•  - Par 
  • Internet pourrait permettre un large partage du savoir. À condition que le partage ne soit pas un acte criminel. Criminaliser tout tentative d'échange n'enlève rien aux plus riches mais empêche les plus pauvres d'avoir un accès libre au savoir. Explications avec Eben Moglen (http://fr.wikipedia.org/wiki/Eben_Moglen), avocat de la Free Software Fondation et fondateur du Software Freedom Law Center.

  • À la fin des années 70, Philippe Zimmermann se rend compte que les services de renseignement volent des listings de militants pacifistes pour mieux les surveiller. En 1991, il créé donc un logiciel de chiffrement des données PGP, "Pretty Good Privacy" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pretty_Good_Privacy), pour permettre à chacun de communiquer librement sans être surveillé. Et il choisi bien sûr de rendre le code libre et ouvert.

    Sauf qu'à l'époque seule l'armée possédait des outils de chiffrement et l'idée que le grand public puisse en faire autant posait de sérieux problèmes. Après s'être sorti d'une longue procédure judiciaire, Phil Zimmermann dû donc faire preuve d'imagination pour permettre la diffusion de PGP.

  • Est-ce qu'on rémunère une rente, ou bien un travail ? Pour Benjamin Bayart (https://twitter.com/bayartb), le copyright est un choix de modèle de société... mais pas forcément (pour) le meilleur.

  •  - Par Anonyme

    Malgré tout ce que l'on peut dire, qu'Internet, il y a de tout, beaucoup d'inutilités... Internet est bel et bien un outil formidable et révolutionnaire. Tout d'abord par son côté culturel : Sur internet, on trouve de tout, mais souvent des choses intéressantes. Et puis même si la fiabilité de la chose que l'on a trouvé est douteuse, il suffit de jeter un oeil sur un autre site, voire plusieurs, pour savoir si c'est fiable...ou non. De plus, Internet est le nouveau monde. Il brise les frontières. Un régime autoritaire a été dénoncer via les réseaux sociaux, ce qui a déclenché le printemps arabe.
    Attention, Internet n'a pas que de bons côtés. Il existe aussi des sites pédophiles, nazis, racistes... et j'en passe. Et puis c'est aussi l'américanisation de nos vies : On utilise les réseaux sociaux, on parle en virtuel, on a créé la monnaie virtuel pour que la bourse puisse spéculer sur le dos d’honnêtes citoyens... Il s'agit de ne pas sombrer dans une démence virtuelle.

    Malgré tout ça Internet est une réelle mine d'or.

  •  - Par granjera

    A propos de tous ces anonymes et de ce qu'ils ont a me dire...

    Un jour, je me suis mise en quete de me demontrer qu'il etait possible de suivre a la trace une meme personne qui se cache derriere differents pseudos sur le net. Au hasard, je choisis sur un forum feminin le personnage mil neuf cent quatre-vingt six, une jeune fille de 22 ans, du signe de la balance.

    Une phrase postee au hasard retenut mon attention: "Mon dieu, le fait que ce forum soit tant anonyme me fait l'utiliser comme si c'etait mon journal intime".

    Durant 3 mois, j'ai suivi a la trace cette jeune femme, ainsi que son petit ami, sagittaire, qui malheureusement pour elle, n'a jamais ete a la hauteur.

    Comme elle, j'ai fait des listes de ses listes, et au balcon de l'ecran, j'ai guette; jusqu'a qu'elle disparaisse des feux du net. Moi, je ne sais pas disparaitre, je ne sais pas comment les autres font.

    Internet, ce n'est pas du luxe.

  • préhistoire du net

  • fsp, les listes de serveurs de warez qu'on s'échangeait la nuit dans les salles de TP pour remplir l'énorme disque de 1Go partagé par 800 personnes... la liberté de faire n'importe quoi.... vraiment n'importe quoi!

  • Bonjour,

    J'ai 37 ans, et j'ai vraiment découvert internet lorsqu'on m'a offert un ipod pour mon anniversaire, en 2002. Avant cette date, j'étais un gros consommateur de musique électronique : au moins 4 albums par semaine. Au début, j'achetais (en plus d'emprunter dans la médiathèques très fournies des villes voisines). Et puis, mon appétit de musique s'accroissant, mais pas ma bourse, je me suis mis à piquer des cd dans les magasins (je me répétais, pour me donner bonne conscience, que la musique était de la culture, et qu'elle devait être à disposition de tous. Les majors et les revendeurs nous volant, avec des CD à 20€, il n'y avait pas de raison que je ne les voles pas! Je suis conscient que ce n'est pas si simple, mais je ne regrette rien : grace à ça, j'ai pu découvrir pleins d'artistes que je n'aurais peut pas acheté, par peur de faire un mauvais choix : Autechre (leur ep5 est mon premier CD volé) Plastikman, plaid, etc...). Autant dire qu'Internet a boulversé ma vie puisque j'avais à disposition tout ce dont j'avais rêvé, et plus encore, et ce, gratuitement! plus la peine de prendre de risques. J'étais un membre très actif de Soulseek (je suis complétement passé à coté de Napster) : c'est comme si je découvrais un nouveau monde : de la musique à n'en plus finir, sans avoir assez de temps pour écouter ce que je téléchargeais, rattrapant tout ce que j'avais pu loupé, tous les classiques de la musique électronique, toutes les perles rares, introuvables dans le commerce, etc. C'était un rêve d'enfant : l'impression de se retrouver dans un supermarché seul, la nuit, avec tout à disposition, tout à portée de main.
    Puis, petit à petit, c'est devenu une normalité.
    Et puis, il y avait, avec soulseek, un sentiment communautaire, l'envie de faire découvrir aux autres des musiques que l'on a nous même découvert.
    Soulseek permettais de voir ce qu'une personne proposait en téléchargement, et de communiquer directement avec elle, si ses goûts musicaux étaient proche des votres. Encore une fois, un rêve d'enfant : moi qui n'est jamais trouvé d'alter ego en matière musicale, j'en trouvais une infinité, provenant du monde entier !
    Aujourd'hui, je ne télécharge de la musique que par les blogs de référencement, et par les recherches sur google, via des sites de téléchargement direct. Je ne partage donc plus ce que je télécharge.
    Le problème est le temps pour écouter cette masse de musique. Du coup, je télécharge moins, mais je cible plus...
    Pour ce qui est de la rétribution de l'artiste : je ne suis pas un exemple. je n'achète plus de musique, à part, de temps en temps des vinyles, que je n'écoute pas. Je vais à quelques concerts, mais c'est de plus en plus rare...
    Le dernier CD acheté est celui de Koudlam, parce que je ne le trouvais pas sur le net.
    Même si je suis bien conscient qu'il y a un véritable problème de rétribution, je ne me vois pas devoir de nouveau débourser pour obtenir de la musique. Je suis pour le paiement au FAI d'un forfait qui serait reversé à la manière de la SACEM, même si ce système n'est pas parfait.

  • Le premier ordinateur que j'ai utilisé était un Spectrum+2, celui d'un ami de la famille... j'y ai découvert la programation en Basic... Et la copie des jeux par duplication des cassettes audio!
    Quelques années plus tard, sur mon propre PC, mes logiciels étaient pour la plupartdes copies... On n'avait pas Internet, (c'était les année 80, début des année 90) mais les disquettes s'échangeait par boite de 50 ou de 100 dans la cour du collège/lycée ! Et pourtant... les boites des jeux (originaux, payés au prix fort) s'accumulaient sur les étagères.
    Et cette dualité n'a pas changé avec l'arrivée du réseau. Le MP3, puis le DivX ont étendu la pratique à d'autres 'produits'. Nous échangions les MP3 avant Napsters, en copiant en masse les répertoires des potes...

    La pratique s'est étendue à des inconnus lorsque les débits sont devenus suffisants: à l'époque, la bande passante du câble ou de l'ADSL n'étaient réellement utile que si vous pratiquiez le téléchargement... Et curieusement nous étions nombreux à y souscrire... A l'époque, tout le monde téléchargeait sans arrière-pensées, ni dénégations hypocrites.

    Plus tard, quelques années de RMI m'ont permis de confirmer ce que je pressentais: la thèse du manque à gagner est absurde. Jamas je n'aurais acheté ce que j'ai téléchargé pendant cette période: ça aurait représenté 5 ou 10 fois mon revenus global!
    Est-ce que mes dépenses ont baissé à cause du téléchargement? Dans certains secteurs, comme les jeux, oui, je dois l'avouer... A cause de l'argent, des prix, bien sûr. Mais pas seulement: l'offre légale était tellement en retard en termes de qualité, de disponibilité... Les plateformes de jeux en ligne, Steam en tête, ont rétabli l'équilibre, et aujourd'hui mon menu démarrer se partage entre le gratuit (freeware, free2play), le téléchargé et l'acheté.
    J'attend avec impatience un équivalent à ces plateformes pour les séries télé: non seulement les prix sont délirants (calculez le prix d'une saison! calculez le prix à l'heure!) et d'ailleurs même en y mettant des fortunes, aucune offre légale ne supporte la comparaison dans ce domaine: choix extrêmement restreint, en retard d'un voire deux ans...
    L'arrivée de Netflix a prévue pour quand, déjà?

    Après avoir reçu (récemment) ma lettre recommandée de la Hadopi, je me suis évidememment posé la question:
    Ai-je été un pirate? Oui parfois lorsque je décidais de 'ripper' un DVD acheté ou loué pour 'rendre' à la communauté. Un voleur? J'en doute.

    Dernières questions:
    - Pourquoi est-il possible proposer un contenu gratuit à la télévision (rentabilisé par la publicité) et pas sur le Net, alors que la minute de publicités ciblées pourraient se vendre plus cher?
    - Un film holywoodien est supposé être rentabilisé par son exploitation en salle aux Etats-Unis, l'exploitation 'worldwide', les BR, DVD et diffusion ne sont que des bonus... N'y a-t-il pas là une forme d'escroquerie?

  •  - Par Anonyme

    Premiers téléchargements en 2000, époque Netscape et gnutella. Et puis au bout de quelques années, j'achète un morceau sur une plateforme légale : "95C" de Valérie Lemercier. J'étais super fière d'avoir dégoté ce titre pour mon blind test du soir, j'allais épater la galerie... En fait non ! Impossible de lire le fichier sur l'ordi de mon pote, ou n'importe où sauf mon ordi en raison des DRM. La morale que j'en ai tirée : mieux vaut pirater qu'acheter.

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