec des lettres d'or indexant des couvertures bordeaux. J'y ai puisé l'inspiration pour mon meilleur exposé de sciences-nats de 6eme qui portait sur les dingos d'Australie, j avais eu 19. Par la suite j'ai toujours eu au moins un dictionnaire encyclopédique sous la main, maintenant ce dernier est stocké et ne sert plus, dorénavant j'utilise Wikipédia et Wiktionnaire ainsi que le CRISCO de plus j'ai installé sur mon ordinateur le Littré et le Dictionnaire de l'Académie Française 1935 de façon à y accéder à partir de n'importe quel logiciel.

  •  - Par Anonyme

    Chez mes parents il y avait une encyclopédie achetée au fur et à mesure. Ce sont les enfants qui achetaient les journaux et faisaient les petites courses le mercredi dans ma famille, et donc chaque mois on avait une partie de l'encyclopédie, c'était à la fois frustrant d'avoir cette espèce de magazine qui ne traitait que d'articles commençant tous par la même lettre et étonnant parce je ne comprenais pas bien la finalité de tout ça. Jusqu'au jour ou mon père décida d'acheter en bloc la quelque quinzaine de nº restants ainsi que les reliures, faisant apparaître une encyclopédie complète avec des lettres d'or indexant des couvertures bordeaux. J'y ai puisé l'inspiration pour mon meilleur exposé de sciences-nats de 6eme qui portait sur les dingos d'Australie, j avais eu 19. Par la suite j'ai toujours eu au moins un dictionnaire encyclopédique sous la main, maintenant ce dernier est stocké et ne sert plus, dorénavant j'utilise Wikipédia et Wiktionnaire ainsi que le CRISCO de plus j'ai installé sur mon ordinateur le Littré et le Dictionnaire de l'Académie Française 1935 de façon à y accéder à partir de n'importe quel logiciel.

  •  - Par Anonyme

    Chez mes parents il y avait une encyclopédie achetée au fur et à mesure. Ce sont les enfants qui achetaient les journaux et faisaient les petites courses le mercredi dans ma famille, et donc chaque mois on avait une partie de l'encyclopédie, c'était à la fois frustrant d'avoir cette espèce de magazine qui ne traitait que d'articles commençant tous par la même lettre et étonnant parce je ne comprenais pas bien la finalité de tout ça. Jusqu'au jour ou mon père décida d'acheter en bloc la quelque quinzaine de nº restants ainsi que les reliures, faisant apparaître une encyclopédie complète avec des lettres d'or indexant des couvertures bordeaux. J'y ai puisé l'inspiration pour mon meilleur exposé de sciences-nats de 6eme qui portait sur les dingos d'Australie, j avais eu 19. Par la suite j'ai toujours eu au moins un dictionnaire encyclopédique sous la main, maintenant ce dernier est stocké et ne sert plus, dorénavant j'utilise Wikipédia et Wiktionnaire ainsi que le CRISCO de plus j'ai installé sur mon ordinateur le Littré et le Dictionnaire de l'Académie Française 1935 de façon à y accéder à partir de n'importe quel logiciel.

  •  - Par Anonyme

    J'ai découvert Internet en entrant à Paris 6 pour un troisième cycle sur les ordinateurs en libre service du campus de Jussieu. J'avais un compte accessible par telnet sur un serveur UNIX IBM.
    Ma première adresse de courriel était vachement transparente: p6atom33@cicrp.jussieu.fr. Le client web était le fameux NCSA Mosaic ainsi que Netscape. Ce n'était plus une époque héroïque mais il fallait être initié.

    En plein affaire sur la Mitterandie, j'ai pu lire, malgré l'interdiction, le livre du docteur Gubler sur le cancer présidentiel.
    J'ai aussi découvert le fait que d'autres personnes pouvaient partager les mêmes fantasmes ou désirs que moi. Cela a mené à des rencontres dans la vraie vie qui m'ont mené d'une piscine parisienne jusque dans les fond sous marin.

    De ces deux expériences, j'en ai tiré qu'Internet était un lieu de communication où les murs pouvaient tomber et les barrières franchies pour le meilleur d'une société ouverte et libérale mais, parfois aussi, pour le pire aussi de sa prime innocence...

  •  - Par Anonyme

    J'ai découvert Internet en entrant à Paris 6 pour un troisième cycle sur les ordinateurs en libre service du campus de Jussieu. J'avais un compte accessible par telnet sur un serveur UNIX IBM.
    Ma première adresse de courriel était vachement transparente: p6atom33@cicrp.jussieu.fr. Le client web était le fameux NCSA Mosaic ainsi que Netscape. Ce n'était plus une époque héroïque mais il fallait être initié.

    En plein affaire sur la Mitterandie, j'ai pu lire, malgré l'interdiction, le livre du docteur Gubler sur le cancer présidentiel.
    J'ai aussi découvert le fait que d'autres personnes pouvaient partager les mêmes fantasmes ou désirs que moi. Cela a mené à des rencontres dans la vraie vie qui m'ont mené d'une piscine parisienne jusque dans les fond sous marin.

    De ces deux expériences, j'en ai tiré qu'Internet était un lieu de communication où les murs pouvaient tomber et les barrières franchies pour le meilleur d'une société ouverte et libérale mais, parfois aussi, pour le pire aussi de sa prime innocence...

  •  - Par Anonyme

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    En plein affaire sur la Mitterandie, j'ai pu lire, malgré l'interdiction, le livre du docteur Gubler sur le cancer présidentiel.
    J'ai aussi découvert le fait que d'autres personnes pouvaient partager les mêmes fantasmes ou désirs que moi. Cela a mené à des rencontres dans la vraie vie qui m'ont mené d'une piscine parisienne jusque dans les fond sous marin.

    De ces deux expériences, j'en ai tiré qu'Internet était un lieu de communication où les murs pouvaient tomber et les barrières franchies pour le meilleur d'une société ouverte et libérale mais, parfois aussi, pour le pire aussi de sa prime innocence...

  •  - Par Anonyme

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    Ma première adresse de courriel était vachement transparente: p6atom33@cicrp.jussieu.fr. Le client web était le fameux NCSA Mosaic ainsi que Netscape. Ce n'était plus une époque héroïque mais il fallait être initié.

    En plein affaire sur la Mitterandie, j'ai pu lire, malgré l'interdiction, le livre du docteur Gubler sur le cancer présidentiel.
    J'ai aussi découvert le fait que d'autres personnes pouvaient partager les mêmes fantasmes ou désirs que moi. Cela a mené à des rencontres dans la vraie vie qui m'ont mené d'une piscine parisienne jusque dans les fond sous marin.

    De ces deux expériences, j'en ai tiré qu'Internet était un lieu de communication où les murs pouvaient tomber et les barrières franchies pour le meilleur d'une société ouverte et libérale mais, parfois aussi, pour le pire aussi de sa prime innocence...

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    Ma première adresse de courriel était vachement transparente: p6atom33@cicrp.jussieu.fr. Le client web était le fameux NCSA Mosaic ainsi que Netscape. Ce n'était plus une époque héroïque mais il fallait être initié.

    En plein affaire sur la Mitterandie, j'ai pu lire, malgré l'interdiction, le livre du docteur Gubler sur le cancer présidentiel.
    J'ai aussi découvert le fait que d'autres personnes pouvaient partager les mêmes fantasmes ou désirs que moi. Cela a mené à des rencontres dans la vraie vie qui m'ont mené d'une piscine parisienne jusque dans les fond sous marin.

    De ces deux expériences, j'en ai tiré qu'Internet était un lieu de communication où les murs pouvaient tomber et les barrières franchies pour le meilleur d'une société ouverte et libérale mais, parfois aussi, pour le pire aussi de sa prime innocence...

  •  - Par Anonyme

    J'ai découvert Internet en entrant à Paris 6 pour un troisième cycle sur les ordinateurs en libre service du campus de Jussieu. J'avais un compte accessible par telnet sur un serveur UNIX IBM.
    Ma première adresse de courriel était vachement transparente: p6atom33@cicrp.jussieu.fr. Le client web était le fameux NCSA Mosaic ainsi que Netscape. Ce n'était plus une époque héroïque mais il fallait être initié.

    En plein affaire sur la Mitterandie, j'ai pu lire, malgré l'interdiction, le livre du docteur Gubler sur le cancer présidentiel.
    J'ai aussi découvert le fait que d'autres personnes pouvaient partager les mêmes fantasmes ou désirs que moi. Cela a mené à des rencontres dans la vraie vie qui m'ont mené d'une piscine parisienne jusque dans les fond sous marin.

    De ces deux expériences, j'en ai tiré qu'Internet était un lieu de communication où les murs pouvaient tomber et les barrières franchies pour le meilleur d'une société ouverte et libérale mais, parfois aussi, pour le pire aussi de sa prime innocence...

  •  - Par Anonyme

    Internet, un outil formidable et aujourd'hui incontournable, aussi bien dans la vie de tous les jours, que dans la vie professionnelle.

    On connais tous les bonnes choses qu'internet fait pour nous.
    Etant étudiant en Informatique, je ne peux qu'admirer la magnificence du fonctionnement d'internet. A la fois si complexe et pourtant si simple.

    Seulement, cette "outil" adoré de tous, est en réalité, à mon sens, une drogue : aujourd'hui, tout ceux qui l'utilisent quotidiennement ne pourraient plus s'en passer.
    Il y a un autre problème qui n'en paraît pas un : le fait que tout le monde aie accès à toute la connaissance possible et inimaginable (outre le fait de savoir si celle-ci est de source sûre etc...), est à première vue une bonne chose, mais lorsque vous donnez le savoir brut à quelqu'un qui n'a pas reçu l'éducation adéquate (ce pourquoi la plupart des institutions scolaires existent) que peut-il bien faire de ce savoir ? Il peut certes le garder pour lui, pour son enrichissement personnel, mais il peut aussi se croire pousser des ailes, et utiliser ce savoir sans forcément savoir ce que ça implique.
    Un exemple tout simple serait celui du piratage, aujourd'hui, un simple anonyme (voire même un enfant) pourrait apprendre le piratage, puis l'appliquer _pour s'amuser_ pour pirater une machine gouvernementale. Cela peut très certainement mettre des vies en danger.

    Aujourd'hui tout le monde tend à se virtualiser, le web étant un mur social qui nous convient. Il est bien plus facile de discuter (voire exposer inutilement sa vie) sur un réseau social. Ce "mur" est pour nous un consensus psychologique qui nous libère du poids social. Mais je pense qu'il tend à dénaturaliser notre société.
    Il faut certes qu'elle évolue, mais il serait bien qu'elle s'améliore.

    Il existe aussi un paradoxe intéressant : utiliser internet pour le critiquer...serait-il concevable que cet outil puisse disparaître de nos vies ?


    C'est pour cela que je me pose perpétuellement une question :
    Internet, ruine ou épanouissement de l'Humanité ?

    Enfin je remercie l'équipe d'ARTE de nous offrir de si bons programmes au quotidien !

  •  - Par Anonyme

    Internet, un outil formidable et aujourd'hui incontournable, aussi bien dans la vie de tous les jours, que dans la vie professionnelle.

    On connais tous les bonnes choses qu'internet fait pour nous.
    Etant étudiant en Informatique, je ne peux qu'admirer la magnificence du fonctionnement d'internet. A la fois si complexe et pourtant si simple.

    Seulement, cette "outil" adoré de tous, est en réalité, à mon sens, une drogue : aujourd'hui, tout ceux qui l'utilisent quotidiennement ne pourraient plus s'en passer.
    Il y a un autre problème qui n'en paraît pas un : le fait que tout le monde aie accès à toute la connaissance possible et inimaginable (outre le fait de savoir si celle-ci est de source sûre etc...), est à première vue une bonne chose, mais lorsque vous donnez le savoir brut à quelqu'un qui n'a pas reçu l'éducation adéquate (ce pourquoi la plupart des institutions scolaires existent) que peut-il bien faire de ce savoir ? Il peut certes le garder pour lui, pour son enrichissement personnel, mais il peut aussi se croire pousser des ailes, et utiliser ce savoir sans forcément savoir ce que ça implique.
    Un exemple tout simple serait celui du piratage, aujourd'hui, un simple anonyme (voire même un enfant) pourrait apprendre le piratage, puis l'appliquer _pour s'amuser_ pour pirater une machine gouvernementale. Cela peut très certainement mettre des vies en danger.

    Aujourd'hui tout le monde tend à se virtualiser, le web étant un mur social qui nous convient. Il est bien plus facile de discuter (voire exposer inutilement sa vie) sur un réseau social. Ce "mur" est pour nous un consensus psychologique qui nous libère du poids social. Mais je pense qu'il tend à dénaturaliser notre société.
    Il faut certes qu'elle évolue, mais il serait bien qu'elle s'améliore.

    Il existe aussi un paradoxe intéressant : utiliser internet pour le critiquer...serait-il concevable que cet outil puisse disparaître de nos vies ?


    C'est pour cela que je me pose perpétuellement une question :
    Internet, ruine ou épanouissement de l'Humanité ?

    Enfin je remercie l'équipe d'ARTE de nous offrir de si bons programmes au quotidien !

  •  - Par Anonyme

    Autrefois, avant 1999 - une date de film d'anticipation - j'avais face à moi des étudiants standardisés. Quelques années auparavant, j'étais comme eux. Du papier, des stylos, des notes à prendre. Le support de cours sur un transparent était un luxe relativement inutile. Les tableaux suffisaient bien.
    Mes étudiants prenaient des notes et, parfois (je ne suis pas optimiste), lisaient des livres. Plus de cent pages était un exploit. Mais, jusqu'à cette limite, un étudiant standard pouvait lire.

    Aujourd'hui, la plupart de mes étudiants ont assez de puissance de calcul pour faire péter la planète plusieurs fois. Bien heureusement, ils s'en servent uniquement pour communiquer. En permanence face à moi, l'oeil brille d'un nouveau message sur Facebook™, d'un SMS, d'un Tweet™. La plupart de mes étudiants ne m'écoutent plus. Ils sont ailleurs. Ils ne sont plus là, mais pas non plus vraiment bien loin. C'est la connexion permanente. Lire vingt pages pour eux est un calvaire. Si le résultat des partiels est mauvais - et il l'est de plus en plus, croyez-moi - ils viennent négocier la note. Il paraît que c'est leur génération qui veut ça. Là où j'enseigne, on m'a proposé d'utiliser un Ipad™ pour être en avance sur eux. En fait, on m'a dit que j'étais assez ringard à croire encore au livre, à la lecture, à cette "forme de travail" à l'époque où les étudiants peuvent downloader les contenus complets de la bibliothèque du Sénat à Washington DC.

    Je les regarde et j'en souffre. J'ai face à moi des dizaines d'analphabètes repus, obèses de 0 et de 1, d'une grande superficialité. Que l'on ne compte plus sur eux, croyez-moi.

    Mais le pire dans l'histoire, c'est que tout est de ma faute. J'y ai cru aussi. En 1999 - une belle date de science-fiction - j'ai commencé à leur expliquer internet, son potentiel, son avenir. J'ai même commencé à publier mes élucubrations sur le net, en croyant plus au partage qu'au quart d'heure de gloire...

    Vous m'avez compris, n'est-ce pas ?

  •  - Par Anonyme

    Autrefois, avant 1999 - une date de film d'anticipation - j'avais face à moi des étudiants standardisés. Quelques années auparavant, j'étais comme eux. Du papier, des stylos, des notes à prendre. Le support de cours sur un transparent était un luxe relativement inutile. Les tableaux suffisaient bien.
    Mes étudiants prenaient des notes et, parfois (je ne suis pas optimiste), lisaient des livres. Plus de cent pages était un exploit. Mais, jusqu'à cette limite, un étudiant standard pouvait lire.

    Aujourd'hui, la plupart de mes étudiants ont assez de puissance de calcul pour faire péter la planète plusieurs fois. Bien heureusement, ils s'en servent uniquement pour communiquer. En permanence face à moi, l'oeil brille d'un nouveau message sur Facebook™, d'un SMS, d'un Tweet™. La plupart de mes étudiants ne m'écoutent plus. Ils sont ailleurs. Ils ne sont plus là, mais pas non plus vraiment bien loin. C'est la connexion permanente. Lire vingt pages pour eux est un calvaire. Si le résultat des partiels est mauvais - et il l'est de plus en plus, croyez-moi - ils viennent négocier la note. Il paraît que c'est leur génération qui veut ça. Là où j'enseigne, on m'a proposé d'utiliser un Ipad™ pour être en avance sur eux. En fait, on m'a dit que j'étais assez ringard à croire encore au livre, à la lecture, à cette "forme de travail" à l'époque où les étudiants peuvent downloader les contenus complets de la bibliothèque du Sénat à Washington DC.

    Je les regarde et j'en souffre. J'ai face à moi des dizaines d'analphabètes repus, obèses de 0 et de 1, d'une grande superficialité. Que l'on ne compte plus sur eux, croyez-moi.

    Mais le pire dans l'histoire, c'est que tout est de ma faute. J'y ai cru aussi. En 1999 - une belle date de science-fiction - j'ai commencé à leur expliquer internet, son potentiel, son avenir. J'ai même commencé à publier mes élucubrations sur le net, en croyant plus au partage qu'au quart d'heure de gloire...

    Vous m'avez compris, n'est-ce pas ?

  •  - Par Anonyme

    Autrefois, avant 1999 - une date de film d'anticipation - j'avais face à moi des étudiants standardisés. Quelques années auparavant, j'étais comme eux. Du papier, des stylos, des notes à prendre. Le support de cours sur un transparent était un luxe relativement inutile. Les tableaux suffisaient bien.
    Mes étudiants prenaient des notes et, parfois (je ne suis pas optimiste), lisaient des livres. Plus de cent pages était un exploit. Mais, jusqu'à cette limite, un étudiant standard pouvait lire.

    Aujourd'hui, la plupart de mes étudiants ont assez de puissance de calcul pour faire péter la planète plusieurs fois. Bien heureusement, ils s'en servent uniquement pour communiquer. En permanence face à moi, l'oeil brille d'un nouveau message sur Facebook™, d'un SMS, d'un Tweet™. La plupart de mes étudiants ne m'écoutent plus. Ils sont ailleurs. Ils ne sont plus là, mais pas non plus vraiment bien loin. C'est la connexion permanente. Lire vingt pages pour eux est un calvaire. Si le résultat des partiels est mauvais - et il l'est de plus en plus, croyez-moi - ils viennent négocier la note. Il paraît que c'est leur génération qui veut ça. Là où j'enseigne, on m'a proposé d'utiliser un Ipad™ pour être en avance sur eux. En fait, on m'a dit que j'étais assez ringard à croire encore au livre, à la lecture, à cette "forme de travail" à l'époque où les étudiants peuvent downloader les contenus complets de la bibliothèque du Sénat à Washington DC.

    Je les regarde et j'en souffre. J'ai face à moi des dizaines d'analphabètes repus, obèses de 0 et de 1, d'une grande superficialité. Que l'on ne compte plus sur eux, croyez-moi.

    Mais le pire dans l'histoire, c'est que tout est de ma faute. J'y ai cru aussi. En 1999 - une belle date de science-fiction - j'ai commencé à leur expliquer internet, son potentiel, son avenir. J'ai même commencé à publier mes élucubrations sur le net, en croyant plus au partage qu'au quart d'heure de gloire...

    Vous m'avez compris, n'est-ce pas ?

  •  - Par Anonyme

    Sur les vieux PC du CDI du lycée, on découvrait pour la première fois la page de Google dont nos professeurs nous avait parlé pour nous aider dans nos recherches en complément de ce que l'on trouvait dans les encyclopédies...
    6 lettres bariolées au graphisme presque enfantin, qui allaient bouleverser nos vies...

  •  - Par Anonyme

    Netscape Navigator

    www.youtube.com
    A little Tribute for Netscape , the most used Navigator in the past. I hope you will like it ^^"

    Ma première rencontre avec Internet, ma “première fois”, c’était en 1997.
    J'avais à peine 20 ans, je travaillais pour une petite entreprise innovante, une sorte de Kinko’s français.
    Nous louions des bornes informatiques/bureautiques pour les particuliers. N’oublions pas qu’à l’époque, le personal computer était encore rare au sein des foyers. Mes premiers instants sur Internet, via Netscape, fut laborieux : connexion 56k, lente donc, quand ça voulait bien fonctionner, onéreuse et à mes yeux, inutile. Je ne ressentait aucun besoin d’utiliser cet outil. Nous avions encore le Minitel, les disquettes, les dictionnaires, les bottins des pages jaunes et le téléphone ! Mais son évolution rapide a su créer le besoin. En particulier les premiers chats sur yahoo, l’ouverture d’une boîte mail sur voilà.fr... Bref, toute une époque !!

  • Les 4 vols de Facebook - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-04-19.

    Laurent Chemla (http://twitter.com/laurentchemla), en tant qu'ancien "voleur", a beaucoup de respect pour Facebook, le plus grand des voleurs actuel. Ou comment, avec notre consentement, le géant du social nous a volé au moins 3 fois, voire 4 pour certain(e)s.

  • Les 4 vols de Facebook - Une contre-histoire des Internets - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-04-19.

    Laurent Chemla (http://twitter.com/laurentchemla), en tant qu'ancien "voleur", a beaucoup de respect pour Facebook, le plus grand des voleurs actuel. Ou comment, avec notre consentement, le géant du social nous a volé au moins 3 fois, voire 4 pour certain(e)s.

  •  - Par Anonyme

    Des sites web, j'en ai fait quelques uns. Ainsi que des forums, et aussi des blogs.
    D'abord, il y a eu ce site/forum pour jeunes auteurs, où nous postions nos textes et échangions autour. C'était pointfinal.fr.st, puis pointfinal.net, maintenant disparu.
    En même temps, je créais mon site dédié à la série Stargate SG1, qui n'est pas resté en ligne bien longtemps. C'est là, à la fin du collège et au début lycée, que j'ai appris le html, puis le php et sql.
    Ensuite, il y a eu les blogs où je racontais mes voyages en Mongolie puis en Corée. Le but : donner des nouvelles à mes proches, et raconter des anecdotes pour ceux que ça pouvait intéresser. Puis un blog pour poster les textes que j'écrivais.
    Maintenant, grâce à toutes ces expériences je me suis transformée en community manager freelance. J'ai un nom de domaine sous forme nompremon.com (j'en aurais rêvé il y a quelques années). C'est à la fois ma vitrine et mon blog. Ma façon de bloguer a bien changé, je ne raconte plus mes petites aventures mais donne mon opinion sur divers aspects de la communication web. Je transmets mes connaissances et donne des conseils pour ceux qui en voudraient. J'apporte ma brique, quoi.

  •  - Par Anonyme

    Des sites web, j'en ai fait quelques uns. Ainsi que des forums, et aussi des blogs.
    D'abord, il y a eu ce site/forum pour jeunes auteurs, où nous postions nos textes et échangions autour. C'était pointfinal.fr.st, puis pointfinal.net, maintenant disparu.
    En même temps, je créais mon site dédié à la série Stargate SG1, qui n'est pas resté en ligne bien longtemps. C'est là, à la fin du collège et au début lycée, que j'ai appris le html, puis le php et sql.
    Ensuite, il y a eu les blogs où je racontais mes voyages en Mongolie puis en Corée. Le but : donner des nouvelles à mes proches, et raconter des anecdotes pour ceux que ça pouvait intéresser. Puis un blog pour poster les textes que j'écrivais.
    Maintenant, grâce à toutes ces expériences je me suis transformée en community manager freelance. J'ai un nom de domaine sous forme nompremon.com (j'en aurais rêvé il y a quelques années). C'est à la fois ma vitrine et mon blog. Ma façon de bloguer a bien changé, je ne raconte plus mes petites aventures mais donne mon opinion sur divers aspects de la communication web. Je transmets mes connaissances et donne des conseils pour ceux qui en voudraient. J'apporte ma brique, quoi.

  •  - Par Anonyme

    Des sites web, j'en ai fait quelques uns. Ainsi que des forums, et aussi des blogs.
    D'abord, il y a eu ce site/forum pour jeunes auteurs, où nous postions nos textes et échangions autour. C'était pointfinal.fr.st, puis pointfinal.net, maintenant disparu.
    En même temps, je créais mon site dédié à la série Stargate SG1, qui n'est pas resté en ligne bien longtemps. C'est là, à la fin du collège et au début lycée, que j'ai appris le html, puis le php et sql.
    Ensuite, il y a eu les blogs où je racontais mes voyages en Mongolie puis en Corée. Le but : donner des nouvelles à mes proches, et raconter des anecdotes pour ceux que ça pouvait intéresser. Puis un blog pour poster les textes que j'écrivais.
    Maintenant, grâce à toutes ces expériences je me suis transformée en community manager freelance. J'ai un nom de domaine sous forme nompremon.com (j'en aurais rêvé il y a quelques années). C'est à la fois ma vitrine et mon blog. Ma façon de bloguer a bien changé, je ne raconte plus mes petites aventures mais donne mon opinion sur divers aspects de la communication web. Je transmets mes connaissances et donne des conseils pour ceux qui en voudraient. J'apporte ma brique, quoi.

  •  - Par Anonyme

    Des sites web, j'en ai fait quelques uns. Ainsi que des forums, et aussi des blogs.
    D'abord, il y a eu ce site/forum pour jeunes auteurs, où nous postions nos textes et échangions autour. C'était pointfinal.fr.st, puis pointfinal.net, maintenant disparu.
    En même temps, je créais mon site dédié à la série Stargate SG1, qui n'est pas resté en ligne bien longtemps. C'est là, à la fin du collège et au début lycée, que j'ai appris le html, puis le php et sql.
    Ensuite, il y a eu les blogs où je racontais mes voyages en Mongolie puis en Corée. Le but : donner des nouvelles à mes proches, et raconter des anecdotes pour ceux que ça pouvait intéresser. Puis un blog pour poster les textes que j'écrivais.
    Maintenant, grâce à toutes ces expériences je me suis transformée en community manager freelance. J'ai un nom de domaine sous forme nompremon.com (j'en aurais rêvé il y a quelques années). C'est à la fois ma vitrine et mon blog. Ma façon de bloguer a bien changé, je ne raconte plus mes petites aventures mais donne mon opinion sur divers aspects de la communication web. Je transmets mes connaissances et donne des conseils pour ceux qui en voudraient. J'apporte ma brique, quoi.

  •  - Par Anonyme

    Je ne suis pas trop "branchée" internet, encore moins "douée", et pourtant, j'y passe tous les jours, je relève mes mails comme auparavant les courriers dans ma boîte à lettres, je m'inscris à des newletters, j'entasse mes favoris que je n'aurai plus le temps ensuite d'aller voir malgré l'intérêt que je leur porte, je réagis dans des forums, je crée des blogs que je laisse à l'abandon faute de disponibilité, je suis encore plus bordélique sur l'ordi que dans la vie, les infos filent avant que je les rattrape, je ne peux répondre à tout, je crée de "vrais" événements que je diffuse où je peux, je fais parfois des rencontres, mais tout est flou, trop plein, je n'y trouve pas de sens, ou j'attends trop, qu'on réagisse à mes textes, à mes photos, à mes pétitions, et c'est rarement le cas, j'espérais être dans la création d'un mouvement, je ne fais que suivre ce que je peux, comme je peux, et lorsque je défends des idées, j'ai l'impression parfois d'entrer dans l'arène de l'intolérance, et de m'en trouver charcutée (alors, j'écoute Brel ou Ferrat et leurs histoires de taureaux, ceux qui s'ennuient le dimanche, et ceux qui font frissonner les belles étrangères, et j'y ajoute Ferré, il existe près des écluses, que je trouve sur dailymotion, youtube ou deezer).

  •  - Par Anonyme

    Je ne suis pas trop "branchée" internet, encore moins "douée", et pourtant, j'y passe tous les jours, je relève mes mails comme auparavant les courriers dans ma boîte à lettres, je m'inscris à des newletters, j'entasse mes favoris que je n'aurai plus le temps ensuite d'aller voir malgré l'intérêt que je leur porte, je réagis dans des forums, je crée des blogs que je laisse à l'abandon faute de disponibilité, je suis encore plus bordélique sur l'ordi que dans la vie, les infos filent avant que je les rattrape, je ne peux répondre à tout, je crée de "vrais" événements que je diffuse où je peux, je fais parfois des rencontres, mais tout est flou, trop plein, je n'y trouve pas de sens, ou j'attends trop, qu'on réagisse à mes textes, à mes photos, à mes pétitions, et c'est rarement le cas, j'espérais être dans la création d'un mouvement, je ne fais que suivre ce que je peux, comme je peux, et lorsque je défends des idées, j'ai l'impression parfois d'entrer dans l'arène de l'intolérance, et de m'en trouver charcutée (alors, j'écoute Brel ou Ferrat et leurs histoires de taureaux, ceux qui s'ennuient le dimanche, et ceux qui font frissonner les belles étrangères, et j'y ajoute Ferré, il existe près des écluses, que je trouve sur dailymotion, youtube ou deezer).

  •  - Par Anonyme

    Je ne suis pas trop "branchée" internet, encore moins "douée", et pourtant, j'y passe tous les jours, je relève mes mails comme auparavant les courriers dans ma boîte à lettres, je m'inscris à des newletters, j'entasse mes favoris que je n'aurai plus le temps ensuite d'aller voir malgré l'intérêt que je leur porte, je réagis dans des forums, je crée des blogs que je laisse à l'abandon faute de disponibilité, je suis encore plus bordélique sur l'ordi que dans la vie, les infos filent avant que je les rattrape, je ne peux répondre à tout, je crée de "vrais" événements que je diffuse où je peux, je fais parfois des rencontres, mais tout est flou, trop plein, je n'y trouve pas de sens, ou j'attends trop, qu'on réagisse à mes textes, à mes photos, à mes pétitions, et c'est rarement le cas, j'espérais être dans la création d'un mouvement, je ne fais que suivre ce que je peux, comme je peux, et lorsque je défends des idées, j'ai l'impression parfois d'entrer dans l'arène de l'intolérance, et de m'en trouver charcutée (alors, j'écoute Brel ou Ferrat et leurs histoires de taureaux, ceux qui s'ennuient le dimanche, et ceux qui font frissonner les belles étrangères, et j'y ajoute Ferré, il existe près des écluses, que je trouve sur dailymotion, youtube ou deezer).

  •  - Par Anonyme

    Bonjour, je paie une redevance...
    ...qui ne me donne pas le droit de regarder des films qui ont été télédiffusés plusieurs fois ou bien trop rarement rediffusés !
    ...qui ne me donne pas accès aux documentaires qui m'intéressent au moment ou ils m'intéressent !
    ...qui me donne accès à un flux audiovisuel que je ne regarde pas, pendant que je télécharge un flux audiovisuel qui m'est interdit !

  • Bonjour,

    J'ai 37 ans, et j'ai vraiment découvert internet lorsqu'on m'a offert un ipod pour mon anniversaire, en 2002. Avant cette date, j'étais un gros consommateur de musique électronique : au moins 4 albums par semaine. Au début, j'achetais (en plus d'emprunter dans la médiathèques très fournies des villes voisines). Et puis, mon appétit de musique s'accroissant, mais pas ma bourse, je me suis mis à piquer des cd dans les magasins (je me répétais, pour me donner bonne conscience, que la musique était de la culture, et qu'elle devait être à disposition de tous. Les majors et les revendeurs nous volant, avec des CD à 20€, il n'y avait pas de raison que je ne les voles pas! Je suis conscient que ce n'est pas si simple, mais je ne regrette rien : grace à ça, j'ai pu découvrir pleins d'artistes que je n'aurais peut pas acheté, par peur de faire un mauvais choix : Autechre (leur ep5 est mon premier CD volé) Plastikman, plaid, etc...). Autant dire qu'Internet a boulversé ma vie puisque j'avais à disposition tout ce dont j'avais rêvé, et plus encore, et ce, gratuitement! plus la peine de prendre de risques. J'étais un membre très actif de Soulseek (je suis complétement passé à coté de Napster) : c'est comme si je découvrais un nouveau monde : de la musique à n'en plus finir, sans avoir assez de temps pour écouter ce que je téléchargeais, rattrapant tout ce que j'avais pu loupé, tous les classiques de la musique électronique, toutes les perles rares, introuvables dans le commerce, etc. C'était un rêve d'enfant : l'impression de se retrouver dans un supermarché seul, la nuit, avec tout à disposition, tout à portée de main.
    Puis, petit à petit, c'est devenu une normalité.
    Et puis, il y avait, avec soulseek, un sentiment communautaire, l'envie de faire découvrir aux autres des musiques que l'on a nous même découvert.
    Soulseek permettais de voir ce qu'une personne proposait en téléchargement, et de communiquer directement avec elle, si ses goûts musicaux étaient proche des votres. Encore une fois, un rêve d'enfant : moi qui n'est jamais trouvé d'alter ego en matière musicale, j'en trouvais une infinité, provenant du monde entier !
    Aujourd'hui, je ne télécharge de la musique que par les blogs de référencement, et par les recherches sur google, via des sites de téléchargement direct. Je ne partage donc plus ce que je télécharge.
    Le problème est le temps pour écouter cette masse de musique. Du coup, je télécharge moins, mais je cible plus...
    Pour ce qui est de la rétribution de l'artiste : je ne suis pas un exemple. je n'achète plus de musique, à part, de temps en temps des vinyles, que je n'écoute pas. Je vais à quelques concerts, mais c'est de plus en plus rare...
    Le dernier CD acheté est celui de Koudlam, parce que je ne le trouvais pas sur le net.
    Même si je suis bien conscient qu'il y a un véritable problème de rétribution, je ne me vois pas devoir de nouveau débourser pour obtenir de la musique. Je suis pour le paiement au FAI d'un forfait qui serait reversé à la manière de la SACEM, même si ce système n'est pas parfait.

  • Bonjour,

    J'ai 37 ans, et j'ai vraiment découvert internet lorsqu'on m'a offert un ipod pour mon anniversaire, en 2002. Avant cette date, j'étais un gros consommateur de musique électronique : au moins 4 albums par semaine. Au début, j'achetais (en plus d'emprunter dans la médiathèques très fournies des villes voisines). Et puis, mon appétit de musique s'accroissant, mais pas ma bourse, je me suis mis à piquer des cd dans les magasins (je me répétais, pour me donner bonne conscience, que la musique était de la culture, et qu'elle devait être à disposition de tous. Les majors et les revendeurs nous volant, avec des CD à 20€, il n'y avait pas de raison que je ne les voles pas! Je suis conscient que ce n'est pas si simple, mais je ne regrette rien : grace à ça, j'ai pu découvrir pleins d'artistes que je n'aurais peut pas acheté, par peur de faire un mauvais choix : Autechre (leur ep5 est mon premier CD volé) Plastikman, plaid, etc...). Autant dire qu'Internet a boulversé ma vie puisque j'avais à disposition tout ce dont j'avais rêvé, et plus encore, et ce, gratuitement! plus la peine de prendre de risques. J'étais un membre très actif de Soulseek (je suis complétement passé à coté de Napster) : c'est comme si je découvrais un nouveau monde : de la musique à n'en plus finir, sans avoir assez de temps pour écouter ce que je téléchargeais, rattrapant tout ce que j'avais pu loupé, tous les classiques de la musique électronique, toutes les perles rares, introuvables dans le commerce, etc. C'était un rêve d'enfant : l'impression de se retrouver dans un supermarché seul, la nuit, avec tout à disposition, tout à portée de main.
    Puis, petit à petit, c'est devenu une normalité.
    Et puis, il y avait, avec soulseek, un sentiment communautaire, l'envie de faire découvrir aux autres des musiques que l'on a nous même découvert.
    Soulseek permettais de voir ce qu'une personne proposait en téléchargement, et de communiquer directement avec elle, si ses goûts musicaux étaient proche des votres. Encore une fois, un rêve d'enfant : moi qui n'est jamais trouvé d'alter ego en matière musicale, j'en trouvais une infinité, provenant du monde entier !
    Aujourd'hui, je ne télécharge de la musique que par les blogs de référencement, et par les recherches sur google, via des sites de téléchargement direct. Je ne partage donc plus ce que je télécharge.
    Le problème est le temps pour écouter cette masse de musique. Du coup, je télécharge moins, mais je cible plus...
    Pour ce qui est de la rétribution de l'artiste : je ne suis pas un exemple. je n'achète plus de musique, à part, de temps en temps des vinyles, que je n'écoute pas. Je vais à quelques concerts, mais c'est de plus en plus rare...
    Le dernier CD acheté est celui de Koudlam, parce que je ne le trouvais pas sur le net.
    Même si je suis bien conscient qu'il y a un véritable problème de rétribution, je ne me vois pas devoir de nouveau débourser pour obtenir de la musique. Je suis pour le paiement au FAI d'un forfait qui serait reversé à la manière de la SACEM, même si ce système n'est pas parfait.

  • Bonjour,

    J'ai 37 ans, et j'ai vraiment découvert internet lorsqu'on m'a offert un ipod pour mon anniversaire, en 2002. Avant cette date, j'étais un gros consommateur de musique électronique : au moins 4 albums par semaine. Au début, j'achetais (en plus d'emprunter dans la médiathèques très fournies des villes voisines). Et puis, mon appétit de musique s'accroissant, mais pas ma bourse, je me suis mis à piquer des cd dans les magasins (je me répétais, pour me donner bonne conscience, que la musique était de la culture, et qu'elle devait être à disposition de tous. Les majors et les revendeurs nous volant, avec des CD à 20€, il n'y avait pas de raison que je ne les voles pas! Je suis conscient que ce n'est pas si simple, mais je ne regrette rien : grace à ça, j'ai pu découvrir pleins d'artistes que je n'aurais peut pas acheté, par peur de faire un mauvais choix : Autechre (leur ep5 est mon premier CD volé) Plastikman, plaid, etc...). Autant dire qu'Internet a boulversé ma vie puisque j'avais à disposition tout ce dont j'avais rêvé, et plus encore, et ce, gratuitement! plus la peine de prendre de risques. J'étais un membre très actif de Soulseek (je suis complétement passé à coté de Napster) : c'est comme si je découvrais un nouveau monde : de la musique à n'en plus finir, sans avoir assez de temps pour écouter ce que je téléchargeais, rattrapant tout ce que j'avais pu loupé, tous les classiques de la musique électronique, toutes les perles rares, introuvables dans le commerce, etc. C'était un rêve d'enfant : l'impression de se retrouver dans un supermarché seul, la nuit, avec tout à disposition, tout à portée de main.
    Puis, petit à petit, c'est devenu une normalité.
    Et puis, il y avait, avec soulseek, un sentiment communautaire, l'envie de faire découvrir aux autres des musiques que l'on a nous même découvert.
    Soulseek permettais de voir ce qu'une personne proposait en téléchargement, et de communiquer directement avec elle, si ses goûts musicaux étaient proche des votres. Encore une fois, un rêve d'enfant : moi qui n'est jamais trouvé d'alter ego en matière musicale, j'en trouvais une infinité, provenant du monde entier !
    Aujourd'hui, je ne télécharge de la musique que par les blogs de référencement, et par les recherches sur google, via des sites de téléchargement direct. Je ne partage donc plus ce que je télécharge.
    Le problème est le temps pour écouter cette masse de musique. Du coup, je télécharge moins, mais je cible plus...
    Pour ce qui est de la rétribution de l'artiste : je ne suis pas un exemple. je n'achète plus de musique, à part, de temps en temps des vinyles, que je n'écoute pas. Je vais à quelques concerts, mais c'est de plus en plus rare...
    Le dernier CD acheté est celui de Koudlam, parce que je ne le trouvais pas sur le net.
    Même si je suis bien conscient qu'il y a un véritable problème de rétribution, je ne me vois pas devoir de nouveau débourser pour obtenir de la musique. Je suis pour le paiement au FAI d'un forfait qui serait reversé à la manière de la SACEM, même si ce système n'est pas parfait.

  • Le premier ordinateur que j'ai utilisé était un Spectrum+2, celui d'un ami de la famille... j'y ai découvert la programation en Basic... Et la copie des jeux par duplication des cassettes audio!
    Quelques années plus tard, sur mon propre PC, mes logiciels étaient pour la plupartdes copies... On n'avait pas Internet, (c'était les année 80, début des année 90) mais les disquettes s'échangeait par boite de 50 ou de 100 dans la cour du collège/lycée ! Et pourtant... les boites des jeux (originaux, payés au prix fort) s'accumulaient sur les étagères.
    Et cette dualité n'a pas changé avec l'arrivée du réseau. Le MP3, puis le DivX ont étendu la pratique à d'autres 'produits'. Nous échangions les MP3 avant Napsters, en copiant en masse les répertoires des potes...

    La pratique s'est étendue à des inconnus lorsque les débits sont devenus suffisants: à l'époque, la bande passante du câble ou de l'ADSL n'étaient réellement utile que si vous pratiquiez le téléchargement... Et curieusement nous étions nombreux à y souscrire... A l'époque, tout le monde téléchargeait sans arrière-pensées, ni dénégations hypocrites.

    Plus tard, quelques années de RMI m'ont permis de confirmer ce que je pressentais: la thèse du manque à gagner est absurde. Jamas je n'aurais acheté ce que j'ai téléchargé pendant cette période: ça aurait représenté 5 ou 10 fois mon revenus global!
    Est-ce que mes dépenses ont baissé à cause du téléchargement? Dans certains secteurs, comme les jeux, oui, je dois l'avouer... A cause de l'argent, des prix, bien sûr. Mais pas seulement: l'offre légale était tellement en retard en termes de qualité, de disponibilité... Les plateformes de jeux en ligne, Steam en tête, ont rétabli l'équilibre, et aujourd'hui mon menu démarrer se partage entre le gratuit (freeware, free2play), le téléchargé et l'acheté.
    J'attend avec impatience un équivalent à ces plateformes pour les séries télé: non seulement les prix sont délirants (calculez le prix d'une saison! calculez le prix à l'heure!) et d'ailleurs même en y mettant des fortunes, aucune offre légale ne supporte la comparaison dans ce domaine: choix extrêmement restreint, en retard d'un voire deux ans...
    L'arrivée de Netflix a prévue pour quand, déjà?

    Après avoir reçu (récemment) ma lettre recommandée de la Hadopi, je me suis évidememment posé la question:
    Ai-je été un pirate? Oui parfois lorsque je décidais de 'ripper' un DVD acheté ou loué pour 'rendre' à la communauté. Un voleur? J'en doute.

    Dernières questions:
    - Pourquoi est-il possible proposer un contenu gratuit à la télévision (rentabilisé par la publicité) et pas sur le Net, alors que la minute de publicités ciblées pourraient se vendre plus cher?
    - Un film holywoodien est supposé être rentabilisé par son exploitation en salle aux Etats-Unis, l'exploitation 'worldwide', les BR, DVD et diffusion ne sont que des bonus... N'y a-t-il pas là une forme d'escroquerie?

  •  - Par Anonyme

    Il y a deux ans, il y a avait un jeu-concours organisé via Facebook, il fallait faire le meilleur score au Snake (jeu du serpent), les prix étaient alléchants : 5 smartphones à gagner.
    J'en voulais un pour mon père, mais j'ai toujours été nul à ce jeu, alors j'ai décidé de gagner autrement...
    J'ai d'abord utilisé un programme pour modifier certaines valeurs du jeu dans la mémoire, mais elles ne servaient que pour l'affichage. Comme c'était un jeu en javascript, j'ai d'abord commencé à essayer de tricher par ce moyen, mais je n'y connaissais pas grand chose. Alors j'ai contacté un ami informaticien, que je ne connais que d'internet. À nous deux, nous avons tenté toute la nuit de hacker le jeu pour gagner, par des tas de moyens plus fous les uns que les autres. On a pas réussi mais c'était une des meilleurs nuit qu'il m'ai été de donné de passer sur un ordinateur. Lui était vraiment motivé que par le fait de trouver la solution à ce problème (for science), moi je voulais vraiment le téléphone.

    Il y a avait des score inhumains (7000, le maximum humain était aux alentours de 1500), preuve que d'autres avaient réussi à tricher. J'ai donc passé les deux jours suivants à continuer de craquer le jeu, allant jusqu'à programmer un petit outil qui prenait des captures d'écrans, les analysait, utilisait une IA pour décider où mener le serpent et qui envoyait un appui de touche fléché à Firefox. Mais cette communication avec le navigateur via Windows était un poil trop lente...

    Entre temps les organisateurs se sont rendus compte que c'était dans les faits devenu un concours de triche, et ont supprimé des tas de résultats. Une demi-heure après les scores à 7000 étaient de retour.
    Finalement, j'ai tout simplement ralenti l'exécution du jeu pour faire en sorte de devenir bon (forcément, 2 à 3 fois plus lentement c'est plus facile :p) et j'ai joué plusieurs fois comme ça.
    D'autres scores ont dépassés le mien, aussi, quel n'a pas été ma surprise de me voir dans le classement des résultats ! En fait, les tricheurs avaient été supprimés des résultats finaux, enfin... pas tous ;)

  •  - Par Anonyme

    Oniisama E - Bowls of Gold, Bowls of Silver

    www.youtube.com
    The opening song to the series "Oniisama E..." (also known as "Brother Dear Brother"). Performed by Takata Satomi

    Avant qu'on puisse télécharger des séries et des films, je me servais d'internet pour me procurer des contenus... en VHS. J'étais collégienne et fan de mangas, ce qui à l'époque n'était franchement pas glorieux. Les mangas n'avaient pas encore bouffé la moitié des étagères des libraires BD et les nouveautés étaient rares, idem pour les dessins-animés japonais. Je lorgnais sur quelques animés dont j'avais entendu parler, mais qui n'avaient jamais franchi les frontières du Japon... Heureusement, les internets étaient là, et m'ont permis d'entrer en contact avec des Américains qui avaient réussi à se procurer ces animés en VHS. Il s'étaient même attelés à les sous-titrer. Le Fansubbing existait bien avant qu'on s'échange des vidéos au format numérique ! Ces personnes proposaient d'envoyer une copie de ces VHS à qui le souhaitait, en échange des frais de port et du coût de la cassette. Je me souviens de l'émotion quand j'ai reçu pour la première fois une oeuvre japonaise dans ma boîte au lettres, introuvable en France, qui avait traversé l'Atlantique, traduite par de sympathiques bénévoles... La qualité de l'image et du son était déplorable : à force d'être copiées, les bandes se détérioraient. Mais ce n'était pas grave : sans internet, jamais je n'aurais eu accès à cette œuvre. MERCI LES INTERNETS \o/

  • Bon j'ai pas connu ces temps immémoriaux ou Internet était vu comme le QG des pedonazis en puissance, par contre je traîne régulièrement sur 4chan. En fait sous couvert d'anonymat les gens disent tout et n'importe quoi, parce que si tu n'as pas a subir la conséquence de tes propos/actes alors tout est permis. J'ai vu des topics loli/pedos tendance viole, du gore, des anonymes tellement racistes/homophobes/antisémites/mysogynes qu'Hitler serait jaloux. J'ai vu des raisonnements et des discours que je ne pensais pas pouvoir être tenus par des êtres humains normalement constitues. En fait 4chan c'est un gigantesque bac a sable. Un topic dure maximum quelques heures, donc tu sais que pour une fois, l'internet ne se "souviendra" pas. Je pense que c'est un outil sociologique fantastique. Je pense aussi que le concept d'anonymat pousse le 1er mec lambda a dire de la merde, et comme tout le monde est dans cet esprit du troll permanent, baa ça donne lieu a une des communautés les plus surréalistes et incomprise des internets. Je pense que l'esprit de la provoque et de la surenchère permanente y est pour beaucoup. Parce que ces gens sont majoritairement des mecs blancs de 15/35 ans anglophones des classes moyennes, un peu désabusés surement, mais dont rien ne les differentie du reste de la population. Je sais garder un regard critique et distant donc je ne prend pas part dans ces topics extrêmes que j'ai évoqués (qui restent minoritaires hein). Pourquoi j'y traine toujours? L'inexistance de la notion de "politiquement correct" permet aux anonymes de rire sur tout, de tout, et d'eux meme en premier lieu : on s'appelle "faggot" et l'image d'une gros geek boutoneux est associée au 4chaneur moyen. Ces gens sont tres tres droles. Je ne pense pas que vous recherchez ce genre de temoignage mais je voulais apporter une petite contribution a ce projet, bonne chance et restez loin des cliches, je vous fait confiance.

  • Bon j'ai pas connu ces temps immémoriaux ou Internet était vu comme le QG des pedonazis en puissance, par contre je traîne régulièrement sur 4chan. En fait sous couvert d'anonymat les gens disent tout et n'importe quoi, parce que si tu n'as pas a subir la conséquence de tes propos/actes alors tout est permis. J'ai vu des topics loli/pedos tendance viole, du gore, des anonymes tellement racistes/homophobes/antisémites/mysogynes qu'Hitler serait jaloux. J'ai vu des raisonnements et des discours que je ne pensais pas pouvoir être tenus par des êtres humains normalement constitues. En fait 4chan c'est un gigantesque bac a sable. Un topic dure maximum quelques heures, donc tu sais que pour une fois, l'internet ne se "souviendra" pas. Je pense que c'est un outil sociologique fantastique. Je pense aussi que le concept d'anonymat pousse le 1er mec lambda a dire de la merde, et comme tout le monde est dans cet esprit du troll permanent, baa ça donne lieu a une des communautés les plus surréalistes et incomprise des internets. Je pense que l'esprit de la provoque et de la surenchère permanente y est pour beaucoup. Parce que ces gens sont majoritairement des mecs blancs de 15/35 ans anglophones des classes moyennes, un peu désabusés surement, mais dont rien ne les differentie du reste de la population. Je sais garder un regard critique et distant donc je ne prend pas part dans ces topics extrêmes que j'ai évoqués (qui restent minoritaires hein). Pourquoi j'y traine toujours? L'inexistance de la notion de "politiquement correct" permet aux anonymes de rire sur tout, de tout, et d'eux meme en premier lieu : on s'appelle "faggot" et l'image d'une gros geek boutoneux est associée au 4chaneur moyen. Ces gens sont tres tres droles. Je ne pense pas que vous recherchez ce genre de temoignage mais je voulais apporter une petite contribution a ce projet, bonne chance et restez loin des cliches, je vous fait confiance.

  • Bon j'ai pas connu ces temps immémoriaux ou Internet était vu comme le QG des pedonazis en puissance, par contre je traîne régulièrement sur 4chan. En fait sous couvert d'anonymat les gens disent tout et n'importe quoi, parce que si tu n'as pas a subir la conséquence de tes propos/actes alors tout est permis. J'ai vu des topics loli/pedos tendance viole, du gore, des anonymes tellement racistes/homophobes/antisémites/mysogynes qu'Hitler serait jaloux. J'ai vu des raisonnements et des discours que je ne pensais pas pouvoir être tenus par des êtres humains normalement constitues. En fait 4chan c'est un gigantesque bac a sable. Un topic dure maximum quelques heures, donc tu sais que pour une fois, l'internet ne se "souviendra" pas. Je pense que c'est un outil sociologique fantastique. Je pense aussi que le concept d'anonymat pousse le 1er mec lambda a dire de la merde, et comme tout le monde est dans cet esprit du troll permanent, baa ça donne lieu a une des communautés les plus surréalistes et incomprise des internets. Je pense que l'esprit de la provoque et de la surenchère permanente y est pour beaucoup. Parce que ces gens sont majoritairement des mecs blancs de 15/35 ans anglophones des classes moyennes, un peu désabusés surement, mais dont rien ne les differentie du reste de la population. Je sais garder un regard critique et distant donc je ne prend pas part dans ces topics extrêmes que j'ai évoqués (qui restent minoritaires hein). Pourquoi j'y traine toujours? L'inexistance de la notion de "politiquement correct" permet aux anonymes de rire sur tout, de tout, et d'eux meme en premier lieu : on s'appelle "faggot" et l'image d'une gros geek boutoneux est associée au 4chaneur moyen. Ces gens sont tres tres droles. Je ne pense pas que vous recherchez ce genre de temoignage mais je voulais apporter une petite contribution a ce projet, bonne chance et restez loin des cliches, je vous fait confiance.

  • Bon j'ai pas connu ces temps immémoriaux ou Internet était vu comme le QG des pedonazis en puissance, par contre je traîne régulièrement sur 4chan. En fait sous couvert d'anonymat les gens disent tout et n'importe quoi, parce que si tu n'as pas a subir la conséquence de tes propos/actes alors tout est permis. J'ai vu des topics loli/pedos tendance viole, du gore, des anonymes tellement racistes/homophobes/antisémites/mysogynes qu'Hitler serait jaloux. J'ai vu des raisonnements et des discours que je ne pensais pas pouvoir être tenus par des êtres humains normalement constitues. En fait 4chan c'est un gigantesque bac a sable. Un topic dure maximum quelques heures, donc tu sais que pour une fois, l'internet ne se "souviendra" pas. Je pense que c'est un outil sociologique fantastique. Je pense aussi que le concept d'anonymat pousse le 1er mec lambda a dire de la merde, et comme tout le monde est dans cet esprit du troll permanent, baa ça donne lieu a une des communautés les plus surréalistes et incomprise des internets. Je pense que l'esprit de la provoque et de la surenchère permanente y est pour beaucoup. Parce que ces gens sont majoritairement des mecs blancs de 15/35 ans anglophones des classes moyennes, un peu désabusés surement, mais dont rien ne les differentie du reste de la population. Je sais garder un regard critique et distant donc je ne prend pas part dans ces topics extrêmes que j'ai évoqués (qui restent minoritaires hein). Pourquoi j'y traine toujours? L'inexistance de la notion de "politiquement correct" permet aux anonymes de rire sur tout, de tout, et d'eux meme en premier lieu : on s'appelle "faggot" et l'image d'une gros geek boutoneux est associée au 4chaneur moyen. Ces gens sont tres tres droles. Je ne pense pas que vous recherchez ce genre de temoignage mais je voulais apporter une petite contribution a ce projet, bonne chance et restez loin des cliches, je vous fait confiance.

  • Bon j'ai pas connu ces temps immémoriaux ou Internet était vu comme le QG des pedonazis en puissance, par contre je traîne régulièrement sur 4chan. En fait sous couvert d'anonymat les gens disent tout et n'importe quoi, parce que si tu n'as pas a subir la conséquence de tes propos/actes alors tout est permis. J'ai vu des topics loli/pedos tendance viole, du gore, des anonymes tellement racistes/homophobes/antisémites/mysogynes qu'Hitler serait jaloux. J'ai vu des raisonnements et des discours que je ne pensais pas pouvoir être tenus par des êtres humains normalement constitues. En fait 4chan c'est un gigantesque bac a sable. Un topic dure maximum quelques heures, donc tu sais que pour une fois, l'internet ne se "souviendra" pas. Je pense que c'est un outil sociologique fantastique. Je pense aussi que le concept d'anonymat pousse le 1er mec lambda a dire de la merde, et comme tout le monde est dans cet esprit du troll permanent, baa ça donne lieu a une des communautés les plus surréalistes et incomprise des internets. Je pense que l'esprit de la provoque et de la surenchère permanente y est pour beaucoup. Parce que ces gens sont majoritairement des mecs blancs de 15/35 ans anglophones des classes moyennes, un peu désabusés surement, mais dont rien ne les differentie du reste de la population. Je sais garder un regard critique et distant donc je ne prend pas part dans ces topics extrêmes que j'ai évoqués (qui restent minoritaires hein). Pourquoi j'y traine toujours? L'inexistance de la notion de "politiquement correct" permet aux anonymes de rire sur tout, de tout, et d'eux meme en premier lieu : on s'appelle "faggot" et l'image d'une gros geek boutoneux est associée au 4chaneur moyen. Ces gens sont tres tres droles. Je ne pense pas que vous recherchez ce genre de temoignage mais je voulais apporter une petite contribution a ce projet, bonne chance et restez loin des cliches, je vous fait confiance.

  •  - Par Anonyme

    Première connexion via l'offre découverte gratuite AOL.
    Le modem 56k externe qui compose le numéro "titutu tititutu" suivi du grésillement.
    Connexion échouée, 1 fois sur 2.
    Hotline occupée... après 25 min d'attente, plusieurs dizaines de francs de com sur un numéro payant, le conseiller veut vérifier que le modem a bien été branché...
    Puis 1h plus tard... Victoire ! Connexion ok.
    Première connexion sur Hotmail... pour avoir au final comme échange avec l'extérieur, deux questions essentielles...
    1ère question : "ASV ?"
    2ème question : l'immanquable réplique issue des Inconnus : "Ingrid, est-ce que tu ... ?"
    Sans le "Ingrid" bien sur mais avec la fin de la phrase...

  • C'est internet qui m'a permis, à 60 ans, de transmettre, de corriger, de publier mon premier livre, CON(iophore), Anne Arel, éditions Kirographaires.
    Et à 50 ans, de rencontrer le compagnon avec lequel je suis encore aujourd'hui.
    Les mails, les forums, les recherches, ben oui, ça change la vie... Et quand on tape son nom et qu'on voit qu'on existe, dans des lieux parfois surprenants... Et que quand même, on ressent parfois une immense solitude...


  •  - Par Anonyme

    La première fois que j'ai entendu parler d'Internet c'était en 1997 par une amie qui se connectait avec son père la nuit pour payer moins cher. La première fois que j'y ai touché c'était en 2001 via ma console Sega Dreamcast et son modem 56K. Facturation à la minute, première adresse mail sur Voila, j'utilisais essentiellement le net pour m'acheter des mangas d'occasion sur Priceminister et des DVD Zone 1 sur Amazon. Dés 2002, j'avais un ordinateur portable, nettement plus commode à utiliser. Je découvrais alors les joies des forums, car les chan IRC vivaient alors leurs dernières heures, et des achats sur Ebay qui venait de racheter le célèbre site IBazar dont Simone faisait la pub à longueur de journée à la télévision.

    Autant j'ai aimé passionnément ce net 1.0 conçu par des passionnés pour des passionnés, où la fanpage était reine et la pub marginale. Autant, je m'abstiendrai de tout commentaire sur le net 2.0 que nous subissons actuellement car je risquerai d'être méchante... ;)

  •  - Par Anonyme

    La première fois que j'ai entendu parler d'Internet c'était en 1997 par une amie qui se connectait avec son père la nuit pour payer moins cher. La première fois que j'y ai touché c'était en 2001 via ma console Sega Dreamcast et son modem 56K. Facturation à la minute, première adresse mail sur Voila, j'utilisais essentiellement le net pour m'acheter des mangas d'occasion sur Priceminister et des DVD Zone 1 sur Amazon. Dés 2002, j'avais un ordinateur portable, nettement plus commode à utiliser. Je découvrais alors les joies des forums, car les chan IRC vivaient alors leurs dernières heures, et des achats sur Ebay qui venait de racheter le célèbre site IBazar dont Simone faisait la pub à longueur de journée à la télévision.

    Autant j'ai aimé passionnément ce net 1.0 conçu par des passionnés pour des passionnés, où la fanpage était reine et la pub marginale. Autant, je m'abstiendrai de tout commentaire sur le net 2.0 que nous subissons actuellement car je risquerai d'être méchante... ;)

  •  - Par Anonyme

    La première fois que j'ai entendu parler d'Internet c'était en 1997 par une amie qui se connectait avec son père la nuit pour payer moins cher. La première fois que j'y ai touché c'était en 2001 via ma console Sega Dreamcast et son modem 56K. Facturation à la minute, première adresse mail sur Voila, j'utilisais essentiellement le net pour m'acheter des mangas d'occasion sur Priceminister et des DVD Zone 1 sur Amazon. Dés 2002, j'avais un ordinateur portable, nettement plus commode à utiliser. Je découvrais alors les joies des forums, car les chan IRC vivaient alors leurs dernières heures, et des achats sur Ebay qui venait de racheter le célèbre site IBazar dont Simone faisait la pub à longueur de journée à la télévision.

    Autant j'ai aimé passionnément ce net 1.0 conçu par des passionnés pour des passionnés, où la fanpage était reine et la pub marginale. Autant, je m'abstiendrai de tout commentaire sur le net 2.0 que nous subissons actuellement car je risquerai d'être méchante... ;)

  •  - Par Anonyme

    La première fois que j'ai entendu parler d'Internet c'était en 1997 par une amie qui se connectait avec son père la nuit pour payer moins cher. La première fois que j'y ai touché c'était en 2001 via ma console Sega Dreamcast et son modem 56K. Facturation à la minute, première adresse mail sur Voila, j'utilisais essentiellement le net pour m'acheter des mangas d'occasion sur Priceminister et des DVD Zone 1 sur Amazon. Dés 2002, j'avais un ordinateur portable, nettement plus commode à utiliser. Je découvrais alors les joies des forums, car les chan IRC vivaient alors leurs dernières heures, et des achats sur Ebay qui venait de racheter le célèbre site IBazar dont Simone faisait la pub à longueur de journée à la télévision.

    Autant j'ai aimé passionnément ce net 1.0 conçu par des passionnés pour des passionnés, où la fanpage était reine et la pub marginale. Autant, je m'abstiendrai de tout commentaire sur le net 2.0 que nous subissons actuellement car je risquerai d'être méchante... ;)

  •  - Par Anonyme

    La première fois que j'ai entendu parler d'Internet c'était en 1997 par une amie qui se connectait avec son père la nuit pour payer moins cher. La première fois que j'y ai touché c'était en 2001 via ma console Sega Dreamcast et son modem 56K. Facturation à la minute, première adresse mail sur Voila, j'utilisais essentiellement le net pour m'acheter des mangas d'occasion sur Priceminister et des DVD Zone 1 sur Amazon. Dés 2002, j'avais un ordinateur portable, nettement plus commode à utiliser. Je découvrais alors les joies des forums, car les chan IRC vivaient alors leurs dernières heures, et des achats sur Ebay qui venait de racheter le célèbre site IBazar dont Simone faisait la pub à longueur de journée à la télévision.

    Autant j'ai aimé passionnément ce net 1.0 conçu par des passionnés pour des passionnés, où la fanpage était reine et la pub marginale. Autant, je m'abstiendrai de tout commentaire sur le net 2.0 que nous subissons actuellement car je risquerai d'être méchante... ;)

  •  - Par Anonyme

    La première fois que j'ai entendu parler d'Internet c'était en 1997 par une amie qui se connectait avec son père la nuit pour payer moins cher. La première fois que j'y ai touché c'était en 2001 via ma console Sega Dreamcast et son modem 56K. Facturation à la minute, première adresse mail sur Voila, j'utilisais essentiellement le net pour m'acheter des mangas d'occasion sur Priceminister et des DVD Zone 1 sur Amazon. Dés 2002, j'avais un ordinateur portable, nettement plus commode à utiliser. Je découvrais alors les joies des forums, car les chan IRC vivaient alors leurs dernières heures, et des achats sur Ebay qui venait de racheter le célèbre site IBazar dont Simone faisait la pub à longueur de journée à la télévision.

    Autant j'ai aimé passionnément ce net 1.0 conçu par des passionnés pour des passionnés, où la fanpage était reine et la pub marginale. Autant, je m'abstiendrai de tout commentaire sur le net 2.0 que nous subissons actuellement car je risquerai d'être méchante... ;)

  • Une contre-histoire des Internets - Le pouvoir par la peur - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-03-26.

    Une fois sur deux (allez, sur trois), quand un politique parle d'Internet, c'est pour dénoncer un soi-disant "vide juridique". Il n'y a PAS de "vide juridique"; il y a juste des gens qui l'agitent tel un chiffon rouge afin de faire peur, et d'essayer de mettre leur grapin sur le Net.
    Avec @laurentchemla (https://twitter.com/@laurentchemla)

  • Une contre-histoire des Internets - Le pouvoir par la peur - ARTE

    www.youtube.com
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    Une fois sur deux (allez, sur trois), quand un politique parle d'Internet, c'est pour dénoncer un soi-disant "vide juridique". Il n'y a PAS de "vide juridique"; il y a juste des gens qui l'agitent tel un chiffon rouge afin de faire peur, et d'essayer de mettre leur grapin sur le Net.
    Avec @laurentchemla (https://twitter.com/@laurentchemla)

  • Une contre-histoire des Internets - Le pouvoir par la peur - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-03-26.

    Une fois sur deux (allez, sur trois), quand un politique parle d'Internet, c'est pour dénoncer un soi-disant "vide juridique". Il n'y a PAS de "vide juridique"; il y a juste des gens qui l'agitent tel un chiffon rouge afin de faire peur, et d'essayer de mettre leur grapin sur le Net.
    Avec @laurentchemla (https://twitter.com/@laurentchemla)

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'ai découvert internet en 1993. J'étais jeune thésard, dans un labo de sciences sociales, et c'est un chercheur en paléontologie qui m'avait montré les possibilités du truc, autre que l'email. J'ai téléchargé un mosaïc sur le seul post du labo qui était équipé d'un modem 14,4k. Très vite, j'ai voulu convaincre mes collègues de l'intérêt de la chose, et j'ai poussé pour équiper le labo. En 1994, j'ai fait acheter des centaines de mètres de cable ethernet, un routeur, des prises RJ45, et j'ai pris le parti d'installer moi-même le réseau dans tous les bureaux du labo. Je m'étais connecté sur un sous-réseau, un ancêtre du peer-to-peer, les réseaux Hotline. Dans des serveurs distants, à Toulouse, à Bordeaux, à Paris, des ingénieurs déposaient des modes d'emploi, des tutoriels, et répondaient aux questions via un chat. J'ai appris à configurer physiquement le réseau, à flasher les modems et optimiser les serveurs, puis, plus tard, à hacker des matériels. Ce partage du savoir me fascinait. Au-delà du partage, l'idée de mettre en ligne les modes d'emplois des matériels, des cours de programmation, des tutoriels, ouvrait des perspectives incroyables pour le jeune chercheur que j'étais. Internet était à la fois un lieu de conservation d'une mémoire, et de transmission de savoir. Ce n'était que le début. Personne ne pensait encore à dévoyer ces possibilités de partage. Qu'un gros porc puisse aujourd'hui devenir millionnaire avec mégamachin me débecte, pour tout dire.
    Il n'y avait pas de pédonazis, personne dans le monde politique ne s'intéressait à ce truc fumeux d'internet, les hiérarchies scientifiques françaises n'y comprenaient rien.
    Bref; c'était le bonheur.

  • Une contre-histoire des Internets - 1995 : Internet à la télé - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-03-26.

    1995 : pour la première fois, une émission de télévision parle d'Internet... et le décrit comme un repaire de pirates, de néo-nazis et puis de pédophiles, aussi.

    Dans la foulée, donc, certains décident de défendre "ce qu'est vraiment Internet".

    Avec @laurentchemla (https://twitter.com/laurentchemla)

  • Une contre-histoire des Internets - 1995 : Internet à la télé - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-03-26.

    1995 : pour la première fois, une émission de télévision parle d'Internet... et le décrit comme un repaire de pirates, de néo-nazis et puis de pédophiles, aussi.

    Dans la foulée, donc, certains décident de défendre "ce qu'est vraiment Internet".

    Avec @laurentchemla (https://twitter.com/laurentchemla)

  • Une contre-histoire des Internets - 1995 : Internet à la télé - ARTE

    www.youtube.com
    Uploaded by ARTE on 2013-03-26.

    1995 : pour la première fois, une émission de télévision parle d'Internet... et le décrit comme un repaire de pirates, de néo-nazis et puis de pédophiles, aussi.

    Dans la foulée, donc, certains décident de défendre "ce qu'est vraiment Internet".

    Avec @laurentchemla (https://twitter.com/laurentchemla)

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Bonjour,
    Le net dans sa profusion de débats a tué le débat faute de temps pour tout faire. Il faut soit la télé ou de gros média pour se faire entendre, bref la mise en coupe bien droite et déjà installée même si quelquefois on lâche du mou pour la frime.
    Bonheur chez vous.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Bonjour,
    Le net dans sa profusion de débats a tué le débat faute de temps pour tout faire. Il faut soit la télé ou de gros média pour se faire entendre, bref la mise en coupe bien droite et déjà installée même si quelquefois on lâche du mou pour la frime.
    Bonheur chez vous.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Bonjour,
    Le net dans sa profusion de débats a tué le débat faute de temps pour tout faire. Il faut soit la télé ou de gros média pour se faire entendre, bref la mise en coupe bien droite et déjà installée même si quelquefois on lâche du mou pour la frime.
    Bonheur chez vous.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Bonjour,
    Le net dans sa profusion de débats a tué le débat faute de temps pour tout faire. Il faut soit la télé ou de gros média pour se faire entendre, bref la mise en coupe bien droite et déjà installée même si quelquefois on lâche du mou pour la frime.
    Bonheur chez vous.

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens de cette époque avec nostalgie, où il fallait attendre plusieurs minutes avant que la connexion RTC accroche, la douce mélodie métallique du modem 56K puis cette icône qui passe au vert, "connecté". Un léger pic d'adrénaline les premières fois : vite, il ne faut pas traîner, les minutes sont comptées !

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens de cette époque avec nostalgie, où il fallait attendre plusieurs minutes avant que la connexion RTC accroche, la douce mélodie métallique du modem 56K puis cette icône qui passe au vert, "connecté". Un léger pic d'adrénaline les premières fois : vite, il ne faut pas traîner, les minutes sont comptées !

  •  - Par Anonyme

    Je me souviens de cette époque avec nostalgie, où il fallait attendre plusieurs minutes avant que la connexion RTC accroche, la douce mélodie métallique du modem 56K puis cette icône qui passe au vert, "connecté". Un léger pic d'adrénaline les premières fois : vite, il ne faut pas traîner, les minutes sont comptées !

  •  - Par Z

    Le net des pédo-nazis ? Je ne l'ai jamais vraiment rencontré sur le web, mais si je l'ai approché ça serait plutôt sur IRC (Internet Relay Chat, allez voir sur Wikipédia les jeunots !)

    Sur IRC, toujours un idiot pour balancer au milieu d'une conversation un lien, et bêtement on clique, et puis ça peut être un contenu culturel, un article de presse, n'importe quoi, et puis de temps en temps un truc bien gore.

    Rien de dramatique vraiment, mais des clichés mauvais ou des vidéos amateurs à ne pas mettre entre de jeunes mains.
    Ce qui m'avait choqué au début (ça me choque toujours un peu d'ailleurs) c'est que tout cela était fait dans un grand esprit de rigolade potache, sans du tout se soucier de l'âge ou de la sensibilité des personnes présentes sur le salon de chat. Un truc qui ressemblerait à 4chan en fait. Si une personne abusait de ce type de contenu, un administrateur finissait par le bannir du chan, mais il y en avait toujours un autre pour revenir à un autre moment.
    Ça c'est l'aspect "pédo" (même si je n'ai jamais vu de photo pédophile)

    Pour l'aspect "nazi", j'ai surtout le souvenir de conversations politiques sans fin avec toutes sortes d'extrêmistes de tout poil. Le pseudonymat permettant de se livrer, de donner et de recevoir sans que cela n'impacte trop la vie "réelle", de se lâcher, d'être 1000 fois plus tolérant que ce qu'on serait en face des gens. Des joutes oratoires sans fin, des pérégrinations sur des sites confidentiels et totalement ahurissants, une exploration de lien en lien vers les franges les plus extrêmes de la politique, quel qu'en soit le bord. Passionnant (et épuisant parfois).

    J'ai "appris" plein de choses, je suis contente de ne pas avoir été trop jeune en voyant cela. Ça n'est pas le côté glorieux des internets, ça n'est pas vraiment du pedo-nazi non plus. C'est du sexo-extrémiste. Ça n'est pas pour les enfants. Ça demande à être un peu solide et curieux. C'est paradoxalement comme ça que j'ai appris à connaître (et à aimer) internet...

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ans. Mon père était toujours branché sur son ordi alors je cherchais tous les prétextes pour être avec lui : Une adresse hotmail comme les copains, le site internet d'Alizée qui mettait 45 minutes à charger, ect... Et avec la facture à la minute, ma mère avait fais migrer le minuteur de la cuisine dans le bureau! Je ne me souviens pas avoir vu déjà une fois le site d'Alizée chargé en entier! L'autre souvenir : essayer de frôder quand les parents n'étaient pas là et rester bloquée sur Linux...

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ans. Mon père était toujours branché sur son ordi alors je cherchais tous les prétextes pour être avec lui : Une adresse hotmail comme les copains, le site internet d'Alizée qui mettait 45 minutes à charger, ect... Et avec la facture à la minute, ma mère avait fais migrer le minuteur de la cuisine dans le bureau! Je ne me souviens pas avoir vu déjà une fois le site d'Alizée chargé en entier! L'autre souvenir : essayer de frôder quand les parents n'étaient pas là et rester bloquée sur Linux...

  •  - Par Anonyme

    J'avais 13 ans. Mon père était toujours branché sur son ordi alors je cherchais tous les prétextes pour être avec lui : Une adresse hotmail comme les copains, le site internet d'Alizée qui mettait 45 minutes à charger, ect... Et avec la facture à la minute, ma mère avait fais migrer le minuteur de la cuisine dans le bureau! Je ne me souviens pas avoir vu déjà une fois le site d'Alizée chargé en entier! L'autre souvenir : essayer de frôder quand les parents n'étaient pas là et rester bloquée sur Linux...

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'étais au collège, je ne sais plus quel âge j'avais exactement. Fan des Witch, ces sorcières ados créées dans un style manga, j'ai naturellement commencé à surfer sur des sites qui leur étaient consacrées. De fil en aiguille, j'ai découvert l'univers des forums et des RPG, ces merveilleux systèmes qui permettent de jouer un personnage tout en écrivant. Je n'étais pas bien dans ma peau, et l'opportunité de posséder une seconde vie où personne ne me connaissait était trop belle. Tout était possible. Il suffisait simplement d'être connectée et patiente.
    Je me suis créée une nouvelle vie dans une ville virtuelle sur la plateforme Aceboard. Nous incarnions de jeunes adultes, et nos avatars étaient des dollz, sortes de poupées pixelisées que l'on pouvait personnaliser à l'infini. J'ai appris les règles de la "Forumsphère", j'ai rencontré des internautes qui, comme moi, se cachaient derrière ces jeunes filles (et par la suite, jeunes hommes) de pixels.
    Et puis un jour, j'ai eu envie de plus. J'avais envie de diriger un empire, d'être "maire" à mon tour. D'avoir le pouvoir sur une partie du net. J'ai créé ma propre ville virtuelle sur Forumactif. "Dollz Ville", tout simplement. Patience, promotion et dévotion furent la clé de la réussite. "Dollz Ville" grandit avec le temps et devint populaire. Tout comme mon personnage. J'étais connue, j'avais un petit-ami virtuel, des amis virtuels, plein d'idées pour faire évoluer ma création. Quand on est une adolescente timide, peu intégrée, mal dans sa peau, on s'accroche à quelque chose qui donne un sens à notre quotidien. "Dollz Ville" fut cette chose.
    Un jour, le forum fut piraté et tout s'arrêta. Mon petit-ami virtuel, promu administrateur (quelle belle chose d'avoir des relations haut-placées!), recréa le forum sous un nouveau nom: "Dollz Mania Ville". Lasse et désolée d'avoir perdu mon jouet si important à mes yeux, je m'impliquai moins dans cette nouvelle version. "DMV" eut un succès encore plus grand: il finit par devenir le plus important forum RPG de la plateforme Forumactif. Aujourd'hui, le forum a largement perdu de sa fréquentation, mais compte toujours 12155 membres et 65928 messages. Mon pseudonyme ne figure pas parmi la liste des "Anciens", sorte de panthéon qui a 6-7 ans désormais. On peut y trouver ceux d'anciens "amis", parmi d'autres que je n'ai pas connus. Mon personnage a été oublié. Mais peut importe désormais. J'ai presque 20 ans, je me suis enfin acceptée. J'ai des amis réels fantastiques, et un petit-ami que je peux vraiment prendre dans mes bras.
    Internet m'a permis de vivre une vie que je n'osais pas vivre au collège.
    Il m'a également permis de constater que, à toutes les échelles, la société, réelle ou virtuelle, est un système de relations et d’interactions complexes, passionnantes et cruelles à la fois.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'étais au collège, je ne sais plus quel âge j'avais exactement. Fan des Witch, ces sorcières ados créées dans un style manga, j'ai naturellement commencé à surfer sur des sites qui leur étaient consacrées. De fil en aiguille, j'ai découvert l'univers des forums et des RPG, ces merveilleux systèmes qui permettent de jouer un personnage tout en écrivant. Je n'étais pas bien dans ma peau, et l'opportunité de posséder une seconde vie où personne ne me connaissait était trop belle. Tout était possible. Il suffisait simplement d'être connectée et patiente.
    Je me suis créée une nouvelle vie dans une ville virtuelle sur la plateforme Aceboard. Nous incarnions de jeunes adultes, et nos avatars étaient des dollz, sortes de poupées pixelisées que l'on pouvait personnaliser à l'infini. J'ai appris les règles de la "Forumsphère", j'ai rencontré des internautes qui, comme moi, se cachaient derrière ces jeunes filles (et par la suite, jeunes hommes) de pixels.
    Et puis un jour, j'ai eu envie de plus. J'avais envie de diriger un empire, d'être "maire" à mon tour. D'avoir le pouvoir sur une partie du net. J'ai créé ma propre ville virtuelle sur Forumactif. "Dollz Ville", tout simplement. Patience, promotion et dévotion furent la clé de la réussite. "Dollz Ville" grandit avec le temps et devint populaire. Tout comme mon personnage. J'étais connue, j'avais un petit-ami virtuel, des amis virtuels, plein d'idées pour faire évoluer ma création. Quand on est une adolescente timide, peu intégrée, mal dans sa peau, on s'accroche à quelque chose qui donne un sens à notre quotidien. "Dollz Ville" fut cette chose.
    Un jour, le forum fut piraté et tout s'arrêta. Mon petit-ami virtuel, promu administrateur (quelle belle chose d'avoir des relations haut-placées!), recréa le forum sous un nouveau nom: "Dollz Mania Ville". Lasse et désolée d'avoir perdu mon jouet si important à mes yeux, je m'impliquai moins dans cette nouvelle version. "DMV" eut un succès encore plus grand: il finit par devenir le plus important forum RPG de la plateforme Forumactif. Aujourd'hui, le forum a largement perdu de sa fréquentation, mais compte toujours 12155 membres et 65928 messages. Mon pseudonyme ne figure pas parmi la liste des "Anciens", sorte de panthéon qui a 6-7 ans désormais. On peut y trouver ceux d'anciens "amis", parmi d'autres que je n'ai pas connus. Mon personnage a été oublié. Mais peut importe désormais. J'ai presque 20 ans, je me suis enfin acceptée. J'ai des amis réels fantastiques, et un petit-ami que je peux vraiment prendre dans mes bras.
    Internet m'a permis de vivre une vie que je n'osais pas vivre au collège.
    Il m'a également permis de constater que, à toutes les échelles, la société, réelle ou virtuelle, est un système de relations et d’interactions complexes, passionnantes et cruelles à la fois.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'étais au collège, je ne sais plus quel âge j'avais exactement. Fan des Witch, ces sorcières ados créées dans un style manga, j'ai naturellement commencé à surfer sur des sites qui leur étaient consacrées. De fil en aiguille, j'ai découvert l'univers des forums et des RPG, ces merveilleux systèmes qui permettent de jouer un personnage tout en écrivant. Je n'étais pas bien dans ma peau, et l'opportunité de posséder une seconde vie où personne ne me connaissait était trop belle. Tout était possible. Il suffisait simplement d'être connectée et patiente.
    Je me suis créée une nouvelle vie dans une ville virtuelle sur la plateforme Aceboard. Nous incarnions de jeunes adultes, et nos avatars étaient des dollz, sortes de poupées pixelisées que l'on pouvait personnaliser à l'infini. J'ai appris les règles de la "Forumsphère", j'ai rencontré des internautes qui, comme moi, se cachaient derrière ces jeunes filles (et par la suite, jeunes hommes) de pixels.
    Et puis un jour, j'ai eu envie de plus. J'avais envie de diriger un empire, d'être "maire" à mon tour. D'avoir le pouvoir sur une partie du net. J'ai créé ma propre ville virtuelle sur Forumactif. "Dollz Ville", tout simplement. Patience, promotion et dévotion furent la clé de la réussite. "Dollz Ville" grandit avec le temps et devint populaire. Tout comme mon personnage. J'étais connue, j'avais un petit-ami virtuel, des amis virtuels, plein d'idées pour faire évoluer ma création. Quand on est une adolescente timide, peu intégrée, mal dans sa peau, on s'accroche à quelque chose qui donne un sens à notre quotidien. "Dollz Ville" fut cette chose.
    Un jour, le forum fut piraté et tout s'arrêta. Mon petit-ami virtuel, promu administrateur (quelle belle chose d'avoir des relations haut-placées!), recréa le forum sous un nouveau nom: "Dollz Mania Ville". Lasse et désolée d'avoir perdu mon jouet si important à mes yeux, je m'impliquai moins dans cette nouvelle version. "DMV" eut un succès encore plus grand: il finit par devenir le plus important forum RPG de la plateforme Forumactif. Aujourd'hui, le forum a largement perdu de sa fréquentation, mais compte toujours 12155 membres et 65928 messages. Mon pseudonyme ne figure pas parmi la liste des "Anciens", sorte de panthéon qui a 6-7 ans désormais. On peut y trouver ceux d'anciens "amis", parmi d'autres que je n'ai pas connus. Mon personnage a été oublié. Mais peut importe désormais. J'ai presque 20 ans, je me suis enfin acceptée. J'ai des amis réels fantastiques, et un petit-ami que je peux vraiment prendre dans mes bras.
    Internet m'a permis de vivre une vie que je n'osais pas vivre au collège.
    Il m'a également permis de constater que, à toutes les échelles, la société, réelle ou virtuelle, est un système de relations et d’interactions complexes, passionnantes et cruelles à la fois.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    J'étais au collège, je ne sais plus quel âge j'avais exactement. Fan des Witch, ces sorcières ados créées dans un style manga, j'ai naturellement commencé à surfer sur des sites qui leur étaient consacrées. De fil en aiguille, j'ai découvert l'univers des forums et des RPG, ces merveilleux systèmes qui permettent de jouer un personnage tout en écrivant. Je n'étais pas bien dans ma peau, et l'opportunité de posséder une seconde vie où personne ne me connaissait était trop belle. Tout était possible. Il suffisait simplement d'être connectée et patiente.
    Je me suis créée une nouvelle vie dans une ville virtuelle sur la plateforme Aceboard. Nous incarnions de jeunes adultes, et nos avatars étaient des dollz, sortes de poupées pixelisées que l'on pouvait personnaliser à l'infini. J'ai appris les règles de la "Forumsphère", j'ai rencontré des internautes qui, comme moi, se cachaient derrière ces jeunes filles (et par la suite, jeunes hommes) de pixels.
    Et puis un jour, j'ai eu envie de plus. J'avais envie de diriger un empire, d'être "maire" à mon tour. D'avoir le pouvoir sur une partie du net. J'ai créé ma propre ville virtuelle sur Forumactif. "Dollz Ville", tout simplement. Patience, promotion et dévotion furent la clé de la réussite. "Dollz Ville" grandit avec le temps et devint populaire. Tout comme mon personnage. J'étais connue, j'avais un petit-ami virtuel, des amis virtuels, plein d'idées pour faire évoluer ma création. Quand on est une adolescente timide, peu intégrée, mal dans sa peau, on s'accroche à quelque chose qui donne un sens à notre quotidien. "Dollz Ville" fut cette chose.
    Un jour, le forum fut piraté et tout s'arrêta. Mon petit-ami virtuel, promu administrateur (quelle belle chose d'avoir des relations haut-placées!), recréa le forum sous un nouveau nom: "Dollz Mania Ville". Lasse et désolée d'avoir perdu mon jouet si important à mes yeux, je m'impliquai moins dans cette nouvelle version. "DMV" eut un succès encore plus grand: il finit par devenir le plus important forum RPG de la plateforme Forumactif. Aujourd'hui, le forum a largement perdu de sa fréquentation, mais compte toujours 12155 membres et 65928 messages. Mon pseudonyme ne figure pas parmi la liste des "Anciens", sorte de panthéon qui a 6-7 ans désormais. On peut y trouver ceux d'anciens "amis", parmi d'autres que je n'ai pas connus. Mon personnage a été oublié. Mais peut importe désormais. J'ai presque 20 ans, je me suis enfin acceptée. J'ai des amis réels fantastiques, et un petit-ami que je peux vraiment prendre dans mes bras.
    Internet m'a permis de vivre une vie que je n'osais pas vivre au collège.
    Il m'a également permis de constater que, à toutes les échelles, la société, réelle ou virtuelle, est un système de relations et d’interactions complexes, passionnantes et cruelles à la fois.

  • Je me souviens de l'émotion devant 'Mosaic' compilé pour la 1ère fois, pour y entrer quelques adresses échangées par email, et voir des images du Louvre s'afficher sur l'écran, au dessus de mes fenetres noires et vertes. Un choc ! Mais pas encore de moteur de recherche, alors on s'échangeait par email qqs IPs ou noms de domaine, pour accéder aux premiers sites en ligne... Je me souviens que je confondais 'ethernet' et 'internet' ! N'ayant qu'un pauvre modem à l'époque, je me connectais sur le serveur de l'université via mon minitel en mode terminal pour lancer qqs downloads ou process, consulter mes emails en 'haut débit', ou accéder à ces directories ftp 'warez' cachés en mettant un '.' devant...
    Ca changeait de l'époque ou on s'échangeait les softs par courrier en y glissant une disquette 5'1/4 découpée au ciseau pour la rendre double face, ou que l'on se copiait durant la nuit des pages de codes depuis la revue 'Hebdogiciel' -entre autre- (qui fut ma première publication officielle, à 14 ans...).
    Quel bonheur naïf !

  • Je me souviens de l'émotion devant 'Mosaic' compilé pour la 1ère fois, pour y entrer quelques adresses échangées par email, et voir des images du Louvre s'afficher sur l'écran, au dessus de mes fenetres noires et vertes. Un choc ! Mais pas encore de moteur de recherche, alors on s'échangeait par email qqs IPs ou noms de domaine, pour accéder aux premiers sites en ligne... Je me souviens que je confondais 'ethernet' et 'internet' ! N'ayant qu'un pauvre modem à l'époque, je me connectais sur le serveur de l'université via mon minitel en mode terminal pour lancer qqs downloads ou process, consulter mes emails en 'haut débit', ou accéder à ces directories ftp 'warez' cachés en mettant un '.' devant...
    Ca changeait de l'époque ou on s'échangeait les softs par courrier en y glissant une disquette 5'1/4 découpée au ciseau pour la rendre double face, ou que l'on se copiait durant la nuit des pages de codes depuis la revue 'Hebdogiciel' -entre autre- (qui fut ma première publication officielle, à 14 ans...).
    Quel bonheur naïf !

  • Je me souviens de l'émotion devant 'Mosaic' compilé pour la 1ère fois, pour y entrer quelques adresses échangées par email, et voir des images du Louvre s'afficher sur l'écran, au dessus de mes fenetres noires et vertes. Un choc ! Mais pas encore de moteur de recherche, alors on s'échangeait par email qqs IPs ou noms de domaine, pour accéder aux premiers sites en ligne... Je me souviens que je confondais 'ethernet' et 'internet' ! N'ayant qu'un pauvre modem à l'époque, je me connectais sur le serveur de l'université via mon minitel en mode terminal pour lancer qqs downloads ou process, consulter mes emails en 'haut débit', ou accéder à ces directories ftp 'warez' cachés en mettant un '.' devant...
    Ca changeait de l'époque ou on s'échangeait les softs par courrier en y glissant une disquette 5'1/4 découpée au ciseau pour la rendre double face, ou que l'on se copiait durant la nuit des pages de codes depuis la revue 'Hebdogiciel' -entre autre- (qui fut ma première publication officielle, à 14 ans...).
    Quel bonheur naïf !

  •  - Par Anonyme

    Modem 56k

    www.youtube.com
    Ah, que de souvenirs avec ce son magique! On est nostalgique!

    J'ai été à 16 ans, en 1996, le premier élève de ma classe à avoir un abonnement Internet 56K, facturé à la minute de communication. La classe internationale. Même le CDI de mon lycée n'était pas aussi bien équipé: Mon pentium I 133MHz, 16Mo de Ram faisait rêver. Les débuts ont toutefois été laborieux: je croyais que les mails étaient automatiquement rapatriés dans mon modem (comme le facteur qui passe, quoi!), la navigation était super lente: j'avais le temps d'aller me chercher à manger le temps qu'une page se charge. J'ai d'ailleurs eu droit mon petit encart de plainte dans un mensuel informatique (SVM pour ne pas le nommer). Je me souviens de mon site Internet hébergé chez mon FAI (référencé sur Yahoo et Altavista, s'il vous plaît), écrit à la main, traitant de la fabrication de didjeridoos avec des tubes en PVC et de la cire à bougie et de programmes de calculatrice. J'allais voir mes statistiques de consultation tous les jours! Un vrai petit geek. Je me souviens aussi de mes premiers émois amoureux sur "Yahoo Chat" avec une jeune libanaise de mon âge qui m'a finalement virtuellement largué parce qu'elle devait aller au cinéma avec des amis. Aaah les relations à distance.. Je me souviens aussi très bien des cris de mes parents lors de l'arrivée des premières factures téléphoniques aux montants astronomiques. Sans parler bien sûr du fait que toute la maisonnée était injoignable au téléphone pendant ce temps là: avec un père médecin urgentiste, les frictions ont été nombreuses et mémorables.

  •  - Par Anonyme

    Modem 56k

    www.youtube.com
    Ah, que de souvenirs avec ce son magique! On est nostalgique!

    J'ai été à 16 ans, en 1996, le premier élève de ma classe à avoir un abonnement Internet 56K, facturé à la minute de communication. La classe internationale. Même le CDI de mon lycée n'était pas aussi bien équipé: Mon pentium I 133MHz, 16Mo de Ram faisait rêver. Les débuts ont toutefois été laborieux: je croyais que les mails étaient automatiquement rapatriés dans mon modem (comme le facteur qui passe, quoi!), la navigation était super lente: j'avais le temps d'aller me chercher à manger le temps qu'une page se charge. J'ai d'ailleurs eu droit mon petit encart de plainte dans un mensuel informatique (SVM pour ne pas le nommer). Je me souviens de mon site Internet hébergé chez mon FAI (référencé sur Yahoo et Altavista, s'il vous plaît), écrit à la main, traitant de la fabrication de didjeridoos avec des tubes en PVC et de la cire à bougie et de programmes de calculatrice. J'allais voir mes statistiques de consultation tous les jours! Un vrai petit geek. Je me souviens aussi de mes premiers émois amoureux sur "Yahoo Chat" avec une jeune libanaise de mon âge qui m'a finalement virtuellement largué parce qu'elle devait aller au cinéma avec des amis. Aaah les relations à distance.. Je me souviens aussi très bien des cris de mes parents lors de l'arrivée des premières factures téléphoniques aux montants astronomiques. Sans parler bien sûr du fait que toute la maisonnée était injoignable au téléphone pendant ce temps là: avec un père médecin urgentiste, les frictions ont été nombreuses et mémorables.

  •  - Par Anonyme

    Modem 56k

    www.youtube.com
    Ah, que de souvenirs avec ce son magique! On est nostalgique!

    J'ai été à 16 ans, en 1996, le premier élève de ma classe à avoir un abonnement Internet 56K, facturé à la minute de communication. La classe internationale. Même le CDI de mon lycée n'était pas aussi bien équipé: Mon pentium I 133MHz, 16Mo de Ram faisait rêver. Les débuts ont toutefois été laborieux: je croyais que les mails étaient automatiquement rapatriés dans mon modem (comme le facteur qui passe, quoi!), la navigation était super lente: j'avais le temps d'aller me chercher à manger le temps qu'une page se charge. J'ai d'ailleurs eu droit mon petit encart de plainte dans un mensuel informatique (SVM pour ne pas le nommer). Je me souviens de mon site Internet hébergé chez mon FAI (référencé sur Yahoo et Altavista, s'il vous plaît), écrit à la main, traitant de la fabrication de didjeridoos avec des tubes en PVC et de la cire à bougie et de programmes de calculatrice. J'allais voir mes statistiques de consultation tous les jours! Un vrai petit geek. Je me souviens aussi de mes premiers émois amoureux sur "Yahoo Chat" avec une jeune libanaise de mon âge qui m'a finalement virtuellement largué parce qu'elle devait aller au cinéma avec des amis. Aaah les relations à distance.. Je me souviens aussi très bien des cris de mes parents lors de l'arrivée des premières factures téléphoniques aux montants astronomiques. Sans parler bien sûr du fait que toute la maisonnée était injoignable au téléphone pendant ce temps là: avec un père médecin urgentiste, les frictions ont été nombreuses et mémorables.

  •  - Par Pulco31

    La 1ère fois que j'ai entendu parler d'Internet, j'étais en 6ème, c'était en 1997.
    Un mec à la pointe des nouvelles technologies (on disait pas encore "geek" à l'époque, on disait même pas "nouvelles technologies", je crois) me racontait qu'il pouvait communiquer en direct avec des personnes à l'autre bout de la terre. Ça me paraissait dingo, genre le futur, mais j'imaginais ça comme une espèce de fax, où on écrivait une phrase sur la machine, et un papier sortait à l'autre bout du monde avec notre phrase écrite dessus. Et le mec répondait comme ça. Un truc un poil long, mais oh, déjà me dire qu'on pouvait communiquer en direct avec un mec au Japon, ça me suffisait. Et surtout je me demandait bien comment ça pouvait être possible.

    Trois ans plus tard, je me créais un compte Caramail au CDI du collège, et je cherchais à communiquer avec des meufs en France. Je ne trouvais ça plus si dingo et je me foutais des mecs au Japon.

    La fin de l'émerveillement.

  •  - Par Pulco31

    La 1ère fois que j'ai entendu parler d'Internet, j'étais en 6ème, c'était en 1997.
    Un mec à la pointe des nouvelles technologies (on disait pas encore "geek" à l'époque, on disait même pas "nouvelles technologies", je crois) me racontait qu'il pouvait communiquer en direct avec des personnes à l'autre bout de la terre. Ça me paraissait dingo, genre le futur, mais j'imaginais ça comme une espèce de fax, où on écrivait une phrase sur la machine, et un papier sortait à l'autre bout du monde avec notre phrase écrite dessus. Et le mec répondait comme ça. Un truc un poil long, mais oh, déjà me dire qu'on pouvait communiquer en direct avec un mec au Japon, ça me suffisait. Et surtout je me demandait bien comment ça pouvait être possible.

    Trois ans plus tard, je me créais un compte Caramail au CDI du collège, et je cherchais à communiquer avec des meufs en France. Je ne trouvais ça plus si dingo et je me foutais des mecs au Japon.

    La fin de l'émerveillement.

  •  - Par Pulco31

    La 1ère fois que j'ai entendu parler d'Internet, j'étais en 6ème, c'était en 1997.
    Un mec à la pointe des nouvelles technologies (on disait pas encore "geek" à l'époque, on disait même pas "nouvelles technologies", je crois) me racontait qu'il pouvait communiquer en direct avec des personnes à l'autre bout de la terre. Ça me paraissait dingo, genre le futur, mais j'imaginais ça comme une espèce de fax, où on écrivait une phrase sur la machine, et un papier sortait à l'autre bout du monde avec notre phrase écrite dessus. Et le mec répondait comme ça. Un truc un poil long, mais oh, déjà me dire qu'on pouvait communiquer en direct avec un mec au Japon, ça me suffisait. Et surtout je me demandait bien comment ça pouvait être possible.

    Trois ans plus tard, je me créais un compte Caramail au CDI du collège, et je cherchais à communiquer avec des meufs en France. Je ne trouvais ça plus si dingo et je me foutais des mecs au Japon.

    La fin de l'émerveillement.

  •  - Par Pulco31

    La 1ère fois que j'ai entendu parler d'Internet, j'étais en 6ème, c'était en 1997.
    Un mec à la pointe des nouvelles technologies (on disait pas encore "geek" à l'époque, on disait même pas "nouvelles technologies", je crois) me racontait qu'il pouvait communiquer en direct avec des personnes à l'autre bout de la terre. Ça me paraissait dingo, genre le futur, mais j'imaginais ça comme une espèce de fax, où on écrivait une phrase sur la machine, et un papier sortait à l'autre bout du monde avec notre phrase écrite dessus. Et le mec répondait comme ça. Un truc un poil long, mais oh, déjà me dire qu'on pouvait communiquer en direct avec un mec au Japon, ça me suffisait. Et surtout je me demandait bien comment ça pouvait être possible.

    Trois ans plus tard, je me créais un compte Caramail au CDI du collège, et je cherchais à communiquer avec des meufs en France. Je ne trouvais ça plus si dingo et je me foutais des mecs au Japon.

    La fin de l'émerveillement.

  •  - Par Pulco31

    La 1ère fois que j'ai entendu parler d'Internet, j'étais en 6ème, c'était en 1997.
    Un mec à la pointe des nouvelles technologies (on disait pas encore "geek" à l'époque, on disait même pas "nouvelles technologies", je crois) me racontait qu'il pouvait communiquer en direct avec des personnes à l'autre bout de la terre. Ça me paraissait dingo, genre le futur, mais j'imaginais ça comme une espèce de fax, où on écrivait une phrase sur la machine, et un papier sortait à l'autre bout du monde avec notre phrase écrite dessus. Et le mec répondait comme ça. Un truc un poil long, mais oh, déjà me dire qu'on pouvait communiquer en direct avec un mec au Japon, ça me suffisait. Et surtout je me demandait bien comment ça pouvait être possible.

    Trois ans plus tard, je me créais un compte Caramail au CDI du collège, et je cherchais à communiquer avec des meufs en France. Je ne trouvais ça plus si dingo et je me foutais des mecs au Japon.

    La fin de l'émerveillement.

  •  - Par Pulco31

    La 1ère fois que j'ai entendu parler d'Internet, j'étais en 6ème, c'était en 1997.
    Un mec à la pointe des nouvelles technologies (on disait pas encore "geek" à l'époque, on disait même pas "nouvelles technologies", je crois) me racontait qu'il pouvait communiquer en direct avec des personnes à l'autre bout de la terre. Ça me paraissait dingo, genre le futur, mais j'imaginais ça comme une espèce de fax, où on écrivait une phrase sur la machine, et un papier sortait à l'autre bout du monde avec notre phrase écrite dessus. Et le mec répondait comme ça. Un truc un poil long, mais oh, déjà me dire qu'on pouvait communiquer en direct avec un mec au Japon, ça me suffisait. Et surtout je me demandait bien comment ça pouvait être possible.

    Trois ans plus tard, je me créais un compte Caramail au CDI du collège, et je cherchais à communiquer avec des meufs en France. Je ne trouvais ça plus si dingo et je me foutais des mecs au Japon.

    La fin de l'émerveillement.

  •  - Par Anonyme  via rue89

    Je venais d'avoir pour mon anniversaire, dignement fété en famille, un compaq enorme et blanc, qui pesait bien trop lourd pour les 1 9ans.
    Febrile, j'avais installé le lanceur AOL, les browsers n'existant quasiment pas (à part peut être netscape, le phare au milieu de la nuit).
    Là, il m'a fallu crééer un pseudo. ????. J'ai tout simplement indiqué l'état dans lequel j'étais à savoir partiellement ivre avant de me lancer dans le téléchargement d'une image. Une fois l’opération accomplie, j'ai été cherché mon oncle, pionnier du minitel, pour demander où était passée mon image. Quand il m'a dit "tu l'a téléchargée dans quel dossier ?", je me revois lui répondre : "c'est quoi un dossier ?'".
    S'en suivirent de longues nuits squattant la ligne téléphonique familiale pour chatter sur caramail et entendre cete divine voix d'aol me sussurer "vous avez du courrier"....

  •  - Par Anonyme

    En 1996, je travaillais chez un fournisseur d'accès à Internet (FAI) indépendant, comme il en existait beaucoup à cette époque (la société existe d'ailleurs toujours, mais ce n'est plus un FAI grand public)
    C'était avant la bulle Internet, une époque où des institutions comme le Journal du Net démarraient tout juste, où la Redoute lançait un site précurseur, qui ne faisait pas encore de vente en ligne, où les régies de publicité n'avaient pas encore envahi les sites éditoriaux de leurs bannières.
    On surfait avec Netscape 1.2 et on lisait ses mails avec Eudora, même après avoir testé le premier logiciel mail de Microsoft. On pouvait désactiver les images sur les navigateurs pour accélérer le chargement car la connexion coûtait cher (Free n'est arrivé qu'en 1998) et les modems 28.8 étaient très lents.
    On utilisait des moteurs de recherche comme Altavista, Excite, Lycos. Google s'appelait encore BackRub et n'était qu'un projet universitaire de Larry Page et Sergey Brin.
    Compuserve, America Online, MSN network croyaient encore qu'ils pourraient créer des réseaux parallèles au web.
    On papotait sur IRC, posait ses questions dans les newsgroups et on tombait parfois sur des sites Gopher.
    On faisait des sites avec quelques lignes de code HTML, des gifs animés, des frames et on les codaient à la main car Frontpage et Dreamweaver n'existaient pas.
    On savait qu'Internet changeraient nos vies alors que nos amis étaient encore sceptiques à son propos.
    On croyait encore à la Déclaration d'indépendance du Cybermonde de John Perry Barlow
    http://www.pvr-zone.ca/declaration.htm

    C'était il y a 17 ans, une éternité !

  •  - Par Anonyme

    Les gifs à foison, tous plus moches les uns que les autres...

  •  - Par Anonyme

    Les gifs à foison, tous plus moches les uns que les autres...

  •  - Par Anonyme

    Les gifs à foison, tous plus moches les uns que les autres...

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